Utilisateur:Alice cadigan

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Alice Cadigan

Informations RP
Nom Alice Cadiganmail-icon.png
Sexe Femme
Famille Les Dragons de Faravah
Rang Libre
Quartier
Métier Fermier
Fonction Serveuse
Origines
Ville d'origine Larrelier
Région d'origine Aon
Nation d'origine Royaume Central
Informations HRP
Login Minecraft Saynah
Age 20 ans




Sommaire

Description

Alice est une femme relativement mince d'environs un mètre soixante-cinq, présentant une ligne horizontale de tâches de rousseur passant sur l'arrête de son nez et s'étendant jusqu'à ses pommettes. Elle semble propre et ordonnée, se présentant avec une droiture corporelle stricte. Son poids n'excède pas les cinquante-quatre kilogrammes, faisant d'elle quelqu'un de menu. Le bleu de ses yeux s'approche du cyan, amplifiant la douceur de son visage. Alice présente quelques courbures corporelles plutôt pauvres, la plupart du temps couverte d'habits simples. Elle est quasiment identique à sa soeur jumelle avatar.php?u=Flacli&size=24&ext=.png Gwendoline Cadigan.

Choix

Fermière : Alice a pu apprendre le métier grâce à plusieurs personnes déjà dans le métier sur Esperia.

Apicultrice/Horticultrice : Alice a décidé d'approfondir ses connaissances dans ces deux domaines.

Art : Durant son enfance, Alice s'entraînait souvent sur un piano bon marché.

Qualités

Liste non exhaustive.

  • Droite
  • Polie
  • Amicale
  • Naturelle
  • Créative

Défauts

Liste non exhaustive.

  • Froussarde
  • Méfiante
  • Distraite
  • Blasée
  • Docile

Intérêts culturels et goûts

Alice est une bonne lectrice, s'intéressant au paranormal et en y prêtant une attention particulière. Elle n'a que faire de la politique et des conflits liés à ce sujet, préférant se terrer dans son imagination ou dans ses réflexions. L'alcool n'étant pas son fort, elle vacille aisément rien qu'à l'ingestion d'une bière banale.


Sa principale passion réside dans la création et la réalisation de musiques diverses, toutes jouées au piano. Bien qu'elle n'apprécie pas être le centre d'attention, elle n'aura guère de mal à faire profiter les oreilles passagères de son talent musical.

Histoire

Extrait du texte libre de la candidature.


À la tombée du soleil, la taverne ouvrît ses portes. Une nouvelle soirée banale de travail s’annonçait pour Alice qui, accoudée derrière le comptoir en bois de cyprès, observait les clients entrer les uns après les autres, piétinant le vieux plancher du lieu usé par le temps. Cela faisait presque deux ans que cette jeune femme travaillait au même endroit, souriant difficilement à la vue de certaines têtes qui lui étaient familières et qui ont pris l’habitude de la voir étourdie derrière le comptoir. Bien que cette rêveuse était une habituée du service, elle ne cessait d’oublier la routine des clients du lieu qu’elle convoitait. Quelques bouteilles de vin plus chères que les autres boissons proposées étaient exposées sur une imposante étagère contre le mur de pierres derrière le comptoir, attirant le regard des plus friands. Les breuvages courants, souvent destinés aux pauvres et aux classes moyennes, étaient si soigneusement disposés par Alice sur deux planches de bois non vernis sous le comptoir qu’on aurait pu croire que les rangements avaient été réalisés à la règle. La lueur du soleil, brillant d’un vif éclat doré, cessa de percer les fenêtres sales et grisées du bâtiment lorsque des lampes furent allumées afin de remplacer ce manque visuel. L’image des flammes dansantes et inépuisables suscitait parfois de l’admiration chez la jeune pensive du comptoir, se laissant bercer quand le calme prenait place. Hélas, ce dernier était rarement le bienvenu. Sortie de ses rêves par le bruit de la foule, la brune se voyait obligée de distribuer des cartes de la taverne sur les multiples tables occupées, revenant aussitôt armée d’un crayon et d’un petit calepin auprès des demandeurs. Concentrée à sa tâche, Alice faisait danser son poignet droit, griffant frénétiquement du bout de la mine les pauvres pages vierges jaunies par la constante fumée ondulante du lieu. Ses dynamiques aller-retours maintenaient ses yeux fatigués ouverts jusqu’à la fermeture, en plein milieu de la nuit.

Une grande horloge de cuivre rayée et noircie par la crasse et la poussière se tenait droite dans un coin de la salle, juste à côté d’une étagère sur laquelle trônait une longue tulipe blanche fanant en pot. Au tintement de cette dernière, les habitués des ruelles voisines frappaient en coeur leur chope de bière vide contre les tables bancales de pin, se levant et quittant les lieux tout en saluant l’assemblée d’un geste grossier mais amical de la main. Les quelques hommes mieux vêtus avaient de plus nobles habitudes, bien que l’épaisseur de leur bourse ne leur accordait pas ce statut. Ils déposaient leur verre à pied de vin avec délicatesse, comme si la verrerie de récupération de la taverne avait à leurs yeux satisfaits une quelconque valeur. Tirant leur chapeau ou effectuant une courte révérence à la serveuse, ces gentilshommes quittaient à leur tour les parages, ne laissant derrière eux que le bruit de claquement que produisaient le talon de leurs bottes. Après avoir clôturé la grande porte principale de l’endroit, Alice s’emparait toujours d’un seul et unique balais au bois de chêne tordu, présentant une multitude de lézardes et des abondantes échardes. La brosse de ce dernier affichait des milliers de poils rêches, légèrement recourbés à leur pointe dû à l’abondance des utilisations. Lorsque la jeunette épuisée décrassait le sol en compagnie du seul outil d’entretien du coin, elle s’imaginait parfois heureuse pour compenser la tristesse cumulée du quotidien, dansant un duo efficient pour rendre sa tâche moins longue. Ce n’est qu’en tournant la tête vers un grand piano désaccordé placé derrière une poutre mère de la salle qu’Alice retrouvait un sourire bien plus franc. Cela lui rappelait l’ancienne taverne de sa mère, “La bonne cuvée”, où elle jouait librement de cet instrument aux heures creuses afin de s’entraîner. Il n’était pas exceptionnel pour elle de larmoyer occasionnellement sur celui-ci, prenant soin de chasser toute trace de poussière à sa surface.

En franchissant le seuil de la porte d’un pas lourd et las, une main rustre, épaisse et cornée s’est subitement refermée sur son épaule gauche, forçant la pauvre femme à faire volte-face. Il s’agissait du gérant dont les joues gonflées et la barbe noire proéminente amenaient Alice à trépider. En levant ses yeux cyans cernés et encore humides, la vérité lui fut apportée : elle était renvoyée.

Ce n’est que le lendemain matin en se levant pour donner une maigre poignée d’espers à sa mère que la cascade de fléaux s’est abattu sur Alice, encore ignorante des récents événements. La famille Cadigan n’avait plus le moindre sou pour renouveler la réservation du logement. Consciente de sa nouvelle position hiérarchique, Alice dû se séparer amèrement de ses derniers livres, dont un qu’elle n’avait pas terminé. Il s’agissait d’un livre d’épouvante dont la couverture pouvait représenter la misère actuelle dont faisait preuve la famille Cadigan, désormais contrainte à vivre dans la rue. À partir de ce jour, les deux jumelles sont restées vêtues de vêtements sales et troués. Alice d’un simple poncho sale de couleur blanche aux bordures semblables à de la terre, ainsi que d’un pantalon en lin monochrome se rapprochant de la tonalité du café alors que Gwendoline portait un haut gris délavé et froissé, sali par des traces de terre, ainsi qu'un pantalon de toile très terne. Les beaux vêtements représentés dans les diverses échoppes des ruelles voisines étaient désormais pour elles un rêve évanoui, des tissus abstraits qu’elles ne pourraient jamais toucher, pas même du bout du doigt. Alice et ses parents mendiaient, priaient et espéraient afin de pouvoir survivre à leur nouvelle situation délicate tandis que Gwendoline, sa soeur jumelle persévérante, donnait corps et âme à pêcher. La pauvre fille ne s’était jamais imaginé un échec si cuisant vis-à-vis de ses vaines tentatives : elle était une piètre pêcheuse.

Maigrissant à vue d’oeil, les deux jumelles se sont vite retrouvées à exprimer des douleurs musculaires dues aux plusieurs courtes nuits passées à même le sol, proies des intempéries et des crapules de bas étage. Chassées sans relâche de la devanture des échoppes, elles n’avaient guère d’autre choix que de se montrer dociles et silencieuses, marchant quelques mètres pour retrouver une once de paix. C’est par une journée grise et brumeuse qu’un homme douteux, élancé aux cheveux noirs et mi-longs, s’adressa avec un large sourire malin aux deux filles meurtries et silencieusement assises contre une épaisse poutre de bois d’un mur de pierres d’une petite échoppe de légumes : “Voulez-vous sauver vos parents ?”.

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