Utilisateur:Madhuja

De Wiki'speria.
Aller à : Navigation, rechercher
Madhujatext.png


Thème et voix de Madhuja


avatar.php?u=Sphalt&size=200&ext=.png

Informations RP
Nom Madhuja du Thayirmail-icon.png
Sexe Femme
Esclave de la famille
Rang Esclave
Quartier
Métiers Artiste
Cuisinier
Fonction Lavandière / Tatoueuse
Origines
Région d'origine Medeva
Nation d'origine Diaspora qadjaride
Informations HRP
Login Minecraft Sphalt
Pseudo Sphalt/Hizsca
Age 18 ans
Madhuja.png


I - Artiste II - Cuisinière III - Connaissance(tatouage)



Description

♪♫♪♫♪♫


Description Physique


Description Physique: Maduhja est une jeune Qadjaride entrant dans sa vingtaine. Du haut de son mètre soixante-deux elle se trouve être plutôt petite et c’est souvent en levant un peu le menton qu’elle pourra voir le regard des gens. Malgré un poids plutôt faible de 47 ~ 48 kilos elle se fait pourtant bien portante taillée dans une silhouette féminine peu provocante. Si vous baissez la tête vous pourrez voir des pieds le plus souvents nus abîmés mais la première chose frappante que vous pourrez constater est les yeux de la jeune femme qui semblent trouver leur particularités dans un regard fatigué et très souvent cernés où trônent quelques fins sourcils à peine existants. Les lèvres fines souvent traversées par un tout aussi fin sourire encadré par un visage on ne peut plus banal. Madhuja porte de très/trop longs cheveux bruns fort foncés et ondulés, de moins en moins coiffés à mesure qu’on descend dans la tignasse. Il n’est pas rare de la croiser dans les rues couvertes de peintures de cendre, pigments ou même de suie formant quelques motifs originaux suivants les événements de sa vie ou quelques humeurs spécifiques.


Description Morale


Madhuja, de son surnom plus utilisé “Maja” est une Qadjaride au tempérament bien spécial. D’extérieur, la première chose que vous verrez d’elle est ce sourire toujours bien aimable, devenant souvent plus francs de par une jovialité bien réelle et non cachée qui donne tout de même tout son cachet au personnage entre chants et danses entrainantes durant les foires qadjarides. Jouant un véritable personnage festif poussé durant ces événements, vous ne la verrez que peu différente au quotidien tant elle s’essaye à profiter pleinement de la vie et de ce qu’elle peut offrir même de sa condition de Qadjaride. Une condition qu’elle connaît très bien et accepte et c’est sans mal qu’elle sera discrète voir écrasée devant les menaces ou les remontrances de kharedjis. Des kharedjis qu’elle accueille pourtant bien volontier et avec sourire tant elle se fait accessible avec ces derniers tout en sauvegardant une certaine pudeur sur ses véritables sentiments ou informations si ils peuvent nuires à l’intérêt du clan. Ce dernier étant bien sûr sa seule et vraie source d’attache, là où elle peut se livrer complètement et sans retenus à ses phrals entre boissons, jeux, quelques drogues et rites. Creusez un peu plus dans son intimité et vous verrez une femme souvent impatiente et lunatique, enfermée dans son univers créatifs tant l’art occupe une place immense dans sa vie même malgré son rôle premier qu’est la cuisine. La jeune femme n’est donc pas exempt de défauts et ajoutons encore: familiarités plutôt courante, facilité à lancer des rumeurs et maladresse désespérante et vous aurez presque tout les traits du tableau. Il ne vous en manque plus qu’un pour compléter celui de la qadjaride et c’est son instinct maternel.


Histoire

496: Naissance

♪♫♪♫♪♫

Tout le clan du Thayir venait de quitter Lathoni et ses champs qadjaride suite à une foire qui faisait la fierté et l’intérêt d’un clan semi-sédentaire majoritairement peuplé d’artistes comme celui du Thayir. Le voyage devait conduire la caravane, d’une cinquantaine de personnes, bien gardée par les phrals en armes au travers de routes boueuses jusqu’au village d’Husson, véritable village qadjaride où il était coutume d’aider aux champs et à l’élevage même pour les clans de passage. Pourtant la caravane dû s’arrêter brutalement et pour cause, on pouvait entendre la femme du rais du clan, une certaine Kh’tidja hurler de douleur. C’est durant de très longues dizaines de minutes entourée du telesmod et de quelques phens improvisées sages femmes, qu’après bien des douleurs, les premiers cris d’une petite fille raisonnèrent dans la roulotte ce 6 Avril 496, ceux de Madhuja troisième enfant de ses parents.

Madhujachap1.png
(Madhuja enfant à l'âge de six ans)

496 - 508: Enfance

♪♫♪♫♪♫

Madhuja est une enfant très active, particulièrement bruyante et capricieuse. Partagée entre pleurs, cris et crises de colère lors de ses plus jeunes années, on ne comptait plus les remontrances qu’elle dû subir. Durant ses deux premières années de vie, son clan fuit la guerre en Vellabria, n’ayant pas les ressources pour assurer sa propre sécurité.Trop jeune pour en garder de réels souvenirs, Madhuja garde cependant quelques courts et vagues passages d’une vie difficile entre froid et faim. La caravane rentra au bout de deux ans alors que la région ne faisait que se remettre doucement de la politique de terres brûlées des Caroggians. Heureusement pour elle. Passé ses six ans, elle commença à suivre l’éducation de sa mère Kh’tidja en Medeva qui se donnait corps et âme à rendre sa seule fille en vie plus féminine dans son éducation. Lentement mais sûrement Madhuja se calma et adopta avec un peu plus d'enthousiasme l’éducation de sa mère que celle de son père Ibrahim, sévère rais du clan qui ne connaissait que les baffes pour se faire entendre. Avant ses huit ans, Madhuja vit sa vie plutôt librement à condition de ne pas s’éloigner de la caravane et de ne pas se mêler aux kharedjis, jouant avec ses amies et tendant déjà des yeux brillants d’admirations pour les foires qadjarides.

C’est durant l’une de ces foires à Port-Descan, où face à quelques couples de danseurs, Madhuja fit la connaissance d’un certain Khaled âgé de seulement trois ans de plus qu’elle, occupé à dessiner au fusain quelques traits des silhouettes des danseurs devant lui. Bien sûr, toute intéressée et curieuse la jeune tarno se précipita à son épaule et c’est tout naturellement qu’une amitié se créa entre les deux au sujet du dessin au fusain devant ce passionné.

Maja fête ses huit ans et avec ça, son premier rite, l’Ashani, marquant le début de son éducation pour une futur utilité au clan. Accompagnée d’une grande appréhension de ce jour qui allait définir son avenir, alors que les graines de la passion de l’art commençait à germer en elle. En effet, de plus en plus, alors que son comportement mal-appris se change en celui d’une petite fille, ses jeux physiques avec les enfants de son âge se changent curieusement en rendez-vous avec Khaled, cherchant à tout prit à faire de chaques feuilles qu’ils aient pu se dégoter auprès du telesmod en une véritable oeuvre d’art soignée tant il était difficile de rassembler feuille et fusain, souvent il n’y en avait que pour un, il fallait se passer le crayon. Rien de mieux pour une oeuvre enfantine qu’un bon modèle champêtre et pour cela c’est souvent en cachette que les deux compères cherchèrent à rejoindre les forêts, lisières, rivières comme auprès de l’Alcontin pour y chercher les plus beaux paysages bien sûr sous prétexte de cueillette ou alors en soudoyant leurs frères et soeurs pour qu’ils les couvrent devant le questionnement des parents et du clan.

Madhujaimage1.jpg

Couverte d'inquiétudes alors qu’en secret elle commençait déjà savoir ce qu’elle voudrait faire quand elle serait plus grande, elle subit tout de même, comme les quatres enfants de son âge qui passaient le rite, différentes épreuves. L’épreuve physique du chabbod qui consistait en une traditionnelle course d’obstacles se finissant en petits combats de luttes improvisés surtout là pour les futurs guerriers du clan ou au moins pour amuser les parents. C’est sans mal qu’elle arrivera avant dernière à la course et se fit avoir mais non sans une farouche défense motivée mais chaotique durant la lutte, elle finit tout de même par perdre mais il faut dire que selon elle “ça comptait pas, il tirait les cheveux ce saumon !”.

L’épreuve du telesmbod déjà bien plus abordable consistait en l’organisation avec lui du feu champêtre, puisque l’épreuve de l’Ashani avait été faites en Husson et que tous les enfants ainsi que les adultes avaient aidé aux champs. Entre ramassage de petit bois de chauffe pour le feu et confection de petits rubans, l’épreuve fût plutôt agréable et plaisante pour la jeune tarno.

Enfin vint la troisième épreuve et pas des moindres, celle du rais, celle du sévère père de la demoiselle. Son épreuve fût donc d’aller le temps d’une journée aider à la cueillette, la cuisine et le service. Bien maladroite et pas bien passionnée, elle offrit une performance bien médiocre durant cette épreuve, réussissant même à se pourrir l’une de ses très rares robes de tâches bien ancrées, et de renverser le précieux madyam sur le chemin entre la cuvée et son commanditaire.

Madhuja semblait destinée à suivre quelques enseignements religieux voir peut-être même de couturière tant sa motivation avait été remarquée auprès du telesmbod. Le soir suivant les épreuves, les enfants étaient assis en cercle autours d’un petit feu, les trois membres du T’rin avec eux en petit comité privé bien impatient pour certain, anxieux pour d’autres. Tour à tour, les cinq enfants se levèrent pour qu’on leur annonce fièrement leur qualités et leurs défauts ainsi que la voie que prendrait leur éducation. Certains pouffant de joies, d’autres d’indifférence, c’était maintenant le tour de Maja et c’est son père qui prit la parole “Nous avons descellé en toi une certaine capacité cachée dans la cuisine, nous en avons parlé avec le telesmbod et il n’y a plus de doutes, en développant ton apprentissage dans ce sens, tu sauras servir le clan”. Bien sûr celui-ci avait déjà une idée de l’avenir de sa fille selon les intérêts du clan depuis bien longtemps, il comptait déjà bien faire valoir son idée peu importe les autres épreuves et des envies de sa fille. Déçue, elle n’osa tout de même pas se lever contre son père et c’est avec une motivation bien moindre que son éducation fut scellée. C’est aussi dès ce rite passé que Madhuja gagna la liberté d’accompagner des qadjarides de confiance hors de la caravane et des foires, enfin qu’elle découvre le monde Kharedji autrement que de loin. C’est ici qu’elle développera sans trop de mal du fait de ses facilités en langues, son capitalin jusqu’à le parler plus ou moins couramment dès neuf ans. La jeune qadjaride apprécie la compagnie des Kharedjis et sa naïveté la protège des sombres regards posés sur elle.

En parallèle, elle fut forcée de par des horaires de soutenir les cuisiniers du clan dans leurs préparations. Fataliste, elle se plia aux exigences de ses parents sur cette affaire et apprit docilement sans plus d’entrain la débrouillardise de la nourriture et bien sûr les plats traditionnels qadjarides qui font la fierté des festivités entre untelemnes et malem en passant par le Barash. Craignant les punitions, elle s’appliquait, lentement mais sûrement elle finit par être un soutien utile aux cuisines dès ses dix ans.

Bien sûr, son activité première et favorite restait le dessin, une activité qui devint un élément indissociable de son quotidien, même si Khaled, alors bien plus doué que la jeune fille sut convaincre le clan et le T’rin de porter son éducation sur ses talents artistiques à la grande jalousie de Maja qui au moins profitait de ses enseignements lors de son temps libre.

Madhujachap2.png
(Madhuja enfant, mendiant quelques pièces pour s’acheter du papier et du fusain)

508 - 514: Adolescence

Les voyages s'enchaînèrent pour le clan du Thayir vivant de ses foires et petites productions dans les villages et autre petites villes, difficile pour Madhuja de se faire de nombreux amis, d’autant plus qu’elle passait pour une jeune tarno bien étrange tant elle pouvait paraître désormais désintéressée des jeux qu’elle adorait étant plus petite, privilégiant désormais les arts qui depuis peu commençaient à s’étendrent au delà du dessin, découvrant avec les foires qadjarides les danseuses et les pas féminins de quelques danses festives.

Marchant déjà sur ses 14 ans, Madhuja était désormais une jeune adolescente en pleine santée. En pleine santée oui, mais les changements physiques de l’adolescence n’eurent pas de pitié pour elle. Jeune tarno qui portait un point d’honneur à prendre soin d’elle, voilà des hanches qui s’emballaient et des boutons qui pullulaient désormais au visage. Une terrible nouvelle bien froidement accueillie suivi des traditionnels changement d’humeurs rendant Madhuja plus rebelle et effacée auprès de sa famille et les adultes de son clan jusqu’à même se croire plus intelligente, maligne et dans le vrai que ses pairs, un changement d’humeur bien encouragé par la frustration du travail en cuisine qui depuis peu la poussait à travailler plus ardemment.

Une période bien difficile qui avait le don d’agacer son père qui se faisait frapper de vieillesse et de ce fait d’une impatience renforcée. On ne comptait plus les punitions, une fois à terre et tentes déployée, c’est privée de souper et enfermée dans sa tente qu’elle passait plusieurs soirées. Pourtant, c’était sans compter Khaled qui n’hésitait pas à se faufiler sous les plis de sa tente pour rendre visite voir même faire évader Madhuja de celle-ci discrètement au nez et à la barbe des guerriers et adultes encore réveillés du clan tout ça pour passer une petite heure rien qu’entre eux loin de la caravane.

Cela faisait déjà plusieurs années qu’ils se connaissaient, Khaled était un ami connu depuis l’enfance pour Madhuja mais aussi et de loin son meilleur ami. Partageant passions et intérêts l’un pour l’autre. Un intérêt qui se creusa à mesure que les deux grandissaient. Un soir de ses 15 ans, alors que tous deux étaient partis une nouvelle fois loin de tout, Khaled dessinant Madhuja répétant de nouveaux pas de danse à la peinture acrylique, l’idée d’un bain traversa l’esprit du jeune homme. Un bain qui d’abord faisait hésiter la jeune Qadjaride. Heureusement qu’elle accepta puisqu’ils y passèrent sûrement là leur plus belle nuit, partagée entre câlins et baisers.

Voilà donc désormais un an que nos deux tourtereaux dont leur amour reste strictement secret, partageaient entre eux leur première relation naïve. Fou de lui et fou d’elle, outre quelques promesses d’insurat pour un futur lointain, il était surtout question pour lui d’aider sa belle à mieux apprendre la peinture car depuis peu Khaled en avait fait l’expérience et avait bien abandonné le dessin au fusain de leur enfance pour la peinture aquarelle et acrylique et l’huile plus rarement. Ayant trois ans de plus qu’elle, c’est sans mal qu’il passa le Bashor auprès des Kharedjis, une période de deux semaines où Madhuja mourut d'inquiétude. Un sentiment bien étrange pour elle, et son entourage le remarqua bien étant donné qu’il était en total contraste avec l’image détachée qu’elle portait à tous depuis quelques années. Une fois celui-ci revenu et ayant participé à son Voroud, il était devenu un véritable phrals, avec ça il était libre de travailler, notamment dans les rues des villages auprès des kharedjis contre quelques sous qui partaient souvent si ce n’est toujours en secret pour les instruments de peinture de Madhuja. Aux yeux de tous, il ne gagnait pas un rond et c’est souvent sévèrement qu’on le prît pour un bon à rien.

Bien que le clan du Thayir eut été un clan semi-sédentaire voir nomade par périodes, il basait toute sa survie sur le marchandage avec les kharedjis et donc par extension aux foires qadjarides qui elle même n’existeraient pas sans artistes. Pourtant l’art au sein du clan était considéré comme secondaire, il était coutume de suivre un métier principal désigné lors du rite de l’Ashani et d’apprendre un art en parallèle pour le divertissement et les fêtes. Très rares étaient les phrals autorisés à baser leur quotidien uniquement sur des arts et seulement les plus talentueux d’entre tous pouvaient se le permettre. Khaled faisait partie de ces derniers. Très souvent, Madhuja le suppliait de l’accompagner lors de leurs séances bien privées où ils apprenaient la peinture à l’huile, l’acrylique et l’aquarelle. Bien sûr et par amour pour elle. Il s’y plia et c’est toute heureuse que malgré ses disponibilités moindre et avec l’accord médisant de ses parents, craignant une future phens dotée d’une passion trop dévorante, qu’elle suivait ces séances.

C’est aussi à cette période qu’elle fut invitée à danser et chanter pour les kharedjis durant les foires. On repéra bien vite sa bonne volontée à la tâche et on lui apprit avec ça le hang, cet instrument traditionnel qadjaride pour accompagner les danses au grand plaisir de la jeune Qadjaride voyant enfin, du bout de ses 16~17ans, ses aptitudes d’artistes se faire valoir au sein du clan.

Un an plus tard. Madhuja à la lisière de sa vie de femme et bientôt de phen marche sur ses 18 ans. Déjà trois ans que Khaled et Maja partagent leur amour et leurs compétences. Un amour qui depuis presque un an n’était plus un secret pour personne pas même pour les parents de nos tourtereaux ni le T’rin. Et devant les efforts dans le travail, le calme et la maturité acquise ces deux dernières années leurs sentiments amoureux étaient acceptés et même tolérés par les parents de Madhuja. Cependant la pression monte, Maja est toujours une tarno elle n’attendait que son Voroud pour devenir une phen et se faire épouser par son promis mais pour cela il fallait subir le Bashor.

Deux semaines de Bashor, voyage en terre kharedji seule. A peine surveillée de loin par l’un de ses oncles. Brebie libérée au milieu des loups de Medeva. C’est ce qu’on aurait pu croire aux premiers abords pour une jeune qadjaride abandonnée dans une ville du sud. Pourtant la jeune jeghera était désormais une fille sociable, ouverte, douée d’un sourire communicatif et d’une langue bien pipellette. Ajoutez à cela ses capacités dans les arts exotiques et la peinture, il n’en fallait pas plus pour qu’elle attire la sympathie si ce n’est la curiosité des Kharedjis. La première semaine elle dormit chez un jeune couple de Port-Descan où elle passait son Bashor contre l’aide aux tâches quotidiennes. Voyant arriver quelques diccio, elle pu même s’acheter une chambre à elle seule tout le restant de son Bashor dans une auberge. Son retour à la maison se fit sous les grandes félicitations de tout le clan, déjà au courant de tout grâce aux rapports de son oncle. Le rite du Voroud arriva le lendemain soir entre rites religieux et danse des rubans. S'ensuivit une présentation bien fière du père de Madhuja au clan, brassant tout le chemin parcouru jusqu’ici. Une heure plus tard, une fête fut organisée entre rires, boissons et danse. Une soirée qui s’acheva jusqu’au bout de la nuit entre les bras de Khaled.

Madhujachap3.png
(Madhuja 16 ans adolescente, peinture à l’huile par Khaled)

514: Adulte

♪♫♪♫♪♫

C’était en pleine journée du 6 octobre 514. La caravane était au milieu des routes entre Lathoni et Husson. Dans notre clan, ce voyage de quelques semaines entre ces deux villes est appelé “Le chemin de la fin”, car en effet, si on assume que Husson véritable bourgade qadjaride est là d’où le clan du Thayir est parti la première fois en y revenant suite au cycle de voyage de notre clan, la boucle est bouclée. Le clan avait traversé l’alcontin la veille et il le longeait depuis toute la matinée. Les roulottes lors des voyages sont réservées aux blessés, aux malades, aux femmes enceintes et aux vieillards. Madhuja était donc à pieds avec le reste du clan alors que le soleil commençait gentiment à frapper de nouveau en cette saison.

Elle échangeait souvent quelques regards à Khaled qui lui aidait au transport des marchandises plus en arrière de la caravane. Il aurait été malvenu qu’elle fasse faux bon à la discussion qu’elle avait avec sa mère à ce moment là. Un “Madhuja, tu m’écoutes?” de la part de sa mère se fit couper et pour cause on fait signe et on hausse la voix pour dire à la caravane de s’arrêter. Un lourd silence nous perce, cherchant à comprendre le sujet de l’arrêt. On pouvait entendre sans apercevoir de puissants hennissements de cheval, comme si celui-ci se débattait. Un cheval sauvage? Impossible, certainement un cavalier.

A peine la caravane avait eu le temps de se questionner sur les causes du bruit que cinq de ses guerriers partirent à cheval à la rencontre de celui-ci et parmis eux, Kamaal.

Madhuja profita de l’occasion et de la distraction pour parler silencieusement à Khaled une dizaine de mètres plus loin, comptant sur lui pour qu’il lise sur ses lèvres “J’arrive après !”. Il se contenta d’hocher très sereinement avec son habituel sourire à la fois calme et satisfait, Maja lui rendant la pareille avant d’en revenir à la scène. Il n’était pas rare de devoir s’arrêter de telles façons. Une question de sécurité pour le clan, des qadjarides nomades voyageants sur les routes de plus sur des trajets prédéfinis sont souvents les cibles de groupes de bandits si l’un d’entre eux s’éloigne. Toutes les précautions étaient prises et c’est tant mieux.

Pourtant quelque chose était frappant depuis quelques semaines: ces arrêts ont doublés voir même triplés, il était devenu courant de s’arrêter bien quatre ou cinq fois par jour parfois pendant plusieurs dizaines de minutes tandis que les guerriers partent devant vérifier on-ne-sait-quoi. Aussi Kamaal semblait bien plus sur les nerfs, regardant à droite puis à gauche accompagné de son regard sévère.

Et pour cause, il y avait des faits souvents entourés de rumeurs à propos d’une guerre d’indépendance confrontant des rebelles Mesigues au Royaume Central. Une folie si vous voulez l’avis de la jeune Phen. On y racontait toutes sortes de choses dans les différentes villes de Medeva comme des écumeurs ocolidiens l’année dernière mais la caravane s’approchait jamais trop des côtes par crainte et de quelconques bouleversements politiques au coeur de la région il y a quelques mois. Sûrement que la situation avait suffisamment alerté les guerriers du Thayir craignant une montée du banditisme?

Madhujachap4.png

Nos regards étaient donc posé sur la situation au loin, les guerriers tournants et se questionnant entre eux sur quelque chose au sol. Quelques secondes plus tard on cria les noms des remédeux de la caravane qui, tout équipés, se ruaient sur la scène encore inconnue pour nous qui n’avions pas le droit de se séparer dans ces cas là. Les regards de tous les guerriers se font dévier en même temps sur des silhouettes armées plus loin encore. Les guerriers du clan soulevèrent un blessé qu’ils donnèrent à ces hommes. De loin on ne pouvait pas entendre ce qu’il se disait mais la discussion semblait cordiale mais plus les minutes avançaient plus les tensions semblaient monter. Haman, un guerrier du clan du Thayir tout comme Kamaal semblait s’opposer farouchement à quelque chose. “Qu’est ce que c’est encore que ces kharedjis là?” soupirait l’un des guerriers qui étaient resté près de la caravane non loin de Madhuja. Une seconde plus tard ils dégainent leurs armes, la seconde d’après les guerriers Qadjarides aussi. Un instant tout s'accélère très vite, une corne de brume venue dont ne sait où retentit bruyamment, Kamaal fait rapidement signe de déguerpir et les membres du T’rin avec les guerriers nous hurlent dessus d’enfermer les tarnos et les souffrants dans les roulottes. Très rapidement et sous l’activation de toute la caravane qui semblait vivre l’un de ses premiers états d’alerte, Madhuja s’essaye à rentrer et rassurer du mieux qu’elle puisse les jeunes tarno sortant juste ensuite. La caravane doit partir mais ralentie par ceux qui refusent de ne pas soutenir les phrals au combat. Défense de s’approcher, cinq guerriers phrals protègent la caravane tout en nous empêchant de quitter la Caravane. Madhuja sort d’un replis de sa robe une minuscule dague sous forme de surin hors des plis discrets de sa robe.Impossible de détourner le regard et suivre la bataille il faut bouger comme nous hurle les membres du T’rin et au travers de cette panique la caravane prend plus rapidement sa route. Les sons de metaux qui s’entrechoquent dans une force inouie, l’empressement, la panique de la caravane c’est dans ce contexte que Madhuja tourne la tête osant un regard inquiet sur la scène qui s’éloignait peu à peu. Le combat semblait clairement tourner en défaveur pour les cinqs qadjarides abandonnés, ils étaient encerclés et face à un surnombre de ces mystérieux combattants. Le doute envahit la jeune Phen qui tétanisée ne sens même plus son corps courir de lui même vers la bataille en larmes, lâchant sa dague au sol. Un guerrier de la caravane tenta de l’en empêcher en lui saisissant l’avant bras mais il n’eut comme retour qu’une violente gifle “Lâche moi !!”. “Maja par le passeur revient ici !! Mais qu’elle conne putain !” s’écria Khaled qui lui aussi suivit de quelques Qadjarides et ses parents suivirent la fuyarde jusqu’à la bataille qui avait cessée, Haman, Kamaal et le reste encerclés, cimeterres, lances levées contre une véritable horde d’inconnus mercenaires, bandits, paysans en colère.

C’est sous les pleurs et les supplices à genoux de la jeune Phen désemparée et folle de chagrin que les qadjarides guerriers se rendirent, le sang avait déjà bien assez coulé. Les combattants acceptèrent mais ordonnèrent l'exécution sommaire des qadjarides guerriers ayant tués leur semblable, Kamaal en faisait partis. Au même moment la moitié des combattants kharedjis se dispersèrent après un signe du menton de ce qui semblait être leur chef. Ils s’approchèrent de la caravane et y fouillèrent de fond en comble sans ménagement, ne prenant pas en compte les familles et les enfants désarmés et terrifiés autours d’eux. Ils reviennent plus tard, secouant simplement la tête. Devant cette réponse et les supplices du clan d’épargner leur vie ils finirent par s’y raviser, consolant leur manque au travers d’une dernière proposition: La mise en esclavage de tous les Qadjarides guerriers cités et de Madhuja.

Impossible, impensable que c’était pour les parents du jeune homme et de la jeune fille tout comme pour Khaled et le reste du clan. Même Kamaal semblait refuser de voir sa soeur la suivre dans les chaînes elle qui n’avait agit que sur un coup de tête. Madhuja gardait un long silence, tête basse et c’est agacé des négociations que les kharedjis séparèrent de force Madhuja et sa mère qui la serrait bien fort dans ses bras, hurlant presque à la mort de voir deux de ses enfants se faire emmener, effondrée. Le père Ibrahim retenait de toutes ses forces sa femme, le chagrin l’envahissait mais il savait qu’il n’y avait plus d’autres solutions pour la survie du clan voyant leurs enfants et la moitié de leurs guerriers partirent sous les menaces des armes.

Madhujachap4-2.jpg
(Madhuja contrainte de partir pour l'esclavage)
Outils personnels
Espaces de noms
Variantes
Actions
Navigation
Nouveaux joueurs
Outils