[Enquête] Meurtre d'Ásdís Flæðidottir

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Fanny
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ven. 1 juil. 2022 08:56

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Un tas de feuille. On y reconnaît la plume de plusieurs personnes. Le document est en libre lecture dans la bibliothéque publique de la maison de charité.

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Mercredi 30 Mars 522

J’ai été appelé en urgence à l’hôtel de ville, hier soir. M’y rendant, j’ai trouvé la Bourgmestre dans son bureau, en compagnie du Grand Intendant Vallis Linden, ainsi que le Capitaine de la Garde Günther von Wolfram.

La Bourgmestre nous a annoncé qu’Asdis avait été trouvée morte dans le cimetière,

Son corps repose au dispensaire. Son visage a été poignardé, perçant sa joue, faisant sauter plusieurs dents, pénétrant jusqu’au fond de sa bouche. Un oeil d’Arbitrio barré a été gravé dans la chair de son front.

D’après Abigael, qui a trouvé le corps, celui-ci gisait là depuis plusieurs jours. Nous savons qu’elle était notamment absente au mariage du 27 mars, sans explication, autant qu’au marché du 24 mars.

L’absence de traces de lutte laisse à penser qu’elle a été assassinée par surprise - et donc, probablement, par quelqu’un qu’elle côtoyait. Les gardes sont les principaux suspects, bien que deux noms ressortent suite à la discussion d’hier.

Je sais que Cicero Carili et Anokyre Badrin étaient tous deux très déterminés à préserver Günther von Wolfram et inquiets que celui-ci soit remplacé à la tête de la garde par quelqu’un d’autre, des fois qu’il s’avère incapable de gérer les situations actuelles.

Cicero est, paraît-il, porté sur la violence, et Anokyre avait le nez cassé le soir du marché.

Suite à la discussion d’hier soir, le gouvernement nous a pleinement encouragé à nous entretenir avec les suspects éventuels comme bon nous semble, si d’aventure le coupable désirait se confesser.

L’implication du Capitaine demeure incertaine, celui-ci assurant n’être au courant de rien. Cela dit, il s’est montré extrêmement étrange, hier soir, incapable de suivre la discussion, ou bien s’acharnant volontairement à dévier le sujet. Anokyre Badrin et Cicero Carili sont ses protégés depuis un moment.

Tout ceci est pour l’instant confidentiel. La mort d’Asdis sera révélée aujourd’hui, au cours d’une prise de parole du gouvernement sur la grande place, à dix heures du soir.

Entre le mercredi 30 Mars et le dimanche 3 Avril 522

La Foi a placardé une affiche exhortant le ou les responsables du meurtre à venir se confesser. Hélas, cette initiative fut sans suite. L'enquête a été menée ici et là. Personnellement, j'ai porté mes soupçons sur le duo d'Anokyre Badrin et de Cicero Carili, les deux ayant montré une dévotion sans faille pour le capitaine.

J'ai échangé avec les deux concernés lors d'un tête à tête, sans obtenir aucune confession, les deux clamant leur innocence.


Samedi 2 Avril 522

Réunion secrète au Fort du Port. Etaient présents la Bourgmestre Eléa Tainio, sa conseillère et compagne Abigael Venbos, le Grand Intendant Vallis Linden, les miliciennes Gündrun et Ester Markovik, le Sire Natanael Bellini, le sergent Valère Reynart et les moines Minna Saarinendottir et Velkan Haukka.

Un plan pour arrêter Anokyre Badrin et ses deux probables complices sans violence inutile est mis en place.


Dimanche 3 Avril 522

Très tard, dans la nuit du dimanche 3 au lundi 4, le Grand Intendat Vallis Linden a réuni la Bourgmestre Eléa Tainio, sa compagne et conseillère officieuse Abigael Venbos, ainsi que moi-même, l'Ennen Velkan Haukka. Il sortait d'un entretien avec le Capitaine Günther Von Wolfram, durant lequel celui-ci a avoué être au courant de l'identité du criminel : Anokyre Badrin, confirmant ainsi nos soupçons. Cependant, cela veut également dire que le Capitaine von Wolfram s'est parjuré en faisant le serment de tout mettre en œuvre pour arrêter le coupable alors qu'il l'a couvert durant de nombreux jours, n'ayant fourni le nom d'Anokyre que très indirectement, et après beaucoup d'insistance de Vallis Linden. Suite à cela, il aurait eu l'audace de se présenter comme un héros apportant la justice et résolvant l'affaire.


Lundi 4 Avril 522, après midi

Entretien entre la moniale Minna Saarinendottir, le Pro-Abbus Konstantin Feuermann et la Bourgmestre Eléa Tainio à la maison de charité. Le Pro-Abbus, outré de la participation du Chevalier et Capitaine à la couverture de cet odieux meurtre, demande sa mise en esclavage. La Foi Monachiste s'aligne sur sa décision, mais la priorité est mise sur la capture, le soir-même, d'Anokyre Badrin et ses complices.


Lundi 4 Avril 522, soir

Anokyre Badrin, Cicero Carili et Romarin Lönnrot ont été arrêtés par ce qu'il restait de la garde de l'île, messires Valère Reynart et Darius Varamis, aidés des miliciens Agnar et Gündrun.

Interrogé et soumis à une forte pression (sans usage de torture), Anokyre Badrin finit par confesser avoir assassiné Ásdís Flæðidottir. Il révèle cependant également que le Capitaine de la Garde, Günther von Wolfram, lui aurait donné ces instructions, craignant que sa place soit mise en danger par sa lieutenante.

- Romarin Lönnrot et Cicero Carili sont libérés, considérés comme innocents pour le moment.

- Anokyre Badrin est enfermé dans les geôles du fort du port en attendant son jugement.

- La Bourgmestre Eléa Tainio a démis le Capitaine von Wolfram de ses fonctions et a ordonné son arrestation, en attendant son jugement.

La révélation de la participation active du Capitaine dans l'assassinat d'Ásdís Flæðidottir a grandement contrarié le Pro-Abbus, ce que je ne peux que comprendre et partager. L'homme a déjà fait montre de son incompétence et de son manque de courage, à présent le voici félon et parjure. La peine de mort est envisagée.

15 avril au soir.

Après moult escarmouches avec les gardes et les suiveurs, Badrin, Romarin et ses complices ont tirés dans leurs griffes l'Ennen Velkan Hauka. Le pleutre chauve qu'est Badrin n'a pas respecté ses mots et souhaite dorénavant le chaos total sur cette île en prenant les têtes une par une.

En ces paroles donc :
- Badrin est l'investigateur complet et main de la déchéance de ce bourg ainsi que de cette suite d'affaire.
- Gunther est l'investigateur originel de ce complot
- Romarin est complice de Badrin.
- Agnar est tout aussi complice.
- Un certain Vitto est aussi main d'aide de ce tout.

Des portraits suiveront dans une archive annexe afin que rien ne soit oublié et que justice soit rendue.



Avant le 9 avril 522

Anochyre Badrin s'échappa avant son procès grâce à l'aide de sa fiancée, Romarin Lönnrot, qui menaça le Grand Intendant Vallis Linden d'une dague sous la gorge, forçant ainsi le grade Varamis à ouvrir la cellule. Ils s'enfuirent et ne purent être rattrapés.


Le 9 avril 522

Le procès eu lieu, en présence pour Günther von Wolfram, et en absence pour Anochyre Badrin, conformément à la loi locale.

Le premier ne choisi personne pour le défendre au cours de son procès et ne se défendit lui-même que peu. Conformément aux exigences du Pro-Abbus, l'homme devait être pendu haut et long. La moniale et moi-même restâmes en retrait durant le jugement, celui-ci concernant un Phalangiste.

J'avais fourni à Anochyre Badrin des indications précises pour se défendre au procès, et pouvoir lui permettre d'escompter l'esclavage plutôt que l'exécution, mais sa fuite ne lui permis pas de se défendre, et tout débat entre juges fut fort limité par cela, le condamnant à la même peine que Günther von Wolfram, si tant est qu'il soit un jour retrouvé.

Afin de laisser au condamné le temps de mettre ses affaires en ordre, il fut entendu que son exécution aurait lieu le lundi 12 avril.


Le 11 avril 522

Un Eyjarska prénommé Agnar libéra Günther von Wolfram de sa cellule et s'enfuit avec lui, laissant la garde de la cité fort démunie. Commença alors une chasse à l'homme à travers les alentours de la ville, dans l'espoir de retrouver les fugitifs en cavale.


Du 15 au 19 avril 522

Le 15 avril au soir, une troupe armée assiège l'ancienne mine d'argent d'Esperia, soupçonnant que le groupe de fugitifs s'y trouvait. C'était le cas. Criant à travers la mine, ils expliquaient détenir Alice et Florian Rolland, frère et soeur, qu'ils auraient visiblement capturé lorsque ceux-ci erraient dans la mine, exigeant que Valère Reynart descende seul et sans arme en échange des deux otages. Nous demandâmes des preuves que leurs otages étaient vivants et en bonne santé, sans succès.

La troupe proposa que je descende voir leur état, en temps que non-combattant et membre du clergé désireux de voir l'issu de tout cela faire couler le moins de sang possible. Après la promesse d'Anochyre Badrin que je pourrais venir et remonter, je descendis, fort conscient des risques. Comme nous le redoutions, c'était un piège et je fus capturé, en dépit de leur promesse.

Bien qu'ils aient tenté de me ligoter, je ne me laissai pas faire et ils acceptèrent de me laisser libre de mes mouvements, étant de toutes façons étroitement surveillé. Je ne fus pas maltraité physiquement, bien que leur groupe alliait tour à tour tentatives d'intimidations, menaces, et promesses pour chercher à me convaincre de choses et d'autres. Les autres prisonniers, Alice et Florian Rolland, et plus tard, Heikki Jalokivinen, bien que soumis à de fortes menaces, n'étaient pas non plus maltraités.

Ne pouvant faire grand chose contre cette troupe armée, d'autant plus renforcée d'un cinquième membre nommé Vitto, ancien ami de Günther von Wolfram, je partageai mon temps entre prière, méditation, et tentatives d'enjoindre mes geôliers du mal-arbitrage de la violence de leurs actes.

Cependant, j'eu accès à un récit quelque peu différent de celui que nous avions eu, que je tente de transmettre ici le plus fidèlement et avec le plus de neutralité possible :

Selon eux, nous avons été berné par la famille Bellini et leur pion, la Bourgmestre Eléa Tainio. Ils m'expliquèrent que les Bellini, Eléa Tainio, le sergent Valère Reynart et la lieutenante-chevalier Asdis Flæðidottir complotaient pour assassiner Günther von Wolfram, opposant politique des Bellini de longue date, et que le meurtre de la lieutenante par Anochyre Badrin n'était que préventif, pour éviter un autre meurtre.

Bien qu'il soit tout à fait probable que la famille Bellini, riche et influente, ait déjà ourdi quelques machinations dans la cité, il me paraît malgré tout bien peu probable qu'Asdis Flæðidottir, honnête et loyale comme elle était, aurait jamais tenté d'assassiner le capitaine qu'elle côtoyait depuis longtemps.

Bon nombre d'autres de leur revendications laissaient entendre que les Bellini mentaient à la population, dirigeaient et contrôlaient le gouvernement, avaient la main-mise sur tant et tant de choses en ville, et ainsi de suite. Certains points étaient fort justes, d'autres plutôt rocambolesques.

Je découvris également que si Agnar, Anochyre et Romarin serraient les coudes avec Günther von Wolfram, ceux-ci ne l'appréciaient pas du tout. Günther, visiblement plus terrifié de la mort que du ridicule, s'est placé à leur docile service pour avoir la vie sauve. Il semblerait que l'hypocrisie du personnage ait fini par se savoir.

Je tentai de les enjoindre à déposer les armes et à ne pas recourir davantage à la violence, leur garantissant qu'à la lumière de ces mots, de nouvelles enquêtes pourraient avoir lieu. Sans surprise, ils refusèrent.

S'ils avaient fait part de leurs doutes à la justice, ou puisqu'ils n'avaient pas confiance en la Bourgmestre, simplement à la Foi, au lieu d'assassiner préventivement, rien de tout cela ne serait arrivé. Mais cette île n'a pas pour habitude de se tourner vers la Foi, semble-t-il, dans les temps de crise : une habitude longuement acquise avant notre arrivée, difficile à défaire.

Seul fait réellement notable de ma captivité : j'ai accepté de marier Anochyre Badrin et Romarin Lönnrot. À l'origine, j'ai refusé la chose. Puis, ils m'ont menacé de couper des doigts à leurs prisonniers, mais je les ai rapidement confondus en démontrant qu'ils ne feraient jamais cela. Ils ont par la suite laissé entendre qu'ils me tueraient si je n'obéissais pas, mais cela n'avait pas de sens avec les affiches qu'ils désiraient placarder, aussi, j'ai refusé de nouveau. Plus tard, ils ont décidé de choisir Agnar l'Eyjarska pour réaliser la cérémonie en temps que Lainati de leur petit groupe. Face à la catastrophe frôlant la profanation qui s'esquissait, et après réflexion, j'ai changé d'avis.

Bien loin du faste même simpliste qui se veut d'usage, la cérémonie s'est déroulée dans les règles de la Foi Monachiste. Un choix inattendu, vous direz-vous peut-être. Sachez que dans cette caverne, où tout n'était que violence, mensonges et doutes, et dans toute cette sordide affaire de traîtrise, serments rompus et paroles sans valeur, l'amour entre Romarin et Anochyre était la seule chose réelle à observer.

Ainsi, à portée de mes impuissantes mains, c'est bien la seule bonne chose qui s'est déroulée sur cette île ces dernières semaines.


Nuit du 18 au 19 avril 522

Cette nuit, le groupe de révoltés a appris le départ de la plupart de leurs opposants de l'île. La famille Bellini, redoutant la violence à son égard, a quitté la cité d'Esperia, incluant donc le Sire Natanael Bellini, la Noble-Dame Megara Bellini, la Bourgmestre Eléa Tainio et sa compagne, Abigael Venbos, ainsi que leur domestique Morgane Corvo et le Grand Intendant Valhir Paavali.

Avec leur fuite disparaît tout espoir de pouvoir rechercher la vérité dans cette obscure affaire et d'apporter une réelle justice dans les rues de la cité.


Journée du 19 avril 522

Je reprends des forces après ces quelques jours éprouvant de privations souterraines, je mets de l'ordre dans nos archives. Je ne me sens guère capable de poursuivre mon ouvrage dans cette ville pour le moment. Il me faut prendre un temps de recul avant de prendre de décision hâtive et que la moniale Minna Saarinendottir et moi-même parlions de la marche à suivre.

J'espère que cette archive se voudra, en dépit de ma fatigue, suffisamment complète et objective sur les événements récents.

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Auteur : F'Bijou