Culte qadjaride

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Le culte qadjaride est une religion ethnique liée à la diaspora qadjaride et une religion syncrétique liée au culte d'Arbitrio depuis Mantesa.

Nom

Le culte qadjaride n'a pas de nom officiel et le terme de culte qadjaride n'est généralement employé que par des kharedjis pour le désigner. Certains qadjarides parlent de « Savoir du Souffle » (Sahahai) ou de « Science du Souffle » (Sahadisasai).

Histoire

Le culte qadjaride étant une religion de tradition orale, elle n'a que peu de traces écrites qui permettent d'en faire une histoire interne et officielle. L’histoire théologique n’a d’ailleurs que peu d’importance aux yeux des qadjarides. Cependant, on considère généralement que sa forme actuelle résulte de la formation de la diaspora qadjaride et tout particulièrement de Mantesa. De plus, les quelques textes dont les érudits continentaux disposent à propos de l’Empire qadjaride ne semblent pas correspondre à ce que les textes s’intéressant au culte qadjaride contemporain racontent.

Religion des clans

Infrastructure

Le culte qadjaride ne requiert aucune infrastructure en particulier. La tente ou le bâtiment utilisé n'est jamais uniquement dédié au culte et tous les accessoires religieux peuvent être utilisés en dehors.

Religieux

Le culte qadjaride n'a pas de clergé. Le telesmbod du clan dirige généralement les rites mais il n'en a pas le monopole total. Théoriquement, n'importe quel qadjaride suffisamment respecté par son clan peut mener des rites. Si un qadjaride non-approuvé par le clan comme suffisamment sage ou sensible au Souffle se met à mener des rites de façon douteuse ou sans avoir l’approbation du clan, les qadjarides sont libres de ne pas l’écouter ou le suivre. S’il persiste ou chercherait à s’établir par la force et à usurper le rôle du telesmbod, il peut être puni par le clan (tout comme un mauvais telesmbod peut être démis de son rôle).
Les telesmbods sont cependant reconnus comme des interlocuteurs par le Monastère Adaarion et l'Ordre Phalangiste et ceux-ci peuvent être accueillis par un monastère ou une abbaye.

Théologie et doctrine

Fondamentaux

Le Souffle

Le Souffle est l’essence vitale qui anime le corps et nourrit l’esprit. Les qadjarides estiment que le Souffle se situe non pas à l’intérieur du corps mais tout autour de lui de sorte qu’il l’englobe complètement comme une aura. Le Souffle de tout individu est plus ou moins puissant. Ainsi, les Qadjarides expliquent le charisme ou le charme comme des manifestations du Souffle. De même, certains individus sont considérés comme étant sensible au Souffle et peuvent même être capables de le manipuler et de l’utiliser à des fins magiques, une idée à la base de la sorcellerie qadjaride même si celle-ci est basée sur l’illusion et l’arnaque.
Le culte qadjaride considère cependant que seuls les Qadjarides peuvent être capables de l’utiliser. Les kharedjis ont donc un Souffle et peuvent être sensible à celui-ci mais n’arriveront pas à le manipuler de façon consciente.
Les animaux et plantes n'ont pas de Souffle mais sont sensibles à celui-ci et peuvent être « touchés » par le souffle. C'est, selon les qadjarides, pour cela que les animaux sont sensibles aux émotions humaines et peuvent montrer des comportements humains.

Les mondes

L'univers est envisagé comme une infinité de « mondes » aussi appelés plans astraux, plans ou dimensions qui évoluent tous dans un grand plan global appelé le Beyn'Djahan. Une description couramment utilisée est celle de l'oignon : chaque oignon se compose de plusieurs couches, représentant divers mondes imbriqués mais distincts. Un ajout courant à cette métaphore est de suggérer de méditer sur le fait qu'il existe des champs d'oignons. Il existe quelques mondes considérés comme essentiels aux individus et aux qadjarides :

  • Ertä : monde matériel des vivants et monde où vivent les Qadjarides et l'humanité.
  • Farahvani : monde antérieur où les souffles se réunissent avant d'être infusés par le Passeur dans des corps du monde d'Ertä.
  • Dhanestan : monde postérieur où les souffles des vivants de l'Ertä vont après la mort de leur forme sur terre et d'où ils interviennent encore fréquemment et de façon bienveillante sur Ertä.

Le passeur

Le Passeur ou Arbitrio, parfois appelé Kherad par certains Qadjarides, est une déité neutre et impartiale dont le rôle consiste à faire traverser les Souffles entre les différents mondes lors de ce que les Qadjarides appellent “La Transition”.
Le Passeur est une entité parfaite et la seule détentrice du savoir de tous les Souffles et de tous les mondes. Il n'est lié à aucun monde, est extérieur au cycle des souffles et ne vit que dans le Beyn'Djahan.

Les divinités

Les divinités sont des entités qui diffèrent de la conception kharedji d'une divinité. Elles sont simplement des créatures issues d'autres mondes qu’Ertä et qui visitent un monde en conservant la forme qu'ils possédaient sur leur monde d'origine. Ces divinités peuvent ainsi influencer le monde sur lequel ils se trouvent et les souffles de ceux qui l’habitent. Ces divinités peuvent être bénéfiques, maléfiques ou les deux à la fois. On considère généralement que leurs intentions sont impossibles à comprendre pour les hommes tout comme elles sont incapables de comprendre les hommes. Une explication est généralement faite selon une variante de cet échange : « Que dira une divinité si je lui demande si elle est bonne ou mauvaise ? » « Bleu. ».

Les Ancêtres

Les Ancêtres sont les hommes et les femmes dont le Souffle n’est plus présent sur l’Ertä et qui ont rejoint le Dhanestan. Les Ancêtres qadjarides veillent sur les Qadjarides et tentent de les guider à travers des signes que l'on peut interpréter. Les ancêtres non-qadjarides peuvent également intervenir mais les récits qadjarides considèrent que ces interventions sont plus aléatoires ou spécifiques tandis que les Ancêtres qadjarides continuent de veiller sur les Qadjarides dans leur ensemble.
Les Qadjarides encore sur l'Ertä, en retour, peuvent et doivent aider le Souffle des morts par des prières qui, comme le vent venant gonfler les voiles d’un navire, viendront en aide au Souffle du mort lors de la Transition vers le monde suivant.

Le cycle du Souffle

Les Souffles voyagent constamment entre les mondes par l'action du Passeur qui leur fait suivre des trajectoires connues de lui seul. Les Souffles sont donc dans un cycle permanent d'évolution, d'incarnation, de transformation et de réincarnation.
La Transition constitue un élément particulier du cycle et est une traversée entre deux mondes du Souffle humain. La Transition est rendue plus facile si le Souffle est porté par les prières des Qadjarides restés sur l’Ertä et si il est puissant. Si un Souffle n’est porté par aucune prière, il peut se perdre, voire quitter le cycle. Rien ne garantit que le Souffle sera assez puissant pour devenir un Ancêtre ou si il pourra un jour revenir à Farahvani où le Souffle se préparera à réintégrer un corps humain dans Ertä.

Le feu et le vent

Le feu et le vent sont considérés comme deux manifestations du Souffle les plus courantes et les plus importantes. Le vent est constitué du flot des souffles en Transition ainsi que de la puissance des Souffles ainsi porté. Le feu, quant à lui, est une manifestation du souffle des individus destiné à conserver le vaisseau du souffle. Lorsqu'ils deviennent destructeurs, feu et vent sont considérés comme ayant été influencés par des divinités ou comme des manifestations de Souffles très puissants et aux mauvaises intentions.

Le rêve

Le rêve constitue un élément fondamental du culte qadjaride puisqu'il est un moment de pur Souffle. Au cours des rêves, tout ce que voit le rêveur est l'intervention des autres souffles qui interagissent avec le sien, un aperçu d'autres mondes ou une intervention d'Ancêtres ou de divinités.
Le rêve peut être interprété (voir section rites).

Principaux aspects doctrinaux

Tradition orale

Le culte qadjaride se transmet entièrement par la parole, c’est à dire par l'expression du Souffle. Il ne peut ainsi être couché par écrit par des Qadjarides et se baser sur des textes. Le culte possède différents fondamentaux qui sont indiscutables et considérés comme évident (globalement, ce qui est inscrit sur cette page). Cependant, le rite du récit religieux qui est globalement un conte raconté aux croyants peut laisser libre cours à l’invention tant que le récit ne contredit pas les fondamentaux de la Foi (voir rite du récit religieux).

Religion qadjaride

Le culte qadjaride ne peut être pratiqué que par un Qadjaride. Les Qadjarides ne conçoivent donc pas l'idée de prosélytisme ou de conversion. Ce n'est pas une question de fierté ou de supériorité, simplement du fait que le culte qadjaride est la voie du Souffle des Qadjarides.

Paharedji

Le Paharedji est une doctrine et une tradition qadjaride qui préconise la prudence et la discrétion dans la conduite du culte. Le Qadjaride peut ainsi réfuter librement être un adepte du culte qadjaride, s'affirmer comme croyant d'une autre religion et librement mentir sur le contenu du culte. Il peut tout cela dans un seul but : protéger son existence et celle de son clan. Il ne peut le faire envers un autre Qadjaride pour l’induire en erreur ou pour son propre intérêt (s’enrichir, arnaquer, gagner un avantage, etc).

Mythologie

La mythologie qadjaride repose principalement sur deux éléments centraux : le récit d'Aswad et la cosmogonie qadjaride.

Aswad

Aswad est considéré comme le prophète qadjaride, un personnage sacré qui unifia les clans et établit l’Empire Qadjaride. Son histoire, cependant, est vague sur de nombreux points et change parfois selon les récits que l'on en fait. Il est considéré comme le fondateur de l'Empire Qadjaride. Il est généralement considéré comme un individu au souffle puissant et qui était doué d'un talent naturel pour le manipuler. On lui prête de nombreux miracles et il constitue une source d'inspiration pour les qadjarides. Il n'est cependant pas révéré et beaucoup de Qadjarides de moindre religiosité considèrent qu'il est une allégorie plutôt qu'un personnage réel.

Cosmogonie qadjaride

La cosmogonie qadjaride est la base des récits qadjarides. De très nombreux récits entourent à la fois les trois mondes fondamentaux et le cycle des souffles entre ceux-ci. Cependant, on trouve bien des récits divers et variés sur les mondes extérieurs et inconnus, ceux d'où sont issus les divinités. Ces récits font généralement place à des éléments oniriques ou fantastiques.

Rites

  • Ashani: cérémonie éducative.
  • Baro Yag: cérémonie funéraire qadjaride.
  • Cérémonie du feu : les Qadjarides allument le feu de façon ritualisée en effectuant une prière et en y plaçant de petits bouts de charbons consacrés, voire des bouts de charbon traités alchimiquement pour produire des flammes de couleur. Les Qadjarides autour du feu sont supposés chanter tandis qu'il se fait. Allumer le feu est un grand honneur et une marque de confiance.
  • Danse des rubans : danse effectuée autour du feu avec des rubans attachés aux membres mais séparés de ceux-ci par de la bijouterie ou des cordelettes. Elle s'achève en faisant brûler les rubans un à un. Une telle danse est réservée aux meilleurs danseurs.
  • Fanions votifs : fanions accrochés en hauteur. Ils sont supposés indiquer lorsque le vent se lève, rythmant les prières. Certains de ces fanions sont Insufflés par récitation d’une prière devant le feu du clan et en l’imbibant d’une goutte de madyam. Les faire voler au vent permet alors de soutenir les Souffles en Transition de leurs prières.
  • Flècherie qadjaride: la fabrication des flèches peut revêtir un caractère religieux en tant qu’objet Insuflé mais l’utilisation de ces flèches est fréquente dans les rites comme façon de créer un spectacle pour les Ancêtres et de les honorer par des manifestations d’agilité et de force physique. Elles peuvent aussi être utilisées pour conjurer des divinités malveillantes ou encore l’influence néfaste du Souffle d’un individu particulièrement mauvais.
  • Insurat: cérémonie qadjaride de mariage.
  • Interprétation des rêves : cérémonie d’interprétation d’un rêve ayant eu lieu après consommation rituelle du madyam la veille. Le rêve est raconté au telesmbod, un individu reconnu comme capable ou quelqu’un disposant d’un Talent avec le Souffle. Une interprétation en est alors faite.
  • Lecture du souffle : rite au cours duquel une personne considérée par le clan comme sensible au souffle tente de lire le souffle d'un individu.
  • Libation des Kutla : les événements importants célébrés au sein du clan sont partagés avec les ancêtres grâce à une libation de madyam ou de la boisson servie durant les festivités. Le ou les verres d’alcool seront jetés au feu, accompagnés des prières du Telesmbod afin d’annoncer aux ancêtres la grande nouvelle.
  • Marche au vent : en cas de fort deuil, les qadjarides entament une marche au vent durant laquelle des fanions sont accrochés à leurs membres ou à leurs objets.
  • Objets Insufflés : les personnages considérés comme étant capable de manipuler le souffle peuvent fabriquer de tels objets en leur insufflant des propriétés réputées magiques. Ces objets peuvent être utilisés au quotidien ou de façon religieuse. Insuffler certains objets peut se faire par n’importe quel Qadjaride: notamment les fanions votifs.
  • Offrande aux ancêtres : pour invoquer l'aide des ancêtres ou simplement les honorer, les Qadjarides peuvent se réunir autour du feu pendant la journée. Ils déposent alors de petites choses sur un espace dédié devant le feu : sachets d'herbe, fanions, papiers marqués et autres petits objets et colifichets. A la fin de la journée, le telesmbod va les rassembler et les jeter un à un au feu. Ce rite s'entoure d'autres rituels tels que la prière, le récit religieux ou la danse des rubans.
  • Récit religieux : les récits et histoires constituent une dimension fondamentale du culte qadjaride. Se réunir autour du feu pour en écouter est un rite qadjaride important. Le récit religieux utilise les différents éléments des fondamentaux du culte qadjaride pour raconter une histoire divertissante, éducative ou posant des questions philosophiques. Il ne peut cependant contredire les fondamentaux du culte qadjaride.
  • Voroud: cérémonie d’intégration au clan.

Cas des Asentanis

Les asentanis possèdent leur propre tradition en matière religieuse. Celle-ci incorpore beaucoup plus d'éléments issus du culte d'Arbitrio. Ainsi, on peut retrouver :

  • L'arbitrage du souffle : le souffle est considéré par les asentanis comme étant similaire à l'idée de l'âme. Ainsi donc, l'arbitrage des actes influe sur la puissance du souffle et va avoir une influence sur sa Transition.
  • Le concept de communauté de souffles : les asentanis considèrent que les souffles d'une communauté s'entremêlent et sont ensemble plus puissants. Ils lient cette idée à l'Adaar. Cette communauté de souffle peut se manifester lorsqu'une armée agit comme un seul homme et remporte la victoire, lorsqu'un miracle se produit ou encore lors d'une fête où tous se sentent unis par un lien particulier.
  • Le Souffle Sacré : le souffle sacré est une doctrine qui considère qu'un souffle bien particulier est extrêmement important et parfait. Aswad et Alistaar sont donc composés du même souffle qui s'est réincarné. La relation des asentanis aux deux fonctionne généralement comme considérant qu'ils sont les héritiers d'Aswad mais qu'Alistaar, étant sa dernière réincarnation, est plus important et que le culte d'Arbitrio peut donc fortement nourrir le culte qadjaride.
  • Centralité : les asentanis considèrent que le monde d'Ertä est le plus important de tous. Il n'est pas l'égal des autres mondes et constitue un monde sous protection particulière du Passeur.

Prière et signification

La prière qadjaride a principalement pour but de s’ouvrir au Souffle et de pratiquer sa sensibilité à celui-ci. Par la prière, le qadjaride cultive sa connaissance de son Souffle. Certains pratiquent ainsi des exercices respiratoires et de méditation. D’autres pratiques plus rituelles et ésotériques peuvent l’accompagner avec l’aide du Telesmbod ou d’une personne touchée par le Souffle.
La prière peut également servir à tenter de communiquer avec les Ancêtres ou de s’ouvrir aux autres mondes de la cosmogonie qadjaride. Elle est alors méditative et peut s’accompagner de la prise de certaines substances (le plus usuellement du madyam ou de l’alcool) pour atteindre une forme de transe.

Vivre le culte qadjaride au quotidien

La religion qadjaride est entièrement lié à la vie de clan et fait partie de la vie normale d’un qadjaride. Vivre le culte se fait au quotidien et tout au sein de la culture qadjaride est (ou peut être) lié d'une manière ou d'une autre au culte. L'initiation au culte est faite de façon continue tout au long de l'enfance et de la vie d'un qadjaride. Le culte s'approfondit par moments mais il n'existe pas de grands moments dédiés à la religion et seulement à celle-ci. Du reste, les qadjarides peuvent participer aux rites du culte d'Arbitrio en tant qu'observateurs, voire plus selon les recommandations du telesmbod.

Calendrier religieux ou Kutla

Kutla désigne l'ensemble des fêtes religieuses chez les qadjarides. Cependant, le culte qadjaride n'a pas de date fixe pour certaines fêtes. Les fêtes religieuses sont donc chaque :

Culte qadjaride et politique

Le culte qadjaride n'a aucun but politique. Il peut influencer la conduite interne des affaires du clan et la manière dont il s'organise mais en dehors du clan, le culte n'est pas politisé.

Figures majeures du culte qadjaride

Le culte qadjaride étant une religion traditionnelle et non-politisée, peu de figures religieuses ont marqué l’histoire.

Considération HRP concernant le Souffle

Le Souffle, la sensibilité vis à vis de lui et sa manipulation sont des croyances et fonctionnent à l’auto-suggestion. Il ne s’agit pas d’une forme de magie réelle. Aucun rp ne peut donc être fait sur l’idée de demander à un MJ de mettre en place des événements surnaturels sur la justification de l’utilisation du Souffle.