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Une simple affiche. Ecriture avec de l'encre. La calligraphie est moins technique. L'œuvre a été faite rapidement.RolePlay :
L'Etude du Grand Rat ou la Libre Bibliothéque présente.
- Arbitrologie “Les armes” par la Suuri.
Les armes ne sont pas des outils. Elles sont des maladies pour les âmes et des taches sur l’Arbeta des communautés. Leur présence dans le monde témoigne que nous sommes encore dans l’échec de la Mission. Dans le monde Parfaite-Bien Arbitré correspondant à la vision du Prophète Allistère, il n’y a pas d’armes. La sagesse, le savoir et la paix auront été instaurées entre les hommes. Les protecteurs et les agresseurs, qui sont les deux faces d’une même pièce , la violence, n’existeront plus.
Par définition un outil est une chose qui aide à modifier la matière ou à exercer un travail.
Quelle est la matière sur laquelle les armes peuvent avoir un effet ? La destruction de la chair, la suppression du réceptacle du Souffle de Arbitrio forgé à partir de son Cœur.
Le travail pratiqué avec une arme est exclusivement lié à la violence. Il n’existe pas de violence vertueuse. Ceux qui parviennent à faire une distinction entre bonne et mauvaise violence n’ont simplement pas acquis un niveau théologique suffisant pour définir le bien du mal. Sous l’échelle de l’arbitrage, la violence n’est jamais plus que mal-arbitrée.
Lorsqu’un vagabond poignarde un pèlerin pour voler ses vêtements. On parle de violence criminelle. Lorsqu’une armée assiège un village, le massacre et le pille.Il est question de violence légitime.
La capacité de la violence dominante à se rendre légitime est la caractéristique perverse de la violence. Pour cette raison qu’on ne peut y mettre de la vertu car dans un contexte de dominance à l’autre, le paramètre légitime change. Si tous les vagabonds de la terre s’unissent en nation. Leurs anciennes attaques sur les pèlerins seraient décriminalisées et chantées en bravoure.
On en revient aux armes. Elles sont liées à l’action violente qui ne peut être au mieux que mal-arbitré. Cependant, il serait rigide de ne pas chercher des contextes plus larges propres aux armes.
Il ne faut pas nier que le monde est violent et injuste. Les armes contribuent à cet état fait. Elles assurent une sécurisation tout en étant à l’origine de l’insécurité. Elles sont à la fois poison et contre-poison. Ce qui permet à certain de voir de la vertu dans la fusée des épées. Mais c’est lourdement se méprendre.
Le guerrier vertueux n’est rien de plus qu’un personnage de roman. La foi monachiste l’a très bien compris. Le rite de la bénédiction guerrière consiste à remercier un sacrifice de vertu. Elle est aussi l’exclusion symbolique d’une personne de l’Arbeta de sa communauté.
Le cheminement de pensée philosophique, de ce rite est “on te remercie de te faire protecteur de la communauté mais on va d’abord se protéger de toi car ta prise des armes n’est pas morale par rapport aux attentes d’Arbitrio”
Qu’importe la personne que vous êtes, votre bonté d’âme, votre sagesse ou votre éducation, la prise d'armes vous conduira tôt ou tard dans le vice. C’est irrémédiable.
En conclusion.
Dans leur essence, les armes sont mauvaises. Ce sont des objets de vice. On ne peut que souhaiter leur limitation ou leur disparition. Mais on ne peut pas vivre dans une fable naïve. Les armes sont une composante du monde et de toutes ses sociétés.
Leur place est relativement arbitrée lorsqu'elles sont utilisées dans une vision purement défensive. On ne peut sévèrement blâmer celui qui aspire sincèrement à la protection de sa communauté. Toutefois, il faut garder un œil vigilant, méfiant même , face à ses individus.
La frontière est mince entre protecteur et agresseur. Une communauté porte souvent davantage les stigmates de violence des personnes se vouant à sa protection que celles d’ éventuels agresseurs étrangers.
Dans l’action de chasse, la possession d’une arme est également relativement bien-arbitré. Le recours à des pièges serait bien plus avenant pour l’âme. Toutefois, la pratique en elle-même de la chasse témoigne d'une forme de dysharmonie. Cette profession mérite d’être étudiée sous le spectre de l’arbitrage. Ce n’est pas un hasard si les religieux ne sont rarement chasseurs mais éleveurs. Dans le reste des cas, la possession d'armes est une négligence de vie et de vertu.
Je suis tranchée sur la question. Si vous n’êtes pas un protecteur, sous le rite de la bénédiction guerrière, et que vous possédez une arme, cette possession est mal-arbitrée car en manque totale de raison. Être monachiste, non protecteur et être armé, est une ineptie dans son quotidien religieux. Une arme n’est pas un accessoire de beauté. Dans le monachisme, elle est l’atout d’un groupe moral précis : le protecteur. Ce n’est donc pas une décision légère que de s’armer. On ne peut pas jouer sur les deux tableaux. Soit on est protégé soit on est protecteur. Soit on a l’intégralité de son intégrité morale soit on en fait le sacrifice partiel pour sa communauté. Le protégé-protecteur commet plusieurs fautes morales. D’abord, il renie le sacrifice effectué par les protecteurs. Prendre la place de quelqu’un dans la société sans pour autant avoir ses compétences et qualités, est un cruel manque de savoir-vivre. Puis, il y a une rationalisation malsaine de la foi. Enfin, c’est être monachiste en demi-mesure, en demi-croyance.
Le Monastère a abandonné assez rapidement l’idée d’avoir une aile militante militarisée. La doctrine indique qu’on ne peut être protecteur et protégé à la fois. Le bon moine est fort de son rejet total de la violence , en conséquence, s'épanouit dans un rôle de protégé et un refus catégorique du port des armes.
Je clôture par le permis des armes esperiens. La chose est souvent décrite avec moquerie. La résolution n’en reste pas moins fort bien-arbitré. Je pense qu’il est intéressant d’aller encore plus loin. On pourrait imaginer que la délivrance du permis soit aussi associée à l’autorisation d’une prise d’arme par un religieux. Pour le croyant monachiste, cela passe par l’accomplissement de la bénédiction guerrière et un examen de conscience. Pour le croyant phalangiste, l'examen de la vertu et de la discipline du demandeur.
Quoi qu’il en soit, que la Sagesse du Prophète nous inspire à ne pas avoir trop souvent besoin des armes.
La Suuri.
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