RolePlay :
Peuple d’Esperia,Je prends la plume ce jour afin de répondre aux accusations du groupe renégats et apporter, à défaut d’une vérité absolue, ma version des choses. Car il revient à vous, ceux qui font la base de notre bourg, de prendre votre décision et de vivre avec vos choix.
Sur les accusations visant les Bellinis, je ne peux apporter qu’un fait. La raison de leur exonération. En effet, et depuis le gouvernement Sulka, un contrat a été passé entre le sire Bellini et le gouvernement.
En échange de l’intégralité des plans du port, les Bellinis obtiennent une exonération à vie. Je trouve d’ailleurs fort étrange que le parjure Wolfram ne le précise pas, ce dernier étant bel et bien au courant. Du reste, je ne peux donner plus d’informations, ne le possédant pas moi même.
Sur mon cas à présent. Je n’ai jamais caché ma proximité avec les Bellinis? Du vivant d’Ydhessa Louvoy, nos maisons ont acté un rapprochement entre les différents acteurs de la noblesse afin de former une union. De là à dire que je leur mange dans la main, il y a tout de même un monde.
Concernant la place forte, j’ai obtenu, au titre de ma guilde et de ses membres de l’époque, Perconte et Varamis, une baisse de prix d’achat du fait, et seulement du fait, de l’achat de masse. Et cela sans jamais avoir eu à promettre ma voix.
En parlant de voix. J’avais à l'époque un profond respect envers Wolfra. Cependant, au regard de ses discours et propositions (souvenez-vous bien qu’il ne voulait pas quitter son poste de capitaine au début et ainsi cumuler les pouvoirs) et après consultation de mon mentor, Ydhessa Louvoy, j’ai accordé ma voix à un autre. S’en ai suivi une période d’instabilité ou Wolfram a, à mon sens, commencé à ternir son honneur par ses actes et à faire preuves d’un favoritisme qui m'a dérangé au plus haut point. J’ai donc décidé de voté Tainio en mon âme et conscience, en accord avec ce que j’avais pu échanger et ma maisonnée.
Sur ces affaires de vols, en effet, et cela je ne m’en suis jamais caché, j’ai été soupçonné. Etrangement, il est encore omis de dire que je me suis soumis à toutes les inspections et que j’ai justifié de chaque pièces en ma possession à l’époque. Pour revenir sur mes impots, il est important de préciser les choses suivantes :
Je n’ai jamais payé d’impôt sur la taverne, Ydhessa Louvoy, mon associé, s’en chargeant Avec mon salaire de garde et le reste de la caisse de la taverne, (j’invite les curieux à venir la vérifier, la poussière dessus sera témoin que je ne l’ouvre plus depuis un moment hormis pour en sortir les bénéfices de l’époque) et mes fonds personnels, je n’ai jamais eu de mal à payer le restant.
Quant à l’accusation de vol dans la bourse du meurtrier Anochyre, cette dernière a été placée sous clef le soir de son arrestation, clef que je n’avais pas en ma possession. Que l’on m’explique comment j’ai donc pu y toucher. Surtout que je me trouvais en sa compagnie toute la soirée.
Sur le messire Linden, je n’aurais rien a dire, ce dernier n’est plus là pour se défendre mais il est encore une fois utile de souligner qu’après tout ce qu’il a fait pour Lonerot, il se fait trainer dans la boue.
Terminons sur Ydhessa Flaerdottir, assassinée sur des suppositions. Égorgée dans une crypte sombre par un homme à qui elle faisait confiance. Meurtre commandité par le parjure Wolfram. Le meurtre n’est jamais une solution si ce n’est pour les mal-arbitré. Il n’existe aucunes preuves, aucuns liens prouvant qu’elle a voulu conspirer. D’ailleurs, son seul acte a été de proposer une réforme de la garde au gouvernement. Réforme que je vous laisserais sans soucis consulter puisque en ma possession.
Je terminerai cette affiche par ces dernières informations. Une proposition de négociation avait été acceptée par le parjure Anochyre. En echange de l’ennen, retenu en otage, un navire serait fourni pour qu’ils puissent, lui et ses compagnons, quitter l'île et éviter l’effusion de sang. Il n’avait qu'à laisser Wolfram, déclaré coupable et partir, libre.
Il y a deux soirs, il a choisi de rompre sa parole, alors qu’il avait juré sur l’Eternel, pour attaquer. Ses premiers mots ont été les suivants :
“Ceux qui tue Reynart et la bourgmestre seront les nouveaux nobles de l’ile”
Vous avez désormais le choix entre soutenir une transition s’effectuant dans le respects des lois du codex et sans sang ou tyrannie ou soutenir des meurtriers et des parjures jurant sur le sacré sans tenir leur parole, tentant de minimiser leurs actes barbares et mal arbitrés et promettant la justice et l’adaar après l’avoir bafoué. Promettant un gouvernement juste mais dirigé par eux seuls, un pouvoir obtenu dans le sang et le mensonge.
Les Bellinis ont quitté l’île. Le gouvernement n’est plus, la bourgmestre ayant suivi. J’invite la foi Monachiste a venir a ma rencontre afin que leur soit remis les clefs du gouvernement.
J’invite le peuple esperien a prendre actes de tout mes mots mais aussi ceux de nos détracteurs et à faire son choix.
Enfin, je propose, à l’image de nos assaillants assoiffés de sang, une dernière chance. Prenez le navire de l’esclavagiste ce soir, partez. Sauvegardez le peu d'honnêteté et de bon-arbitrage qu’ils vous restent en cessant mensonges et actes barbares.
Vous promettez la mort à vos opposants. Mais c’est Esperia et ses principes qui s’opposent à vous. Vous souhaitez asseoir votre pouvoir dans le sang, celui de tout ce qui a été construit jusqu’ici. Vous souhaitez tuer Esperia.
Lieutenant Reynart, dernier citoyen reconnu d’Esperia, au service de cette dernière et de la Foi.