[Grünenberg] Charte de Milice

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lun. 18 mai 2026 23:38

Hors RolePlay :

écriture à l'encre et plume sur une affiche robuste, les traits sont soignées mais raides. Certains passages comportent une écriture différente en fraktur

RolePlay :

ℭ𝔥𝔞𝔯𝔱𝔢 𝔡𝔢 𝔩𝔞 𝔐𝔦𝔩𝔦𝔠𝔢


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Nous, Burgrafs de Grünenberg, décidons d’officialiser la Milicie von Grünenberg (litt. “Milice du Verdoyant”) fondée le 23 avril 526 par le Meister Meinhard Waldberg, comme force armée de Grünenberg. Par conséquent, nous instaurons la présente Charte, rédigée sous la plume du Meister Meinhard Waldberg, afin d’organiser le fonctionnement de la Milice.

Qu’Arbitrio garde Grünenberg, Qu’Arbitrio nous guide.


I. 𝔒𝔯𝔤𝔞𝔫𝔦𝔰𝔞𝔱𝔦𝔬𝔫 𝔢𝔱 𝔢𝔣𝔣𝔢𝔠𝔱𝔦𝔣𝔰

La Milice est la force armée de Grünenberg. Elle est chargée du guet, c’est à dire du maintien de l’ordre, du respect des us et coutumes et de la lutte contre les incendies et autres périls, de la garde, c’est à dire de la surveillance et protection des murs, frontières ainsi que des lieux les plus importants, et de la guerre, afin de combattre pour les intérêts de Grünenberg et d’assurer sa défense face à ses ennemis.

La Milice est composée des bourgeois de Grünenberg, rompus ou non à l’exercice du combat. Toute personne dotée du droit de bourgeoisie se doit, comme dispose la Magna Carta, de participer directement ou indirectement à la défense du Kanton.
Chaque bourgeois en âge et en capacité de combattre ou travailler a le choix d’accomplir ce devoir directement, en effectuant son service à la Milice, ou indirectement en payant la taxe de milice.
Un milicien peut décider d’arrêter son service à la Milice après signalement. Le départ de la milice est strictement contrôlé en temps de guerre, de tensions ou de péril.

Afin de renforcer les rangs des miliciens, notamment en cas de manque d’effectifs ou de compétences spécifiques, le Conseil de Paréage ou le Kapitan de la Milice peuvent recruter des mercenaires, valets ou otroks (litt. “chaîneux”) ostatnis (litt. “étranger”).

La hiérarchie de la Milice peut décider de refuser un bourgeois volontaire jugé inapte au service. Dans pareil cas de figure, le bourgeois est contraint de remplir son devoir de milice en payant la taxe de milice.
Similairement, la hiérarchie de la Milice peut renvoyer un milicien manifestement inapte au service, ayant commis des fautes ou manquant d’assiduité.


II. 𝔇𝔦𝔰𝔭𝔢𝔫𝔰𝔢𝔰 𝔢𝔱 𝔭𝔯𝔦𝔳𝔦𝔩𝔢̀𝔤𝔢𝔰

Les bourgeois mariés ou notoirement fiancés sont considérés comme un unique foyer et bénéficient du privilège de ne voir qu’un seul conjoint être contraint au devoir de participation directe ou indirecte à la défense du Kanton. Ce privilège ne s’étend pas à leurs enfants en âge et en capacité de combattre ou de travailler.
Les bourgeois veufs, veuves ou seuls ayant au moins un jeune enfant à charge sont dispensés du devoir de participation directe ou indirecte à la défense du Kanton.

Les miliciens ayant rempli directement et avec assiduité leur devoir de milice, mais se retrouvant désormais dans l’incapacité de le poursuivre, peuvent se voir dispensés de ce devoir sur autorisation du Conseil de Paréage. De ce fait, les bourgeois ainsi dispensés ne sont pas contraints au versement de la taxe de milice. Ce privilège vise à récompenser les miliciens légitimement empêchés à cause de leur vieillesse, de leur infirmité, qu’elle soit due au service de milice ou non, ou de leur santé.
Enfin, de manière exceptionnelle et publique, le Conseil de Paréage peut décider de dispenser un bourgeois du Verdoyant de son devoir de milice en raison d’exceptionnels services rendus au Kanton. Ce privilège vise à pouvoir récompenser les bourgeois ayant accompli d’immenses services rendus ou à la suite d’un acte héroïque.

III. ℌ𝔦𝔢́𝔯𝔞𝔯𝔠𝔥𝔦𝔢 𝔢𝔱 𝔡𝔦𝔰𝔠𝔦𝔭𝔩𝔦𝔫𝔢

Le concept de hiérarchie, nécessaire à toute discipline et cohésion d’une troupe, est au centre de l’organisation de la Milice du Verdoyant.

Au sommet de la hiérarchie de la Milice se trouve les deux Burgrafs du Conseil de Paréage, formant l’autorité suprême. Ils sont responsables de la nomination et de révocation du Kapitan de la Milice.
Le Kapitan (litt. le Capitaine) est chargé de commander et d’organiser la Milice. Il est secondé par des Leutnants (litt. les lieutenants) désignés par le Kapitan.
Sous leurs ordres, les Obermilicionars (litt. Haut-Milicien) maintiennent la rigueur et l’efficacité dans les rangs, là où les Milicionars (litt. Milicien) forment la base de la Milice et exécuteront les tâches qui leurs seront confiées.

Mis à part de la hiérarchie milicienne, les mercenaires, assistants et otroks (litt. “chaîneux”) ostatnis (litt. “étrangers”) sont mis au service de la Milice pour l’assister dans l’exercice de ses missions.

La hiérarchie de la Milice est chargée de la discipline des miliciens et peut, ainsi, sanctionner l’indiscipline, le manque d’assiduité ou les fautes commises en service. Les fautes les plus graves peuvent être jugées par la justice du Kanton.


IV. ℑ𝔫𝔡𝔢𝔪𝔫𝔦𝔱𝔢́𝔰

Afin de motiver les troupes et de récompenser pour leur service les bourgeois du Verdoyant, des indemnités peuvent être versées aux membres de la Milice, en monnaie ou en nature.
Le montant de ces indemnités est déterminé en fonction du grade hiérarchique, du rang, de la discipline, de l’assiduité et des prouesses des Miliciens.

La participation à la Milice offre un privilège de port d'arme permanent aux miliciens, en fonction comme en civil.

Les mercenaires et assistants ostatnis sont payés conformément à leur contrat écrit ou oral d’engagement.



Charte instituée le 18 mai de l'an 526

Signatures


Paréage :
Alarich Dornfeld
Valérian Drakovitch

Milice :
𝔐𝔢𝔦𝔰𝔱𝔢𝔯 𝔐𝔢𝔦𝔫𝔥𝔞𝔯𝔡 𝔚𝔞𝔩𝔡𝔟𝔢𝔯𝔤