Grimoire des Chartes de Grünenberg

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Alarich Dornfeld
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mar. 26 mai 2026 17:53

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Grimoire rassemblant et tenant à jour les chartes, l'item consultable se trouve dans l'intendance de Grünenberg

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𝔏𝔞 𝔊𝔯𝔞𝔫𝔡𝔢 ℭ𝔥𝔞𝔯𝔱𝔢 𝔡𝔲 𝔙𝔢𝔯𝔡𝔬𝔶𝔞𝔫𝔱
𝔐𝔞𝔤𝔫𝔞 ℭ𝔞𝔯𝔱𝔞 𝔳𝔬𝔫 𝔊𝔯𝔲̈𝔫𝔢𝔫𝔟𝔢𝔯𝔤


Écrit par Herr Alarich Dornfeld et 𝔐𝔢𝔦𝔰𝔱𝔢𝔯 𝔐𝔢𝔦𝔫𝔥𝔞𝔯𝔡 𝔚𝔞𝔩𝔡𝔟𝔢𝔯𝔤
à Grünenberg, rédigé en mai de l’an 526
𝔓𝔯𝔢́𝔞𝔪𝔟𝔲𝔩𝔢

Nous, Arbitrés du Kanton (litt. “le coin”) de Grünenberg (litt. “du Verdoyant”), inspirés par Arbitrio et le Temps de la Loi qu’Il nous insuffla au cours de l’Oriore, sommes réunis sous la tutelle de nos coutumes et la garde de notre serment commun pour établir cette Magna Carta (litt. “Grande Charte”).
Cette Grande Charte, à tous présents et à venir, garantit notre souveraineté, ordonne l’autorité de notre coin et préserve la paix entre nos murs et les droits des Grünenbergeois (litt. “des Verdoyantais”). Elle concerne tous les Grünenbergeois et toute personne se trouvant sur le territoire de Grünenberg, quelle que soit sa qualité.
Que la Grande Charte du Verdoyant soit notre loi, pour aujourd’hui et pour les temps à venir.

Qu’Arbitrio garde Grünenberg, Qu’Arbitrio nous guide.


I – 𝔇𝔢 𝔩𝔞 𝔏𝔦𝔟𝔢𝔯𝔱𝔢́ 𝔡𝔲 𝔙𝔢𝔯𝔡𝔬𝔶𝔞𝔫𝔱

Le Verdoyant est un Kanton libre et souverain. Il ne reconnaît aucune autre autorité supérieure à la sienne et défend sa souveraineté face à l’adversité et à ses ennemis.

Est Verdoyantais tout homme ou femme libre détenant le droit de bourgeoisie. Toute personne possédant le droit de bourgeoisie est reconnue et peut se proclamer comme bourgeois du Verdoyant ou Verdoyantais et jouir de ses droits garantis dans cette Magna Carta. Tout Verdoyantais libre a le droit d’être entendu dans le respect des formes. Nul impôt, nulle corvée ou contribution ne pourra être imposée aux Verdoyantais hors décision de l’autorité suprême légitime.

Le droit de bourgeoisie est le droit garantissant l’appartenance et l’intégration de la personne au Kanton de Grünenberg, lui octroyant droits politiques, économiques et judiciaires en échange de son allégeance à Grünenberg, de sa volonté de servir l’intérêt de celle-ci et de participer directement ou indirectement à sa défense.


II – 𝔇𝔢 𝔩’𝔄𝔲𝔱𝔬𝔯𝔦𝔱𝔢́ 𝔏𝔢́𝔤𝔦𝔱𝔦𝔪𝔢 𝔢𝔱 𝔅𝔦𝔠𝔢́𝔭𝔥𝔞𝔩𝔢

L’autorité est incarnée par les deux Burgrafs (litt. “Bourgmestres”) de Grünenberg. Ils administrent et forment l’autorité suprême du Kanton.
Les Burgrafs sont désignés parmi la bourgeoisie par les précédents Burgrafs ou par les bourgeois du Verdoyant à la Landsgemeinde si aucun successeur n’est désigné.

Les deux Burgrafs forment le Conseil de Paréage. Aucun des deux Burgraf ne peut agir seul, ou sans accord de l’autre, sur les décisions majeures.
Sont considérés comme décisions majeures, la modification de la présente Grande Charte, l’instauration, la modification ou la suppression d’une Charte, les accords diplomatiques d’importance, la levée d’un impôt nouveau ou exceptionnel, la nomination ou la révocation d’un échevin.
Si les Burgrafs ne peuvent s’entendre sur une décision majeure, ils convoquent la Landsgemeinde (litt. “Assemblée du pays”) pour conseil et arbitrage.
Si l’un des Burgrafs ne peut plus, ou n’exerce plus sa fonction, l’autre a le devoir d’assurer les affaires courantes jusqu’à la nomination du nouveau Burgraf dans les modalités décrites. En cas de disparition conjointe des deux Burgrafs, la Landsgemeinde se doit de reconnaître cet état de fait et de prendre les dispositions nécessaires pour le futur de Grünenberg.

Un échevin est une personne nommée par le Conseil de Paréage et agissant dans le cadre d’une mission précise définie et connue de tous. Les modalités de sa mission, de ses droits, de sa rémunération et de ses devoirs sont définis dans le registre des actes ou par charte.


III – 𝔇𝔲 𝔏𝔞𝔫𝔡𝔰𝔤𝔢𝔪𝔢𝔦𝔫𝔡𝔢 (𝔩𝔦𝔱𝔱. “𝔞𝔰𝔰𝔢𝔪𝔟𝔩𝔢́𝔢 𝔡𝔲 𝔭𝔞𝔶𝔰”)

Le Landsgemeinde se compose de toutes les personnes dotées du droit de bourgeoisie de Grünenberg. Il peut être consulté pour l’approbation d’une décision burgravale ou un acte législatif ou pour trancher en cas de désaccord au sein du Conseil de Paréage. Toute proposition avancée par les Burgrafs peut être discutée puis soumise au vote à main levée.
Au cours d’une session de la Landsgemeinde, tout membre de l’assemblée peut présenter leur contestation des décisions ou de l’autorité d’un ou des deux Burgrafs à travers leur droit de remontrance. A l’issue de cette présentation, la Landsgemeinde examine et débat ces remontrances. Si ces dernières ouvrent une crise dans le Kanton, la Landsgemeinde cherche une solution pour en sortir.

Le Landsgemeinde est convoqué à la demande conjointe des deux Burgrafs du Conseil de Paréage. De même, une session de la Landsgemeinde peut être demandée par cinq Verdoyantais dotés du droit de bourgeoisie. Par conséquent, les Burgrafs annoncent une nouvelle session de la Landsgemeinde.

IV – 𝔇𝔢𝔰 𝔩𝔬𝔦𝔰

Afin d’assurer la souveraineté et l'ordre du Kanton de Grünenberg, les lois du Verdoyant sont ordonnées en différents textes législatifs, déterminant les droits et devoirs de tous ou de quelques-uns en fonction de leur qualité.

La Grande Charte définit l’autorité, les lois et coutumes fondamentales de Grünenberg. Elle concerne tous les Grünenbergeois et toute personne se trouvant sur le territoire de Grünenberg, quelle que soit sa qualité. Nul ne peut altérer la Grande Charte sans accord du Conseil de Paréage après convocation et consultation obligatoire des Verdoyantais dotés du droit de bourgeoisie durant une session du Landsgemeinde.

Les accords diplomatiques déterminent les relations de Grünenberg avec un pays étranger ou tout autre organisation étrangère. Sont concernées, sans s’y limiter, les déclarations de guerre, les traités de paix, les trêves ou les accords commerciaux.

Les Chartes définissent les droits et devoirs des Grünenbergeois et étrangers du Kanton en fonction de leur qualité. Les Chartes peuvent aussi déterminer les règles particulières d’un territoire de Grünenberg. Les Chartes doivent être approuvées par le Conseil de Paréage. La Grande Charte garantit la légitimité de toute Charte approuvée par le Conseil de Paréage. Sont concernées, sans s’y limiter, les Chartes établissant une vassalité, les Chartes cléricales, les Chartes de milice, les Chartes des rangs sociaux, les Chartes des guildes et corporations.

Les ordonnances sont les décisions générales édictées par le Conseil de Paréage ou par délégation, après consultation ou non du Landsgemeinde. Elles doivent respecter la Grande Charte et les Chartes.

Les coutumes sont des pratiques traditionnelles du Verdoyant reconnues. Sont aussi inclus les différentes jurisprudences. Elles s’appliquent en l’absence de loi écrite, mais ne peuvent contredire les niveaux supérieurs.

V – 𝔇𝔢 𝔩𝔞 𝔍𝔲𝔰𝔱𝔦𝔠𝔢 𝔢𝔱 𝔡𝔢𝔰 𝔖𝔞𝔫𝔠𝔱𝔦𝔬𝔫𝔰

La justice est rendue par les Burgrafs ou par délégation de leur autorité judiciaire. Ils peuvent convoquer une session du Landsgemeinde pour obtenir l’avis des bourgeois de Grünenberg.
Nul bourgeois de Grünenberg ne peut être condamné sans preuve, témoignage ou aveu. Les peines doivent être justes et proportionnées.

VI – 𝔇𝔢 𝔩𝔞 𝔉𝔬𝔦

Le Kanton de Grünenberg proclame le culte d’Arbitrio de rite phalangiste comme sa religion officielle.

Les opods (litt. “les moines phalangistes”) et praes grünenbergeois composent le clergé du Verdoyant et l’Ordre phalangiste est reconnu comme autorité morale. Les clercs phalangistes du Verdoyant bénéficient ainsi du droit de bourgeoisie.

Une charte cléricale est édictée pour déterminer précisément les relations avec l’Ordre phalangiste grünenbergeois.

Grünenberg reconnaît le monachisme de rite adaarion en tant que culte concordal de Roskilde. Les moines monachistes présents dans le Verdoyant auront la qualité et le rôle d’aumôniers.

VII – 𝔇𝔢𝔰 𝔯𝔞𝔫𝔤𝔰 𝔢𝔱 𝔡𝔦𝔰𝔱𝔦𝔫𝔠𝔱𝔦𝔬𝔫𝔰


Le Verdoyant proclame qu’un pays ordonné ne peut être bâti qu’à travers une société d’ordres. Similairement, le Verdoyant proclame qu'un pays stable ne peut se bâtir qu’à travers la nécessaire contribution de chaque rang social, qui se doit d’être différenciée en fonction de sa qualité.
Enfin, le Verdoyant proclame la nécessité et la pertinence de l’existence d’une noblesse, mais considère que nul dans les temps actuels ne peut ni mériter un si grand honneur, ni assumer les exigences d’un si noble titre. La noblesse est une qualité et un rang qui ne peut qu’appartenir aux élites, et le Verdoyant proclame que le dévoiement d’un tel titre n’entraîne que désordre et jalousie. La noblesse apparaîtra dans le cadre d’une société stabilisée et ordonnée, où les élites auront su se distinguer, c'est-à-dire à l’avenir.

Le Verdoyant se divise entre les rangs dotés du droit de bourgeoisie, comme défini au début de cette Magna Carta, et ceux qui ne le possèdent pas. Les premiers peuvent ainsi se revendiquer Verdoyantais, là où les seconds ne le peuvent pas et sont ainsi qualifiés d’ostatni (litt. “étrangers”).

Les rangs dotés du droit de bourgeoisie sont la bourgeoisie d’honneur, la bourgeoisie et le clergé du Verdoyant.
La bourgeoisie d’honneur est une distinction remise aux bourgeois les plus méritants du Kanton. Sont considérés clercs du Verdoyant les opods et praes grünenbergeois, jouissant d’un statut social équivalent à celui des bourgeois à condition qu’ils résident à Grünenberg et soient recensés officiellement en leur qualité de religieux.

Les rangs n’étant pas dotés du droit de bourgeoisie sont le résident étranger, l’étranger et l’otrok (litt. “enchaîné”).
La qualité de résident étranger s’obtient en résidant ou en détenant un commerce à Grünenberg sans posséder le droit de bourgeoisie.

Les droits et devoirs des rangs peuvent être définis à travers les Chartes de rangs. Les dispositions fondamentales inscrites dans la Magna Carta ne peuvent être altérées par une de ces Chartes.


VIII – 𝔖𝔢𝔯𝔪𝔢𝔫𝔱𝔰 𝔡’𝔄𝔩𝔩𝔢́𝔤𝔢𝔞𝔫𝔠𝔢

Les Burgrafs prêtent le serment défini comme tel devant le Landsgemeinde :
« Je jure, en devenant Burgraf de Grünenberg (litt. “le Verdoyant”), sur mon honneur et sur Arbitrio, de défendre l’honneur du kanton, de le protéger contre tout ennemi, de respecter cette Grande Charte, son esprit collégial et de ne pas assombrir l'arbitrage de ses bourgeois par mes décisions. Post tenebras lux. »

Les personnes venant d’obtenir le droit de bourgeoisie prêtent le serment défini comme tel devant le Landsgemeinde ou un Burgraf et un représentant de la Commanderie :
« Je jure, sur mon honneur et sur Arbitrio, de n’avoir que Grünenberg (litt. “le Verdoyant”) comme unique patrie d’allégeance de l’île d’Esperia, de participer directement ou indirectement à sa défense et de respecter ses us et coutumes en échange du droit de bourgeoisie qui m’est conféré. »
Modifié en dernier par Alarich Dornfeld le jeu. 18 juin 2026 16:48, modifié 1 fois.

Alarich Dornfeld
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mar. 26 mai 2026 17:55

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ℭ𝔥𝔞𝔯𝔱𝔢 𝔡𝔢 𝔩𝔞 𝔐𝔦𝔩𝔦𝔠𝔢


𝔓𝔯𝔢́𝔞𝔪𝔟𝔲𝔩𝔢

Nous, Burgrafs de Grünenberg, décidons d’officialiser la Milicie von Grünenberg (litt. “Milice du Verdoyant”) fondée le 23 avril 526 par le Meister Meinhard Waldberg, comme force armée de Grünenberg. Par conséquent, nous instaurons la présente Charte, rédigée sous la plume du Meister Meinhard Waldberg, afin d’organiser le fonctionnement de la Milice.

Qu’Arbitrio garde Grünenberg, Qu’Arbitrio nous guide.


I. 𝔒𝔯𝔤𝔞𝔫𝔦𝔰𝔞𝔱𝔦𝔬𝔫 𝔢𝔱 𝔢𝔣𝔣𝔢𝔠𝔱𝔦𝔣𝔰

La Milice est la force armée de Grünenberg. Elle est chargée du guet, c’est à dire du maintien de l’ordre, du respect des us et coutumes et de la lutte contre les incendies et autres périls, de la garde, c’est à dire de la surveillance et protection des murs, frontières ainsi que des lieux les plus importants, et de la guerre, afin de combattre pour les intérêts de Grünenberg et d’assurer sa défense face à ses ennemis.

La Milice est composée des bourgeois de Grünenberg, rompus ou non à l’exercice du combat. Toute personne dotée du droit de bourgeoisie se doit, comme dispose la Magna Carta, de participer directement ou indirectement à la défense du Kanton.
Chaque bourgeois en âge et en capacité de combattre ou travailler a le choix d’accomplir ce devoir directement, en effectuant son service à la Milice, ou indirectement en payant la taxe de milice.
Un milicien peut décider d’arrêter son service à la Milice après signalement. Le départ de la milice est strictement contrôlé en temps de guerre, de tensions ou de péril.

Afin de renforcer les rangs des miliciens, notamment en cas de manque d’effectifs ou de compétences spécifiques, le Conseil de Paréage ou le Kapitan de la Milice peuvent recruter des mercenaires, valets ou otroks (litt. “chaîneux”) ostatnis (litt. “étranger”).

La hiérarchie de la Milice peut décider de refuser un bourgeois volontaire jugé inapte au service. Dans pareil cas de figure, le bourgeois est contraint de remplir son devoir de milice en payant la taxe de milice.
Similairement, la hiérarchie de la Milice peut renvoyer un milicien manifestement inapte au service, ayant commis des fautes ou manquant d’assiduité.


II. 𝔇𝔦𝔰𝔭𝔢𝔫𝔰𝔢𝔰 𝔢𝔱 𝔭𝔯𝔦𝔳𝔦𝔩𝔢̀𝔤𝔢𝔰

Les bourgeois mariés ou notoirement fiancés sont considérés comme un unique foyer et bénéficient du privilège de ne voir qu’un seul conjoint être contraint au devoir de participation directe ou indirecte à la défense du Kanton. Ce privilège ne s’étend pas à leurs enfants en âge et en capacité de combattre ou de travailler.
Les bourgeois veufs, veuves ou seuls ayant au moins un jeune enfant à charge sont dispensés du devoir de participation directe ou indirecte à la défense du Kanton.

Les miliciens ayant rempli directement et avec assiduité leur devoir de milice, mais se retrouvant désormais dans l’incapacité de le poursuivre, peuvent se voir dispensés de ce devoir sur autorisation du Conseil de Paréage. De ce fait, les bourgeois ainsi dispensés ne sont pas contraints au versement de la taxe de milice. Ce privilège vise à récompenser les miliciens légitimement empêchés à cause de leur vieillesse, de leur infirmité, qu’elle soit due au service de milice ou non, ou de leur santé.
Enfin, de manière exceptionnelle et publique, le Conseil de Paréage peut décider de dispenser un bourgeois du Verdoyant de son devoir de milice en raison d’exceptionnels services rendus au Kanton. Ce privilège vise à pouvoir récompenser les bourgeois ayant accompli d’immenses services rendus ou à la suite d’un acte héroïque.

III. ℌ𝔦𝔢́𝔯𝔞𝔯𝔠𝔥𝔦𝔢 𝔢𝔱 𝔡𝔦𝔰𝔠𝔦𝔭𝔩𝔦𝔫𝔢

Le concept de hiérarchie, nécessaire à toute discipline et cohésion d’une troupe, est au centre de l’organisation de la Milice du Verdoyant.

Au sommet de la hiérarchie de la Milice se trouve les deux Burgrafs du Conseil de Paréage, formant l’autorité suprême. Ils sont responsables de la nomination et de révocation du Kapitan de la Milice.
Le Kapitan (litt. le Capitaine) est chargé de commander et d’organiser la Milice. Il est secondé par des Leutnants (litt. les lieutenants) désignés par le Kapitan.
Sous leurs ordres, les Obermilicionars (litt. Haut-Milicien) maintiennent la rigueur et l’efficacité dans les rangs, là où les Milicionars (litt. Milicien) forment la base de la Milice et exécuteront les tâches qui leurs seront confiées.

Mis à part de la hiérarchie milicienne, les mercenaires, assistants et otroks (litt. “chaîneux”) ostatnis (litt. “étrangers”) sont mis au service de la Milice pour l’assister dans l’exercice de ses missions.

La hiérarchie de la Milice est chargée de la discipline des miliciens et peut, ainsi, sanctionner l’indiscipline, le manque d’assiduité ou les fautes commises en service. Les fautes les plus graves peuvent être jugées par la justice du Kanton.


IV. ℑ𝔫𝔡𝔢𝔪𝔫𝔦𝔱𝔢́𝔰

Afin de motiver les troupes et de récompenser pour leur service les bourgeois du Verdoyant, des indemnités peuvent être versées aux membres de la Milice, en monnaie ou en nature.
Le montant de ces indemnités est déterminé en fonction du grade hiérarchique, du rang, de la discipline, de l’assiduité et des prouesses des Miliciens.

La participation à la Milice offre un privilège de port d'arme permanent aux miliciens, en fonction comme en civil.

Les mercenaires et assistants ostatnis sont payés conformément à leur contrat écrit ou oral d’engagement.



Charte instituée le 18 mai de l'an 526

Signatures


Paréage :
Alarich Dornfeld
Valérian Drakovitch

Milice :
𝔐𝔢𝔦𝔰𝔱𝔢𝔯 𝔐𝔢𝔦𝔫𝔥𝔞𝔯𝔡 𝔚𝔞𝔩𝔡𝔟𝔢𝔯𝔤

Alarich Dornfeld
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mar. 26 mai 2026 17:56

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Charte des rangs du Verdoyant

𝔓𝔯𝔢́𝔞𝔪𝔟𝔲𝔩𝔢
En vertu de la Grande Charte du Verdoyant et sous l’Oeil d’Arbitrio, dont la sagesse révélée éclaire nos lois, Nous, Burgrafs de Grünenberg, arbitres des coutumes et gardiens de l’ordre, proclamons par ces présentes les droits, devoirs et distinctions de chaque rang au sein de notre Kanton. Que cette Charte serve de fondement à une société ordonnée, où chacun, selon sa qualité, contribue à la gloire du Verdoyant et à la paix de ses murs. Que nul ne s’élève au-dessus de son rang sans mérite, et que nul ne soit abaissé sans justice.

𝔇𝔢 𝔩𝔞 𝔠𝔩𝔞𝔰𝔰𝔢 𝔡𝔢𝔰 𝔒𝔰𝔱𝔞𝔱𝔫𝔦 (𝔩𝔦𝔱𝔱. 𝔈𝔱𝔯𝔞𝔫𝔤𝔢𝔯𝔰)
Les Ostatni (litt. étranger) sont ceux qui ne résident point en les terres du Verdoyant et n’y possèdent aucun droit inhérent. Leur présence, bien que tolérée pour le commerce ou le passage, est soumise à des règles strictes et à la discrétion des Burgrafs.
𝔇𝔯𝔬𝔦𝔱𝔰 :
— Libre circulation : Les étrangers peuvent traverser le Kanton, y séjourner temporairement et y commercer, à condition de se soumettre aux lois locales et de payer les droits de passage ou de marché si existantes dans l’ordonnance fiscale.
— Protection limitée : En cas de litige avec un bourgeois ou un résident, l’étranger peut demander justice aux Burgrafs, mais sa parole sera pesée avec circonspection. Si il trouble l’ordre du Kanton, il peut en être expulsé sans aucune forme de procès.
— Commerce régulé : Ils peuvent vendre leurs marchandises sur les événements et marchés du Verdoyant, mais doivent s’acquitter d'un droit de douane tel que définit dans l'ordonnance fiscale.
𝔇𝔢𝔳𝔬𝔦𝔯𝔰 :
— Soumission aux lois : Tout étranger surpris en train de troubler l’ordre public, de comploter contre le Kanton ou de refuser de payer les droits dus sera banni sans délai, ou puni selon la gravité de son crime.
— Déclaration obligatoire : Tout étranger désirant séjourner au moins plusieurs jours au Verdoyant doit se déclarer auprès des Burgrafs et justifier de sa présence, sous peine d’expulsion.
— Port d’armure : non autorisé.

𝔇𝔢 𝔩𝔞 𝔠𝔩𝔞𝔰𝔰𝔢 𝔡𝔢𝔰 ℜ𝔢́𝔰𝔦𝔡𝔢𝔫𝔱 𝔡𝔲 𝔙𝔢𝔯𝔡𝔬𝔶𝔞𝔫𝔱
La qualité de résident étranger s’obtient en résidant ou en détenant un commerce à Grünenberg sans posséder le droit de bourgeoisie. Leur présence est tolérée, mais leur statut reste précaire, dépendant de leur bonne conduite et de leur utilité pour le Kanton.
𝔇𝔯𝔬𝔦𝔱𝔰 𝔢𝔱 𝔇𝔦𝔰𝔱𝔦𝔫𝔠𝔱𝔦𝔬𝔫𝔰 :
— Protection juridique : Les résidents peuvent saisir les Burgrafs en cas de litige ou d’injustice, mais leur parole, en l’absence de témoins bourgeois, a moins de poids.
— Commerce et travail : Ils sont autorisés à exercer un métier, à vendre leurs biens ou leur force de travail, ils peuvent louer mais ne peuvent être propriétaire foncier.
— Accès aux services communaux: Ils ne bénéficient pas de la protection que confère le droit de Bourgeoisie mais peuvent recevoir soins et vivres en temps de crise, à condition de contribuer aux efforts communs.
— Port d’armure : non autorisé.
𝔇𝔢𝔳𝔬𝔦𝔯𝔰 :
— Redevance mensuelle: Tout résident doit s’acquitter, chaque mois, d'une taxe de résidence fixée par l’ordonnance fiscale.
— Interdiction politique : Ils ne peuvent prendre part au Landsgemeinde, mais peuvent assister aux assemblées publiques en tant qu’observateurs silencieux.
— Obligation de signalement : Tout résident doit déclarer aux Kanton tout changement de domicile ou de situation, sous peine de perdre son droit de résidence.
— Soumission aux lois : Tout résident surpris en train de troubler l’ordre public, de comploter contre le Kanton ou de refuser de payer les droits dus sera banni sans délai, ou puni selon la gravité de son crime.

𝔇𝔢 𝔩𝔞 𝔠𝔩𝔞𝔰𝔰𝔢 𝔡𝔢𝔰 𝔅𝔬𝔲𝔯𝔤𝔢𝔬𝔦𝔰
La bourgeoisie, socle du Verdoyant, se compose de tous ceux qui, par leur résidence, leur serment et leur contribution, ont acquis le droit de cité et la protection du Kanton. Nul ne peut être bourgeois sans avoir prêté allégeance à Grünenberg et sans s’être acquitté du cens ou du devoir dû à la communauté.
Pour obtenir le droit de Bourgeoisie, il est nécessaire d’habiter le Verdoyant et d’être parrainé par deux bourgeois ainsi que de payer 100 pièces de taxe pour examen de la candidature par le conseil de Paréage. Les 100 pièces ainsi financées seront déduites du prix d’achat de l’habitation ou du commerce que le futur bourgeois achètera. Les critères favorables sont : le bon arbitrage, l’implication en faveur du Kanton et la résidence dans le Kanton. Il est aussi possible de payer cette taxe en service rendu jugé équivalent par le conseil de Paréage en plus du parrainage nécessaire.
𝔇𝔯𝔬𝔦𝔱𝔰 𝔢𝔱 𝔇𝔦𝔰𝔱𝔦𝔫𝔠𝔱𝔦𝔬𝔫𝔰
— Participation politique : Tout bourgeois a le droit de prendre part au Landsgemeinde, d’y voter à main levée, pourvu qu’il soit en règle avec ses devoirs.
— Propriété foncière : Il peut acquérir 1 habitation et 1 commerce ou 1 entrepot, posséder et transmettre des terres au sein du Kanton, sous réserve des lois coutumières.
— Justice : Il bénéficie du droit d’être jugé selon les lois du Verdoyant, avec possibilité d’en appeler aux Burgrafs.
— Héraldique : À son recensement comme bourgeois, il peut créer et faire consigner son blason personnel au registre des héraldiques du Kanton, pourvu qu’il respecte les règles de l’art.
— Commerce et artisanat : Il peut exercer librement tout métier licite, fonder une guilde ou une corporation, et commercer sous la protection du Kanton. Il à la priorité sur la réservation d’un étal lors des marchés.
— Port d’armes et armures : Il possède le droit de porter et posséder des armes et armures déclarées, sans devoir s'acquitter de quelconque permis.
𝔇𝔢𝔳𝔬𝔦𝔯𝔰
— Cens mensuelle : Tout bourgeois doit s’acquitter du cens, fixé par le Conseil de Paréage dans l’ordonnance fiscale, sous peine de suspension de ses droits.
— Défense du Kanton : Il se doit de participer, directement ou par substitution, à la défense du Verdoyant en cas de guerre ou de siège. C’est à dire en payant soit la taxe d’exemption de milice, soit en participant à la milice si la personne n’en est pas exempté.
— Respect des rangs : Il doit honorer les bourgeois d’honneur, les échevins et les représentants du clergé, et se soumettre aux décisions du Conseil de Paréage.
— Destitution : en cas de non-respect des lois du Verdoyant ou de son serment prêté, tout bourgeois peut être destitué de son rang sur décision du conseil de Paréage avec la possibilité d’un droit de recours devant la Landsgemeinde.

𝔇𝔢 𝔩𝔞 𝔠𝔩𝔞𝔰𝔰𝔢 𝔡𝔢𝔰 𝔅𝔬𝔲𝔯𝔤𝔢𝔬𝔦𝔰 𝔡’𝔄𝔥𝔬𝔫𝔫𝔢𝔲𝔯
Les bourgeois d’honneur, élite parmi les bourgeois, est une distinction pour ceux dont le mérite, la loyauté et le dévouement au Verdoyant ont été reconnus par le Landsgemeinde et le Conseil de Paréage. Leur distinction leur confère une reconnaissance d’exception dans la société verdoyantaise.
𝔇𝔯𝔬𝔦𝔱𝔰 𝔢𝔱 𝔇𝔦𝔰𝔱𝔦𝔫𝔠𝔱𝔦𝔬𝔫𝔰
— Préséance : Les bourgeois d’honneur ont droit de siège aux premières places lors des assemblées du Landsgemeinde, et leur parole y est écoutée avec déférence.
— Héraldique : Ils peuvent porter, en sus de leur blason bourgeois, une écharpe verte brodée d’or, symbole de leur mérite.
— Témoignage : Leur parole, en cas de litige, est tenue pour plus crédible que celle des autres bourgeois, sauf preuve contraire.
— Propriété foncière : Il peut acquérir 2 habitations et 2 commerces ou entrepôts, posséder et transmettre des terres au sein du Kanton, sous réserve des lois coutumières. Il bénéficie d’une réduction d'impôt de 20%. Il peut participer aux marchés gratuitement.


Charte instituée le 25 mai de l'an 526

Signatures
Paréage :
Alarich Dornfeld
Valérian Drakovitch