Hors RolePlay :
Une écriture simple, en attaché, lisible. A l'encre. En de rares endroits, on a gratté le papier pour en retirer un mot, une lettre ; c'est assez discret et trop peu commun pour que l'écrit ait été rédigé sans brouillon.Trois affiches ont été utilisées pour cet écrit.
RolePlay :
Frères et Sœurs d'Esperia
Qu'il soit lu et su de tous, sans aucune exception, sous l’œil bien arbitré de notre Créateur, les informations suivantes :
Le cas Vanelé
Récemment, le désormais couple marié Vanelé - anciennement Prunelé et Valadon - s’est vu accusé de faits graves.
Cléon Vanelé fut accusé d’avoir volé le fort du Verdoyant. Elcine Vanelé fut accusée d’avoir volé la somme de deux mille cinq cent pièces à l’Intendance du Verdoyant. Le couple fut accusé de fomenter une révolte armée.
Si Cléon Vanelé a agi comme un coupable, fuyant puis causant un incendie dans le Verdoyant, il a été condamné à porter les fers et la Maison de Charité ne s’y oppose pas.
Cependant, Elcine Vanelé, qui a toujours agi raisonnablement, sans fuir, acceptant la discussion, a dans l’affaire perdu sa maison, ses biens et sa réputation. Aucun procès n’a été organisé malgré les demandes répétées de la Foi Monachiste.
Pour rappel, l’accusation de vol de l’intendance repose uniquement sur le témoignage du burgraf Valerian Drakovitch, dont la voix est considérée comme empreinte de vérité pour l’unique raison qu’il est phalangiste.
La Maison de Charité ne saurait accepter que les phalangistes, et surtout les représentants de la Commanderie, considèrent la voix de leurs croyants comme supérieure à celle des monachistes.
Le cas Silfur
La Foi phalangiste est venue trouver la Foi monachiste pour discuter des actes de l’ennen Ölvir Silfur. En effet, il lui est reproché :
- D’avoir escaladé les toits de la Commanderie ;
- D’avoir menacé un phalangiste de son arc ;
- De respecter les croyances eyjarskas plutôt qu’adaarionne dans sa vision du culte arbitré ;
- D’être à la fois moine et protecteur par les armes.
Point par point, la Foi monachiste répond à ces accusations.
L’ennen Silfur a en effet escaladé la Commanderie pour poursuivre un esclave en fuite - Arsenio - qui lui appartient et lui a été volé par les phalangistes - mais puisqu’ils l’ont rendu, alors nous ne leur en tiendrons pas rigueur. En effet, l’ennen aurait dû demander l’autorisation, et n’y a pas pensé dans le feu de l’action : il présente toutes ses excuses pour cela. D’autre part, la Foi phalangiste est venue trouver les moines Fofelia et Anteli, réclamant qu’en réparation, l’ennen soit séparé de ses armes durant un moment. Cela a été respecté.
La menace à l’arc, cependant, ne visait pas un phalangiste, mais l’esclave en fuite Arsenio, qui était à côté.
Concernant ses croyances eyjarskas : la Maison de Charité invite les phalangistes à s’adapter à la ville d’Esperia, dans laquelle de nombreuses cultures se mêlent et cohabitent en tâchant d’y préserver la paix. Si vous souhaitez que les choses se passent comme en Grande Huratelon, vous êtes libres d’y retourner. Un moine eyjarska est un atout pour la Maison de Charité, afin d’assurer les rites qui sont inconnus des moniales Fofelia et Anteli pour les croyants eyjarskas.
De la part de phalangistes qui intègrent pleinement la martialité dans leur foi, accuser un moine monachiste de prendre les armes est un peu malvenu. Étrangement, la moniale Anteli, vakooja de son état, ne reçoit pas les critiques qui sont adressées à l’ennen Ölvir Silfur. Et pourtant, les munkstrids, contrairement aux vakoojas, répondent d’un moine non-combattant qui est chargé de les guider en cas de manquement. Pourquoi cette différence de jugement ?
De façon générale, la Foi phalangiste a demandé que le titre d’ennen soit retiré à Ölvir Silfur. La Foi monachiste répond que le titre d’ennen ne correspondant qu’à celui de porte-parole, la mesure demandée n’a aucun sens : de plus, comme nous ne venons pas réclamer à tout bout de champs des modifications dans vos rangs, veuillez faire de même et vous occuper de votre foi plutôt que de la notre.
Le cas des champs
Il y a plusieurs mois de cela, l’ancien ennen Richard Carré, le praefectus Milanko et le Gouvernement de l’époque (le seigneur LaFleur et le grand-intendant Monvoy) ont ensemble réparti les terres agricoles en trois parties. L’une à la foi monachiste, l’une à la foi phalangiste, et la plus grande au Gouvernement.
Or, les phalangistes se sont octroyé le droit d’échanger leur parcelle contre celle du Gouvernement, plus grande et plus fournie, sans en référer à personne et espérant que cela ne se voit pas. Dommage pour eux, les archives ne manquent pas.
La réunion à la Maison de Charité tenue récemment, à laquelle le burgraf Alarich Dornfeld ne s’est pas présenté, a eu pour sujet l’injuste répartition des terres. Avec l’appui des intendants Jorik Leidulfson, le Godar, et Llorenç Falguera, le Successeur, la Maison de Charité réclame que les terres et les bêtes injustement obtenues par la Commanderie reviennent au Gouvernement à nouveau, suite à quoi des négociations seront amorcées pour revoir cette répartition.
Le respect des Fois
Comme la Commanderie se mêle allègrement de la façon de faire de la Maison de Charité, nous allons faire de même, le temps d’une affiche.
Puisque l’Ordre lui-même ne respecte pas les scripturas (Corpus VI : Que l’homme ne vole à autrui ce qui ne lui appartient pas : le vol est le pire des vices après le meurtre, car il chaparde le bien gagné.), comment demander à ses croyants de mieux faire ? Car il est bien connu que dans le phalangisme, il est exigé des représentants de l’autorité (politique ou religieuse) une rigueur morale qui manque à certains.
Nous passerons sur d’autres manquements aux scripturas de certains phalangistes (notamment le Corpus VII sur le mensonge), mais pas sur l’irrespect de la Paix Arbitrée proclamée à Roskilde en l’an 347 et l’irrespect envers les religieux (d’ailleurs proscrit dans le Corpus IX).
Cette paix est troublée par plusieurs éléments :
- L’acharnement à l’encontre de l’ennen Ölvir Silfur dont mention est faite plus haut ;
- La répartition inégale des terres arables prises par la ruse dont mention est faite plus haut ;
- Le refus des croyants phalangistes de reconnaître le monachisme de rite eyjarska et donc le statut de moine d’Ölvir Silfur, et l’inaction de la foi phalangiste à l’endroit de cette décision ;
- Le statut d’aumoniers conféré aux moines monachistes par la Grande Charte du Verdoyant plaçant le phalangisme comme supérieur au monachisme dans ses rues ou réfutant l'existence même de la Maison de Charité ;
- L’injustice flagrante et pas même voilée de décisions arbitraires pour condamner une croyante monachiste vivant dans le Verdoyant dont mention est faite plus haut ;
- La qualification de “bestiféré” de l’un de nos moines par un membre de la foi phalangiste.
La Maison de Charité a plus d’une fois tenté de discuter avec les concernés, qu’ils soient représentants de la Foi Phalangiste ou simples croyants. Certaines fois, les phalangistes n’ont pas même daigné venir. D’autres fois, ils sont venus, ont entendu, mais n’ont pas écouté.
Pour la dernière fois, la Maison de Charité implore la Commanderie d’accepter la discussion et le compromis afin de permettre la bonne entente des fois arbitrées. D’accepter de veiller sur l’arbeta - ou le teza - de ses fidèles, et de laisser le soin aux monachistes de faire de même pour les siens.
Vous êtes tous conviés à la grande réunion prévue, voir plus bas sur l’affiche.
Organisation de la Maison de Charité
Sur un sujet plus léger et par transparence, la Maison de Charité informe ses croyants de la répartition des tâches en son sein.
La moniale Fofelia assume les responsabilités de hoitaja et de kryptaja, c’est-à-dire qu’elle s’occupe des soins, des réserves médicinales, des rites funéraires et de l’entretien du cimetière.
Le moine Ölvir assume les responsabilités d’ennen, de kirjastonja et de jarjestaja, c’est-à-dire qu’il est le représentant, porte-parole de la Maison de Charité et en charge de l’organisation des terres et animaux de la Maison de Charité, de la bonne communication avec nos pairs, des archives, et du droit de griffe sur les papiers officiels.
La moniale Anteli assume les responsabilités de muovaava et de kelljari, c’est-à-dire qu’elle s'occupe des novices, des enfants, des conversions, mais aussi des réserves d’alcool de la Maison de Charité.
Les autres tâches sont réparties équitablement entre les trois membres de la Maison de Charité.
Pour rappel, les serviteurs laïcs sont : Usko Sepalla, Leonidas Levonios et Henrietta Silfur.
Débat public et réunion
Chacun sait en ces rues qu’il règne un climat de tension dans la ville. Cet état ne peut perdurer : aucune communauté n’atteint l’Adaar en étouffant sous les non-dits et les règlements de compte personnels.
Dans l’espoir d’apaiser les choses, la Maison de Charité organise un débat public ce lundi premier juin à partir de vingt et une heures quinze à la Maison de Charité, qui se déroulera ainsi :
Chaque représentant de sa foi (monachiste, phalangiste, iconodoule, qadjaride et vaahva), chaque intendant de quartier (le Verdoyant étant géré par deux burgrafs, il faudra choisir un porte-parole) et un représentant choisi parmi les esclaves aura un temps de parole de 10 minutes au sablier durant lequel ne sera tolérée aucune interruption.
Suite à cela, un débat public se tiendra. Toute violence physique sera proscrite, et la Maison de Charité veillera au bon déroulement des événements. Un cercle de Mielikki sera tracé autour de l’assemblée afin que chacun puisse s’exprimer d’égal à égal.
Les intendants et représentants de chaque foi sont particulièrement attendus à cette réunion, mais chacun est libre de venir y participer.
Nous invitons tous ceux qui sont intéressés par le présent et l’avenir d’Esperia à venir écouter et s’exprimer au cours d’un débat qui ne pourra qu’être sain, puisqu’il permettra de crever les abcès laissés à pourrir depuis trop longtemps.
Hors RolePlay :
La durée de dix minutes sera symbolisée par une limite à dix messages de parole pour ne pas pénaliser ceux qui écrivent lentement.Note aux monachistes
Ces derniers mots vont à nos frères, nos sœurs, ceux qui se sentent seuls, incompris, en colère, désemparés face aux tensions qui menacent d’éclater.
Vous n’êtes pas seuls.
Vous n’avez pas besoin de faire justice par vous-même. D’une part, car il s’agit d’une décision dangereuse pour vous. D’autre part car en agissant ainsi, vous vous mettez vous-même en tort. La violence est toujours le dernier recours.
Les moines de la Maison de Charité sont les protecteurs de la Communauté, autant pour affronter sa bêtise que pour préserver sa sagesse. Le munkstrid Ölvir Silfur et la vakooja Anteli Hiiri ont les compétences martiales pour étendre cette protection à un aspect plus physique, mais ne sauraient être en mesure de veiller sur ceux qui tentent volontairement d’échapper aux lois.
La Maison de Charité ne saurait soutenir des dissidents, mais n’est pour autant pas sourde à leurs propos. Parler sera toujours la meilleure solution contre l’injustice.
Puissent Alistaar et ses Compagnons nous guider ensemble vers l’Adaar.
Kuunia Arbitrio.
La Maison de Charité
Muovaava & kelljari Anteli Hiiri
Hoitaja & kryptaja Fofelia Outoa
Ennen, kirjastonja & jarjestaja Ölvir Silfur
La Maison de Charité
Muovaava & kelljari Anteli Hiiri
Hoitaja & kryptaja Fofelia Outoa
Ennen, kirjastonja & jarjestaja Ölvir Silfur