Hors RolePlay :
Écriture soignée au fusain noir. Parchemin de bonne qualité, format A4.RolePlay :
ESPERIENNES, ESPERIENS,Le soir du 20 juillet, le Godar Jorik a profité de la réunion politique au fort du Verdoyant pour mener un coup d’état honteux et sanglant, souillant notre communauté par deux exécutions arbitraires.
A l’occasion du Landsgemeinde, les bourgmestres du Verdoyant Alarich Dornfeld et Valérian Drakovitch, le Capitaine de la milice Meinhard Waldberg, le Magistrat Léonidas Levonios, le Latifundier Virgile Clairval, la Pro-Abbus Dobrinka Piena, le praesco Ekbert, les Bourgeois et aspirants à ce titre s’étaient réunis dans un esprit pacifiste, d’entente et de débat sur l’avenir des quartiers du Verdoyant et du Nouvel Écarlate. Ils célébraient avec joie les résultats de l’élection récente et la collaboration à venir entre les phalangistes et les monachistes de la Grande communauté des croyants. Tous se remettaient encore des efforts déployés pour tenter de contenir le feu provoqué par les nordiques le 19 juillet, lequel avait non seulement ravagé la maison de charité mais également l’Intendance de l'Écarlate et plusieurs bâtiments alentour, faisant plusieurs blessés.
Contre toute attente, le Godar Jorik, escorté de toute la tribu Ander-Bloomster en armure de plates, de l'apostat Cléon Vanelé et de la qadjaride Cinira, fit irruption dans le fort du Verdoyant. Rien ne pouvant arrêter une telle troupe, ils brutalisèrent jusqu’aux domestiques en les forçant à se rendre, ce que tous dans la salle de réunion firent sans opposer la moindre résistance. Conduits dehors et alignés contre un mur dans la cour, le bourgmestre Valérian Drakovitch et le praesco Ekbert furent alors exécutés de sang froid, sans procès et sans ultimatum, décapités par Cléon Vanelé.
Les civils, parmi lesquels la promise de Valérian, le tout jeune orphelin Orion Silfur, l’innocente Irina et l’esclave Magdalène furent contraints d’assister à cette scène morbide, maintenus sur place sous la menace des armes par les nordiques. Le Godar balafré, lui, en dépit de son anathème, se hissa fièrement sur une caisse pour annoncer ses prétentions sur l’ensemble de l’île d’Esperia et revêtir une couronne sous les acclamations des nordiques, de Cléon Vanelé et de Cinira la qadjaride. Le bourgmestre Alarich Dornfeld ainsi que le Magistrat Léonidas Levonios et le Latifundier Virgile Clairval, tous élus légitimement par les habitants, furent contraints de signer leur abdication, un document sans valeur juridique préparé par Cléon Vanelé. Enfin, ils furent dépossédés de tous leurs biens, livrés au pillage de la tribu Ander-Bloomster.
Nous appelons chacun à prendre les armes pour défendre l’arbitrage, en se soulevant partout où c'est possible et à chaque instant, contre le tyran et son ordre barbare et meurtrier. Nous n’attendrons pas une seconde de plus avant de nous gouverner nous-même et d’obtenir la justice qui nous est dûe depuis si longtemps.
Hier soir, les derniers monachistes ont fait leurs humbles prières et ils ont commencé leur oeuvre, une tâche difficile mais nécessaire. A l’heure où nous écrivons ces lignes, Njard et Drott ont tous deux été frappés au cœur de la ville et ils ont été mis en échec par notre lainati Arsenio grâce au soutien du Karigai iconodoule Solen. Drott et Njard ont été touchés sans pouvoir répliquer ni se saisir de nous et ils savent qu’ils ne seront plus jamais tranquilles. Nous sommes tous liés dans cette lutte pour le retour à un ordre juste et ensemble nous sommes capables de réaliser ce que nous pensions impossible. Il nous appartient de ne plus laisser une seule seconde de répit à ces criminels et ces sauvages.
Jouons nous d’eux. Frappons-les dans le dos et sans crier gare. Trompons leur vigilance, gagnons leur confiance avant d’agir, tendons leur des pièges, dépassons-les en nombre ou détournons leur attention et frappons-les sans compter nos coups. Il n’y a pas de plus grand sacrifice et de plus grand honneur car il n’y a plus d’autre façon de mettre fin à ces massacres. Aussi, nous invitons les plus faibles à contribuer à leur juste mesure au combat en offrant armes, provisions, refuge et assistance aux révoltés qui prennent déjà des risques incommensurables, pour certains en cavale. Dans notre péril, nous nous reconnaîtrons par le signe de l’index levé vers le ciel qui rappelle l’unicité du Créateur. Arbitrio, le droit, la justice, la morale sont tous de notre côté et pour cette raison nous triompherons à la fin et nos pertes certes irréparables ne seront pas vaines.
Nous appelons tous les croyants à prier pour la prompte réunion du praesco Ekbert, du bourgmestre Valérian Drakovitch, de la moine Anteli Hirii et d’Ölvir et Henrietta Silfur. Notre réaction doit désormais être immédiate et sans précédent. Ni l’Ennen Fofelia ni le moine Niklas ne pourront répondre de nos actes et de notre vengeance sans merci. Ils demeureront étrangers à notre cause pour préserver leur vie comme leur âme. Nous leur demandons d’accomplir les rites pour nos morts et nous exigeons de tous qu’ils bénéficient dorénavant de l’immunité qu’implique le rang de religieux.
Souvenez-vous, nous sommes présents en tout temps et en tous lieux : libres, relégués, esclaves, ouvriers et artisans, capitalins, adaarions, canatanais, caroggians, mésigues, ribadans et maintenant même eyjarskas et ocolidiens… Nous habitons l’Ergastule et tous les quartiers à la fois. Nous sommes pauvres et riches. Nous sommes exemplaires et imparfaits. Nous sommes sages et novices. Nous sommes un. Et nous avons désormais un ennemi désigné.
A l’occasion du Landsgemeinde, les bourgmestres du Verdoyant Alarich Dornfeld et Valérian Drakovitch, le Capitaine de la milice Meinhard Waldberg, le Magistrat Léonidas Levonios, le Latifundier Virgile Clairval, la Pro-Abbus Dobrinka Piena, le praesco Ekbert, les Bourgeois et aspirants à ce titre s’étaient réunis dans un esprit pacifiste, d’entente et de débat sur l’avenir des quartiers du Verdoyant et du Nouvel Écarlate. Ils célébraient avec joie les résultats de l’élection récente et la collaboration à venir entre les phalangistes et les monachistes de la Grande communauté des croyants. Tous se remettaient encore des efforts déployés pour tenter de contenir le feu provoqué par les nordiques le 19 juillet, lequel avait non seulement ravagé la maison de charité mais également l’Intendance de l'Écarlate et plusieurs bâtiments alentour, faisant plusieurs blessés.
Contre toute attente, le Godar Jorik, escorté de toute la tribu Ander-Bloomster en armure de plates, de l'apostat Cléon Vanelé et de la qadjaride Cinira, fit irruption dans le fort du Verdoyant. Rien ne pouvant arrêter une telle troupe, ils brutalisèrent jusqu’aux domestiques en les forçant à se rendre, ce que tous dans la salle de réunion firent sans opposer la moindre résistance. Conduits dehors et alignés contre un mur dans la cour, le bourgmestre Valérian Drakovitch et le praesco Ekbert furent alors exécutés de sang froid, sans procès et sans ultimatum, décapités par Cléon Vanelé.
Les civils, parmi lesquels la promise de Valérian, le tout jeune orphelin Orion Silfur, l’innocente Irina et l’esclave Magdalène furent contraints d’assister à cette scène morbide, maintenus sur place sous la menace des armes par les nordiques. Le Godar balafré, lui, en dépit de son anathème, se hissa fièrement sur une caisse pour annoncer ses prétentions sur l’ensemble de l’île d’Esperia et revêtir une couronne sous les acclamations des nordiques, de Cléon Vanelé et de Cinira la qadjaride. Le bourgmestre Alarich Dornfeld ainsi que le Magistrat Léonidas Levonios et le Latifundier Virgile Clairval, tous élus légitimement par les habitants, furent contraints de signer leur abdication, un document sans valeur juridique préparé par Cléon Vanelé. Enfin, ils furent dépossédés de tous leurs biens, livrés au pillage de la tribu Ander-Bloomster.
Nous, pieux monachistes de l’ombre, esclaves, croyants, serviteurs, fervents défenseurs de la prophétie révélée d’Allistère, nous condamnons sans retenue l’attaque nordique contre le fort du Verdoyant et l’exécution de sang-froid du bourgmestre Valérian Drakovitch et du praesco Ekbert.
Nous affirmons que le règne du Godar filicide, frappé d’anathème par l’Ennen Fofelia, est nul et non avenu. Un gouvernement qui débute dans la terreur ne fonde sa légitimité que sur la violence et est par nature destiné à l’échec.
Nous appelons tous les Esperiens, quelle que soit leur origine et leur allégeance particulière, quelle que soit leur foi, quelle que soit leur affinité avec les armes, à se révolter sans plus tarder contre l’autorité du Godar Jorik et de la tribu Ander-Bloomster.
Nous affirmons que le règne du Godar filicide, frappé d’anathème par l’Ennen Fofelia, est nul et non avenu. Un gouvernement qui débute dans la terreur ne fonde sa légitimité que sur la violence et est par nature destiné à l’échec.
Nous appelons tous les Esperiens, quelle que soit leur origine et leur allégeance particulière, quelle que soit leur foi, quelle que soit leur affinité avec les armes, à se révolter sans plus tarder contre l’autorité du Godar Jorik et de la tribu Ander-Bloomster.
Nous appelons chacun à prendre les armes pour défendre l’arbitrage, en se soulevant partout où c'est possible et à chaque instant, contre le tyran et son ordre barbare et meurtrier. Nous n’attendrons pas une seconde de plus avant de nous gouverner nous-même et d’obtenir la justice qui nous est dûe depuis si longtemps.
Hier soir, les derniers monachistes ont fait leurs humbles prières et ils ont commencé leur oeuvre, une tâche difficile mais nécessaire. A l’heure où nous écrivons ces lignes, Njard et Drott ont tous deux été frappés au cœur de la ville et ils ont été mis en échec par notre lainati Arsenio grâce au soutien du Karigai iconodoule Solen. Drott et Njard ont été touchés sans pouvoir répliquer ni se saisir de nous et ils savent qu’ils ne seront plus jamais tranquilles. Nous sommes tous liés dans cette lutte pour le retour à un ordre juste et ensemble nous sommes capables de réaliser ce que nous pensions impossible. Il nous appartient de ne plus laisser une seule seconde de répit à ces criminels et ces sauvages.
Jouons nous d’eux. Frappons-les dans le dos et sans crier gare. Trompons leur vigilance, gagnons leur confiance avant d’agir, tendons leur des pièges, dépassons-les en nombre ou détournons leur attention et frappons-les sans compter nos coups. Il n’y a pas de plus grand sacrifice et de plus grand honneur car il n’y a plus d’autre façon de mettre fin à ces massacres. Aussi, nous invitons les plus faibles à contribuer à leur juste mesure au combat en offrant armes, provisions, refuge et assistance aux révoltés qui prennent déjà des risques incommensurables, pour certains en cavale. Dans notre péril, nous nous reconnaîtrons par le signe de l’index levé vers le ciel qui rappelle l’unicité du Créateur. Arbitrio, le droit, la justice, la morale sont tous de notre côté et pour cette raison nous triompherons à la fin et nos pertes certes irréparables ne seront pas vaines.
Nous appelons tous les croyants à prier pour la prompte réunion du praesco Ekbert, du bourgmestre Valérian Drakovitch, de la moine Anteli Hirii et d’Ölvir et Henrietta Silfur. Notre réaction doit désormais être immédiate et sans précédent. Ni l’Ennen Fofelia ni le moine Niklas ne pourront répondre de nos actes et de notre vengeance sans merci. Ils demeureront étrangers à notre cause pour préserver leur vie comme leur âme. Nous leur demandons d’accomplir les rites pour nos morts et nous exigeons de tous qu’ils bénéficient dorénavant de l’immunité qu’implique le rang de religieux.
Souvenez-vous, nous sommes présents en tout temps et en tous lieux : libres, relégués, esclaves, ouvriers et artisans, capitalins, adaarions, canatanais, caroggians, mésigues, ribadans et maintenant même eyjarskas et ocolidiens… Nous habitons l’Ergastule et tous les quartiers à la fois. Nous sommes pauvres et riches. Nous sommes exemplaires et imparfaits. Nous sommes sages et novices. Nous sommes un. Et nous avons désormais un ennemi désigné.
Esperiennes, Esperiens, souvenez-vous de la religion de vos parents.
Esperia, Arbitrio, soyez témoins de notre sincérité dans l’Adaarytheito.
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