Hors RolePlay :
Affiche simple - Ecriture tremblante, mais parfaitement lisible, caractéristique du moine borgne.RolePlay :
Au Peuple Esperien !
Chers gens simples, de tous bords et de toutes origines, si je prend la plume aujourd’hui, c’est pour vous, pour votre avenir sur cette île.
Je suis tout bonnement effaré de voir l’inaction dans laquelle notre petit groupe a sombré depuis le départ de Cassien Sulka. Depuis le mois de novembre, tout fonctionne au ralenti. On nous annonce de grands projets, de grandes discussions, mais tout se passe dans les salons et rien dans la rue. Une maison (construite par une citoyenne) et les prémices du futur Dispensaire, voilà tout ce qui est sortie de terre depuis des mois. Certes, nous avons eut une réforme des impôts… qui a les moyens de payer des impôts ? Oui, je suis surpris que l’on me présente les plans d’une ville entièrement rebâtie depuis zéro alors que l’on arrive pas à s’en sortir avec le chantier naval.
En voulant vendre ma maison, j’ai découvert que plus de cinq personnes y logeaient entassés les uns sur les autres. Il en est de même dans les maisons communes où l’on envoie les gens sans vérifier qu’il reste de la place. La maison des Gryds, qui est si décriée par le régent… elle sert à loger dix personnes, gratuitement, pour les sauver de la Nivose. Enfin gratuitement, non : aux frais de Sigrid.
Quant à moi, j'utilise l'argent des dons du Monastère pour nourrir les nouveaux arrivants qui sont laissés dans la neige, sans demander de médaille et je dépense mon argent personnel sans compter dans les petits commerces.
Passez dans la rue, demandez au gens, vous découvrirez que de plus en plus de monde s’octroi un joli titre à poser devant son nom. Nous aurons bientôt plus de titres glorieux que de gens à qui les donner.
Il n’y a pas de Royaume, pas de Seigneurie, pas de Trésor d’Esperia… juste des gens qui ne sortent plus de chez eux car ils ne savent pas s’ils pourront manger demain. La modestie et le devoir semblent avoir définitivement quitté ces terres. Nous ne sommes ni une grande province, ni une place forte rayonnante, mais la moitié d'un petit village en proie à la misère. Commençons par avoir un Intendant efficace avant de se chercher un Roi et des Nobles. Diriger Esperia, c’est une charge, pas une gloire.
Le titre de Seigneur n'est qu'une proposition à valider ? Il me semble que la réponse est claire. Nous attendons maintenant de comprendre par quelle réflexion un tel titre à semblé nécessaire à ceux qui on écrit la proposition.
Avant que l’on me colle une petite affichette explicative sous mes mots, je préciserai certaines choses :
Ma mission en tant qu’Ennen c’est de prendre soin des gens, pas d’entrer en politique.
On m’a demandé de devenir Chancelier : j’ai déjà trop à faire à m’assurer que tous aient à manger.
On m’a demandé de devenir Régent : ce n’est pas à la Foi de porter l’organisation de la ville ! Chacun sa place.
Je ne fais pas partie des dirigeants, mais c'est moi que l'on envoie négocier avec le Mirambert pour qu'il investisse dans nos artisans. C'est moi qui lui envoie des clients, pendant qu'on lui parle politique alors que c'est un marchand... Est-ce normal ?
Le bateau du marchand Qadjaride a fuit le port en pleine nuit pour mouiller au large... Avons nous été de bons hôtes ? J'en doute...
Il y a un manque de dialogue ? Je suis l’homme le plus facile à trouver en ville, mais ce n’est pas à moi de venir prendre les devants à chaque fois qu’il y a un problème.
Puisqu’il faut des propositions, en voici, clé en main, il n’y a plus qu’à les faire vivre :
Rien que ce mois-ci, pas moins de quatre personnes différentes, se réclamant toute du gouvernement, sont venues me demander de détailler les prix de la ferme. J’ai fourni ces informations à l’oral et à l’écrit… mais il faut recommencer. Je ne suis pas le plus malin du village, mais quelque chose me dit que certains (pas les plus productifs), sont très motivés pour faire leur place en politique. Formidable, laissez tomber les chiffres et faites dans le concret !
En tant que gérant de la ferme, je propose donc la chose suivante, sans me gratifier du titre de Grand Fermier Suprême (ironie, je précise, pour les plus lents…) :
- Tant que les commandes des couturiers en Laine, Lin et Chanvre seront suffisantes ET si les taverniers et le gouvernement s’engagent à me trouver les outils nécessaires à travailler la terre, la Ferme du Soleil Bleu fournira GRATUITEMENT toute la nourriture nécessaire au village.
En tant que Citoyen (titre que je n’ai jamais demandé, mais qui m’a été offert par la Chambre à la demande du précédent Régent en hommage à mon investissement pour la ville), j’ai également été choqué de découvrir qu’en pleine crise du logement, une maison vide a été convertie en entrepôt… J’ai un instant cru à une blague, mais non. Comprenez qu’il y a des gens qui dorment sur les bancs du Monastère… Je propose donc la chose suivante, jusqu’à ce qu’un logement décent puisse être proposé à tous :
- Que tout logement vide, soit réquisitionné par le gouvernement pour loger dignement les plus démunis. Un allègement des impôts, voire leur suppression sur les biens concernés, devrait suffire à dédommager les propriétaires et les inciter à investir cet argent dans le futur de l’île.
- Que toute personne ainsi logée, soit redevable envers le gouvernement d’un temps de travail dans les forêts et dans les mines pour remplir les réserves de la communauté. Si dérober par fainéantise sera passible d'une reconduction vers le bateau.
- Gardes et soignants… voilà des bras et des esprits déjà payés par les impôts et qui sont largement sous employés en période de calme.
Sigrid, à qui l’on reproche les tarifs de sa soeur, n’a pas pris de temps pour elle afin d’encaisser le départ déchirant de cette dernière. Elle a prit aussitôt ses outils et elle est descendue à la mine pour que l’approvisionnement ne soit pas rompu. Elle s’organise avec des gens désoeuvrés pour aller chercher plus de ressources pour les projets du village. Elle dirige presque tous les chantiers qui ont lieu jusqu’à des heures indécentes ! On la remercie pour ça ? Non, on lui dit qu’elle n’a qu’à prendre en plus la charge de la ville sur son dos ! Elle ne peut pas tout faire seule !
Une affiche salvatrice est prévue pour la fin de la semaine ? Fantastique, espérons qu'elle sera à la hauteur pour nous faire taire... heu... pour faire taire nos craintes. DU CONCRET !
Je sais déjà que l’on va venir me voir pour me reprocher de ne pas être venu souffler cela discrètement à l’oreille des dirigeants pour qu’ils puissent s’en servir… c’est tout simplement parce que cela est le fruit de ma réflexion de la nuit, quand, exaspéré, je me suis dis “si tu ne fais rien, ils ne feront rien”. Il ne faut pas 3 mois pour trouver cela et faire une affiche. J’ai tout fait pour ne pas me mêler de ça, mais voilà… Reprochez moi ce que vous voudrez, retirez moi mon statut de Citoyen, virez moi de la ferme si cela peut vous faire du bien. Je n’ai plus rien à perdre !
On manque de bras volontaires et les miens sont encore assez solides pour tenir plus qu’une plume et des discours creux.
Maintenant, on pleure un bon coup pour enterrer sa fierté, on arrête de se trouver des excuses pour chier sur le voisin et on avance !
Je suis tout bonnement effaré de voir l’inaction dans laquelle notre petit groupe a sombré depuis le départ de Cassien Sulka. Depuis le mois de novembre, tout fonctionne au ralenti. On nous annonce de grands projets, de grandes discussions, mais tout se passe dans les salons et rien dans la rue. Une maison (construite par une citoyenne) et les prémices du futur Dispensaire, voilà tout ce qui est sortie de terre depuis des mois. Certes, nous avons eut une réforme des impôts… qui a les moyens de payer des impôts ? Oui, je suis surpris que l’on me présente les plans d’une ville entièrement rebâtie depuis zéro alors que l’on arrive pas à s’en sortir avec le chantier naval.
En voulant vendre ma maison, j’ai découvert que plus de cinq personnes y logeaient entassés les uns sur les autres. Il en est de même dans les maisons communes où l’on envoie les gens sans vérifier qu’il reste de la place. La maison des Gryds, qui est si décriée par le régent… elle sert à loger dix personnes, gratuitement, pour les sauver de la Nivose. Enfin gratuitement, non : aux frais de Sigrid.
Quant à moi, j'utilise l'argent des dons du Monastère pour nourrir les nouveaux arrivants qui sont laissés dans la neige, sans demander de médaille et je dépense mon argent personnel sans compter dans les petits commerces.
Passez dans la rue, demandez au gens, vous découvrirez que de plus en plus de monde s’octroi un joli titre à poser devant son nom. Nous aurons bientôt plus de titres glorieux que de gens à qui les donner.
Il n’y a pas de Royaume, pas de Seigneurie, pas de Trésor d’Esperia… juste des gens qui ne sortent plus de chez eux car ils ne savent pas s’ils pourront manger demain. La modestie et le devoir semblent avoir définitivement quitté ces terres. Nous ne sommes ni une grande province, ni une place forte rayonnante, mais la moitié d'un petit village en proie à la misère. Commençons par avoir un Intendant efficace avant de se chercher un Roi et des Nobles. Diriger Esperia, c’est une charge, pas une gloire.
Le titre de Seigneur n'est qu'une proposition à valider ? Il me semble que la réponse est claire. Nous attendons maintenant de comprendre par quelle réflexion un tel titre à semblé nécessaire à ceux qui on écrit la proposition.
Avant que l’on me colle une petite affichette explicative sous mes mots, je préciserai certaines choses :
Ma mission en tant qu’Ennen c’est de prendre soin des gens, pas d’entrer en politique.
On m’a demandé de devenir Chancelier : j’ai déjà trop à faire à m’assurer que tous aient à manger.
On m’a demandé de devenir Régent : ce n’est pas à la Foi de porter l’organisation de la ville ! Chacun sa place.
Je ne fais pas partie des dirigeants, mais c'est moi que l'on envoie négocier avec le Mirambert pour qu'il investisse dans nos artisans. C'est moi qui lui envoie des clients, pendant qu'on lui parle politique alors que c'est un marchand... Est-ce normal ?
Le bateau du marchand Qadjaride a fuit le port en pleine nuit pour mouiller au large... Avons nous été de bons hôtes ? J'en doute...
Il y a un manque de dialogue ? Je suis l’homme le plus facile à trouver en ville, mais ce n’est pas à moi de venir prendre les devants à chaque fois qu’il y a un problème.
Puisqu’il faut des propositions, en voici, clé en main, il n’y a plus qu’à les faire vivre :
Rien que ce mois-ci, pas moins de quatre personnes différentes, se réclamant toute du gouvernement, sont venues me demander de détailler les prix de la ferme. J’ai fourni ces informations à l’oral et à l’écrit… mais il faut recommencer. Je ne suis pas le plus malin du village, mais quelque chose me dit que certains (pas les plus productifs), sont très motivés pour faire leur place en politique. Formidable, laissez tomber les chiffres et faites dans le concret !
En tant que gérant de la ferme, je propose donc la chose suivante, sans me gratifier du titre de Grand Fermier Suprême (ironie, je précise, pour les plus lents…) :
- Tant que les commandes des couturiers en Laine, Lin et Chanvre seront suffisantes ET si les taverniers et le gouvernement s’engagent à me trouver les outils nécessaires à travailler la terre, la Ferme du Soleil Bleu fournira GRATUITEMENT toute la nourriture nécessaire au village.
En tant que Citoyen (titre que je n’ai jamais demandé, mais qui m’a été offert par la Chambre à la demande du précédent Régent en hommage à mon investissement pour la ville), j’ai également été choqué de découvrir qu’en pleine crise du logement, une maison vide a été convertie en entrepôt… J’ai un instant cru à une blague, mais non. Comprenez qu’il y a des gens qui dorment sur les bancs du Monastère… Je propose donc la chose suivante, jusqu’à ce qu’un logement décent puisse être proposé à tous :
- Que tout logement vide, soit réquisitionné par le gouvernement pour loger dignement les plus démunis. Un allègement des impôts, voire leur suppression sur les biens concernés, devrait suffire à dédommager les propriétaires et les inciter à investir cet argent dans le futur de l’île.
- Que toute personne ainsi logée, soit redevable envers le gouvernement d’un temps de travail dans les forêts et dans les mines pour remplir les réserves de la communauté. Si dérober par fainéantise sera passible d'une reconduction vers le bateau.
- Gardes et soignants… voilà des bras et des esprits déjà payés par les impôts et qui sont largement sous employés en période de calme.
Sigrid, à qui l’on reproche les tarifs de sa soeur, n’a pas pris de temps pour elle afin d’encaisser le départ déchirant de cette dernière. Elle a prit aussitôt ses outils et elle est descendue à la mine pour que l’approvisionnement ne soit pas rompu. Elle s’organise avec des gens désoeuvrés pour aller chercher plus de ressources pour les projets du village. Elle dirige presque tous les chantiers qui ont lieu jusqu’à des heures indécentes ! On la remercie pour ça ? Non, on lui dit qu’elle n’a qu’à prendre en plus la charge de la ville sur son dos ! Elle ne peut pas tout faire seule !
Une affiche salvatrice est prévue pour la fin de la semaine ? Fantastique, espérons qu'elle sera à la hauteur pour nous faire taire... heu... pour faire taire nos craintes. DU CONCRET !
Je sais déjà que l’on va venir me voir pour me reprocher de ne pas être venu souffler cela discrètement à l’oreille des dirigeants pour qu’ils puissent s’en servir… c’est tout simplement parce que cela est le fruit de ma réflexion de la nuit, quand, exaspéré, je me suis dis “si tu ne fais rien, ils ne feront rien”. Il ne faut pas 3 mois pour trouver cela et faire une affiche. J’ai tout fait pour ne pas me mêler de ça, mais voilà… Reprochez moi ce que vous voudrez, retirez moi mon statut de Citoyen, virez moi de la ferme si cela peut vous faire du bien. Je n’ai plus rien à perdre !
On manque de bras volontaires et les miens sont encore assez solides pour tenir plus qu’une plume et des discours creux.
Maintenant, on pleure un bon coup pour enterrer sa fierté, on arrête de se trouver des excuses pour chier sur le voisin et on avance !
Ce bon vieux Rubens, simple jardinier.