Peuple Esperien

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Romarin
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mar. 19 avr. 2022 00:11

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Peuple Esperien,

Vous vous demandez ce qu’il se passe. Aucun d’entre vous ne le sait vraiment. Comme si vous n’étiez pas assez concernés pour savoir.

Mais c’est faux. Vous êtes concernés. Vous avez le droit de savoir. Alors voici les réponses à nombre de questions, sans mensonge ou mascarade. Vous avez le choix de juger ensuite quel camp vous est le plus profitable, à vous et votre arbeta.

Commençons par parler des Bellini, qui dirigent la ville à l’aide de leur marionnette préférée : Eléa Tainio-Bellini. Celle-ci les avantage d’ailleurs très largement : par exemple, tandis que tous dans la cité se font saigner par des impôts toujours plus chers et que les réserves de la ville sont à sec - il y a même eu un concilium à ce sujet -, les Bellini ne payent aucun impôt, malgré leurs immenses et nombreuses propriétés ! Pas un de leurs sous ne va renflouer les caisses esperiennes. Et la transparence n’est pas de mise car, au lieu d’indiquer sur l’affiche des impôts qu’ils sont exonérés, ils barrent simplement la somme, comme si elle était payée !
Souvenez-vous à présent des élections du bourgmestre, qui opposaient Günther von Wolfram à Eléa Tainio-Bellini : celle-ci, sachant qu’elle n’aurait pas la majorité, a choisi de s’associer à Tchéslav Statecny, qui a pu s’illustrer par des promesses non tenues, du détournement de fonds - qui se ressemble s’assemble - et un abandon de poste, survenu juste après que tout le monde, y compris les Bellini, l’ait laissé tomber, pour laisser la place à Eléa Tainio-Bellini… A se demander si tout n’était pas prévu, n’est-ce pas ?
Une bien étrange élection d’une femme qui, lors de ses discours de campagne, ne répondait aux questions que par un détournement de sujet ou des aveux de son inexpérience : “Je ne sais pas, mais on me conseillera…” Et qui la conseille, à votre avis ? Eh oui : les Bellini.

Mais leur corruption et leur cupidité n’est plus à prouver, aussi allons-nous passer à la personne suivante : Valère Reynart. Le point le plus évident est son attache pour les Bellini : il leur mange dans la main. Peu savent pourquoi, et sans doute nous-même n’avons pas tous les éléments, mais nous en connaissons un : peu de temps avant les élections des bourgmestres, alors que les Bellini avaient l’intendance du quartier rouge, Reynart a fait l’acquisition d’une onéreuse place forte pour son petit groupe et lui. Sur environ mille pièces, il a reçu une réduction de plus de trois cent pièces. Bizarrement, il a voté Tchéslav puis Tainio pour le poste de bourgmestre… Alors qu’il rabâchait ses histoires de fidélité sans faille à Günther von Wolfram !
Mais la vraie face de Reynart, c’est bel et bien celle d’un voleur. Il a plusieurs fois été très fortement soupçonné de gros vols - nous parlons ici de plusieurs centaines de pièces - sans que des preuves suffisantes soient trouvées… Par contre, il n’a pas hésité à se servir dans la bourse du bon capitaine Badrin avant même qu’il ne soit condamné - argent qui devait revenir à la ville. D’ailleurs, son salaire à la garde est inférieur à ses impôts et sa taverne n’ouvre jamais… Comment paie-t-il sinon par le vol ?

Passons rapidement sur Vallis Linden qui a pour principal tort d’être assez niais pour ne pas voir ce qui se trame sous son nez et se laisse embobiner par les mensonges éhontés des Bellini. Ou bien est-il lui aussi assez félon pour fermer les yeux sur leurs frasques ? Nous en doutons, nous pensons que c’est sa simplicité d’esprit, mais aussi la ruse des Bellini, qui l’embrouillent. Vallis Linden n’est pas un mauvais homme mais un mauvais dirigeant.


Mais allons finalement à l’essentiel : les racines de notre affaire actuelle. Asdis Flaerdottir a été tuée pour avoir voulu prendre la vie et la place de l’opposant principal de la bourgmestre, ancien capitaine de la garde : Günther von Wolfram. Elle complotait contre lui avec Eléa Tainio-Bellini et Valère Reynart, et était loin de l’innocente bien arbitrée qu’elle laissait voir en public.
Depuis longtemps les Bellini s’en prennent à Wolfram. Qui n’a jamais entendu les rumeurs qu’ils répandent à son égard ? Qui n’a pas remarqué l’acharnement avec lequel ils l’ont descendu au procès ? Eléa Tainio-Bellini s’est même rendue aux geôles pour se moquer en personne de l’ancien capitaine, après l’avoir condamné à mort dans un procès sans équité où il n’a presque jamais eu la parole.

Mais bien sûr nous ne passerons pas l’avis de la Foi sous silence. Chacun de nous est pieux et l’avis des moines nous préoccupe. Pourtant, nous nous y opposons, car nous pensons fermement que la vérité leur a été cachée et déformée pour nuire à leur jugement. L’ennen Velkan et le pro-abbus Konstantin se sont toujours montrés compréhensifs, justes et attentifs au sort de leurs croyants en fonction des informations qu’ils détenaient. Nous regrettons de nous être soustrait à leur jugement, mais nous pensons qu’ils ne peuvent lutter seuls face à l’influence et aux mensonges des Bellini. Il nous faut agir tous pour le bien de la communauté, aussi nous invitons la foi à venir à notre rencontre pour collaborer sur le chemin de l’Adaar. Il ne leur sera jamais fait aucun mal.

Voici ce que nous annonçons :

  • Ceux qui nous suivent et nous aident seront les bienvenus dans nos rangs. Ils seront récompensés au centuple pour leur bravoure dans la lutte face à la tyrannie Bellini.
  • Ceux qui se soumettent et ne prennent pas part au conflit seront tous épargnés car, contrairement aux Bellini, nous ne souhaitons pas enrôler de force de pauvres ouvriers, ou envoyer des civils chercher quatre personnes lourdement équipées et armées. Heureusement pour eux, nous ne sommes pas les bandits décris.
  • Ceux qui lèveront les armes contre nous auront une chance, une seule de se soumettre, ou bien ils seront faits esclaves ou simplement tués, selon le niveau de leur félonie envers le Peuple Esperien.


Luttez avec nous. Pour votre liberté. Pour vos vies. Pour votre arbeta. Pour Esperia.


Capitaine Badrin et son Gouvernement