RolePlay :
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Honte et Infamie
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Habitantes, habitants d'Esperia.
Grâce à l'exploration du Moine et Intendant Olvir et du directeur du dispensaire Jorik, nous avons pu récupérer ce qu'il reste du défunt Siméon, un homme capitalin qui est arrivé en esclave sur Esperia, il y a un peu plus de trois mois. Surement que les plus anciens se souviennent de lui. Du jour au lendemain, Siméon est porté disparu et nous pensions simplement qu'il était retourné sur le continent, puisqu'il venait d'être libéré après deux ou trois semaines d'esclavages. Malheureusement, ce ne fut pas le cas.
Les restes de son corps ont été retrouvés plus tard, dans une fosse de la forêt de bouleau. L'Egide avait eu vent de la présence de "restes humains", peu après sa disparition, dans le Bourbier. Cependant, après enquête, il nous a été révélé que ce n'était qu'un gros rat. L'affaire a été laissé de côté. Peu avant sa mort, Siméon avait annoncé vouloir organiser une grande chasse pour regrouper la communauté autour d'une activité. Nous avions fort à penser qu'il est mort en voulant étudier le terrain.
Cependant, sous l'œil attentif de l'esclave médicastre Gautier, je peux vous annoncer le verdict. Siméon a été assassiné et son corps a été découpé par les Qadjarides, certainement Baal, Cassian, ou les deux en même temps.
Maintenant, peut-être que vous désirez savoir pourquoi il est mort ? Je vais vous le dire honnêtement : pour presque rien. Siméon avait subi des pressions de ma part, pendant un temps où les enquêtes avaient lieu de tout côté. Je lui ai fait avouer que Cassian voulait tenter d'utiliser les esclaves pour préparer une rébellion, tout cela pour venger Börr. Siméon a parlé, dans le dos de Cassian et il n'était pas en accord avec ses agissements. De plus, Siméon s'était pris de sentiment envers Ys, une tavernière qui avait eu l'erreur d'insulter Cassian, ce à quoi nous pensions qu'il voulait la tuer, elle aussi. Pas d'insultes, pas d'attaque publique, pas d'humiliation, pas de coup, pas de menace de la part de Siméon envers les qadjarides, rien. Est ce qu'une opération était prête pour les arrêter ? Oui, mais à condition qu'ils tentent une attaque. Notre surveillance était forte et nous attendions une action qui n'est jamais venue, alors nous ne pouvions reprocher quelques choses qui ne s'est pas passé. Ainsi, le seul tort qu'à eu Siméon, c'est d'avoir parler.
Sur Esperia, les mots tuent.
A cette heure, les deux hommes sont maintenant partis, mais je souhaite rendre hommage où il faut, et quand il faut. Tout d'abord, je vais mettre une prime intemporelle de 1000 pièces sur la tête de ces deux là, afin que mes successeurs soient prêt à les accueillir à l'avenir. Ensuite, nous allons continuer de mettre en valeur la culture sur Esperia. Ainsi, j'annonce la création de trois nouvelles rues :
- Rue de Siméon le Juste.
- Rue de Baal le Lâche.
- Rue du Fragile Cassian.
Esperia saura se souvenir de ses héros, mais aussi de ses monstres. Face à cette histoire, le gouvernement prendra toutes les responsabilités. J'en prendrai toutes les responsabilités devant Lui, mais aussi en guise de leçon. Nous avons eu des qadjarides qui ont grandement offerts à cette cité, mais nous avons aussi eu cela, des déchets. Qu'auront-ils construit, à part la menace d'une femme enceinte, l'aide à un meurtrier pour ensuite tuer quelqu'un eux même ? Rien.
Sur ce mot de la fin, je m'adresse à ceux qui ont besoin de tuer pour se faire respecter, peu importe leur origine : Ne vous en vantez pas, vous n'étalez que votre impuissance.
Qu'Il puisse juger et se souvenir, de celui décédé tristement et injustement.
Qu'Il puisse juger et rattraper, ceux qui se comportent comme des bêtes.
