La Horge Grise,Vladimir Poutlaine, Les Ennemis d'Esperia : Différence entre versions

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Cet écrit a été rédigé par Guillaume , et se trouve sur la nouvelle Esperia, votre personnage peut le rencontrer en RP.

Le texte est édité par la maison de charité (en libre accés) et à l'académie Sulka


La Horde Grise, Vladimir Poultaine. Les Ennemis d’Esperia.


Ceci est le rapport chronologique d’une expédition marquée par le morbide, la violence et le mal. Je suis Guillaume ô monachi . Il m’est très important, pour la sécurité et la préservation des bonnes gens d’Esperia, que tous prennent cet écrit en considération. Le monde est composé de nombreux éléments bienveillants. Le bourg Esperia en déborde. Mais il faut garder en tête que si vous croyez en la bonté du monde d’Arbitrio, il faut également croire aux forces chaotiques qui s’y opposent.

Les faits débutent un soir de brumaire. Après une lourde journée de labeur aux champs, au bois ou dans les ateliers, les Esperiens se regroupent en petite bande dans la taverne de la Roussette. Nous sommes alors le 18 juillet de l’an 520. Au port du bourg, accoste dans l’indifférence - personne ne se soucie des bateaux, un soir de brumaire - un petit bâtiment de pêche. Son unique équipage attiré par le bruit des chants et les odeurs des saveurs, trouve rapidement le chemin de la Roussette. Que font les Esperiens lorsqu’ils rencontrent une nouvelle âme ? Ils lui offrent une hospitalité princière. Ainsi ce petit monsieur, à la barbe grise, quelque peu en friche, aux dents pourris et au corps rouillé par le sel marin, s’est vu offrir notre meilleur pain, notre meilleur vin et nos meilleurs sentiments de bienvenue. La discussion se fait naturellement, dans une franche camaraderie. Le marin se fait nommer Hubert. Il est pêcheur de Polperro mais également navigateur de plaisance. Polperro est un village de pêcheurs, situé sur une île voisine. Leur population s’organise autour de cinq familles, se disputant le pouvoir et du reste de la population. L'île est intégrée à la confédération des îles. Hubert est un vieillard social qui, comme tous les marins, s'intègre facilement à une table. Il parle volontier de sa petite île, de sa reconversion professionnelle en navigateur. Il inspire la confiance et l’enthousiasme. Dans cette bonne ambiance, il a proposé à notre table de mener une expédition dans les îles voisines. Vu les tarifs et vu notre manque de connaissance de notre monde, nous avons accepté l’offre en levant nos verres à Hubert.

Lundi 20 juillet de l’an 520. Au petit soir, nous embarquons dans le petit bâtiment de Hubert. Le navire est propre, présentable et tout est disposé pour le confort des expéditionnaires. Hubert est une personne compétente. Le corps expéditionnaire esperien est fait de 7 personnes. Nous notifions la présence de la Damoiselle Sondue, garde du bourg d’Esperia, la Damoiselle Taranath, cuisinière d’expérience à la taverne de la Roussette, Messire Hector, garde du bourg d’Esperia ainsi que gérant de taverne, la damoiselle Morgane, forgeron d’Esperia, l’intrépide jeune Charus, la Sorcière Neyfer, alchimiste du village et Guillaume le monachi.

Le temps était propice à la navigation. Un soleil doux de brumaire avec un vent généreux. On a rapidement pris de la vitesse sur cette embarcation à la voile nerveuse. Tout était à la fête, même la nature nous a offert un spectacle de bienveillance. Nous avons rencontré un banc de poisson-volant. Ces animaux ont une magnifique robe arc-en-ciel, qui se reflète dans les vagues et la lumière du soleil. Leurs grandes et puissantes nageoires les propulsent loin en dehors de l’eau. La poiscaille nous a suivi pendant un instant avant de se perdre dans l’horizon. De notre côté, leur souvenir a vite été remplacé par une autre vision tout aussi hors du commun. Une immense marée de déchet en tout genre flottait sous nos yeux. On y retrouvait absolument de tout. Charus , Hector et Sondue sont partis faire un petit tour en barque. La marée était si dense qu’on pouvait littéralement marcher dessus. Hubert nous a expliqué qu’à cet endroit convergent plusieurs courants marins. Cette marée emprisonne donc les déchets de la mer qui s'agglutinent les uns sur les autres. Nos explorateurs en ont tiré quelques babioles. En ce qui me concerne, cette marée m’a angoissé. Combien d’objets présent dans cette décharge marine sont-ils tombés à la mer à la suite d’une malheureuse histoire ? Il y en a forcément beaucoup. Un vent mauvais a soufflé à ce moment précis de notre voyage. Nous l’avons ignoré et continué le trajet dans l’insouciance. L’escale finale de la première journée de navigation est une petite île au sympathique patronyme d’ile du coeur. Il s’agit plus d’un îlot que d’une île à proprement parler. On y fait le tour en moins de trois quart de l’heure. Nous avons fait mouiller le navire au large et nous avons débarqué à la force des rames. L’exploration au départ été faite en groupe, avec prudence. Rapidement, nous nous sommes éparpillés en petit contingent. L'îlot du coeur est sans danger. Il est veillé par des géants de la terre. Des arbres dont la cime touche presque le ciel. Ils forment une végétation compacte ou il est difficile de véhiculer. A leur pieds, il faut sombre, humide mais chaud. La brumaire est chaude à cet endroit. Dans les hauteurs, jalousement gardé, des coques jaunes garnissent les branches. La chaleur a vite fait de fatiguer la damoiselle Morgane. Il faut dire qu’elle était parti à l’aventure avec ses plus belles parures. Le groupe qadjaride mené par la Sorcière a fait trouvaille de quelques baies. Elles sont jaune-orange, un peu plus gros qu’une cerise. Pour ma part, en longeant les côtés, j’ai découvert des algues comestibles. J’en ai récolté une poignée pour le repas du soir.

Le repas est prêt ! cria notre bon navigateur Hubert.

Ni une ni deux, nos compagnons sortirent de la brousse pour rejoindre le campement en bordure de plage. Le fumet était succulent. Un potée au lard, légumes et le tout avec une belle bouteille de rhum. On a été servi comme des princes. Étrangement, Hubert se contenta de fort peu. Pas de lard, juste un bout d’algue nature, pas d’alcool, juste un peu d’eau. Comment avons-nous pu être aussi peu alarmés ? Un marin qui ne boit d’alcool. Un marin qui cuisine pendant trois quart d’heure un plat de riche pour se contenter de trois algues. Nous avons ignoré tous les mauvais vents. Avons nous faute de trop de bonté , de trop de naïveté ? L’idée d’un voyage insouciant, loin de l’épidémie et de la débâcle politique du bourg, nous a-t-il rendu sourd et aveugle ? Quoi qu’il en soit, la tempête nous a emporté. La nourriture était empoisonnée. Nous sommes tous tombés.

Je me suis réveillé dans le froid noir et la douleur. Mon âme angoissé coulait dans les profondeurs de l'abîme. Dépouillé jusqu’au bagne, j’ai tenté un mouvement brusque - comme pour me redresser. Mon épaule s’est heurtée à de solide lien. J’étais attaché à un pieu. Peu à peu, ma vue s’est adaptée à l’obscurité. Devant moi s’étalait le village de l’horreur. A mes pieds gisait la carcasse d’une malheureuse âme - grouillante de vers. Tout n’était que horreur ! L’odeur de la mort mélangée à celle d’un vent rouillé. Je n’ai pu empêcher l’expression ni de mon effroi ni de mes larmes. A côté de moi, disposé comme dans une sorte d’arbre d’épouvante, mes compagnons d’expéditions étaient aussi attachés à des sinistres piquets. Cependant, un inconnu gisait au poteau avec nous. Il se présenta sous le nom de Hubert Ducère. Il nous a raconté venir du village de Polperro. Qu’il était un humble pêcheur et qu’il a été abordé par un sinistre individu répondant au nom de Vladimir Poutlaine. Ce derniers est un vieillard à l’apparence amicale, aux dents en chicots et au corps rouillé par la mer… Nous avons été trompé, trahi par un ignoble imposteur. Il nous a livré au village des bestiférés, au village de la Horde Grise.

Peu après notre éveil, nos ravisseurs se sont présentés à nous. Quelle horreur ! Quelle angoisse ! Quel trouble dans l’Adaar ! Tout chez eux respiraient le moribond. Leur visage était en lambeau. Leur froque pourri dégageait l’odeur macabre de leur attention. Même leur armement luisait d’une rouille malveillante. Ils n’avaient rien d’humain. Ce sont des véritables monstres. Nore capture n’était pas une question de rançon ni même de pillage. Elle avait une dimension sacrificielle. Afin d’assouvir leur impie croyance dans la malveillance du monde, ils ont essayé de corrompre nos coeurs et nos âmes. Ils voulaient nous transformer comme eux. Dans ce but, ils nous ont persécuté alors que nous étions sans défense. J’ai entendu la damoiselle Sondue vomir et l’un d’entre eux rire aux éclats. Un autre a gravé à vif dans la chair de Morgane. Ils ont emporté Taraneth, la Sorcière et Charus dans des baraquements à l’abris des regards afin de les préparer à leur rite. Quand à moi, on m’a infligé des coups et menacé, arme sous la ceinture, de me castrer. De toute mon existence, je n’avais jamais rencontré une malveillance aussi pure. Ils ont reconduit Charus à son poteau, attaché en laisse. Le pauvre enfant avait subi des travers au point de se comporter et d’être traité comme un animal. Heureusement, ces crapules étaient plus méchantes qu'intelligentes. Ils n’ont pas attaché Charus au poteau, le laissant libre de ses mouvements. Malgré tout, son esprit était si brisé qu’il a eu du mal à suivre nos demandes. Grâce à la prière, à la voix raisonnée de Taraneth, il est parvenu à se reprendre .Il a détaché Hubert Le Vrai de ses liens. De libération en libération, nous nous sommes retrouvés tous libre de nos mouvements. Nos ravisseurs étaient occupés à préparer le feu - pour manger Hubert. De notre position au port, c’était une ligne droite. Le baraquement où se trouvait Neyfer était sur le chemin. Avec la complicité des étoiles, nous avons usé de la propre brume des lieux pour tracer notre fuite. Nous avons libéré la Sorcière de son cabanon. Par la suite, le groupe s’est divisé en deux. Hubert, Morgane - dont l’esprit divaguait - , Charus et Guillaume sont partis préparer le navire. Les autres ont été un peu plus loin dans le village pour récupérer nos effets. Il est facile de s’introduire dans le village. Il n’a pas de défense. Il est fait de modeste baraquement en bois - l’ensemble délabré. Au niveau du port, les préparations n’ont pas été simple. Morgane enchaînait les crises de panique. Elle parlait fort. Elle recherchait son défunt compagnon. Étant au manoeuvre, je ne pouvais pas la surveiller. Au même moment du retour de nos compagnons, avec nos affaires ainsi qu’avec un enfant captif, tenu dans les bras de Taraneth, Morgane s’est jetée à l’eau. L’indiscrétion de nos appels et de nos recherches ont alerté les ravisseurs. Une pluie de flèches et de jurons se sont abattus sur notre navire. Nous n’avons pu que répliquer avec nos prières envers Arbitrio et les Ancêtres. Tous nous ont entendu ! Un vent a gonflé nos voiles et au même moment , le Messire Hector arrache Morgane des mains froides de la mer ! Notre fuite était une réussite. Mais alors qu’on prenait la distance par rapport au village maudit de la Horde Grise, un dernier coup dur nous ébranla. Un tir de baliste explosa la cabine du bâtiment. Nous avons tous été ballotés dans un coin. Le dommage au bâtiment et à l’équipage a été lourd même si notre avancement n’a pas été entravée. Le jeune enfant, sauvé héroïquement par Taraneht, n’a pas survécu. Sondu ainsi qu’Hector ont également été blessés. Une perforation au niveau de la coque arrière nous obligea à écoper le navire. La Damoiselle Morgane, ayant repris ses esprits, ravivée par la survie, a improvisé une réparation. Le retour au village n’était pas gagné d’avance. Surtout qu’Hubert et moi-même, étions dans un piteux état. Je pense sincèrement que nous n’aurions pas pu garder le cap. On aurait terminé notre course échoué sur une île aléatoire, à la dérive ou au fond des eaux. Encore une fois, c’est la Bienveillance des Esperiens qui a fait la différence. Au sein du bourg, plusieurs lettres sont arrivés. Une affiche signalant la disparition de Messire Hubert et une autre signalant la recherche de se fourbe enleveur de bonne gens de Vladimir. Ni une ni deux, la belle Essari a monté un équipage et ce sont les grandes voiles d’Esperia qui sont partis à notre recherche - ou à celle de Vladimir dont la prime de capture s’élève à 250 pièces. Laissons cependant le bénéfice du doute à la bonne morale. La joie était grande mais silencieuse à la vue des voiles Esperiennes. Nous sommes montés à bord. Elle a remorqué le navire de pêche jusqu’à Esperia. Nous avons mis pieds à terre mercredi 22 juillet 520.

Notre récit a été accueillie avec crainte. Au sein du bourg tout le monde vivait avec une paix d’esprit. Celle que nous étions à l’abris des guerres et des malveillants du continent. Nous avons fait la leçon que le mal rôde partout en cette terre. La vigilance, la crainte et la préparation physique et spirituelle aux batailles à venir sont devenus des sujets d’importances. La Horde Grise connait le cap du village. C’est un ennemi mortel, qui ne fait pas de diplomatie. Nous n’avons que le choix de la bataille et de leur conjuration. Ce destin, nous pouvons l’assumer tout seul, avec les conséquences ou chercher de l’aide en nous ouvrant au monde. L’expédition a découvert des ennemis mais aussi des possibles alliés. Hubert Le Vrai est notre ami et le village de Polperro ne peut que le devenir. Et, il appartient aussi au bourg de faire le choix d'adhérer à la confédération des îles. En ce qui me concerne, je fais le voeux de ne plus jamais rien manger d’autre que les produits du bon terroir d’Esperia !

Quand à toi Vladimir, sombre coquin ! Tu as reçu notre hospitalité bienveillante. A notre table, on t’a servi le sel et le vin. Sache que tu es maudit par ta propre traîtrise ! Des flèches macabres nous en avons tiré une lame : Brise-Horde. Bénite sous la Lune, son destin est de te percer le coeur. Esperia sera la clef de la conjuration de tes malveillances. Arbitrio thélontos

Guillaume ô monachi d’Arnould.