L'esclavage
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L'esclavage
L'esclavage est le rapport entre une personne subordonnée envers une personne maîtresse, cette dernière disposant d'un pouvoir d'autorité contraignant sur la première sans qu'aucun échange de consentement ni convention n'aient été effectués entre les deux parties. On distingue deux formes d'esclavage :
L'esclavage licite
La première est l’esclavage rendu licite par une voie de droit, laquelle autorise la mise en servitude d’une personne comme principe disciplinaire, dans l’objectif de mettre fin à un conflit entre deux tiers.
C’est notamment le cas du créancier qui place en esclavage un débiteur se trouvant dans l’incapacité de payer ses dettes. Il en va de même du voleur sanctionné par plusieurs années de service forcé au sein de la marine.
Sous cette forme, les coutumes, les traditions, et parfois même les lois, mettent l’accent sur l’usage de la bonne foi afin d’encadrer les rapports entre le maître et le serviteur. Le maître, bien que théoriquement redevable de rien vis-à-vis de son esclave, se pliera néanmoins à l’obligation morale de le maintenir en vie et d’user de sa capacité contraignante avec réflexion.
Il en va de l’intérêt même de la mise en servitude. En droit, il n’y aurait aucun intérêt à réduire une personne en esclavage si son nouveau statut n’est pas employé de manière à effacer ses dettes envers un tiers ou envers le Royaume. De même, il n’y a aucun sens à une servitude où le créancier égorgerait son ancien débiteur devenu esclave, ou où la justice laisserait mourir de faim le voleur condamné aux galères avant même qu’il n’atteigne la mer.
Ainsi, l’esclavage légal s’avance comme une solution raisonnable dans le cadre de la résolution des conflits. Il permet, d’une part, à une partie d’obtenir réparation — car l’esclavage demeure une sanction sérieuse — et, d’autre part, il offre à l’autre partie l’opportunité d’éviter des châtiments lourds tels que la mort ou l’infirmité, tout en lui donnant la possibilité de repenser son existence afin de la rendre plus conforme à l’Adaar.
L’application de l’esclavage par les tribunaux révèle une volonté concrète de faire évoluer l’humanité. Il s’agit du moyen d’apprentissage ultime, celui auquel nul ne peut se soustraire.
Si l’on se réfère à la fatalité de la création, laquelle stipule que l’être humain est déterminé par la contrainte des forces extérieures s’exerçant sur lui — avec pour conséquence que tous ses choix et toutes ses actions ne sont que le résultat d’un destin auquel il ne peut qu’obéir — alors l’éducation par l’esclavage devient l’unique sanction possible dans le cadre de la justice.
En effet, lorsque la contrainte de l’esclavage s’exerce sous l’autorité de personnes compétentes et savantes, elle constitue le seul moyen capable de réordonner les forces contraignantes pesant sur un individu, et donc de le conditionner afin que ses choix futurs s’orientent vers l’Adaar.
L’esclavage légal apparaît alors comme une pratique généralement bien arbitrée, en ce sens qu’elle permet une véritable rééducation sur le long terme. Il s’agit d’une sanction qui devrait faire figure de norme au sein de la justice, contrairement aux amendes, aux châtiments physiques ou à la peine de mort, lesquels ne font que punir l’acte illicite commis sans jamais en soigner la cause.
Mutiler un voleur en lui coupant la main n’assurera en rien qu’il cesse de voler à l’avenir. En revanche, le placer en esclavage au sein d’un monastère, lequel lui imposera un enseignement strict pendant plusieurs années sur la nécessité de gagner sa vie honnêtement, ne peut avoir que des répercussions positives.
L’esclavage illicite
L’esclavage illégal, quant à lui, est l’action criminelle consistant à placer de manière arbitraire une personne en servitude dans l’unique objectif d’en tirer un bénéfice financier.
Il s’agit, par exemple, des butins humains que s’offrent les esclavagistes lorsqu’ils brigandent un village. Dans ce cas de figure, l’esclavage naît d’une quête sanguinaire et impulsive de biens matériels, au point que l’humain n’est plus perçu comme un être, mais comme une chose.
Ce sont là des actions non arbitrées.
Novice Fanny de la Sublime
Et Arbitrio est plus savant
