Le Curieux, Le Manoir Lunaire, Tome I

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Cet écrit a été rédigé par Sergueitov, et se trouve sur l'ancienne Esperia, inaccessible pour le moment.

Collection Le Curieux

Première arrivée sur Esperia

Il y a des jours de brumaire qui paraissent plus frais que d’autres, surtout de nuit d’ailleurs. Ces chaînes vous entravent depuis un certain moment, le trajet en navire était épouvantable, et même si vous avez été vendu comme la dernière des marchandises au rabais, vous êtes content de pouvoir respirer un peu d’air plus pur que l’urine de votre congénère qui était à côté de vous dans la cale. Vous ne vous rappelez déjà plus de l’apparence de votre maître, il avait une grande moustache, à moins que ça ne soit une barbe. Peu importe il vous retrouvera de toute manière, il vous avait indiqué d’aller faire le tour de la ville et de le rejoindre un peu plus tard à son bureau, mais quel bureau, ça, c’est un grand mystère.
La nuit est noire mais le quartier semble assez bien éclairé, vous vous esquivez doucement de la place de la vente, du brouhaha ambiant pour tenter de trouver un peu de calme et vous dégourdir les jambes, par chance, cette gueuse d’esclavagiste n’avait pas bien serrer les entraves, vous laissant un peu plus de confort.
Après avoir regardé longuement les bateaux dans la nuit, vous vous décidez à longer les quais. Vous passez sur une plage à un moment, où est disposée une belle battisse, vous admirez un peu la haute habitation dans la nuit et vous quittez la plage, en continuant de longer l’eau, à l’affut du bruit des vagues sur les jetées, déconcentré un peu par la soif occasionnée par l’air salin de l’endroit.
Vous remarquez sur l’eau des lumières, mais ce n’est pas un bateau, c’est une maison, un peu avancé sur l’eau visiblement. Vous continuez votre route et vous remarqué un pont, abrité par des toiles bleues et blanches, il y a une inscription dessus, mais vous êtes incapable de lire, vous n’avez jamais su le faire.
Vous vérifiez un peu la solidité de ce dernier en mettant quelques coup de pieds prudent dessus, il semble en parfait état, il émet quelques bruits de bois grinçant, mais rien d’anormal, c’est presque accueillant à votre oreille comparé à celui que faisait le bateau de l’esclavagiste.
Vous l’empruntez doucement, jusqu’à arriver sur ce qui semble être, un îlot.

Un îlot

Vous faites les premiers pas sur ce qui semble être un îlot. Un premier coup d'œil vous permet de le déduire, un ponton, de l'eau sur les deux côtés, et au loin, quelque chose qui semble être bien trop loin, vous pouvez presque voir l'eau d'ailleurs.
Un superbe jardin vous fait face, très fleuri avec ce qui semble être des tunnels de fleurs et de fougères. L'ensemble à l'air d'être entrent régulièrement, car vous remarquez de la terre retournée et des traces sur le chemin. Vous faites prudemment quelques pas à l'intérieur du jardin avant de constater que le bâtiment se tient sur le côté gauche de l'îlot, il fait nuit noire mais vous vous aidez des quelques lanternes disponibles pour continuer à avancer.
Comme à votre habitude vous décidez de longer l'eau, en faisant ainsi le tour de l'île, c'est ainsi que vous remarquez pas si loin que ça un deuxième immense bâtiment, avec ce qui semble être une tour.
Il y a un ponton au bout de l'île, sans doute pour pouvoir amarrer un navire de bonne taille, et vous remarquez aussi quelques bassins où la faune y est présente. Vous continuez votre tour avant de remarquer une petite plage sous un immense arbre, vous vous y arrêtez un instant, assis sur le banc, à contempler l’eau noire et le reflet de la lune dans celui-ci. Le doux bercement des vagues et la tiédeur de brumaire vous endort, lentement vous fermez les yeux avant de sombrer dans les ténèbres de la fatigue engendrée par le trajet de cale.
Vous vous réveillez avec un bruit de porte qui claque, puis les grincements de ce qui semble être le pont, vous baillez avant de remarquer qu’il fait à présent jour, il est temps de se lever de ce banc, vous n’avez rien à faire ici, imaginez si votre maître vous trouvait là ?
Vous vous remontez de la plage et vous empruntez le chemin à travers les pergolas de feuillages, lors de votre marche lente et encore somnolence, vous regardez sur votre droite et vous remarquez que la porte de l’immense battisse parait entre-baillante.
La curiosité a toujours été votre plus grand défaut, c’est pour ça que vous portiez ces chaînes d’ailleurs, et sans dire un mot, sans réfléchir plus longtemps, vous avancez dans l’allée qui mène à la porte entre les deux statues en forme de croissant de lune, et vous entrez, comme le voleur de secrets que vous étiez.