Le Curieux, Le Manoir Vermeil, Tome I
Le statut de cet écrit est public. Cela signifie qu'il est accessible à tout le monde mais que votre personnage doit l'avoir vu ou lu en RP pour que vous puissiez consulter cette page. Dans le cas contraire il s'agit de métagaming.
Cet écrit a été rédigé par Sergueitov, et se trouve sur l'ancienne Esperia, inaccessible pour le moment.
Sommaire
Collection Le Curieux
Petite balade dans Adobe
RolePlay :
Vous vous promenez dans Adobe, vous ne connaissez pas bien ce quartier, les toits sont aussi rouge que le feu, et on dirait d’ailleurs que c’est dans cette optique que des canaux longent, coupent, et passent sous les rues, comme pour calmer le caractère ardent du quartier.
C’est une belle journée de Thermidor, il faut l’avouer, le soleil est très haut dans le ciel, serait-il l’heure du repas de midi ? Probable, mais vous continuez à déambuler à la recherche de quelques chose, avide de votre propre curiosité. Vous passez devant nombre de bâtiments, plus ou moins imposants, des commerces, habitations et même une taverne, petit à petit il semble d’ailleurs que vos yeux s’habituent à l’architecture du coin. Et vu que vous êtes une personne avertie et pleine de bon sens, vous décelez même la logique des bâtisseurs du quartier, pire encore vous arrivez à compter combien de maîtres d’ouvrage ont imposé leurs signatures dans le style des bâtiments.
Après quelques minutes à déambuler au centre du quartier, vous décidez d’aller voir le fameux lac d’Adobe en bordure de celui ci. Vous passez donc, par l’ilot des thermes où vous apercevez de l’eau, vous continuez donc votre route, le long du chemin et vous tombez sur un premier manoir imposant.
Curieux de votre trouvaille aux limites du quartier, vous continuez sur votre lancée, et vous tombez progressivement sur ce qui semble être la place du théâtre.
Vous cherchez où est la bordure, et votre œil se trouve attiré au loin par un bâtiment légèrement plus grand que la normale, mais aussi, bizarrement, plus fleurit. Vous vous approchez…
Vermeil comme la brique
RolePlay :
C’est étrange, ça pourrait presque ressembler à des fortifications, mais votre esprit vous dit que c’est bien trop fleurit pour justifier une quelconque fabrication défensive. Pourtant, vous regardez à vos pieds, et vous remarquez un long mur de 3 mètres de haut qui borde la berge opposée à la votre.
Vous cherchez du regard, dans l’espoir de trouver une quelconque entrée, partagé entre la fatigue de votre propre curiosité et la démangeaison de celle ci, une chose est claire, vous voulez savoir.
De vos yeux bien avertit, vous remarquez ce qui s’apparente, un peu caché par la pergola de lierres, une voute en brique et pierres taillée, et à ses pieds, un petit pont qui fait office d’escalier pour monter sur la bute aménagée. Vous vous arrêtez devant, et vous levez les yeux.
C’est étrange cette impression, on dirait que le bâtiment n’est pas le même vu d’ici que celui vu de la place du théâtre, sans doute les feuillages et le surplomb qui cache la vue des façades et démentissent une quelconque vérité sur celle ci si on n’y prête pas suffisamment attention. Vous décidez donc de monter les marches, et déjà vous avez l’impression d’être ailleurs, sur un autre Adobe, et pourtant, l’esprit est là, tout les éléments propices y sont, mais il y a quelque chose d’autre.
En tournant la tête sur votre droite vous remarquez un grand saule pleureur, et ce qui semble être un jardin, l’endroit est étrange, vous n’aviez jamais vu auparavant de colonnes de marbre blanc en extérieur, il y en a même quelques une qui sont couchées, comme des vestiges d’une civilisation passée, un jardin construit sur des ruines. Il n’est pas bien grand, mais un petit point d’eau accueille quelques animaux, mais vous n’y prêtez pas tellement attention, ce que vous voulez, c’est lever la tête.
Vous exécutez votre souhait, et vous vous sentez soudainement impuissant face à l'immense structure de poutre qui vous surplombe, pointant fièrement le cimetière en face, dans une allure entre le défi et la provocation, ce qui semble bien moins fatidique venant du géant de pin et de briques que de votre propre vie.
En allant au bout du jardin vous remarquez ce qui semble être une minuscule falaise, pas très haut, sans doute pas très dangereux à sauter, mais qui est pourtant là.
Votre curiosité est maintenant à son comble, ce que vous voulez, c’est la suite, vous revenez donc sur vos pas, lentement, en évitant de blesser les fleurs sur votre route. En face de vous, il y a ce qui semble être la plus grande terrasse que vous n’ayez jamais vu. En fermant les yeux, vous entendez de la musique, des rires, des chants, vous sentez de la nourriture et l’odeur très caractéristique du bon vin débouché, comme un air de fête lointain.
Oui, c’est ce que vous imaginez dans ces lieux, elle semble être faîte pour ça. Mais à présent, après avoir levé la tête sur la grande pergola qui vous surplombe, vous vous dites que vous n’avez toujours pas trouvé la porte de cet endroit, il doit bien y avoir une entrée non ? Qui habite ici ?
Vous remontez la terrasse, qui semble d’ailleurs s’élargir alors que vous marchez, vous tournez les talons d’un quart de tour sur la droite et vous levez les yeux. Vous n’avez pas encore vu la porte que vous en êtes certain :
L’entrée est ici.
L’entrée
RolePlay :
Vous êtes encore dehors, attendant quelque chose. Vous ne savez pas trop quoi, mais quelque chose vous chiffonne. Vous regardez la porte et vous comprenez : Pourquoi une seule porte sur un édifice pareil ?
Ça n’avait aucun sens. Mais à peine la question posée que vous vous dirigez déjà en direction de la porte, pourquoi faire ? Personne ne laissait sa maison ouverte, il fallait être fou.
A votre grande surprise, la clanche répond favorablement à un déplacement de la porte sur ses gonds, et sans y croire, vous pénétrez la construction.
Avant même d’avoir mis un pied à l’intérieur, vous remarquez rapidement le changement de ton du bois au sol et au plafond, le pin avait laissé sa place au profit du noyer. Devant vous, au bout de la pièce, ce qui semble être une grande cheminée, mais il n’y a que la structure, pas de trace du foyer, vous en déduisez qu’il doit être de l’autre côté. Sur votre côté droit, un buste en pierre semble vous avoir vu arrivé, il s’agit d’un vieil homme à la longue barbe, vous épiant d’un regard inquisiteur, comme si la pierre elle même était en train de sonder, et juger votre personne avant que vous alliez plus loin.
Vous remarquez d’ailleurs derrière le buste un grand aquarium, qui laisse entrevoir derrière une pièce imposante, mais vous n’arrivez pas à distinguer les détails, à cause des ondulations de l’eau.
Vous tournez un peu la tête, et vous remarquez une abondance de plantes et de couleurs sur le mur, l’endroit est fleurit et accueillant. Soudainement, même le buste semble vous inviter à entrer. Vous avancez de quelques pas et vous poussez la double porte.
La pièce de vie
RolePlay :
C’est grand. C’est d’ailleurs la première chose qui vous vient à l’esprit en entrant, la pièce est très ouverte mais sans donner l’impression de vide. Tout autour de vous tourne autour de trois couleurs, le rouge, l’orange et le jaune ainsi que des touches de blanc..
Vous vous décidez finalement à faire un pas dans la pièce, et directement, sur votre droite, vous remarquez l’aquarium, à travers lequel vous essayiez de voir la pièce juste avant..
Aux pieds de cet aquarium, un escalier s’engouffre dans le sol, d’ailleurs, vous n’aviez pas remarqué, mais un élégant escalier surplombe celui qui descend.
La partie centrale de l'escalier à degrés est une essence de tilleul de grande qualité, le bois a été habilement trié afin qu'aucun nœud ne soit présent, les bordures sont arrondies. Les marches cirées sont en demie arc de cercle avec un nez de marche d'un centimètre.. Le bois a été aplanit et lissé afin d'être doux au toucher.
Les rampes sont quant à elles en pin noir d'Esperia de grande facture, vernis à deux reprises, les barreaux sont torsadées, donnant un effet de légèreté et la rampe droite et massive. La tête de départ de la rampe est quand à elle sculptée habilement en tête de renard, donnant une bonne prise en main.
En vous approchant un peu, vous remarquez qu’il est étonnamment travaillé et ouvragé, un mélange de deux bois à caractères très différents, du pin et du noyer ? Vous imaginez, de vos quelques connaissances, qu’il s’agit d’un travail de maître. Sans aucun doute possible..
Vous pourriez emprunter un de ces deux escaliers, mais vous vous dites qu’avant tout, vous aimeriez faire le tour du rez de chaussée de la bâtisse, chose que vous faites donc..
Vous faîtes à présent dos aux escaliers, et vous embrassez la pièce du regard. Juste devant vous, un grand tapis au sol et un peu plus loin un buffet en marbre blanc. Encore du marbre blanc, vous vous approchez de curiosité, sur le mur, beaucoup d’écritures. Soudainement, vous vous sentez un peu triste, quel dommage que vous ne sachiez pas lire....
En secouant un peu la tête comme pour marquer votre déception, votre regard est titillé du coin par une petite pièce à votre gauche. Après un quart de tour dans le sens anti horaire, vous plissez les yeux pour mieux voir et avancez dans la petite pièce étrangement ouverte vers la première..
Vous entrez dedans et vous remarquez tout de suite qu’il s’agit d’une cuisine, vous en avez déjà vu à la taverne, pas besoin d’être érudit pour le remarquer, au bout de la petite pièce sur le mur de gauche, la fameuse cheminée du hall débouche sur un foyer de ce côté, un four pour la cuisine donc. D’ailleurs il semble que celle ci dispose de tout le nécessaire pour faire de la cuisine de bonne qualité, il faudrait certes l’avis d’un cuisiner pour ça, mais peut être que l’architecte n’en était pas à sa première cuisine dessinée..
Pas vraiment étonné qu’une maison pareille ai sa cuisine, vous retournez vers la grande salle. En face de vous, un petit salon avec trois canapés jonchent le sol, la couleur du renard est toujours prédominante. Derrière ce salon, vous remarquez une grande table, non loin d’une élégante cheminée en brique rouge. Vous traversez le salon en laissant glisser votre main sur une des banquettes.
Cette table….
Cette table richement ouvragée a été commandée par le noble Professeur Sergueitov au maitre ébéniste Daviel, il l’a voulait du même bois que sa canne, c’est à dire en Daviel, un bois découvert par celui-ci lors d’une expédition au sud de l’île. Bois de grande qualité d’une teinte assez sombre, il est introuvable sur le continent et permet la réalisation des plus beaux ouvrages..
Cette table à une forme particulière puisqu’elle possède quatre extensions que l’on peut facilement plier ou déplier, faisant soit une longue table droite pratique pour les transports, soit une une très grande table pour accueillir le maximum de personnes..
Le renard étant également l’emblème de la maisonnée, l’artisan à pensé à ouvragée une tête de cet animal à chaque angle de la table, sculptant les moindres détails de la tête afin de faire honneur à ce bois si précieux.
La maisonnée Raev étant actuellement la famille royale régnant sur la ville, les Armoiries ont été finement plaqués en Marqueterie à deux reprise sur chaque extrémités laissant au centre une rosace. Les dégradés de couleurs ont été obtenus en utilisant différent vernis, permettant de donner plus de détails aux motifs.
Cette table est magnifique, vous ne sauriez dire pourquoi, mais les gravures, les finitions, et surtout ce bois, vous n’en n’avez jamais vu de ce type là, vous en êtes à présent certain, encore un travail de maître ? Sans doute le même que celui des escaliers.
Vous faites un tour complet sur vous même après avoir relevé les yeux de la table, et vous remarquez que la pièce semble comme tapissé par des portraits et des peintures en tout genre. Souvent les trois même visages qui reviennent, sans cesse, deux jeunes dames et un vieil homme.
Vous vous dites que peut être, il s’agit d’un portrait de famille ? Le père et ses deux filles ? Vous n’en savez rien, de tout manière vous venez tout juste d’arriver, vous ne savez pas lire, comment pourriez vous savoir qui habite ici ?
Alors que vous tournez la tête vous remarquez une très grande bibliothèque, et encore une fois, vous vous sentez idiot à l’idée de ne pas pouvoir lire les tranches des livres qui la regorge.
C’est alors que, en vous dirigeant vers les escaliers menant à l’étage, vous vous sentez un peu comme un voyeur. Entrer chez les gens comme ça, s’introduire dans leurs vies et leurs secrets, mais c’était ouvert non ?
