La Bonace
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La Bonace
La bonace est un rite monachiste qui dispose d'une double facette :
Sa première disposition se tourne uniquement vers les membres du clergé religieux du Monastère Adaarion. C'est sous cette forme que le rite est le plus souvent appliqué.
La seconde approche de la bonace concerne la société des croyants monachiste dans son ensemble.
Dans les deux cas, le rite se démontre comme une application de la doctrine monachiste sur le travail et marque une nouvelle étape dans la vie religieuse du moine ou du fidèle.
Pour les moines, la bonace marque la fin de ses devoirs à plein temps envers le monastère et la communauté religieuse, et le début de sa retraite spirituelle permanente. On dit d'un moine ayant reçu la bonace qu'il est apaisé. Il organise alors son temps entre la prière, la lecture, l'entretien de sa famille et le repos. Souvent, le moine apaisé rejoint un ermitage.
Pour les fidèles, la bonace permet de légitimer une posture d'inactivité complète.
Le monachisme définit le travail comme une application bien-arbitré et vertueuse qui permet de marcher sur le chemin de l'adaar. En revanche, la paresse et l'oisivité sont vues comme des vecteurs de mal-arbitrage. Cependant, il n'est pas donné a tous de naitre dans des conditions permettant de faire travailler le corps. De plus, aucun homme ne peut travailler de maniere infinie, car le temps nous rattrape toujours, avec son lot d'incapacité et de maladie. Il serait injuste de déclarer les vieux et les infirmes hors du chemin menant a l'adaar alors que leur inaction n'est pas de leur propre initiative.
Ainsi en administrant le rite de la bonace, on conjure les mauvais effets de l'inaction et on définit ces personnes incapables de travailler comme des demandeurs de solidarité entre membre d'une même communauté. C'est pour cette raison que le Monastère tend a faire passer comme bien-arbitre le travail consistant à venir en aide aux infirmes ou aux vieux.
Une autre vision du rite est que son application permet de définir un vieux ou un infirme comme un monument commun a toute la communauté. La communauté étant un élément sacré dans la foi, les bâtiments qui permettent de réunir ses membres sont entretenus avec soin. En définissant les vieux et infirmes comme des monuments de la société, la foi invite les fidèles à avoir la même sensibilité pour eux que pour leur maison.
Le rite est d'une grande simplicité car il s'opère souvent sur des infirmes et des malades.Il s'agit d'une entrevue publique ou privée entre le moine et le fidele dans le monastère ou ailleurs. Le religieux dispose alors une petite pierre sur le front du fidèle qu'il va ensuite benir. On retrouve ici la symbolique de faire passer le fidèle pour un monument de la société des croyants et qu'il devra être respecté et surtout soigné en tant que tel. Une fois les invocations terminées, l'apaisé est invité a garder la pierre sur lui. Il peut la mettre simplement dans sa poche, en faire un collier ou une bague.
Lorsqu'il est effectué sur un moine, la bonace est un rite qui a des répercussions sociales et politiques. En effet un moine apaisé ne peut plus prêcher ni occuper des fonctions importantes. De cette manière le rite ne peut être fait que par les moines de la localité sur des personnes vivant au sein de la localité et avec l'accord de l'apothi de la localité. Les moines de l'aile errante ne peuvent pas effectuer ce rite.
