Le Curieux, Le Manoir Lunaire, Tome II
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Cet écrit a été rédigé par Sergueitov, et se trouve sur l'ancienne Esperia, inaccessible pour le moment.
Collection Le Curieux
Le rez de chaussée
Vous ne rêviez pas, il y avait bien deux portes. Étrange.
Vous refermez les portes derrière vous, sans bruit et vous tendez l’oreille aux sons environnants, vous entendez de légers crépitements provenant de votre droite et une odeur de viande en pleine cuisson accompagne ces bruits. Votre ventre est tristement vide, et ça depuis un certain moment, attiré par la convoitise d’un repas vous tournez sur votre droite, en longeant le mur. Vous arrivez sur une cuisine, pas spécialement grande mais plus que suffisante pour y faire à peu près tout, vous aviez vu des auberges s’en tirer avec moins que ça, et comme si l’odeur pouvait guider vos yeux, vous vous reportez directement sur la viande posée dans une assiette, encore fumante.
Coup d’œil à gauche puis à droite, vous regardez un peu derrière vous et vous tendez l’oreille avant de vous en saisir pour l’ingurgiter sans plus de procès, en vous brûlant légèrement le gosier. Vous vous retournez de la petite pièce pour reprendre votre visite. En repassant dans le hall d’entrée, vous remarquez contre le mur en face de la porte principale un grand buffet en bois, avec des plantes et des vases dessus, il y a aussi une autre porte dans le prolongement de celui-ci.
Après quelques pas de plus, vous arrivez devant un imposant escalier, qui mène visiblement vers l’étage et vers le sous-sol. Vous tendez à nouveau l’oreille, à la recherche de signe de vie de ses occupants, et vous décidez d’aller voir en haut. L’escalier monte lentement, mais la lumière y est plus présente qu’à l’étage inférieur, en montant vous observez le plafond, qui paraît vraiment très haut, mais qui redescend à fur et à mesure que vous montez.
L’étage
Enfin sur le palier vous embrassez la pièce du regard, l’endroit est propre, entretenu et fleuri.
Sur votre gauche vous observez des tableaux avec des inscriptions en dessous, d’ailleurs vous remarquez qu’il y en a d’autres au bout de l’immense pièce, il y a un autre buffet, en marbre cette fois-ci, et une vitrine, l’endroit est vert et orange, un peu à la manière des fanions que vous aviez remarqué auparavant sur les façades de l’endroit. Une petite cheminée crépite aussi sur votre droite. Les plafonds sont hauts et des lustres descendent de ceux-ci, on peut voir la toiture se dessiner juste au dessus de la charpente. Après cinq pas de plus dans la grande salle vous remarquez une grande table avec une structure en or et un plateau en pin autour de laquelle sont disposés huit sièges verts.
Un coup d’œil sur les murs vous confirme que l’endroit est plein de tableaux divers et variés, et que de grandes baies vitrée produisent suffisamment de lumière pour rassasier les plantes présentes dans la pièce.
Quelques pas de plus et vous montez un petit marche pied qui vous fait monter d’un niveau par rapport à la pièce précédente, vous donnant directement accès à une porte qui semble mener sur une terrasse en extérieur. Vous passez derrière la petite structure qui sépare la pièce du couloir que vous empruntez pour tomber sur une nouvelle porte, bien mise en valeur par les murs qui l’entoure. Dissipé de tout semblant de gêne et de voyeurisme, vous poussez la porte et vous tombez sur une superbe chambre, un grand lit faisant face à un immense âtre. La cheminée est imposante, bien plus que dans la pièce principale.
A travers cette chambre vous remarquez deux portes qui semblent donner sur une autre terrasse.
Sans avancer plus dans la pièce vous faites demi tour pour revenir dans le petit couloir qui mène à la salle principale.
Vous passez en faisant attention d’éviter les tapis au sol, inutile de laisser des traces sales là-dessus. Vous redescendez les escaliers, non sans grincements, dans le bâtiment en forme de croissant de lune.
Le sous-sol
Si l’étage était éclairé par les rayons du soleil, le sous sol qui se dessinait lors de la descente l’était moins, mais bizarrement pas moins accueillant. La lumière est tamisée et ce qui semble être un endroit de convivialités et de repos apparait au fil de votre descente.
Vous vous retrouvez face à un grand salon, les murs sont recouverts de bibliothèques et en avançant dans la pièce vous remarquez un autre feu de cheminée qui crépite dans le coin opposé de la pièce. Vous tournez autour de vous-même et vous remarquez qu’il y a un autre escalier qui monte. Intrigué vous l’empruntez et vous arrivez directement sur superbe bureau, où sont entassés des tas de rouleaux. L’endroit est étriqué, très bas de plafond, ce qui s’explique d’ailleurs par le fait que le bureau soit en mezzanine de la pièce en dessous. Un petit espace de travail confortable visiblement. Vous descendez les marches pour aller au salon. Il y a des rouleaux accrochés au murs, c’est parfaitement illisible, des lignes dans tout les sens, des petites griffes de notes, rien d’intéressant. Puis en continuant votre exploration, vous remarquez un deuxième grand escalier situé juste en dessous du grand qui vous a permis d’arriver jusqu’ici.
Vous penchez la tête et vous tendez l’oreille, plus prudent que jamais, et ce n’est qu’après quelques minutes que vous distinguez de l’eau en mouvement.
Vous descendez une marche, puis deux, soudainement vos pieds s’entremêlent avec vos chaînes et vous dévalez les escaliers. L’instant semble durer des heures, et pourtant tout vos muscles semblent engourdis quand votre corps s’arrête à même le sol.
Vous êtes allongé sur le côté, ou peut être sur le dos ? Impossible à dire, tout est flou et la douleur commence à monter graduellement au niveau de votre bassin.
Quelqu’un arrive et se met au dessus de vous. Vous n’entendez pas ce qu’il dit, c’est incompréhensible, mais vous vous forcez à vous concentrer sur son visage.
Vous avez déjà vu cette personne, mais où ?
Sur les tableaux en haut. Oui c’est lui, mais ça vous revient, comme la douleur qui matraque le ventre. C’est lui, l’homme qui vous a acheté, oui c’est bien lui.
Vous fermez les yeux, fatigué de votre épreuve, il faisait si froid soudainement, il était temps de se reposer.
Il y avait-il un meilleur endroit que tout ce que vous aviez vu ici pour le faire ?
