Utilisateur:Dadou38

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Jean

Informations RP
Nom Jeanmail-icon.png
Sexe Homme
Année de naissance
Rang Habitant
Famille Tarkhane
Quartier Adobe
Métier
Métier Ingénieur
Compléments
Origines
Nation d'origine Royaume Central
Informations HRP
Login Minecraft DaDou38
Pseudo Dadou
Prénom IRL Clément
Âge IRL 28 ans


Jean Tarkhane
Taille : environ 1m60
Poids : dans les 40 kilos
Apparence Physique : Petit homme chétif d'une trentaine d'années. Il a la peau marquée par de nombreuses petites plaques rougeâtres que, même sa barbe et ses chevaux négligemment taillés peinent à cacher.



Caractéristiques

Aptitudes


Encrier001.pngAlphabétisation

L'alphabétisation est loin d'être le fort de Jean. Cependant il sait lire (non sans mal) et écrire (non sans faute)

Calcul.pngCalcul
Là où Jean excelle vraiment, c'est dans l'écriture et la résolution de calculs mathématiques complexes. C'est grâce à ces savants calculs qu'il est capable de concevoir des systèmes toujours plus compliqués

Grille Corde.pngEscalade

À force de chercher à fuir, et à se cacher, Jean a fini par acquérir une certaine agilité. De plus sa paranoïa constante le force à anticiper beaucoup de possibilités et à analyser fréquemment le terrain afin de savoir, à tout moment, comment et par où il peut s'enfuir facilement.



Talents

Il a un très bon esprit logique, ce qui le rend particulièrement fort pour l'utilisation de la poudre rouge ou pour les calculs.

Défauts

Il est particulièrement timide voire même craintif. En fait on peut même le qualifier de totalement asocial. Il évite tout contact avec les autres à moins que cela lui soit indispensable. Et même dans ces cas là, il réduit les dialogues au minimum requis. Les notions de politesse, rangs sociaux et autres lui sont totalement inconnues, il n'y voit pas le moindre intérêt. Il a une phobie tout particulièrement prononcée envers les femmes. Quel que soit le contexte il n'acceptera jamais de s’approcher de l'une d'elle, et encore moins de lui parler. En plus de tout cela il est dépendent à la poudre rouge. Cette dernière lui permet de prendre suffisamment de courage pour pouvoir, s'il y est obligé, interagir avec une autre personne.

Physique

Son corps est recouvert de traces rouges, beaucoup prennent ces taches pour des croûtes ensanglantées mais il n'en est rien. En réalité elles sont le résultat de sa grande consommation de poudre rouge.

Histoire

Son enfance

Sur l'île de Lig Ocolide, le petit Jean était le fils d'un couple de simples écumeurs, sa mère travaillant sur les docks dans un petit trafic de marchandise sans grand intérêt et son père comme matelot, toujours au même poste bien qu'il soit sur ce navire depuis plus de 10 ans. Il ne comprenait pas l'intérêt de ces parents pour cet argent vite gagné mais encore plus vite dépenser, et jamais disponible en quantité suffisante. Au début, il les avait accompagnés au port, mais très vite lassé par les minables marchandages de sa mère, il avait commencé à observer les très gros navires présents au port.

Sa mère n'appréciait vraiment pas ses escapades et le battait à chaque retour, l'humiliant même en public à la moindre occasion. Elle lui avait donné un nom, mais ne l'appelait jamais avec. Elle n'était même pas sur de s'en souvenir, et utilisait donc toujours des "gamin", "sale mioche", "moutard" voir plus simplement "hey toi". En bref, son fils ne l'intéressait que s'il pouvait l'aider à gagner plus de pièces dans ses marchandages. Alors que lui, il voulait gagner gros, quitte à se fatiguer, pour être tranquille. Au retour d'une de ses escapades, par vengeance, elle décida de le faire marcher cul nu tout le chemin du retour, avec "botter moi le cul" écrit dans le dos. De ce jour, il se mit à la détester du plus profond de son être. Et en grandissant, il voyait dans chaque femme aussi aimable soit elle, un reflet de sa mère.

De ce jour, à chaque fois qu'elle partait, il partait aussi mais quelques minutes après. Il observa un jour un homme fabriquer une boussole. Il trouva cet objet assez amusant et intéressant. Il lui demanda donc comment c'était fait. L'homme n'avait pas envie de s'encombrer d'un gamin trop jeune pour naviguer, par jeu, il lui donna des matériaux de trop mauvaise qualité pour une boussole de haute mer et le mit au défi d'en faire une. Le lendemain matin, le jeune homme ramenait une boussole d'un montage parfait et fonctionnel, malgré la piètre qualité des matériaux. L'homme se dit que malgré tout le blanc bec pourrait peut être servir, et l'autorisa à rester à la boutique en tant que main d’œuvre pas cher, sans négociation possible.

Un jour, quelques temps plus tard, un important butin fut ramené à Lig Ocolide. De l'or, des joyaux, des métaux, des bois précieux, et une caisse d'une étrange poudre rouge que personne ne connaissait sur l'île. Le capitaine vint demander à l'artisan de nouveaux équipements de navigations, promettant de payer rubis sur l'ongle. Il offrait même la caisse de poudre. L'homme n'ayant rien à faire de celle ci la refila au gamin, ça lui évitait de le payer pour de vrai. Le gamin crut donc que cette poudre avait beaucoup de valeur. Surtout que durant la nuit, après quelques essais, il obtint des résultats très mais vraiment très intéressants avec elle.

Le lendemain, tout joyeux, il voulut aller raconter sa découverte à son patron, mais le trouvât saoul comme une barrique, ayant perdu tout son argent de la veille en alcool et jeu. Il ne comprenait pas : il avait eu de la poudre, il avait réussi à en faire des choses fort sympathiques et potentiellement rentables, alors que lui, il avait bu et jouer son argent si précieux, récoltant mal de tête et n'ayant plus rien d'autre. Il se dit que vraiment la poudre rouge était bien plus intéressante que l'or.

Il tenta de présenter ses trouvailles à de nombreuses personnes mais la réponse était toujours la même : "en quoi ça m'aide à naviguer tes bidules?". Un esclave qui partait pour la maison du gouverneur entendit la conversation et lui glissa "Je viens de la capitale, la-bas, la poudre rouge est courante, tout le monde s'en sert." Il était prisonnier, mais ce gamin pouvait le croire et partir pour le bourbier de malfrats de la capitale. C'était une petite vengeance, mais une vengeance quand même. Comme l'esclave l'avait prévu, le gamin le crût, et s'arrangea pour payer un aller avec ses maigres économies, se disant qu'avec de la poudre rouge plein les poches, il aurait vite de quoi manger.

A la capitale

À son arrivée, en toute confiance, il se rendit dans la première taverne qu'il vit, et entra. Il demanda un plat, assurant qu'il pouvait payer. Le tavernier le crût, voyant ses poches bombées. Au moment de payer, tout simplement, il sortit de sa poche quelques doses de poudre, en demandant "c'est combien?". Le tavernier se dit que c'est une blague et lui répond "4 unités". Le gamin dépose sous les yeux ébahis du tavernier 4 doses de poudre rouge sur la table. Le tavernier trouve que le gamin dépasse les bornes, et commence à le rudoyer : "Oh les blagues c'est fini maintenant faut payer, c'est 4 pièces d'or! Comment tu t'appelles?" Le gamin ne comprend pas, insiste, ne peut pas dire son nom, il ne le connaît pas.

Là, le tavernier entre dans une colère noire, lui colle une gifle monumentale qui rend le gamin amorphe. Il demande alors à ses employés de lui faire les poches pour payer et de lui donner une leçon pour qu'il comprenne qu'on ne se moque pas de cette taverne. Les employés le fouillent, ne trouvent que cette poudre rouge, commencent à prendre peur de ce que dira le patron à leur retour. Ils décident de payer à la place du gamin mais se défoulent allègrement sur lui pour lui faire payer physiquement ce qu'il n'a pas pu matériellement.

Quelques minutes plus tard, le gamin se réveille dans la ruelle derrière, de la poudre rouge étalée sur ses blessures. Terrorisé, il fuit la ville et se réfugie dans la campagne environnante. Il ne prend pas la peine de nettoyer ses blessures, qui cicatrisent avec la poudre rouge dans la peau.

Par la suite, il ne se rend qu'occasionnellement en ville, n'y allant que pour chercher des matériaux indispensables et introuvables par chapardage dans une ferme. Car bien entendu, il continue d'étudier et utiliser les multiples possibilités de cette si belle poudre. À force de ne parler à personne, et de vivre uniquement autour de cette poudre, il en vient à croire que c'est la seule chose précieuse au monde. En effet, dans les fermes, il trouve toujours quelques pièces d'or cachées dans les coffres ou les matelas, mais très rarement de la poudre, souvent bien mieux cachée, dans des malles au fond de grenier poussiéreux et difficile d'accès. Sa vision du monde se modifie peu à peu pour correspondre à ses croyances propres.

Un jour lui vint une idée formidable! Mais oui c'est évident, il aurait dû y penser plus tôt! Il va fabriquer une machine qui transforme l'or en poudre rouge, comme ça il en aura toujours en quantité suffisante. Il ne lui vint pas une seconde à l'esprit que de vivre en permanence dans une atmosphère remplie de poudre en permanence, en pensant jour et nuit à des nouvelles utilisations, en rêvant de poudre rouge dans son sommeil, en la goûtant quand il n'avait rien d'autre à manger, ça ne lui avait pas fait que du bien au cerveau.

Le départ vers Esperia

Fort de cette idée brillantissime à ses yeux, il se décida à affronter la capitale, pour les matériaux nécessaires à sa machine. Mais il n'était vraiment pas familier des rues, il ne savait pas où aller. Il choisissait son chemin sur le critère de rencontrer le moins de gens possibles, cette foule d'inconnus lui rappelant de trop mauvais souvenirs. Ses errances eurent vite fait d'attirer l'attention des coupes jarrets peuplant les ruelles de la cité. Il faisait une belle proie, il avait emporter ses seules pièces pour payer ce dont il avait besoin, mais ne connaissait pas les lieux, pas les prix, pas les usages. Le plus présentable d'entre eux vint lui proposer de l'emmener dans une boutique un peu à l'écart du tumulte, où il pourrait faire ses achats au calme.

Dès qu'il passa la porte, le reste du groupe lui tomba dessus. Il ne vit rien venir. Les brigands avait l'habitude des bourgeois bien nourris de la ville, et le martelèrent méthodiquement de coups. Le jeune homme, malheureusement, était fort mal nourri et cela se ressentait sur son état physique. L'avalanche de coups qu'il recevait fit beaucoup de dégâts. Il fut abandonné pour mort, dans les égouts.

À son réveil, très difficile, il ne se rappelait de rien de précis, les nombreuses bosses sur sa tête y étant sûrement pour beaucoup. Il ne sait pas où il est, ni pourquoi. Il fouille ses poches, y trouve seulement des résidus de poudre rouge. Il la regarde, la palpe, la goûte, la renifle. Des souvenirs lui reviennent quand à son utilisation, et à l'importance de cette poudre pour lui. Il entend au dessus de lui des voix passées pour une grille d'égout. Des hommes discutent d'un voyage vers une terre qui semble prometteuse, et pour lui même, moins pire que la violence et les douleurs qu'il récolte ici. Il suis le son des voix et sors par la bouche d'égout. Dès que sa tête émerge, une immense peur l'envahit à la vue des inconnus. Il reste donc caché et attend le passage d'un chariot pour sortir cacher de la vue des autres. En se cachant de coins sombres en cachettes, il arrive jusqu'au convoi qui se prépare à partir. Au dernier moment, il se glisse sous la bâche d'un chariot, et part avec le groupe, incognito.

À la première étape, il est découvert. Il ne peut pas parler pour expliquer sa présence, de terreur. Heureusement pour lui, quelques rares hommes présents prennent sa défense. À ceux là, plus tard, à l'écart du campement, il leur montre ce qu'il sait faire, mais a du mal à parler, sans savoir si ce sont les dégâts des coups ou si ça a toujours été comme ça. Un matin, par inadvertance, il surprend une femme du groupe au réveil. Pour se défendre, elle le frappe. Ce geste lui rappelle la dangerosité des femmes, danger qu'il ressent comme complètement inné. Il décide de se cacher derrière le peu de confiance qu'il a en certains pour ne parler qu'à ceux là , et éviter tous les autres.

Esperia