Royaume Central

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Royaume Central

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Administration
Forme de l'état Monarchie autocratique
Capitale La Capitale
Dirigeant Thybauld de Fauxvelles
Religions Monachisme
Phalangisme
Monnaie Roye
Langue officielle Capitalin
Géographie
Démographie
Population totale 14 500 000
Gentilé Capitalin(e)
Présence qadjaride
Histoire
Liste non-exhaustive


Le Royaume Central est la plus grande puissance du continent et le plus grand pays en terme de population et territoire.

Territoire

Carte de l'ancien monde

Le territoire du Royaume Central s'étend sur l'ensemble de l'Aon, d'Albunae où se situe la fameuse Capitale(parfois nommée Sublime Capitale), l'Archipel des Trombes et sur la majeure partie des Marches (la Nation adaarionne possèdant la partie orientale au sein de ce que l'on appelle les Possessions).
En outre, une vieille loi datant de la dissolution de l'Empire Central, l'Impériale Autorité, établit que les états provinciaux demeurent sous la coupe du Royaume Central mais possèdent une autonomie relative. Il s'agit du Galdyr, de la Dione, du Roment et de Medeva. Dans les faits, le Galdyr ne fait presque aucun usage de son autonomie et peut être considéré comme faisant véritablement partie du Royaume. La situation du Roment, de la Dione et de Medeva est cependant plus complexe, chacune pour des raisons différentes. Dans le cas de Medeva, la bande de terre appelée Ribada est indépendante et tenue par la Principauté de la Ribada, la cité d'Indubal appartient à la République marchande de Caroggia et le reste de la région est actuellement en train de tenter d'obtenir son indépendance.
Plus anecdotiquement, Fort Lointain est parfois considéré comme appartenant au Royaume.

Principales villes

Cette liste n'est pas exhaustive et ne reprend que les cités les plus importantes de tout le royaume.

Attributs

Nom

Le nom du Royaume Central dérive de celui de l’Empire Central. Le nom de ce dernier vient de la conception que la lointaine Cyvales se voulait être le centre du monde. Cette idéologie s’est largement établie et le royaume n’est pas connu sous un autre nom. Ses habitants, cependant, sont nommés capitalins d’après sa capitale.
Dans les autres langues, le nom du royaume se traduit comme:

  • Keskus Valtakunta en adaarion.
  • Kralovstvi Centralni en hura.
  • Mashakralis en qadjaride.
  • Regne Centrale en caroggian archaïque
  • Riket/Riki/Rike/Rikan/Rikost “Centrale” dans les dialectes vaahvas. Le terme péjoratif de Skurheim s’est également popularisé de façon unifiée (signifiant littéralement « pays de débiles »).

Emblème

Emblème capitaline

L'emblème du Royaume Central est le même que celui de l'Empire Central : une étoile capitaline rouge sur fond blanc. Ces deux couleurs sont considérés comme les couleurs officielles du pays.

Symboles

  • « C centré » : le c centré est une lettre C représentée avec un point en son sein.le symbole était très usité du temps de l'Empire Central mais est tombé en désuétude.
  • Centre : tout symbole représentant un centre en géométrie est considéré comme un symbole acceptable du Royaume en raison de l'idée que le Royaume Central et sa Capitale constituent le centre du monde.
  • Couronne : les capitalins considèrent que le Royaume Central étant le seul royaume portant un tel titre, la couronne en est l'un des symbole naturel.
  • Etoile capitaline : étoile à huit branches indiquant les points cardinaux.
  • Soleil : le soleil rouge sur fond blanc est parfois utilisé comme alternative à l'étoile capitaline.

Historique

Le Royaume Central trouve ses origines lointaines dans le Royaume d'Albunae et la cité-état de Cyvales. Ceux-ci passèrent une longue période sous contrôle de l'Empire Suuri tandis que les actuels Etats provinciaux étaient dans la zone d'influence de l'Empire qadjaride et de ses Potentats. C'est cependant avec l'Empire Central que l'histoire capitaline a véritablement commencé. Cet empire a rapidement conquis les territoires de l'actuel Royaume, du Canatan, des Possessions, de la Grande Huratelon et de Lig Ocolide. Plusieurs de ces territoires conquis furent organisés en grandes provinces spéciales appelées les Thèmes. Il mit également sous protectorat la Terrenarchia. L'Empire Central, sa légion impériale et ses synodes mirent en oeuvre la capitalinisation du continent, une grande uniformisation culturelle et érudite. Très rapidement, cependant, l'empire perdit pied dans l'archipel ocolidien qui se révolta à plusieurs reprises et fut abandonné.
En 195, l'Empire se convertit au culte d'Arbitrio et adopta le monachisme comme religion d'état. La Nation adaarionne devint un protectorat impérial. Cette période vit deux grandes séries d'événements : les guerres de religions arbitrées entre l'Ordre Phalangiste et le Monastère Adaarion et la fameuse Campagne de la Zaraga.
Lentement, l'Empire Central devint de plus en plus instable et finit par plonger dans une période de conflits appelés l'Interrègne. Il y perdit la Zaraga, la Grande Huratelon et laissa la Terrenarchia liure et la Nation adaarionne redevenir pleinement indépendants. Quant aux Etats provinciaux, ils cessèrent d'être des provinces capitalines à part entière et acquirent une certaine autonomie. L'Empire devint alors royaume sous la direction de la grande reine Agnès I.
Le royaume connût ensuite une longue histoire de conflits internes et de tentatives de réformes et stabilisation interne. Cependant, le royaume ne s'est jamais vraiment remis de la fin de l'Empire Central et a dû composer avec l'émergence de ses voisins comme puissances capable, sinon de le vaincre, du moins de contester ses décisions.

Situation actuelle

Le Royaume Central a vécu durant des décennies sous le règne stable d'Adryan II Ordain seulement perturbé par la Campagne de Medeva et les tensions avec la République marchande de Caroggia. Après sa mort en 512, le royaume a plongé dans la guerre de succession capitaline. Il fut également impliqué dans la guerre des marches et les guerres des mers ocolidiennes. Le Royaume émerge aujourd'hui avec beaucoup de difficultés de ces trois conflits et est en forte tension avec la Nation adaarionne au sujet du couronnement du jeune roi élu Thybauld de Fauxvelles, une tension qui a pris le nom de Querelle de la couronne. La province de Medeva tente d'obtenir son indépendance au cours de ce qui est pudiquement appelé les "Troubles du Sud". Le pays est désuni et ruiné par ces conflits même si il tient toujours debout.

Lois et organisation politique

Le Royaume Central est une monarchie autocratique qui tire une bonne part de son système politique de l'ancien Empire Central sous lequel il s'était imposé comme la puissance dominante du continent. Sa puissance repose sur trois piliers politiques : le roi, l'Ordonnance et la noblesse au sein du Conseil Valtien.

Dirigeant

L'actuel Roi du Royaume Central est le jeune et controversé Thybauld de Fauxvelles qui a pris le pouvoir au cours de la guerre de succession capitaline après la mort du roi Adryan II Ordain en 512. Elu, il n'est cependant pas encore couronné, ce qui cause de nombreuses tensions avec le Sovitelija Jurgen Yvanakivis. La raison serait la disparition depuis les débuts de la guerre de la couronne royale.
Thybauld ne fait pas l'unanimité au sein du Royaume à cause de la sanglante guerre mais aussi de sa façon très autoritaire et agressive de gouverner. Il a beaucoup d'ennemis dans la Capitale, en Aon, dans les Etats provinciaux et dans les Marches. L'un de ses principaux ennemis est Justien Balvalantes, le puissant et populaire gouverneur des Marches très proche de la Légion royale et du Monastère adaarion. Il compte cependant des alliés comme la puissante famille des Virevol et celle des Capuçon, ces derniers lui ayant rapporté des soutiens de l'ancien roi grâce à Roch Capuçon, ancien second du roi Adryan II.

Entités politiques

Roi

Le Roi du Royaume Central est le dirigeant suprême du Royaume. Il détient légalement l'ensemble des pouvoirs et n'a aucune limite légale. Il est le commandant suprême de la Légion Royale et peut annuler ou modifier toute décision prise par l'Ordonnance ou sa noblesse. Il ne peut pas être légalement destitué.
Dans les faits, le pouvoir absolu du Roi est très relatif et entièrement lié à la situation politique. Une grande part de ses pouvoirs sont délégués et chaque roi doit oeuvrer d'arrache-pied pour atteindre la mainmise sur son royaume.

Conseil Valtien

Le Conseil Valtien est l'assemblée de la noblesse du royaume et constitue un héritage de l’Empire Central. Son pouvoir est consultatif mais peut également présenter des requêtes, des propositions de lois ou des questions au Roi. Toutes les propositions sont lues oralement au Conseil. Le Roi n’est pas tenu de les suivre mais il est tenu de leur offrir une réponse. Le Conseil élit également le nouveau Roi si il n’existe pas d’héritier. Son convocateur actuel est Roch Capuçon.

Administration

Le Royaume Central dispose d'une gigantesque administration bureaucratique : l'Ordonnance. Celle-ci est chargée d'assurer la bonne marche du Royaume en appliquant les lois et décisions royales. Ce sont elles qui administrent la logistique de la Légion Royale qui en fait elle-même partie, l'organisation des gardes locales, la justice, la fiscalité, les finances, l'interprétation des lois, etc. Bien qu'elle ne soit pas aux ordres de la noblesse, l'Ordonnance est très politisée, dispose d'une puissance formidable et la noblesse intervient fréquemment dans ses affaires.
Au sommet de l'Ordonnance se trouvent les haut-fonctionnaires royaux qui se chargent de faire ruisseler l'autorité et les décisions vers les plus bas niveaux. La majeure partie de ces haut-fonctionnaires appartiennent à la tristement célèbre Nomenclature, clique de fonctionnaires notoirement corrompus et hautement politisés, qui concurrence la noblesse dans les affaires du royaume. Ils assurent la coordination depuis la Capitale tandis que la majorité de l'Ordonnance se divise en huit administrations provinciales chapeautées par un gouverneur : les ordonnances régionales d'Aon, Albunae et des Marches, l'ordonnance spéciale de la Capitale et les ordonnances provinciales de Galdyr, du Roment, de Medeva et de la Dione.

Pouvoir urbain

Les villes capitalines sont gérées par un gouverneur urbain entouré d'un collège d'échevins qui sont nommés par l'Ordonnance provinciale et qui gèrent entièrement la cité de façon autonome. Bien qu'elles soient généralement déconnectées de la population de la ville, il arrive fréquemment que la population soit associée à la gestion de la ville, que ce soit au travers d'élections, de négociations ou de nominations. Certaines villes ne sont même plus réellement administrées par l'Ordonnance et sont à la place soumise à des familles de la noblesse, comme c'est le cas en Aon.
Chaque ville capitaline dispose d'une grande ergastule publique abritant des esclaves municipaux jouant à la fois le rôle de fonctionnaires de terrain et de travailleurs publics.

Pouvoir rural

Les villages capitalins sont gérés par un maire nommé par l'Ordonnance et quelques assistants et esclaves. Ils ont une réputation désastreuse car la majorité sont généralement des fonctionnaires d'âge avancé à qui leurs amis et relations ont « offert » un village comme lieu de retraite. Les villages sont aussi des lieux d'exil de fonctionnaires trop remuants. Dans tous les cas, les villages sont généralement forcés de se débrouiller pendant que leur maire se prélasse dans des manoirs payés par l'Ordonnance. La chose commence seulement à évoluer avec des fonctionnaires intègres dans l'est d'Albunae sous l'influence des Nouveaux Fonctionnaires.

Militaire

Armée

Le Royaume Central entretient une large armée de métier, la légion royale qui est partie intégrante de l'Ordonnance. Ses légionnaires sont répartis dans divers régiments locaux stationnés dans des forts ruraux ou dans des villes bien qu’ils ne participent pas à la sécurité locale. La légion ne participe pas activement à la politique mais est couramment mobilisée dans les troubles internes du pays. Les légats sont généralement de mèche avec divers haut-fonctionnaires, nobles ou factions politiques et prêtent des soldats. Du reste, la légion subit les durs effets du désordre politique capitalin et a d'énormes problèmes de logistique.
Le Royaume entretient également la Flotte Royale qui, bien qu'ayant perdu énormément de sa glorieuse puissance du temps de l'Empire Central, reste une flotte militaire très compétente, peu politisée et très efficace. A situation égale, aucune flottille ne peut espérer résister aux dromons et galères capitalins.

Sécurité locale

Les diverses villes et villages du Royaume ont recours à des gardes locales organisées par l’Ordonnance locale. A de rares exceptions près notamment dans l'est d'Albunae, elles sont généralement largement corrompues et constituent un refuge de parents de fonctionnaire, de bâtards de la noblesse ou de rejetés de la Légion Royale. Dans les villes, elles sont généralement largement infiltrées par des membres de bandes criminelles.
Globalement, assurer sa sécurité dans une ville du Royaume Central implique de devenir un client d'un noble, d'avoir des relations au sein de l'Ordonnance ou de céder au racket des bandes criminelles. A la campagne, on compte sur les patrouilles de la Légion Royale.

Situation militaire

Depuis les divers conflits qui ont agité le Royaume depuis 512, le royaume est plus agité et instable qu’il ne l’a été depuis plus d’un siècle. Dans les Marches, on trouve encore des nordiques en maraude. En Aon et Albunae, de nombreux déserteurs et partisans de prétendants au trône déchus se sont tournés vers le banditisme et pillent encore les fermes et villages isolés. Le royaume semble cependant retrouver lentement le chemin de la paix.
Dans les Etats provinciaux, criminalité et groupes armés sont comme toujours actifs et dangereux. La région de Medeva est hors de contrôle du Royaume et tenue par les indépendantistes mesigues.

Religion

Le Royaume Central a pour religion d’état le culte d’Arbitrio de rite monachiste qui y est majoritaire mais reconnait également le phalangisme. Les deux fois y coexistent pacifiquement, notamment du fait que le royaume est l'un des principaux garants du Concordat de Roskilde et finance en bonne partie la Légion Concordale. Le Royaume est très pieux et l’activité des monastères et abbayes y est très apprécié. Les rites sont très suivis et la religion est généralement intègre, éloignée des querelles politique.
Du reste, le royaume est largement tolérant sur le plan religieux. Le culte qadjaride de la diaspora qadjaride est entièrement libre. Quant aux religions étrangères, elles sont tolérées de façon discrète, notamment parmi les esclaves.

Traditions religieuses spécifiques

  • Bénédiction des responsables : la loi exige depuis la conversion de l'Empire Central que le Roi soit couronné par le Sovitelija du Monastère Adaarion afin qu'il soit inspiré à diriger de façon bien-arbitrée. Il est devenu de bon ton pour un responsable d'être béni par un moine.
  • Envoi des cadets au culte : l'établissement de la tradition exigeant que le second enfant du Roi soit envoyé à l'Ordre Phalangiste a popularisé la tradition d'envoyer un cadet d'une famille comme novice au sein du monastère ou de l'abbaye locale.
  • Prier la main sur le coeur : il est devenu traditionnel au sein du royaume de prier en posant sa main droite sur son coeur en souvenir du fait que l'humanité fut façonnée à partir du coeur d'Arbitrio. La tradition est fermement implantée malgré le fait qu'elle ne soit exigée par aucun dogme et apparaît même curieuse aux étrangers.
  • Prière aux rois : sous l'Empire Central, la loi exigeait que lors des rites, au moins une prière soit dite pour la purification de l'âme des empereurs et impératrices décédés ainsi que pour le bon-arbitrage de celui en place. La loi fut abolie mais la tradition est restée sous le Royaume Central.

Économie

De par sa grande taille et la diversité de sa population, le Royaume Central est très diversifié sur le plan économique. Il garde cependant de nombreuses traces d'une grande tare de l'Empire Central : profiter des importations des régions périphériques et négliger son développement. Ainsi, il y a peu de domaines où le royaume excelle et la marque d'un produit de grande qualité est généralement qu'il est composé de matériaux étrangers ou a été importé tel quel : métaux et pierres adaarions, céréales et viandes huras, fruits et épices caroggiannes, sucre de canne ocolidien (de contrebande), pierres précieuses nordiques, cuirs canatanais, etc. Ce n'est pas pour autant une règle absolue et le royaume connaît tout de même quantité de bons artisans et bons produits.

Une large part de la population dans les provinces est occupée par l'activité primaire. Les campagnes du Royaume sont ainsi très cultivées et abritent d'importants élevages en tout genre. Cependant, les produits qui en sont issus sont généralement très communs et de qualité moyenne. Du reste, on trouve de nombreuses mines, exploitations forestières et carrières produisant un peu de tout. Il est un domaine cependant où le royaume excelle à ce niveau : les vignobles et la production de vin. Les vins capitalins sont de loin les meilleurs du continent et comptent une grande diversité de cépages.
On trouve des artisans en tout genre de même que des prestataires de service. Pour ces individus, la situation varie fortement. S’ils sont à la campagne, ils peuvent généralement bénéficier d'une bonne situation. Dans les villes et surtout à la Capitale, ils doivent généralement se mettre sous clientèle d'un noble ou payer de l'argent pour la « protection » d'une bande criminelle.
Les services en tout genre sont généralement facilement accessibles dans les villes mais un peu moins à la campagne: soignants, alchimistes, juristes, domestiques, etc. Ce sont des métiers aussi bien tenus par des étrangers que par des capitalins de souche.
Commercialement, le royaume est au centre du grand réseau des routes commerciales fluviales des Grands Fleuves et a accès aux côtes. Le commerce intérieur du Royaume est donc largement développé et encore aux mains de petits et moyens commerçants capitalins mais le commerce extérieur est d'une manière générale sous contrôle caroggian. Les commerçants capitalins sont encore utilisés par ceux-ci mais au sein de filiales et comme employés.
Le système bancaire et financier comprend encore de nombreux petits financiers isolés mais le Royaume accueille les succursales de nombreuses banques caroggiannes et beaucoup de caroggians ont remplacé les capitalins comme financiers individuels dans les plus grandes villes au cours des dernières décennies.

L'économie capitaline est également parasitée par deux grands problèmes : l'endettement et le clientélisme.
Depuis de longues décennies et même des siècles, l'économie capitaline est à crédit. Les nobles et les bourgeois s'endettent lourdement, certains pour vivre au-dessus de leurs moyens et s'établir une réputation et d'autres simplement pour survivre. Les prêteurs sur gages et usuriers ont ainsi prospéré et c'est ce qui a permis aux banques caroggiannes de prendre une telle importance grâce à leurs finances bien plus saines.
Le clientélisme affecte également beaucoup l'économie à cause du privilège de « droit d'achat » de la noblesse. Avec ce privilège, les nobles peuvent forcer les citoyens à vendre à un prix « raisonnable ». Outre les problèmes que ce privilège cause en soi, la noblesse l’utilise énormément à des fins politiques dans les grandes villes. Les citoyens sont donc forcés de devenir des clients sous patronage d'une famille noble. A partir de là, ils doivent mettre en place des ruses constantes pour rester sous protection de leur patron et éviter les attaques d'autres nobles. Il va sans dire que l'énergie, le temps et l'argent ainsi perdus affectent lourdement les affaires et sont même une grande raison de l'endettement. L’alternative très utilisée en Aon est un système bancaire protégeant de ce droit d’achat.

En parallèle de l'économie officielle capitaline se trouve un large réseau d'économie souterraine alimenté par les bandes criminelles, la contrebande, la corruption et le trafic d'influence. Ce grand marché noir permet également très aisément le recel. Fonctionnaires et nobles ne sont que très peu préoccupés par la question puisque bon nombre d'entre eux y ont recours. Ce réseau est également connecté à la contrebande ocolidienne et au réseau commercial qadjaride.

Régions

La situation économique varie fortement d'une région à l'autre. Pour plus de détails, se référer aux pages régions et villes. On peut résumer la situation ainsi :

  • La Capitale : centre du continent. On y trouve beaucoup des meilleurs artisans capitalins ou étrangers. On y a accès à n'importe quel type de biens et services et la cité est au centre du commerce continental. Cependant, tous les problèmes capitalins y sont très fortement accentués.
  • Aon et Albunae : plus développées mais voient une forte émigration des jeunes talentueux vers la Capitale ou l'étranger. Liés au commerce fluvial des Grands Fleuves.
  • Marches : peu développées et entièrement dépendantes des dépenses militaires de la Légion royale et de l'économie de la Nation adaarionne.
  • Archipel des Trombes : faiblement développée, centrée sur la pêche et la contrebande.
  • Galdyr : moyennement développée.
  • Etats provinciaux hors-Galdyr : globalement peu développés et surtout dépendants d'une économie de subsistance (matières premières et petit artisanat). Forte présence du réseau commercial qadjaride et de la République marchande de Caroggia.

Monnaie

La Monnaie courante du Royaume Central est le Roye. Le Roye vient du mot "Roi", en effet comme chaque Roi fait frapper son visage sur les pièces, les Capitalins avaient pris l'habitude de dire "Combien de Roi je te dois ?" le temps et l'usage ont changé la prononciation en Roye. Le nom est resté et aujourd'hui le terme "Le Roye" se retrouve dans les documents officiels. Cette monnaie est composée d'un alliance principalement d'argent, de cuivre et de quelques autres métaux mais on en trouve également une variante, des « grandes royes » en or plus ou moins pure équivalente à une centaine de royes classiques pour les plus importantes transactions. Elle est la deuxième monnaie la plus utilisée du Continent.
Au sein des élites, il est généralement admis d'utiliser des bons de banque caroggians mais la population renâcle à les accepter.
Outre la roye, la monnaie caroggianne est souvent utilisée dans les importantes villes commerciales.

Esclavagisme

Le Royaume Central est de très loin la nation la plus esclavagiste du continent. On trouve des ergastules un peu partout et les esclavagistes ont pignon sur rue. Il est très courant pour une famille, même peu aisée, d'avoir un serviteur esclave et les travailleurs esclaves sont une vision quotidienne. Ceci est particulièrement criant à la campagne où les propriétaires fonciers entretiennent généralement de larges domaines travaillés par des esclaves. Ces esclaves sont de toutes origines, étrangère comme intérieure (les esclaves pour dettes sont nombreux).

Société

Elites

Famille royale

Voir page du Roi du Royaume Central.

Noblesse

La noblesse capitaline constitue l'ensemble des individus bénéficiant du statut légal de noble. Ce statut est particulier car il ne s'accompagne que d'avantages légaux mais s'étend à toute une famille jusqu'à son extinction ou sa déchéance. Remis par le roi, le statut est donc héréditaire et partagé par tous les membres de la famille. De ce fait, la noblesse capitaline est de très loin la plus populeuse de toutes les nations du continent. On distingue la noblesse classique de la noblesse urbaine liée à la Capitale et plus faible.
Ces familles sont généralement très puissantes et utilisent leurs privilèges afin d'agir en politique et d'établir un réseau clientéliste. Ces privilèges sont économiques, judiciaires, administratifs, politiques et militaires. Cependant, elles disposent rarement d'affaires en bon ordre et beaucoup de nobles s'endettent lourdement et utilisent leurs privilèges pour esquiver la faillite ou la justice.
Toutefois, ces familles font aussi l'objet de nombreux conflits internes car puisque leur statut s'étend à tous les membres de la famille, un parent trop indépendant peut causer d'énormes dommages à sa famille. On trouve ainsi parfois de véritables guerres familiales internes et les enfants sont suivis par des esclaves, tuteurs et gardes du corps s'assurant qu'ils ne causent pas de tort.

Haut-Fonctionnaires

Les Haut-Fonctionnaires constituent les plus hauts membres de l'Ordonnance, les légats de la Légion Royale, les amiraux et capitaines de la Flotte royale ainsi que l'ensemble des fonctionnaires royaux situés à la Capitale. Le coeur de ce groupe est la Nomenclature de la Capitale.
Les fonctionnaires qui arrivent à ce niveau sont généralement des individus hautement politisés et ambitieux. Ils ont réussi à s'imposer au sein de la vaste bureaucratie capitaline et possèdent généralement un vaste réseau de relations et d'informateurs ainsi qu'une certaine fortune personnelle. Bien que n'ayant pas de titre, ces individus sont à l'égal de la noblesse en général et, individuellement, sont même parfois bien plus puissants qu'eux. Ils peuvent être compétents ou non mais ont toujours une raison particulière à leur situation et qui suffit à faire d'eux des individus qu'il vaut mieux éviter d'énerver. Leur situation est cependant incertaine et ils peuvent disparaître du jour au lendemain comme ce fut le cas pour la majorité d'entre eux lors de la guerre de succession capitaline.

Nouveaux Fonctionnaires

Les nouveaux fonctionnaires désignent une catégorie tout à fait à part de la population. Ces fonctionnaires sont soit issus de la Grande Ecole des lois, soit des partisans de ceux-ci. Ces nouveaux fonctionnaires adhèrent à une idée d'intégrité, de respect des lois et de patriotisme. Leur chef de file est Adryan Lomen.
Bien qu'étant présents de nombreuses années dans le royaume, ils ont soudainement pris de l'importance après la guerre de succession capitaline qui a vu de très nombreux légionnaires et fonctionnaires perdre la vie. La nécessité de reconstruire a accru le besoin de personnes sachant ce qu'elles font, d'où leur émergence. Certains les surnomment parfois « bayensarques ».
Ces nouveaux fonctionnaires dérangent beaucoup cependant. Le royaume s'est tellement habitué à des fonctionnaires partiaux et corrompus que ces individus sans loyauté politique active (Adryan Lomen s'étant illustré par sa neutralité politique) et refusant les pots de vin intriguent et gênent. Les capitalins ont ainsi l'étrange impression qu'ils cachent quelque chose lorsqu'ils traitent avec eux.

Peuple

Petits fonctionnaires, gardes, légionnaires et leurs familles

Cette catégorie de la population recouvre les individus communs du bas de l'Ordonnance, de la Légion Royale et des gardes locales. Contrairement aux élites, ils n'ont pas réellement de grandes ambitions et sont au service des plus puissants. Ils constituent cependant une caste à part qui protège jalousement ses avantages. Ces places garantissant un bon niveau de revenu et les mettant à l'abri des abus des élites, sont en effet très recherchés. Ces postes sont donc généralement réservés à des familles qui se désignent entre eux et voient d'un mauvais oeil les nouveaux venus. En outre, cette catégorie ne remet pas en question la corruption puisqu'ils considèrent la chose comme admise. Les pots de vin, l'échange de faveurs et le trafic d'influence sont ainsi la norme.

Capitalards

Les capitalards sont l’ensemble des habitants de la Capitale qui constituent une part non-négligeable du Royaume du fait que cette cité est de loin la plus populeuse de tout le monde connu. Attention, "capitalard" désigné ici l'ensemble des habitants de cette ville. Ils sont normalement appelés simplement "capitalins" ou selon les termes locaux.
Voir article détaillé.

Provinciaux

Les provinciaux sont les habitants des villes et bourgades du Royaume Central, sans statut particulier ni privilège. Ils sont marchands, artisans et prestataires de service. Ils peuvent être pauvres ou plus aisés. Ils vivent à la merci de l’Ordonnance et de la noblesse mais ont appris à vivre avec et à se servir de ce système. Ainsi, ils jouent du clientélisme et de la corruption afin de se faire une place. Il est globalement considéré comme impossible de faire son trou à moins d'être protégé. Toutefois, ils sont plus chanceux que les capitalards car la vie dans les provinces royales, surtout en Aon ou Albunae est bien plus agréable. Malgré cela, nombreux sont les provinciaux à rêver de la Sublime Capitale et des histoires merveilleuses que l’on raconte encore et toujours à son sujet.
Malgré cela, les provinciaux sont des gens assez libres à condition de savoir s’y prendre et de pratiquer avec habileté l’art de la corruption.

Paysans

Les paysans sont généralement particulièrement misérables. La vie à la campagne est rendue difficile par le fait que les grands propriétaires et les paysans moyens font cultiver leurs terres par des esclaves. Les petits paysans et métayers sont donc condamnés à la pauvreté si ils ne sont pas propriétaires de leurs terres. Ceux qui ne le sont pas émigrent souvent vers les villes ou se mettent sous la protection du monastère ou de l'abbaye locale comme serviteurs laïcs.

Etrangers

Les étrangers des nations amies (donc en dehors de Lig Ocolide et des Tribus vaahvas) sont légalement considérés comme les égaux des citoyens capitalins et sont donc libres. Ils sont très présent, surtout dans les villes. Ils sont globalement tolérés même si bon nombre de capitalins (généralement leurs concurrents ou des capitalins en situation difficile) les considèrent comme des parasites. Leurs enfants sont considérés comme capitalins par droit du sol.

Religieux

Les religieux sont relativement nombreux au sein du Royaume. Toutes les villes possèdent ainsi un monastère (ou une abbaye dans une minorité de cas et surtout en Aon). Les moines y sont généralement présents en grand nombre. Les monastères et abbayes sont également présents dans les campagnes où elles possèdent des terres travaillées par des serviteurs laïcs ou des esclaves. Les ermitages sont rares et les commanderies inexistantes. Les maisons de charité existent dans certains quartiers des plus grandes villes et dans certains villages mais le monastère rural est plus courant.

Tous les niveaux de la société sont représentés en leur sein avec une minorité presque invisible de moines étrangers envoyés par Odense ou Golvandaar. Pour autant, les religieux ne possèdent guère de pouvoir et restent étrangers aux affrontements de la noblesse et de l'Ordonnance. Leur rôle est ainsi pleinement religieux. Lorsque les moines se retrouvent dans les sphères politiques, c'est dans un rôle de conseiller. Leur influence se limite généralement à des conseils de gestion ou de morale mais sans jamais occuper de position de pouvoir véritable.
Les moines monachistes sont très actifs au sein de l'activité charitable. Les phalangistes sont généralement tenus à l'écart de la justice, chasse gardée de l'Ordonnance, et des activités de sécurité et se limitent donc à l'activité religieuse. Les praes sont ainsi parfois sollicités lorsque la situation requiert une neutralité politique pour certaines missions. D'une manière générale, les moines des deux cultes sont aussi très présents au sein des érudits et les universités possèdent généralement une large de part de moines parmi leurs professeurs.

D'une manière générale, les religieux capitalins sont appréciés autant par la population que par les élites en fonction de leur niveau de religiosité.

Serviteurs laïcs

Les serviteurs laïcs sont relativement nombreux au sein du royaume. La raison est la facilité avec laquelle un capitalin peut chuter dans la pauvreté et les religieux offrent une protection extrêmement bienvenue face à la misère. On trouve ainsi beaucoup de paysans parmi eux.

Misère sociale

Le Royaume Central, malgré ses vestiges et son statut toujours reconnu de plus puissante nation du continent dissimule une pauvreté de sa population très importante. Malgré leur liberté légale, les capitalins sont fortement divisé en classes et soumis aux élites. Un dicton capitalin résume bien la misère au sein du Royaume: “Ne lève pas la tête et souviens-toi de ta place.”
Pour un capitalin, l’accès aux services de base n’est pas un problème très aigu. Se nourrir est relativement aisé en temps normal à moins d’être sans le sou en pleine ville ou d’avoir une mauvaise récolte à la campagne. L’hygiène est accessible à la campagne comme dans les villes. L’eau potable est aisée à trouver grâce aux vieux ouvrages impériaux toujours en état. Seuls les villages les plus pauvres ne possèdent pas au moins un logement en dur (murs en pierre). Enfin, les médicastres et soignants sont relativement aisé à trouver et même si ils peuvent être fort coûteux, on peut toujours bénéficier de la charité des moines monachistes ou, quand c'est possible, phalangistes locaux.
La véritable misère des capitalins se situe ailleurs. En plus de taxes déjà lourdes, les capitalins doivent aussi subir quotidiennement la corruption et les abus de pouvoir de l’Ordonnance et des autorités en général. Accomplir quoique ce soit coûte généralement le double ou le triple de ce que cela coûterait dans une autre contrée rien qu’en raison des pots de vins à verser. Sans compter qu’en raison des lois, aucun capitalin ne possède la moindre sécurité sur ses biens. L’Ordonnance peut falsifier des documents et exproprier un capitalin sans que quiconque ne hausse le ton et un noble peut racheter ce qu’il souhaite comme bon lui semble sans qu’il soit possible de s’opposer à l’achat. En raison de cela, les capitalins ne prennent presque jamais de risque ou d’initiative et préfèrent protéger le peu qu’ils ont plutôt que d’essayer de gagner un peu au risque de se le faire spolier.
S’élever au sein de la société capitaline et quitter la pauvreté est presque impossible à moins de se mettre servilement au service d’individus plus chanceux. Devenir client d’un noble constitue un grand espoir pour beaucoup et nombreux sont ceux prêts à bien des formes d’avilissement pour atteindre cet objectif.
La vaste utilisation d’esclaves au sein du Royaume fait également qu’il est très difficile pour un homme libre de trouver du travail à moins de reprendre l’affaire familial. A la campagne comme dans les villes, beaucoup en sont réduits à s’engager au sein de la garde locale à n’importe quel prix pour survivre ou à abandonner leur dignité pour sombrer dans la criminalité, la prostitution ou la mendicité. Une issue possible mais limitée est d'entrer au sein du Monastère adaarion ou de l'Ordre Phalangiste comme novice ou serviteur laïque. Le problème est tel que certains désespérés offrent même parfois à de bons employeurs de se constituer esclaves à leur charge plutôt que de requérir un salaire.
L’endettement est un fléau qui gangrène toute la société capitaline à tous ses niveaux et les plus pauvres en sont les pires victimes. Pour survivre, beaucoup doivent emprunter et vu la difficulté de s’en sortir, ils sont généralement contraints d’emprunter pour payer leurs dettes les plus pressantes. Il n’est pas rare pour un capitalin de devoir vivre avec les conséquences des dettes de leurs ancêtres.

Populations

Le Royaume Central est un pays particulièrement cosmopolite en raison de son passé impérial. Sa Sublime Capitale est un gigantesque brassage des cultures où les capitalins de souche sont fort rare. Même la noblesse urbaine y compte des membres aux origines étrangères et plusieurs quartiers sont entièrement composés d’individus de même origine.
Dans les campagnes de l’Aon, d’Albunae et des Marches, la population est plus homogène, l’immense majorité des migrants se rendant à la Capitale. Du reste, on trouve des étrangers un peu partout, principalement dans les ports fluviaux comme Estellaz, Pontanelle, Loghéans ou Andosse et près des frontières. On y trouve également la peuplade canatanaise dans l’Aon. La noblesse provinciale, elle, est d’une manière générale très homogène.
Dans les États provinciaux, le cosmopolitisme n’est pas la règle, étant plutôt des terres d’où l’on émigre. Elles ne sont cependant pas très homogènes, accueillant des populations diverses en plus des capitalins et des autochtones.

Situation qadjaride

La diaspora qadjaride est assez importante dans le Royaume Central ainsi que dans ses états provinciaux. Leur statut varie selon les régions mais globalement, ils sont usuellement tolérés et considérés comme quantité négligeable au même titre que les nombreuses autres minorités qui vivent dans le royaume. Le royaume a largement tourné la page de son histoire avec les qadjarides et les incidents sont généralement purement locaux. Beaucoup de villes et villages capitalines voient des qadjarides sédentaires établis là et profitent des foires qadjarides qui font partie de la vie festive capitaline. Fonctionnaires, commerçants, espions, messagers et bandes criminelles entretiennent fréquemment des relations avec les clans afin d’user de leurs services, notamment leur réseau commercial.
Il arrive cependant que des événements cause un regain de rejet des qadjarides, pouvant aller jusqu’à des événements violents ou à des expulsions des qadjarides.

Culture

  • Clientélisme : les capitalins vivent dans un environnement où cohabitent des privilèges démesurés pour les élites et un système judiciaire et administratif largement corrompus. Dans un tel contexte, ils ont développé un système entre patrons et clients. Les patrons sont usuellement des nobles mais peuvent aussi être des haut-fonctionnaires ou des bandes criminelles. Les clients leur versent une certaine somme d’argent ou se mettent à leur service en échange de leur protection et de leur aide lorsque les clients rencontrent divers problèmes. La chose est souvent tout à fait officielle.
  • Corruption : les capitalins sont tout à fait habitué au principe de verser un pot de vin, échanger des faveurs ou user de ses relations pour arriver à leur fin ou même simplement s'assurer que leurs affaires administratives soient réglées au plus vite. Ils ne sont donc pas particulièrement choqués par la corruption. Qu'ils la considèrent comme normale ou détestable, ils ne sont jamais surpris lorsqu'elle est présente.
  • Cynisme : des décennies de troubles politique, de corruption et d'instabilité ont rendu les capitalins relativement peu optimistes et ils ont tendance à toujours avoir une réaction cynique aux choses. De même leur humour est plutôt sarcastique.
  • Débrouillardise : les capitalins vivant dans un environnement où la loi change radicalement en fonction de la personne chargée de l'appliquer, ils ont appris à compter sur eux-mêmes pour avancer et à magouiller et frauder pour vivre et être tranquilles. Ils ont une expression pour cette activité : « tirer son plan ».
  • Démesure : les capitalins sont de grands amateurs de l'excès. Ils ont tendance à préférer tout ce qui est grandiose ou luxueux. Les seuls à éviter cet excès en tout sont les plus fervents croyants qui adhèrent aux préceptes de modération du culte d'Arbitrio.
  • Nostalgie impériale : aucun capitalin n'ignore que le royaume a eu un passé impérial grandiose. Ils aiment ainsi ressasser la chose et évoquer des éléments de leur glorieux passé. L'apprentissage de l'histoire est par ailleurs un passe-temps très apprécié et valorisé.
  • Patriotisme paradoxal : le Royaume Central demeure toujours la grande puissance du continent même après la chute de l'Empire Central et les capitalins tiennent énormément à cette idée. La majorité des capitalins sera ainsi toujours prête à lever le drapeau capitalin et à chanter les louanges de leur pays. Pour autant, ils ne réchignent pas à cracher sur le roi en place (lorsque l'auditoire est considéré comme sûr), l'ordonnance, les nobles, les échecs des légionnaires et pour ainsi dire tout.
  • Politisation : les capitalins ont tendance à suivre la politique autant que possible afin de savoir dans quel sens le vent tourne et de se préparer au cas où leurs allégeance risquent de devenir dangereuse.
  • Promiscuité : la sexualité est relativement libre au sein du Royaume Central et la prostitution est chose très courante. Leur humour est souvent en-dessous de la ceinture et ils aiment les bouffoneries salaces. Les capitalins sont ainsi assez ouverts sur le sujet et ont tendance à être considérés comme scabreux par les étrangers. Seuls les plus pieux vont à contresens de cette tendance.
  • Régionalisme : si les capitalins considèrent le Royaume Central comme leur pays, ils ont généralement une forte identité régionale. Un fait emblématique de cette double-identité est la guerre constante entre aonites et albunois malgré leur profond patriotisme envers le royaume. La chose est nettement moins forte au sein des Etats provinciaux (à l'exception de Galdyr) où les autochtones considèrent généralement leur identité régionale comme étant leur identité principale. En Medeva, cette identité est même perçue comme la seule valable, surtout depuis la Campagne de Medeva et à forciori depuis le début des "Troubles du Sud".
  • Royalisme : les capitalins sont généralement très attachés à l'institution royale. Ce qui ne les empêche pas d'avoir une haine de la personne en place.
  • Sécularisme : les capitalins vivent dans un royaume où les religieux n'occupent qu'un rôle marginal dans les affaires politiques en dehors d'un rôle de bénédiction. Ils ne sont donc pas habitués à ce que les religieux occupent une place prépondérante en politique. Cela n'affecte cependant pas leur foi.
  • Servilité : conséquence du clientélisme omniprésent, les capitalins ont tendance à être particulièrement serviles avec les puissants lorsqu'ils souhaitent entretenir une certaine position et garantir leur avancement. Cette servilité implique une mise de côté de sa dignité et de sa fierté, une tendance excessive à la flatterie et à une obéissance zélée. Tout cela afin de raffermir la protection de son patron.
  • Tolérance relative : les capitalins sont habitués à la présence d'étrangers sur leur sol et ils considèrent généralement la chose comme normal. Le mariage mixte n'est ainsi pas vu comme particulièrement choquant. Pour autant, ils ne sont pas au-dessus des préjugés, des stéréotypes ou des blagues doûteuse aux frais des étrangers. Certains voient cependant les étrangers comme des parasites, surtout à la Capitale.

Langue

Les capitalins parlent uniquement le capitalin et sont très largement unilingues. Cet unilinguisme fait partie du patriotisme capitalin et ils tendent à s'attendre à ce que tout le monde parle leur langue. Seuls les plus pieux ou érudits apprennent l'adaarion.

Cependant, chaque région possède son argot et son accent.

Traditions

  • Anniversaire de la reine Sybille : festivité ayant lieu le 5 mars et célébrant la montée sur le trône de la reine Sybille I et la fin de l'Interrègne.
  • Fête de la Grande Victoire : festivité ayant lieu le 8 juin et commémorant la victoire de l'Empire Central sur l'Empire qadjaride. C'est souvent un moment de grande tension avec les qadjarides. La fête célèbre cependant la seule figure de l’impératrice Catarina la Grande qui remporta les victoires décisives contre l’Empire qadjaride et non de l’empereur Julyan II le Sanguinaire qui ordonna leur massacre et réduction en esclavage sur l’archipel ocolidien après que celui-ci ait été frappé d’anathème par le Tribunal de Roskilde en 417.
  • Fête du Roi : festivité ayant lieu le 22 février et célébrant le roi actuel et les anciens rois.
  • Joyeuse Entrée : lorsque le roi est couronné, il est de tradition qu'il fasse les tours de grandes villes afin de se présenter à la population. Le dernier en date fut celui d’Adryan II Ordain, la Querelle de la couronne empêchant la Joyeuse Entrée de Thybauld de Fauxvelles.
  • Pari capitalin : les capitalins aiment parier et il existe une tradition qui exige que lorsqu'un pari est conclu, les deux parieurs échangent un verre de vin dans lequel est plongé un petit caillou. Celui des deux qui se retrouvent avec le caillou en bouche est généralement considéré comme étant celui qui risque de perdre (ou de gagner selon les interprétations locales).

Loisirs

Les loisirs sont très variés au sein du Royaume Central et dépendent énormément des préférences régionales. Il existe cependant différents éléments communs à tout le royaume. Le combat de gladiateurs ou les jeux en arène mettant en scène des esclaves (ou des professionnels libres, très bien rémunérés) sont un divertissement très apprécié. Certaines ville comme la Capitale ou Estellaz possèdent une arène permanente de très grande taille mais la plupart des autres villes montent des structures en bois pour organiser des jeux de façon plus occasionnelle. Ces festivités sont parfois perturbées par les moines locaux mais lorsque la tension monte trop, les organisateurs remplacent généralement les combats par des affrontements entre gladiateurs et animaux, ce qui apaise généralement les religieux.
Les capitalins sont d’énormes consommateurs de jeux de cartes, de dés, d’osselets ou de plateau. D'une manière générale, les jeux en tout genre sont très appréciés et toute taverne capitaline digne de ce nom doit disposer de jeux. Le pari est très pratiqué.
Dans le domaine sportif, les capitalins n’aiment pas les sports de performance, préférant des jeux de compétition comme la lutte (la lutte telonne est notamment appréciée) ou le jeu de balle.
Parmi les loisirs plus intellectuels, le théâtre en tout genre (avec une préférence prononcée pour la comédie, vulgaire ou irrévérencieuse) remporte un beau succès au sein du Royaume. Le théâtre populaire est très appréciée et se jouent souvent sur les places, en jour de marché, surtout dans l’Aon.

Vêtements

Le Royaume Central est en grande majorité influencé par la diversité culturelle de la Capitale, si bien que l’on peut trouver de tout, c’est pour cela que nous n’étayerons point davantage leurs apparats. Néanmoins on peut constater un port davantage prononcé pour les spécialités et accessoires Capitalins, autant pour la noblesse que la populace locale.

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Spécialités culinaires

D'une manière générale, la gastronomie capitaline est très régionale et on ne compte que peu de produits considérés comme capitalins plutôt que régionaux. La gastronomie capitaline se compose aussi de beaucoup de plats basés sur des produits étrangers tels que des aliments huras ou des fruits et épices du sud importés de latifundios.

Plats

  • Ragoûts et plats mijotés : les capitalins raffolent de produits en sauce et mijotés : blanquette, ragoût, poule au pot, porc aux faillots, coq au vin, pigeon en sauce, etc.

Boissons

  • La Capitale : Une bière blonde de mauvaise qualité qui a peu de goût, à part celui de l’orge macéré. C'est une bière particulièrement bas de gamme mais très répandue dans tout le royaume. Selon les brasseurs de la Capitale, elle ne vieillirait qu’une semaine en fût, et serait directement servie, sans autre affinage. C’est cela qui lui donne son goût si brute et mauvais.
  • Château-Pendil : vin rouge grand cru produit à Pendil au cépage unique. C’est un vin officiellement fourni au Palais Royal à la Capitale et qui coûte une véritable fortune.
  • Le Roi-Guy : vin blanc aonite produit dans les vignobles de Larrelier. Possédant son propre cépage (restreint à Larrelier), c’est un vin blanc léger au caractère herbeux avec des arômes minéraux et de melon. C’est un vin qui se boit en Thermidor, jamais en repas.
  • Vin : le vin est sans conteste la boisson préférée des capitalins, quelque soit son origine.

Produits

  • Charcuterie candrine : Candre est connu pour ses terrains de chasse et si la noblesse s’en réserve une large part, le peuple peut faire commerce de quelques prises. C’est ainsi que de nombreuses délicatesses se sont développés en usant de ces viandes nobles : viande de cerf, paté de faisan, jambon de sanglier, etc. Les traditions en matière de charcuterie candrine sont devenues la norme dans tout le royaume en matière de charcuterie.
  • Herbes pendiloises : les herbes pendiloises sont une variété d’herbes fines cultivées dans la région de Pendil. Elles y sont séchées et mélangées selon une recette séculaire jalousement gardées par quelques familles locales. C’est une épice fort recherchée et peu chère en comparaison d’autres épices plus exotiques et elle est donc devenue l'épice typique des plats capitalins.

Savoirs

Education

Pour des informations plus détaillées, consultez la page généraliste de l'éducation.

L’éducation au sein du Royaume Central est profondément inégalitaire et varie selon les régions. Il n’existe pas de système de scolarité ou d’enseignement. Par contre, le Royaume compte quelques établissements universitaires locaux où il est possible de se voir inculquer des enseignements un peu plus évolué mais qui n’ont guère de renom. On trouve ainsi par exemple la faculté de cartographie à Saillonne, la Grande Ecole des lois à Bayens ou encore l’université de médecine de Larrelier.

Pour le peuple, l’accès à l’éducation est complexe et coûteux et souvent, la seule façon d’éduquer un peu son enfant est de le confier aux moines monachistes ou phalangistes locaux. La plupart des parents éduquent eux-mêmes leurs enfants avec le peu qu’ils savent. Au début de l'adolescence, les enfants commencent à apprendre leur métier, que ce soit celui de leur parent ou celui d'un maître auquel ils sont confiés comme apprentis.
Pour la noblesse, l’accès à l’éducation est aisé. La plupart sont capables de se payer les services d’un précepteur, voire d’envoyer son enfant étudier à l’étranger, notamment à Golvandaar ou Caroggia. Il leur est aussi possible d’user de leur prestige pour soumettre leur enfant à un tuteur. Certains nobles plus riches accueillent ainsi souvent les enfants de nobliauds moins chanceux, prenant à charge leur éducation en échange de faveurs et de la loyauté des parents.
Pour les membres de l’Ordonnance, il est très aisé d’obtenir une éducation basique en monnayant l’enseignement de précepteurs contre des faveurs administratives, judiciaires ou divers faux documents. Les plus intègres tentent de faire entrer leur enfant à la Grande Ecole des lois de Bayens.

Sciences

Le Royaume Central possède une bonne réputation d’avancement technique, une réputation datant de l’Empire Central. La réalité est cependant bien plus complexe et surtout moins flatteuse. Le Royaume Central n’est plus le centre de la recherche érudite depuis près de deux siècles au profit de la Nation adaarionne et, dans une moindre mesure, de la République marchande de Caroggia. Elle entretient encore quelques facultés et des lieux d’enseignement installés dans d’anciens Synodes qui avaient constitué les centres d'érudition continentaux sous l'Empire Central mais ceux-ci ne touchent presque plus aux sciences naturelles ou n’offrent plus qu’une formation moyenne au mieux, exception faite de la Grande Ecole des lois de Bayens. Ces lieux ne sont tenus que par des érudits retenus là par patriotisme, liens avec la noblesse locale ou par nécessité. De plus, rares sont les bibliothèques prestigieuses à avoir survécu à la chute de l’Empire Central. Celle de la Capitale fut même incendiée, les ouvrages sauvés ayant été emmené à Castel-Roc. Seule l'invention de l'imprimerie a permis aux bibliothèques capitalines de recommencer à revivre malgré leur énorme coût. Cette déchéance des sciences se ressent dans la vie quotidienne des capitalins qui doivent utiliser des techniques souvent désuètes ou composer avec des “maîtres” qui ne sont plus aussi souvent à la hauteur de la tâche. L’Ordonnance, tout particulièrement, a énormément pâti de cette chute du savoir et elle commence seulement à apercevoir les signes d’un renouveau à Bayens.

Toutefois, la noblesse capitaline et la Royauté sont parvenus, sous l’impulsion des reines Agnès I et Agnès II, à attirer des savants de très haut vol à la Capitale en leur offrant une vie de luxe total, finançant sans compter toutes leurs fantaisies. Des percées furent ainsi permises dont les deux plus spectaculaires : l’invention de la montgolfière et la découverte des propriétés de la rougepierre.
Le Royaume a également tenté d’autres stratégies comme la construction d’un observatoire, utilisant toutes les techniques les plus récentes, pour dépasser l’observatoire du Mont Adaar. Seule ombre au tableau, l’observatoire fut construit à la Capitale. Il souffre ainsi d’un manque de hauteur par rapport à son homologue adaarion et est régulièrement inutilisable en raison des fumées émanant de la Capitale. Cet observatoire est malgré tout très célèbre pour les moqueries qu'il suscite et est considéré comme incarnant tout ce qui ne va pas dans la gestion capitaline.

Au final, les capitalins sont parvenus à s’assurer le soutien des érudits les plus audacieux et de leurs inventions les plus innovantes. Le revers de la médaille est que ces inventions sont généralement dangereuses, imparfaites, peu pratiques et hors de prix. Ainsi, les centres d'érudition demeurent à l'étranger grâce au perfectionisme et rigorisme adaarions et au sens économique de l'érudition caroggianne. De plus, plusieurs découvertes ont présenté de grands revers : des alchimistes peu recommandables découvrirent sous l’impulsion des découvertes de Lorian d’Irhem que la rougepierre, déjà connue comme drogue très dure au naturel, pouvait être raffinée pour servir de diverses drogues, causant des ravages. Lorian d’Irhem lui-même succomba des suites de son utilisation.

Diplomatie

Le Royaume Central a conservé une diplomatie très impérialiste et aime à jouer de son influence.

  • Canatan : le petit état constitue une partie intégrante du Royaume Central mais de façon différente des Etats provinciaux. Contrairement à ceux-ci, le Canatan est autonome dans sa gestion et ne possède pas d'Ordonnance locale. Ils sont toutefois inféodés au gouverneur d'Aon. Du reste, les relations sont bonnes même si les canatanais sont considérés comme arriérés.
  • État libre de Mesigios : le Royaume refuse catégoriquement de reconnaître la province séparatiste de Medeva ou de reconnaître qu'il existe un conflit ouvert avec celle-ci, préférant parler de "Troubles du Sud". Un véritable tabou règne sur le sujet.
  • Etats provinciaux : les états provinciaux font toujours légalement partie du Royaume Central en vertu de l'Impériale Autorité mais sont autonomes. Les relations varient fortement. Chacun possède une forte communauté de colons capitalins en dehors de Medeva qui n'en a plus depuis la vente d'Indubal. Faisant exception à la règle, Galdyr est généralement considérée comme faisant partie du coeur du Royaume.
  • Grande Huratelon : Officiellement, le grand voisin est un allié mais dans les faits, le royaume manipule la politique hura et a de fréquentes ingérences sur lui. Les relations entre les deux sont plutôt mauvaises mais ne sont pas franchement hostiles à l'échelle du peuple.
  • Lig Ocolide : Le Royaume considère l'archipel ocolidien comme une zone de non-droit et considère comme légal toute action hostile envers eux. Les ocolidiens sont légalement interdits de séjour dans le royaume sauf si ils sont esclaves.
  • Monastère Adaarion : le Monastère est lié depuis l'époque de l'Empire Central à la royauté capitaline en vertu du couronnement religieux. Il est entièrement reconnu et peut agir librement sur son territoire tant qu'il y a respect du concordat de Roskilde. Le royaume connait actuellement de fortes tensions avec lui sur la question du couronnement du roi Thybauld.
  • Nation adaarionne : le Royaume et la Nation adaarionne sont alliés et, sans pour autant que les adaarions ne constituent un protectorat comme du temps de l'Empire Central, le Royaume garantit son indépendance.
  • Ordre Phalangiste : Le Royaume reconnait l'Ordre Phalangiste et l'autorise à installer des abbayes sur son sol tant que le Concordat de Roskilde est respecté. Les relations sont cordiales entre les deux. Le roi envoie également toujours son deuxième enfant comme novice à Odense. Le devenir de cet enfant phalangiste est généralement très surveillé car il n'échappe à personne que, ce faisant, on peut voir apparaître un roi phalangiste ou un Prime-Abbus royal.
  • Principauté de la Ribada : le Royaume entretient de bonnes relations avec la Principauté et garantit son indépendance en échange de la neutralité de la Principauté. Cette relation est compromise depuis l'union entre la principauté et l'État libre de Mesigios.
  • République marchande de Caroggia : la république et le royaume entretiennent une neutralité mutuelle mais autorisent les relations commerciales, le voyage, l'émigration et protègent mutuellement leurs citoyens. Toutefois, la République est largement considérée comme le principal rival du Royaume. Ils collaborent actuellement contre l'activité des écumeurs ocolidiens.
  • Royaume d’Eyjarfolk : les deux royaumes sont alliés depuis des siècles et partagent une longue histoire commune d’amitié, de commerce et d’échanges. Les Eyjarskas jouissent d’une image sympathique au sein du Royaume.
  • Tribus Vaahvas : le Royaume est légalement toujours en guerre avec les tribus nordiques depuis le début de la Campagne de la Zaraga. Depuis, le royaume connait des relations de paix ou de conflits très variables avec les tribus mais considèrent généralement que la chaîne adaarionne et la frontière entre les Marches et la Zaraga comme la frontière entre les deux peuples. Ils sortent actuellement d'un sanglant conflit qui impliqua aussi la Nation adaarionne : la guerre des marches.

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