Journal de Tartifus : Différence entre versions

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Version actuelle datée du 12 février 2020 à 14:18

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Le statut de cet écrit est privé. Cela signifie qu'il n'est pas accessible à tout le monde. Votre personnage, en RP, se doit d'être en possession pour que vous puissiez consulter cette page. Dans le cas contraire il s'agit de méta.

Cet écrit a été rédigé par Tartifus , et se trouve sur l'ancienne Esperia, inaccessible pour le moment.

Journal de Tartifus

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Jour 1

Ça y est, me voilà enfin arrivé en Esperia avec les autres esclaves qui furent autant de compagnons d'infortune pendant ce long et éprouvant voyage en bateau.
Une fois sur terre, l'esclavagiste nous a mené sur une petite place où nous fûmes entassés dans une sorte d'enclos tandis que s'attroupait autour de nous une foule de bourgeois impies qui négociaient en hurlant et en jurant comme autant de bêtes féroces.
Parmi eux j'ai aperçu une femme blonde comme le soleil et aux yeux d'un bleu aussi pur que celui du ciel. En un seul regard elle réveilla en moi des pulsions et des instincts que je pensais avoir terrassé depuis longtemps.
Enfin j'ai été vendu pour trente espers d'or à mon nouveau maître : l'abbus Fabrice. Il me guida jusqu'à son abbaye située en plein centre ville pour me la faire visiter. Après quoi il me posa quelques questions auxquelles je répondis brièvement. Jamais au cours de ma vie je n'avais autant parlé en une seule journée.
Finalement mon maître me donna le champ libre pour explorer la ville. J'en fis rapidement le tour avant de rentrer à l'abbaye pour y dormir.


Jour 2

Cette nuit encore, les cris de peur, de douleur puis d'agonie de mes frères ont résonné dans mes rêves. Je ne peux plus le supporter, la seule solution désormais consiste à mettre fin à mes jours pour les retrouver dans l'au-delà.
J'ai échappé à la surveillance de l'abbus et suis parti en ville à la recherche d'une arme tranchante pour m'ouvrir les veines. Une fois devant l'échoppe d'un forgeron, celui-ci n'a pas voulut me prêter une épée quand bien même il aurait pût la récupérer après ma mort. Ce refus me laissa plus déterminé que jamais. Le marchand m'avait condamné à une mort douloureuse mais même un sinistre trépas reste préférable à une vie de chagrins. Je suis retourné à l'abbaye, bien décidé à me jeter du haut de ce que je croyais être le point culminant de la ville.
Je suis rester plusieurs heures au sommet du clocher. En contrebas, des passants s'attroupaient sur les pavés recouverts de neige. Certains essayaient de me dissuader de sauter, d'autres étaient juste venus pour le spectacle. Je me suis alors remémoré une phrase que j'avais lu dans un vieux livre il y a des années : « Quand on ne meurt pas il faut bien se résigner à vivre ». Je ne sais pas trop pourquoi mais y repenser m'a fait hésiter pendant quelques instants. Assez de temps en tout cas pour qu'un homme qui s'était faufiler dans mon dos sans éveiller mon attention me saisisse l'épaule de sorte à me retenir. Lui et moi avons parlé longuement dans le froid de la Nivôse qui pesait sur la ville comme un linceul. Le sentiment qui me torturait alors m'était inconnu. Et pourtant je su que c'était de la honte. Honte de ne pas avoir essayer de sauver mes frères alors qu'ils se faisaient assassinés à cinq pas de moi. Honte d'avoir rompu mes vœux de silence et de solitude et enfin : honte d'avoir céder au dépit.
Je ne sais pas ce que je vais faire maintenant. J'ai passé toute ma vie, soixante cinq années durant, à accomplir un long travail d'introspection dans le but de communiquer avec l'Arbitrio. Oh j'ai réussi parfois. Je l'entendais murmurer au plus profond de mon être. Je me tenais sur le seuil du plan céleste dans lequel Il se tient. Mais jamais je ne suis parvenu à le toucher ni à le comprendre. Cependant, maintenant que la parole m'a corrompue, réduisant tous mes efforts à néant, je n'ai plus aucun objectif dans ma vie pleine des pleurs de mes rêves.
Pourtant, tandis que j'écris ces lignes, une idée germe dans mon esprit fatigué. C'est sûr maintenant : demain j'écrirai les sermons du passé.


Jour 3

Enfermé dans la salle de repos de l'abbaye j'écris inlassablement les sermons qui ont rythmé ma vie. Je suis le dernier moine à les connaître, aussi est il de mon devoir d’honorer la mémoire de mes frères en couchant sur le papier l'essence de la foi qui les animaient ainsi que moi lorsque nous vivions en Adaar.
Quand j'aurai terminé, j'irai donné ce parchemin au libraire Fafnir que j'avais rencontré lors de mon arrivé ici. Qu'importe l'argent que la vente de mon texte m'apportera, ce n'est pas cela que je recherche. Non, j'espère, en vendant ce livre, faire comprendre à Esperia toute entière ce qu'est la véritable foi.


Jour 4

Esperia. Cette ville me fait l'effet d'une jungle dont les habitants seraient des fauves passant leur temps à s'entretuer. Pourquoi, alors que l'Arbitrio a donné aux hommes un esprit susceptible de l'atteindre, les gens perdent ils leur temps à inventer des coups tordus en s'abîmant en vains rapports de force ?
J'ai interrogé l'abbus à ce sujet. Il m'a répondu que les hommes faisaient ça pour « se donner une identité ». Comme si on pouvait être une autre personne que soi même ! Toutefois je dois bien reconnaître que depuis mon arrivée ici, parmi les autres hommes, je ressent un certain désir de reconnaissance. Comme si le jugement des autres sur moi même était quelque chose d'important !
J'ai commandé à Myyrh, la couturière, une bure pour la Nivôse fourrée du pelage d'hermines avec une boucle de ceinture en argent. J'espère qu'une fois en ma possession, cet habit apaisera mon désir tout en me protégeant du froid que je ne supporte plus autant qu'avant.


Jour 5

Encore une fois j'ai parlé à mon maître. J'ai interrogé l'abbus sur le rôle de la religion en société. C'est quelque chose d'étrange pour moi qui ai toujours pensé que la religion consistait justement à se tenir à l'écart des sociétés et des hommes pour se consacrer pleinement à cette activité spirituelle. Fabrice quant à lui estime que les religieux ont un rôle à jouer dans la société. Il affirme que nous devons apaiser les souffrances de ceux qui vivent dans la ville en leur apportant repos et réconfort.
Je ne suis pas d'accord. C'est un travail sans fin. Pour faire cesser la douleur qui détourne la plupart des hommes de la Voie, s'attaquer à la source de la douleur est nécessaire. Il va sans dire que la hiérarchie le problème est la source du mal. Ceux qui sont au sommet ne suivent pas la Voie tout occupé qu'ils sont à dominer les autres et à s'entre dévorer pour conserver leur pouvoir. Quant à ceux qui sont en bas ils ne peuvent pas non plus suivre la Voie dans la mesure où ils doivent servir ceux du dessus. Pourtant l'abbus dit que sans hiérarchie c'est la mort et la douleur qui guette. Mais dans l'abbaye d'Esperia, aucun ne se souci de dominer l'autre tant chacun est soucieux de se dominer soi même pour achever sa quête spirituelle.
L'abbus dit que l'abbaye est un lieu privilégié car nous répondons à nos propre besoins et sommes peu nombreux mais qu'a partir du moment où une communauté comporte plus de cinquante individus la hiérarchie est nécessaire pour éviter le chaos.
Je ne suis toujours pas convaincu. Je réfléchi au problème.


Jour 6

L'Arbitrio s'est adressé à moi ! Sans la moindre méditation je l'ai entendu clairement et distinctement me parler. J'ai aussi put lui répondre et poser des questions qui me brûlaient les lèvres depuis longtemps. Il m'a confié une tâche : guider les gens d'Esperia sur la Voie qui mène à Lui. Quand je lui ai demandé comment je pouvais accomplir une chose pareil étant donné mon inexpérience et mon grand âge il m'a répondu en premier langage : « Fortitudo est fidei ». Ta force c'est ta foi.
Ces saintes paroles sonnèrent comme une bénédiction, j'avais le soutient de mon Seigneur, Il serait là pour me guider.
Mon objectif désormais est de réduire à néant le pouvoir impie de ses nobles pourris d’orgueil qui dirigent la ville. Esperia ne devrait avoir que l'Arbitrio pour seul maître. Et c'est à l'abbaye : à l'abbus Fabrice et à moi de répéter les saints préceptes de notre Seigneur pour guider les Esperiens sur la Voie.


Jour 7

L'abbus Fabrice et moi nous sommes aventuré dans les galeries souterraines situées sous l'abbaye. La sainte mine d'or que l'Arbitrio, dans sa sagesse, a placé sur Terre pour indiquer aux hommes sa présence était souillée par la présence d'infrastructures et de constructions humaines. A première vue il s'agit là de la tanière d'une organisation mafieuse sans scrupule qui sévit en ville. L'abbus refuse de prévenir le gouvernement car il pense que celui-ci est impliqué.
Je ne sais pas si c'est à cause des spores des Pedem Arbitrum qui, étrangement, poussent ici mais la présence de l'Arbitrio se fait très nette dans mon esprit lorsque je me tiens en ce lieu sacré. Cela me conforte dans mes conviction, Esperia est bel et bien une ville sainte constamment profanée par les hommes impies qui en tiennent les rennes.


Jour 8

L'abbus à découvert l'identité des profanateurs de la Cave Dorée. Ce sont des membres à part entière de la très riche famille des « spiritueux » qui se sont réunies secrètement au seins d'une organisation, ou plutôt d'une secte, appelée la « confrérie noire ». Ces mécréants se réunissent régulièrement dans la mine d'or sacrée. Ils ne doivent pas se douter que l'éboulement qui en bloquait l'accès a récemment été déblayé et que les moines de l'abbaye en sont désormais les saints protecteurs.
Fabrice compte infiltrer cette confrérie, je ne sais pas comment il compte s'y prendre mais il m'a avoué ne pas vouloir la dissoudre de l'intérieur mais profiter de ce réseau occulte pour servir les intérêt de l'abbaye. S'il réussit ce coup d'éclat il méritera vraiment son titre et aura toute mon estime. Toutefois je reste sceptique quant à sa stratégie. Il faut détruire la racine du mal qui souille la pureté même, il faut pulvériser la maladie qui contamine Esperia, nous devons couper la tête de la bête immonde qui vit reclus dans son sanctuaire crasseux au cœur même de la sainte mine d'or comme un parasite immonde.


Jour 9

L'esclave Gropix que j'ai rencontré au Sans-Fond m'a dit servir deux maîtres : Darion, ancien membre de la garde esperienne dont il a été viré et sire Nicohlas. Quel coïncidence...
J'ai parler à Darion dans la rue, il s'agit de l'auteur de « Sociologie d'un bouseux » dans lequel il révèle les dessous de la ville, le linge sale des nobles esperiens ainsi que tous ce qu'il a découvert au cour de son service. Il m'a révélé qu'il comptait bientôt quitté la ville pour revenir sur le Vieux Continent. C'est donc conscient qu'il restait peu de temps pour l'interroger que je l'ai amené à l'abbaye pour que l'abbus lui tire les vers du nez. J'ai prétendu que Fabrice serait ravit de lui accorder une dernière bénédiction avant son voyage et il m'a suivit docilement.
Je n'aime pas mentir, même lorsque c'est dans l'intérêt de l'Arbitrio.
L'abbus ne l'a pas bénit mais lui a proposer de trinquer. Il a sortit trois verres de vin qu'il a saupoudré avec du Pedem Arbitrum avant de nous conduire loin sous terre, dans la sainte mine d'or de l'Arbitrio.
Il a fait boire Darion avant de jeter son propre verre dans la coulé de lave qui passait à côté de nous. Ensuite il m'a jeter un regard insistant. Ne sachant pas trop comment l'interpréter j'ai avalé cul sec mon propre verre avant de rejoindre l'Arbitrio au septième ciel.
Puis le trou noir total.

Jour 11

Je me suis réveillé au dispensaire. Mon état est catastrophique. Mon corps tout entier est recouvert de brûlures particulièrement sévères et la grimace que la soignante fait en me voyant ne me laisse guère d'espoir quant à mes chances de m'en sortir.
Quelle surprise lorsque le gouverneur en personne est venu me soigner. Il a agiter sa canne devant moi, une étrange magie a alors commencé à m'apaiser. Ma peau cicatrise lentement. Je m'endors.


Jour 12

Darion est dans le lit à côté de moi. La moité du visage complètement brûlée. On dirait que ses projets de retour à Lig Ocolide sont compromis. Il n'arrête pas de hurler qu'il ne peut pas se présenter devant sa famille avec un tel visage sans la déshonorer. Moi au contraire je trouve que rentrer chez soi avec une telle blessure serait une preuve de grand courage. Je me découvre une personnalité cynique qui déplait à mon camarade d'infortune.
Le gouverneur est revenu, il a agité sa canne devant Darion et moi et nous nous sommes endormis tous les deux.

Jour 13

La soignante m'a transféré dans une chambre à l'étage. Le gouverneur n'est pas venu cette fois. On m'a appliqué une crème apaisante sur la peau et fait boire beaucoup d'eau afin de me réhydrater. Pourtant je ne ressens rien. Ni le souffle de l'air, ni les mains de la soignante qui s'appliquent sur ma chair.
Pourquoi l'Arbitrio me fait il subir une si pénible épreuve alors que je sais déjà que le corps n'est qu'une enveloppe qui gêne l'esprit ? Peut être est ce un moyen de me punir pour ma vanité, je n'aurais pas dût tomber dans le piège du désir de reconnaissance. De toute façon ma convalescence me fait prendre conscience à quel point ma mission est importante. Trop en tout cas pour que je perde mon temps en commandes de beaux habits et de bures fourrées du pelages d'hermines.
L'abbus est venu à mon chevet pour me présenter ses excuses, il n'aurait pas dût nous emmener dans la mine d'or pour boire. Il m'a également avoué que le véritable abbus, le fondateur de l'abbaye, sire Renault, était de retour. Pourtant j'ai vue sa tombe dans la crypte. J'ai hâte d'entendre les explication de l'abbus mais je me sens partir. J'entends mes propres ronflements.


Jour 14

L'esclave de la soignante est chargé de veillé sur moi. Je lui ai demandé d'aller me chercher « Sociologie d'un bouseux » de Darion à la bibliothèque de la ville puis de revenir ici pour me le lire. Quand il est revenu il m'a annoncé que seul le premier chapitre était disponible. Il a fait la grimace en voyant le nom de l'auteur. Quand je lui ai demandé pourquoi il m'a répondu qu'a son arrivé il a fuit le Sans-Fond et l'Aveugle mais que des gardes l'ont rattrapé. Darion en faisait partit et, sur ordre de l'Aveugle, lui et Thémis se sont mis à le frapper.
Ainsi Darion est il un « chien » de l'Aveugle.


Jour...?

Revoilà mon vieux journal. Cela fait bien longtemps que je n'ai rien écrit à l'intérieur mais j'estime qu'il c'est déroulé suffisamment d'évènements importants depuis la dernière fois pour que je les retranscrive ici. La situation m'apparait désormais clairement et je peux les écrire sans craindre de me tromper.

Il est membre de la garde Esperienne jusqu'à en être renvoyé après avoir dénoncé la corruption généralisée qui gangrène la ville.
Il écrit « Sociologie d'un bouseux » et devient « chien » de l'Aveugle avant de redevenir un citoyen ordinaire. On lui fait payer très cher le prix de son livre puisqu'il subit une grave brûlure au visage qui le laisse défiguré.
Il tente avec le soutient de quelques anciens collègues gardes de renverser le gouvernement déjà mal en point lors d'un coup d'état durant une séance du sénat. Il est hélas trahit par ses complices et fait emprisonné.
Il parvient à se libérer et trouve refuge chez son ancien patron : l'Aveugle. L'Aveugle le trahit également et le fait enfermer au Sans-Fond pour le vendre au plus offrant. Je parviendrai à le faire sortir de ce trou puant en profitant d'un moment d'inattention de la part de ses gardiens. En échange de sa liberté, Darion me promet de me faire part par écrit de tous les éléments qu'il possède avant de s'enfuir chez lui : à Lig Ocolide. Darion est pour moi non seulement un allié précieux dans la mesure où nous partageons tous deux l'objectif de purger la ville de la vermine bourgeoise qui la pourrie mais également un ami que je considère comme un homme bon et d'un grand courage dans l'adversité.

Probablement une des rares personnes en qui Darion avait pleinement confiance. Fabhrus est un homme honnête malgré la confiance aveugle qu'il a en Kemelvor. Depuis le départ de Darion j'espère en faire mon principale allié.

Véritable abbus de l'abbaye d'Esperia il cumule son rang religieux avec son statut politique de Consul à la Justice et à la Sécurité puis de sénateur et enfin de premier consul.
C'est un phalangiste zélé, un moine-guerrier de la même trempe que ceux qui ont assassinés mes frères en Adaar ainsi qu'un prosélyte invétéré. Son objectif est de porter à son zénith l'influence et le pouvoir de l'ordre phalangiste sur le nouveau monde par tous les moyen. Outre le fait que j’exècre sa doctrine, l'abbus Renault est un homme bien moins juste que son homologue Fabrice Barrett et à défaut d'être un ennemi direct, son objectif est diamétralement opposé au mien.

Ce texte est disponible sur le forum : http://www.esperia-rp.net/forum/viewtopic.php?f=14&t=6680&p=36766#p36766