Utilisateur:Flore Beaubois

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Flore Beaubois

Informations RP
Nom Flore Beauboismail-icon.png
Sexe Femme
Année de naissance 494
Rang Habitante
Famille Sybillin
Guilde Académie des Armes
Quartier Îlot
Bâtiment
Maitre des esclaves
Métier
Métier Tailleuse
Compléments Verrier
Pâtisserie
Peinture
Fonction Journaliste
Origines
Ville d'origine Pendil
Région d'origine Albunae
Nation d'origine Royaume Central
Informations HRP
Login Minecraft Sylnor
Pseudo Sylnor
Discord Sylnor#1311
Âge IRL 19
Rôle Whitelist
Support
Développement
Architecte HRP
Validation
Informations Diverses
J’aime les valises




Description

Sur un corps adipeux aux courbes généreuses, une tête large est surplombée d’une cascade d’or ordinairement lisse ; Flore s’occupe fréquemment de former quelques boucles à l’aide de chiffons en papillote ou de simples tresses. Lorsqu’elle travaille, elle retient ses brins dorés à l’aide d’une pince ou d’un ruban simples, et parfois, lors des saisons champêtres de Floréal et Thermidor, elle accroche par coquetterie une fleur trouvée çà ou là.

Haute d’un mètre cinquante-six, elle est de taille normale, se tenant toujours bien droite pour se grandir autant qu’elle le peut. Sa taille compense son épaisseur dans sa silhouette rondelette ; elle pèse soixante-huit kilogrammes d’une masse rendue molle par le manque d’exercice. Son embonpoint ne la gênant pas dans son travail, Flore n’a jamais rien fait pour le travailler ou l’affiner. Elle n’a jamais manqué de rien, et cela se voit.

La blonde porte un minois accueillant : ses grands yeux bleus ressortent un peu de l’orbite, offrant un air globuleux ; un nez droit et fin fait sa fierté. Ce dernier se recouvre au soleil de quelques taches de rousseur, s’étalant également sur des pommettes saillantes. Une paire de sourcils droits, blonds comme ses cheveux, sont surplombés par un grand front, lui-même caché en partie par les cheveux de la donzelle. Vient souligner le visage une bouche trop large, aux lèvres pâles et fines. Souvent, la jeune femme se maquille, rosissant ses badigoinces, fardant ses paupières et fonçant ses cils.

Flore prend grand soin de garder un maintien élégant ; chacun de ses gestes se fait avec un calcul et une minutie mesurés. “Comportez-vous comme ce que vous tendez à être, pas comme ce que vous êtes” ; cette directive paternelle représente assez bien la pendiloise.

De ce corps sort une voix aiguë, perçante, au timbre clair. Flore a de la faconde, elle parle aisément, articule bien et ne butte pas sur les mots, sauf en proie à la panique.

La jeune femme aime s’habiller élégamment ; coquette, elle se pare aussi de bijoux variés lorsqu’elle le peut, souvent des breloques sans valeur, de peur de les perdre. Sa couleur favorite est le bleu, c’est celle-ci qu’elle privilégie dans son habillement. Elle préfère de loin les couleurs froides, mais ne rechigne pas non plus à enfiler du chaud si elle a un coup de coeur. Si elle se fait généralement ses propres tenues, en commander à des tailleurs au style différent ne la dérange pas, au contraire : elle aime varier ses parures.


Flore et Vallis avec fond.png

Thème du personnage

Un bal ? Où, quand ?
Crédits à Gauchiste pour le dessin !


Identité

* ~ * ~ *

Prénoms : Flore, Sybille, Agnès

~

Nom : Beaubois

~

Âge : Vingt-six ans

~

Taille : Un mètre cinquante-six

~

Poids : soixante-huit kilogrammes

~

Religion : Culte Arbitré de rite Phalangiste

~

Langue parlée : Capitalin

* ~ * ~ *
Quel bonheur que l’amitié !


Choix

Couturière

Tailleuse

Métier

Verrerie

Verrière

Complément I

Cuisine

Pâtisserie

Complément II

Calligraphie

Peinture

Art

”Comment faire un bon RP falotier, tome I”

Famille

L’arbre généalogique de Flore, sans sa fratrie.

Ligne 1 : Julyan Beaubois ; Agnès Beaubois ; Laurent Vertepierre ; Bianca Vertepierre ; Stefan Birgen ; Marie Birgen ; Théolien Cerfier ; Pascale Cerfier. Ligne 2 : Adryan Beaubois ; Sybille Beaubois ; Hyppolyte Cerfier ; Clarisse Cerfier. Ligne 3 : Aleran Beaubois ; Jeanne Beaubois. Ligne 4 : Flore Beaubois.


Julyan Beaubois : Issu d’une famille de modestes viticulteurs, Julyan, nommé ainsi au gré de sa mère terriblement royaliste, a peu à peu tiré son épingle du jeu. Il a élargi le champs de commerce de la famille et, après son mariage avec Agnès, son amie d’enfance, le duo a soudé les deux affaires pour en créer une nouvelle, alliant la production et la vente à des revendeurs.

Agnès Beaubois : Amie d’enfance de Julyan, comme leurs parents avant eux, Agnès est surtout connue pour la pression qu’elle savait mettre aux partenaires commerciaux de la famille. Elle était réputée comme un caractère fort et explosif, ce qui a servi plus que desservi les Beaubois.

Laurent Vertepierre : Élégant moustachu égocentrique, Laurent, amateur d’art, a laissé derrière lui moult portraits le représentant. Il s’est marié à l’artiste caroggiane Bianca Almunia, à qui il a échangé son nom contre quelques tableaux.

Bianca Vertepierre : Immigrée caroggiane, l’artiste a eu bien du mal à s’intégrer. Prendre le nom de Vertepierre a beaucoup aidé à la vente de ses tableaux. Elle appellera sa fille Sybille, toujours dans le but de s’intégrer correctement dans l’environnement royaliste de Pendil.

Stefan Birgen : Moine phalangiste hura en missio ouverte à Pendil, Stefan s’est laissé charmer par Marie, de douze ans son aînée. Un petit scandale a entouré la naissance de leur fils Hyppolyte, cinq mois après le mariage, preuve que l’homme de foi n’avait pas su se contenir.

Marie Birgen : Maraîchère, elle s’est mariée une première fois à un homme malingre qui, à peine une année après, est décédé d’une mauvaise grippe. Elle a ensuite passé dix ans seule, avant de tomber amoureuse d’un jeune moine phalangiste tout droit arrivé de la Grande Huratelon.

Théolien Cerfier : Scribe et auteur d’un journal mensuel, le Petit Pendil, Théolien était admiré pour sa plume acérée et pourtant vertueuse. Il s’est marié jeune à Pascal, contraint de céder à ses avances s’il ne souhaitait pas que les Cerfier cessent la diffusion du Petit Pendil. L’adoption de Clarisse offrit un nouveau souffle à la vie terne de Théolien et à sa plume fatiguée.

Pascal Cerfier : Jeune, bourge et fils de bourges, Pascal était habitué à obtenir tout ce qu’il voulait. Son père, papetier et libraire, gérait la diffusion du Petit Pendil. Le jeune homme, impressionné par la plume, voulut et obtint l’auteur, au grand dam de sa mère. Ils adoptèrent rapidement une fille, qu’ils prénommèrent Clarisse.

Adryan Beaubois : Reprenant très tardivement l’affaire de son père, Adryan n’était pourtant pas encore prêt. Il n’était pas mauvais commerçant, mais repoussait sans cesse les papiers administratifs qu’il avait en horreur, donnant lieu à de nombreuses fins de partenariats commerciaux. Il s’est marié tardivement à Sybille Vertepierre, qu’il avait précédemment engagée pour gérer à se place les nombreux papiers.

Sybille Beaubois : Lettrée et éduquée, douée pour l’art et les lettres, Sybille s’est trouvé une place de secrétaire, rédactrice et archiviste chez les Beaubois. Elle est tombée éperdument amoureuse de son charismatique employeur, qui l’a remarquée très tard.

Hyppolyte Cerfier : Homme simple et peu ambitieux, Hyppolite reprit jeune le travail de sa mère, décédée trop tôt. Pas assez formé, il délaissa de nombreux fruits et légumes, réduisant grandement la diversité de ses produits. Sa production phare restait le raisin. Lorsque Clarisse proposa son aide, il l’accepta sans aucune arrière pensée ; et pourtant, ils finirent mariés et eurent Jeanne, leur fille chérie.

Clarisse Cerfier : Adoptée jeune, Clarisse fut surprotégée par ses pères. Envieuse de s’émanciper, elle quémanda du travail dans tout le village, mais seul Hyppolyte l’accepta. Confondant l’admiration qu’elle lui vouait avec un amour soudain, elle charma le maraîcher, se rendant trop tard compte que ses sentiments n’avaient aucune réelle base. Elle chérit malgré tout sa fille de tout son coeur.

Aleran Beaubois : Nommé ainsi dans l’espoir de le voir devenir aussi pieux qu’Aleran I le maudit, le père Beaubois devint tout l’inverse, prenant plus d’Aleran IVème du nom. Il n’aimait que lui-même et sa compagnie ; il s’arrangeait toujours pour que ses concurrents se battent entre eux, les observant se descendre mutuellement avec un plaisir malsain. Il releva la compagnie Beaubois, épousant une viticultrice de renom pour asseoir autant que possible son commerce. Sa mort fut un nouveau point semblable aux maudits de Valésie, un décès provoqué dans des circonstances floues, en compagnie de sa fille aînée Sybille.

Jeanne Beaubois : Jeanne reprit rapidement le travail de ses parents, usés par le labeur physique. Elle réduit la production maraîchère à la seule viticulture, se mettant à faire son propre vin qu’elle vendait à la foire chaque année, le Rouge de Cerfier. Une petite renommée se développa, attirant l’attention d’Aleran Beaubois, revendeur multipliant les aller-retour entre Pendil et la Capitale. De leur union naquirent trois enfants : Sybille, Flore et Thybauld, que Jeanne aimait et chérissait plus que tout. Après leur naissance elle cessa la viticulture, reprenant le journal du Petit Pendil.

Sybille Beaubois : Soeur aînée de Flore, Sybille devait reprendre la compagnie Beaubois. Son père l’a longuement initiée à son métier, l’emmenant avec lui dans chacun de ses déplacement sitôt qu’elle fut assez âgée pour le suivre en silence. C’est ensemble qu’ils perdirent la vie à la Capitale, dans des circonstance que nul ne sut expliquer. Elle n’avait jamais été très proche du reste de la fratrie, ni de sa mère.

Thybauld Beaubois : Jeune frère de Flore, Thybauld naquit précisément sept ans après Thybauld de Fauxvelles et fut nommé en son honneur. Désireux d’imiter la tradition royale d’envoyer le cadet au culte, mais Flore s’y refusant fermement, c’est le jeune benjamin qui se fit très tôt homme de foi, partant à l’abbaye Arbitrio-Capiti. Il garda un contact épistolaire avec ses soeurs et sa mère, les rejoignant le plus souvent possible pour fêter diverses célébrations en famille.

Flore et sa soeur… De son vivant.
La jeunesse...


Héraldique

Le Hibeaubois.
Le Hibeaubois


Lecture : D'azur embrassé à senestre d'argent, un hibou de sable becqué et membré d'or au coeur, une couronne d'or au canton senestre du chef, une étoile capitaline de gueule au canton dextre du chef.

Ecriture

Flore dispose d’une écriture soignée, pleine de fioritures mais lisible.

Police de référence : Great Vibes.

Calligraphie de Flore

Sa signature est un monogramme composé de ses initiales entrecroisées.

La signature de Flore (en blanc)
La signature de Flore (en noir)


Relations

Vallis Belle-Pierre

Son ami d’enfance, ils sont proches depuis toujours. Vallis…

Eh Flore, ta mère elle a volé toutes les étoiles de tes yeux pour les mettre dans le ciel MDR


Le blason de Vallis. Valise. Vallis. Vous l’avez ? Lol.

Possessions

Pendentif Beaubois

Ce pendentif, toute sa famille en a un exemplaire. Il représente le blason Beaubois et rappelle l’importance de la famille.

Description : La chaîne souple de cuivre soutient un pendentif du même matériaux, de forme arrondie, le tenant par le haut d’un seul maillon, plus épais que les autres. Au coeur du bijou sont peintes les armoiries Beaubois, protégées d’un dôme de verre.


Livres Flore.png


Les Fables de Loghéans


Le livre est entièrement manuscrit. Il ne contient pas d'illustration, mais la première lettre de chaque fable est enluminée de façon plutôt sobre. Le papier est épais, de bonne qualité, clair et lisse. Par endroits, une autre écriture a inscrit quelques commentaires.

Les Fables de Loghéans

Pour ma chère soeur. Flore, puissent ces fables t'apporter divertissement et réconfort.

~ T. Beaubois


Le loup et l'agneau

La raison du plus fort est toujours la meilleure :

Nous l'allons montrer tout à l'heure.

Un Agneau se désaltérait

Dans le courant d'une onde pure.

Un Loup survient à jeun, qui cherchait aventure,

Et que la faim en ces lieux attirait.

“Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ?”

Dit cet animal plein de rage :

“Tu seras châtié de ta témérité.”

“Sire”, répond l'Agneau, “que Votre Majesté

Ne se mette pas en colère ;

Mais plutôt qu'elle considère

Que je me vas désaltérant

Dans le courant,

Plus de vingt pas au-dessous d'Elle ;

Et que par conséquent, en aucune façon,

Je ne puis troubler sa boisson.”

“Tu la troubles, reprit cette bête cruelle,

Et je sais que de moi tu médis l'an passé.”

“Comment l'aurais-je fait si je n'étais pas né ?”

Reprit l'Agneau ; “je tette encore ma mère”

“Si ce n'est toi, c'est donc ton frère.”

“Je n'en ai point.” “C'est donc quelqu'un des tiens:

Car vous ne m'épargnez guère,

Vous, vos Bergers et vos Chiens.

On me l'a dit : il faut que je me venge.”

Là-dessus, au fond des forêts

Le loup l'emporte et puis le mange,

Sans autre forme de procès.


Ne contredis jamais les loups, ma soeur : c'est chose inutile.



Rat des villes, rat des champs

Autrefois le Rat de ville

Invita le Rat des champs,

D'une façon fort civile,

À des reliefs d'ortolans.

Sur un tapis assentani

Le couvert se trouva mis.

Je laisse à penser la vie

Que firent ces deux amis.

Le régal fut fort honnête,

Rien ne manquait au festin ;

Mais quelqu'un troubla la fête

Pendant qu'ils étaient en train.

À la porte de la salle

Ils entendirent du bruit :

Le Rat de ville détale ;

Son camarade le suit.

Le bruit cesse, on se retire :

Rats en campagne aussitôt ;

Et le citadin de dire :

“Achevons tout notre rôt.”

“C'est assez”, dit le rustique ;

“Demain vous viendrez chez moi :

Ce n'est pas que je me pique

De tous vos festins de Roi ;

Mais rien ne vient m'interrompre :

Je mange tout à loisir.

Adieu donc ; fi du plaisir

Que la crainte peut corrompre.”


La peur est ton ennemie la plus insidieuse, Flore, même si tu es tentée de lui faire confiance. Ne te fais pas battre par elle.



Le Cerf et la Vigne

Un cerf, à la faveur d'une vigne fort haute

Et telle qu'on en voit en de certains climats,

S'étant mis à couvert, et sauvé du trépas,

Les veneurs pour ce coup croyaient leurs chiens en faute.

Ils les rappellent donc. Le cerf hors de danger

Broute sa bienfaitrice ; ingratitude extrême ;

On l'entend, on retourne, on le fait déloger,

Il vient mourir en ce lieu même.

“J'ai mérité, dit-il, ce juste châtiment :

Profitez-en, ingrats.” Il tombe en ce moment.

La meute en fait curée. Il lui fut inutile

De pleurer aux veneurs à sa mort arrivés.

Vraie image de ceux qui profanent l'asile

Qui les a conservés.


Quiconque t'accorde sa générosité ne mérite nulle peine. De même, offre la tienne autour de toi : les ingrats regretteront.



Le Chat et le Renard

Le Chat et le Renard, comme beaux petits saints,

S'en allaient en pèlerinage.

C'étaient deux vrais tartuffes, deux archipatelins,

Deux francs patte-pelus qui, des frais du voyage,

Croquant mainte volaille, escroquant maint fromage,

S'indemnisaient à qui mieux mieux.

Le chemin était long, et partant ennuyeux,

Pour l'accourcir ils disputèrent.

La dispute est d'un grand secours ;

Sans elle on dormirait toujours.

Nos Pèlerins s'égosillèrent.

Ayant bien disputé, l'on parla du prochain.

Le Renard au Chat dit enfin :

“Tu prétends être fort habile :

En sais-tu tant que moi ? J'ai cent ruses au sac.”

“Non, dit l'autre : je n'ai qu'un tour dans mon bissac,

Mais je soutiens qu'il en vaut mille.”

Eux de recommencer la dispute à l'envi,

Sur le que si, que non, tous deux étant ainsi,

Une meute apaisa la noise.

Le Chat dit au Renard : “Fouille en ton sac, ami :

Cherche en ta cervelle matoise

Un stratagème sûr. Pour moi, voici le mien.”

A ces mots sur un arbre il grimpa bel et bien.

L'autre fit cent tours inutiles,

Entra dans cent terriers, mit cent fois en défaut

Tous les confrères de brifaut.

Partout il tenta des asiles ;

Et ce fut partout sans succès :

La fumée y pourvut, ainsi que les bassets.

Au sortir d'un Terrier, deux Chiens aux pieds agiles

L'étranglèrent du premier bond.

Le trop d'expédients peut gâter une affaire ;

On perd du temps au choix, on tente, on veut tout faire.

N'en ayons qu'un, mais qu'il soit bon.


Vois, ma soeur, les méfaits de l'indécision : fais du temps ton allié en choisissant sans le perdre.



Le Chat et les Moineaux

Un Chat, contemporain d'un fort jeune Moineau,

Fut logé près de lui dès l'âge du berceau.

La cage et le panier avaient mêmes pénates.

Le chat était souvent agacé par l'oiseau :

L'un s'escrimait du bec, l'autre jouait des pattes.

Ce dernier toutefois épargnait son ami.

Ne le corrigeant qu'à demi

Il se fût fait un grand scrupule

D'armer de pointes sa férule.

Le passereau, moins circonspec,

Lui donnait force coups de bec ;

En sage et discrète personne,

Maître Chat excusait ces jeux :

Entre amis, il ne faut jamais qu'on s'abandonne

Aux traits d'un courroux sérieux.

Comme ils se connaissaient tous deux dès leur bas âge,

Une longue habitude en paix les maintenait ;

Jamais en vrai combat le jeu ne se tournait ;

Quand un Moineau du voisinage

S'en vint les visiter, et se fit compagnon

Du pétulant Pierrot et du sage Raton ;

Entre les deux oiseaux il arriva querelle ;

Et Raton de prendre parti.

“Cet inconnu”, dit-il, “nous la vient donner belle

D'insulter ainsi notre ami ;

Le Moineau du voisin viendra manger le nôtre ?”

“Non, de par tous les Chats !” Entrant lors au combat,

Il croque l'étranger. “Vraiment”, dit maître Chat,

“Les Moineaux ont un goût exquis et délicat.”

Cette réflexion fit aussi croquer l'autre.


Ne laisse nul étranger s'immiscer dans ta vie et tes sentiments, très chère soeur ; la tentation vient trop vite, et le remord suit.



La chatte changée en femme

Un homme chérissait éperdument sa chatte,

Il la trouvait mignonne, et belle, et délicate,

Qui miaulait d'un ton fort doux :

Il était plus fou que les fous.

Cet homme donc, par prières, par larmes,

Par sortilèges et par charmes,

Fait tant qu'il obtient du Destin

Que sa Chatte en un beau matin

Devient femme, et le matin même,

Maître sot en fait sa moitié.

Le voilà fou d'amour extrême,

De fou qu'il était d'amitié.

Jamais la dame la plus belle

Ne charma tant son favori

Que fait cette épouse nouvelle

Son hypocondre de Mari.

Il l'amadoue, elle le flatte ;

Il n'y trouve plus rien de Chatte,

Et poussant l'erreur jusqu'au bout,

La croit femme en tout et partout,

Lorsque quelques Souris qui rongeaient de la natte

Troublèrent le plaisir des nouveaux mariés.

Aussitôt la Femme est sur pieds.

Elle manqua son aventure.

Souris de revenir, Femme d'être en posture

Pour cette fois, elle accourut à point ;

Car ayant changé de figure,

Les Souris ne la craignaient point.

Ce lui fut toujours une amorce,

Tant le naturel a de force.

Il se moque de tout, certain âge accompli.

Le vase est imbibé, l'étoffe a pris son pli.

En vain de son train ordinaire

On le veut désaccoutumer.

Quelque chose qu'on puisse faire,

On ne saurait le réformer.

Coups de fourche ni d'étrivières

Ne lui font changer de manières ;

Et, fussiez-vous embâtonnés,

Jamais vous n'en serez les maîtres.

Qu'on lui ferme la porte au nez,

Il reviendra par les fenêtres.


"Chassez le naturel, il revient au galop". C'est cet adage qui est ici illustré. N'accorde pas ta confiance trop vite à qui te dit changer.



La Chauve-Souris et les Belettes

Une Chauve-Souris donna tête baissée

Dans un nid de belette ; et sitôt qu'elle y fut,

L'autre envers les souris de longtemps courroucée,

Pour la dévorer accourut.

“Quoi ! vous osez”, dit-elle, “à mes yeux vous produire,

Après que votre race a tâché de me nuire !

N'êtes-vous pas Souris ? Parlez sans fiction.

Oui vous l'êtes, ou bien je ne suis pas belette.”

“Pardonnez-moi, dit la pauvrette,

Ce n'est pas ma profession.

Moi souris ! Des méchants vous ont dit ces nouvelles :

Grâce à l'Auteur de l'univers,

Je suis oiseau : voyez mes ailes ;

Vive la gent qui fend les airs !”

Sa raison plut, et sembla bonne.

Elle fait si bien qu'on lui donne

Liberté de se retirer.

Deux jours après, notre étourdie

Aveuglément se va fourrer

Chez une autre belette aux oiseaux ennemie.

La voilà derechef en danger de sa vie.

La dame du logis avec son long museau

S'en allait la croquer en qualité d'oiseau,

Quand elle protesta qu'on lui faisait outrage :

“Moi pour telle passer ! vous n'y regardez pas :

Qui fait l'oiseau ? C'est le plumage.

Je suis souris : vivent les rats ;

Arbitrio confonde les chats.”

Par cette adroite repartie

Elle sauva deux fois sa vie.

Plusieurs se sont trouvés, qui d'écharpe changeants,

Aux dangers, ainsi qu'elle, ont souvent fait la figue.

Le sage dit, selon les gens :

“Vive le Roi ! Vive la brigue !”


Adapte-toi, ma soeur, à tes interlocuteurs, mais veille à ce qu'eux n'en fasse rien dans ton dos.


Je suis impatient de venir te voir, Flore, jusqu'au bout du monde. Bientôt, c'est promis ; peut-être, si tu l'acceptes, viendrais-je avec Mère. En attendant, puissent ces fables te divertir et te donner la patience que je n'ai plus.

~ Thybault


Utilisateur:Flore Beaubois/Ecrit


Anciens personnages

Sylnor Solodinn

Lilja Sulka

Précieuse

Kylmä Cassagne (Frettisukat de naissance)

Fléo

Piarakala de Gekkota

Divers

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Merci à Sigrid pour l'inspiration de la fiche wiki (depuis 3 personnages, oui, chut).