Mémoires d'un Renard, Tome II

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Cet écrit a été rédigé par Sergueitov, et se trouve sur l'ancienne Esperia, inaccessible pour le moment.

Collection Mémoires d'un Renard

Chapitre V

Nous avions un avantage sur tout ça, j'ai été pendant longtemps l'unique architecte d'Esperia, aucune construction ne se faisait sans que je sois de fait, la trinité Raev a toujours fait coffre commun, nous n'avions aucune économies personnelles, tout était rassemblé, et la combinaison de nos métiers fonctionnait à plein régime. Dame Ahrondor était devenue couturière, Dame Signaro était la seule éleveuse de l'île, elle avait tous les enclos, et elle approvisionnait notre taverne en nourriture et dame Ahrondor en laine, il n'y avait aucune transactions entre nous, car tout finissait à la fin dans un coffre commun.

Pour ma part je pouvais me concentrer sur Adobe, j'ai offert des dizaines de plans à l'office d'Adobe, et l'argent Raev servait souvent à acheter les ressources pour les travaux, car beaucoup l'ignorent, mais Raev a financé la reconstruction d'Adobe en grande partie, sur ses propres fonds, avec quelques maigres compensations comme les nouvelles habitations de l'ilot de l'espérance et plus tard des commerces. Pour autant, nous avons toujours réglé nos impôts à l'heure pour l'office, il fallait renflouer les coffres, car Dame Signaro avait été contrainte de prendre un emprunt à la banque pour combler ce que le précédent intendant avait pris en partant. Nous avons toujours tenu a être irréprochables, qu'on ne puisse pas renouveler les vieilles rancoeurs des Erenthys à notre égard, c'était une ligne de conduite que nous avons gardé pendant très longtemps, d'ailleurs personne ne parlait de nous en soi, personne ne nous connaissait, nous étions reclus sur notre Adobe, laissant la vie autour se dérouler, il y avait déjà beaucoup trop à faire dans notre quartier.

La relation qu'entretenait messer Volturno avec son mentor, le Chevalier Toutcourt nous permis de le faire intégrer dans la famille. Ce point donna une nouvelle dimension et une toute autre importance politique au sein du jeu des familles, car nous étions à présent une maisonnée, avec des droits politiques différents, et surtout le droit de présence au conseil restreint, un groupe qui permettait d'élire un nouveau souverain si le siège était vacant. Pour autant peu de monde nous regardait, le gouvernement avait déjà trop à faire avec l'Abbaye de l'Abbus Einog qui avait tenté de prendre le pouvoir par la force.

Coup de force qui a échoué, sa grande erreur aura sans doute été de tuer un Vaahva de la Pointe d'Or durant cette prise de pouvoir, celui-ci faisant office de martyr pour le peuple qui se rallia du côté de Moscaw spontanément. Je me souviens de la philosophie du chevalier nain à ce moment-là, alors que tout le monde essayait de rentrer dans l'Abbaye : "Patience, laissons les choses se dérouler, nous interviendrons au bon moment."

Chapitre VI

Les chantiers avançaient, Adobe reprenait du poil de la bête, de plus en plus, j'exécutais mes tâches en tant que conseiller à l'Urbanisation, rénovant les égouts, la caserne, rasant les anciens murs du gouvernement... Nous approchions le point culminant de notre fortune commune, malgré toutes nos dépenses, nous arrivions à maintenir la somme, et mieux encore, à la faire grandir.

Je venais tout juste de faire refaire la tour de garde d'Adobe à ce moment-là, et le souverain se faisait de moins en moins présent, reclus dans son manoir, essayant de faire son bateau qui allait lui servir plus tard à faire son voyage diplomatique dans l'ancien monde. Toutes les affaires passaient par un Grand Intendant secoué des évènements, vu qu'il était passé proche de la mort lors de la rébellion de l'abbaye. Le gouvernement était ralenti, le dispensaire ne recevait plus ses fonds depuis plusieurs mois. Il y avait de plus en plus d'indices qui pouvaient laisser à penser que le souverain allait quitter les terres esperiennes, le trône était pour ainsi dire vacant, celui-ci était invisible, impossible à trouver et à voir. Ainsi un conseil restreint s'organisa, à la demande de dame Lindén Leoplodine, qui désirait le trône chose qui était presque de notoriété publique.

Elle organisa ça le jour pour lendemain, sans doute pour ne pas laisser le temps à l'opposition de se préparer, alors qu'elle était prête depuis déjà moins à cette éventualité, allant jusqu'à écrire un nouveau Volumen dans l’éventualité d’être Reine. Pris de cours, nous avons chacun prospecté dans les différentes familles et autres organisations disposant d'un droit de vote pendant ce conseil. Chacun à notre façon, nous avons gagné des voix, nous n'étions pas gagnants avant tout ça, pas du tout même, mais force de négociations nous avons réussi à convaincre une majorité de personnes que notre candidat était le meilleur choix pour un souverain.

Mais je n'ai pas expliqué pourquoi nous voulions le trône. C'est assez compliqué, les motivations étaient d'avantage par la crainte d'un Esperia gouverné par une dame qui à l'évidence, passait son temps à nous mettre des bâtons dans les roues, car dans diverses affaires celle-ci s'affairait à nous ralentir, à s'attribuer nos parcelles cultivables, à nous empêcher de faire des acquisitions de commerces et autres. Il était de notre survie de faire en sorte de prendre le pouvoir au trône d'Esperia. Bizarrement nous n'étions pas les seuls, et il était même assez simple de convaincre les personnes à nous rejoindre, ils avaient les mêmes pressentiments que nous à l'égard de la Noble dame. Il faut dire que les arguments ne manquaient pas, celle-ci avait la santé fragile et un caractère un peu spécial, ajoutez à ça ses nombreuses fausses couches et le fait qu'elle soit enceinte au moment du conseil. C'est naturel me diriez-vous, mais gérer une principauté et son nouveau-né, c'est rarement compatible, bien malheureusement.

Le conseil restreint se déroula le soir même, elle présenta son Volumen, bien contente et persuadée qu'elle aura la situation bien en main, que c'était gagné d'avance, elle avait même juré que si elle ne devenait pas reine, elle quitterait Esperia. Elle perdit les élections et quitta donc Esperia, soutenant le fait qu'on essayerait d'attenter à sa vie, alors qu'il n'a jamais été question d'une pareille chose. Elle laissa derrière elle ses partisans, persuadés de l'injustice de cette élection. Tous désirant plus que tout venger Dame Lindén.

Chapitre VII

Les semaines qui précédaient était tendues. La clef de notre réussite à toujours été de prévoir les situations à l'avance, nous étions même préparés à perdre l'élection du souverain, nous avions accepté le fait que nous pourrions perdre c'était le jeu de la politique.

Nous étions au courant des mouvements des Drehers par exemple ainsi que de ceux des Vuhori et à plus basse importance, celle des Anthalys. Lors du premier discours de la reine par exemple, je me souviens qu'il y avait des archers sur les toits, à surveiller le discours d'en haut, tous nos alliés était là en cas de problème, armés. Ensuite, plus tard, on nous a mis au courant des menaces qui pesaient, celles d'un mouvement armé probable, nous nous sommes donc cloisonné dans l'ilot de l'esperance, l'ancienne place forte Aubécraine redevenait une place forte, comme prévu. La garde, dirigée par le nouveau grand intendant, le chevalier Barboto à complètement bloqué l'îlot en empruntant des poutres de chantiers pour barrer la route. Et nous trois, les trois tribuns Raev, bloqués dans la maison de la reine, à la Pourpre Roche.

Il ne se passa rien, peut être ceux-ci était trop trouillard ou trop mal organisé pour faire quoi que ce soit, ceci étant dit, pendant un certain temps après ça, nous nous baladions systématiquement en compagnie d'hommes d'arme, je me souviens encore de quand on est sorti de l'ilot, un convoi de 10 hommes armés pour nous trois, en direction du bureau de la reine. Après cela il arriva aussi l'incident de la catapulte, durant la fête de la catapulte sanglante. Un autre acte puéril d'une opposition tout aussi puérile, bien que nous sachions pertinemment qui l'avait orchestré, nous avons laissé couler l'affaire.

J'ai donc repris le poste de conseiller à l'économie, conseillé par le Sire Grand Intendant et la nouvelle souveraine d'Esperia, Dame Signaro Illina, que nous ne pouvions laisser aux Drehers après la prise d'arme qu'ils avaient fait contre nous, j'ai cumulé ce poste avec celui de l'urbanisation, étant donné que j'avais le temps de gérer les deux. Au moment de l'écriture, ma situation politique est toujours la même à ce sujet d'ailleurs.

Quelques temps après la nomination de Dame Signaro, Dame Ahrondor et moi-même sommes devenus nobles, nous avons d'ailleurs fait exprès de dépasser le nombre de signatures et de lettres de recommandations requises pour justifier la chose. De ce fait, dame Ahrondor avait repris le poste d'Intendante d'Adobe, et nos projets reprenaient dans ce sens, il n'était pas question d'abandonner notre quartier, au contraire. Nous avions a présent le pouvoir de le remettre dans la course.

Je vais cependant préciser que nous n'avons jamais tiré avantage du trône pour avantager Adobe, c'est simplement que nous avions plus d'outils à disposition et beaucoup plus d'influence pour continuer nos plans à Adobe. Vous remarquerez d'ailleurs que les couleurs d'Adobe étaient le rouge et le gris foncé, ces couleurs ont complètement disparu en faveur des couleurs Raev : Orange, Jaune et Blanc. L'orange pour la couleur du renard, l'emblème de notre famille, le doré pour la couleur de la trinité et finalement le blanc, symbole du renouveau de la dissolution d'Erenthys. Raev s'était fait un nom dans la courte histoire d'Esperia, nous n'avions plus rien à prouver à personne.