Corporation adaarionne

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Une corporation adaarionne est une forme de guilde spécifique à la Nation adaarionne. Bien plus répandues et courantes, elles constituent une partie aussi incontournable de la société adaarionne que le Monastère Adaarion.

Territoire et influence

Les corporations adaarionnes n’existent que sur le territoire de la Nation adaarionne et des Possessions. Elles sont cependant inexistantes loin des grandes villes, les villages ruraux ou montagnards étant trop peu peuplés pour justifier l’association de travailleurs.
Une corporation est toujours locale et il n’existe pas de corporation à l’échelle adaarionne ou même régionale. Chaque corporation est ainsi basée dans une ville ou bourg où existent d’autres corporations réunissant d’autres métiers. Elle peut éventuellement rassembler des membres au sein de villages environnants comme pour Golvandaar et ses faubourgs mais c’est un cas rare.

Réputation

Chaque corporation possède sa propre réputation et l’ensemble des corporations d’un lieu définissent quelle réputation les corporations peuvent avoir dans leur ensemble. Cette réputation évolue au fil du temps. Elles sont cependant souvent peu appréciées par les marchands étrangers.

Symbolique

Emblèmes et symboles

Chaque corporation possède souvent ses propres symboles et emblèmes faisant référence à leur propre histoire et à leurs activités.

Noms

Le terme véritable des corporations adaarionnes est celui de “kilta”. Le terme de corporation adaarionne est quant à lui un terme capitalin utilisé pour les distinguer des guildes telles qu’elles existent ailleurs et pour souligner leurs spécificités adaarionnes.

Structure

Rangs de travailleur

  • Apprenti: un apprenti est un jeune généralement entre 12 et 16 ans qui est confié à la garde d’un contremaître ou d’un maître afin d’être formé au métier contre paiement d’une somme d’argent afin de couvrir les frais. Cela peut commencer plus tôt si il s’agit de ses parents. Durant cette période, l’apprenti est entièrement sous l’autorité de son maître qui va lui enseigner les ficelles du métier. Cette période s’achève généralement entre 18 et 25 ans et l’apprenti en sort en connaissant les bases du métier. Il devient alors compagnon.
  • Compagnon: le compagnon est un travailleur formé mais n’étant pas encore accompli. Il doit dans un premier temps devenir associé d’un contremaître ou d’un maître. Il travaillera alors sous sa direction comme un employé. Au bout de quelques années, son maître peut lui donner sa liberté avec l’accord de la corporation, à partir du moment où il peut commencer à travailler à son compte au sein de la corporation.
  • Contremaître: le contremaître est un compagnon qui a réalisé son maître-oeuvre, un projet d’envergure démontrant l’étendue de son talent. Ce projet est généralement réalisé durant la trentaine ou la quarantaine d’un membre. Présenté aux contremaîtres et maîtres, le projet peut être accepté ou non. Si il l’est, le compagnon devient contremaître. Il peut alors jouer un rôle d’importance au sein de la corporation, avoir d’autres membres sous sa responsabilité et prendre des apprentis.
  • Maître: le maître est un contremaître qui a mené à bien plusieurs projets et s’est pleinement investi dans la corporation. Le potentiel maître doit être parrainé par un maître en place et soutenus par au moins un autre contremaître avant de pouvoir être envisagé pour la maîtrise par la corporation qui vote sur son droit de recevoir ou non sa maîtrise. Ce titre honorifique est donné aux plus méritants et libère le maître de beaucoup d’obligations. Il est souvent autorisé à pouvoir véritablement concurrencer les autres membres et agir de façon plus indépendante.

Membres non-travailleurs

Une corporation peut employer différents membres qui ne sont pas des travailleurs. Ces personnages peuvent être des esclaves ou des individus libres et sont chargés des différentes activités d’intendance de la corporation ou aident à la gestion. Ils peuvent parfois bénéficier des mécanismes de solidarité de la corporation mais ce n’est pas systématique. Ils n’ont également pas de rang.

Direction de la corporation

Chaque corporation possède à sa tête une entité dirigeante, que ce soit un “grand-maître” ou un conseil. Ces gestionnaires sont élus par les membres de la corporation. L’étendue de ses pouvoirs diffère d’une corporation à l’autre et la plupart des corporations maintiennent toujours une forme de démocratie interne où leurs travailleurs prennent les grandes décisions en assemblée.

Kassale ou trésorerie

Toute corporation dispose de ressources financières grâce à la cotisation de ses membres et à des affaires conclues en son nom. Au sein des plus petites corporations ou lorsque les revenus sont maigres, cet argent peut être directement réinvesti dans l’activité de ses membres. Cependant, dans la plupart des cas, cet argent est collecté et confié à une Kassale, une forme de banque typiquement adaarionne qui fera fructifier cet argent, en reversera une partie aux membres en fonction des besoins et de la solidarité. Cet argent constitue aussi une réserve financière pour les plus grande activité.

Certaines corporations pratiquent cette activité elle-même et confient la gestion de la trésorerie à quelques uns de ses membres. Dans ces cas-là, le contrôle de la caisse est un rôle majeur et bien des corporations connaissent de gros conflits internes autour de la caisse. Un adage dit “Si tu veux connaître une corporation, connais son trésorier”.

Familles

Les familles des membres d’une corporation, même si elles ne sont pas elles-mêmes membres jouent un rôle majeur au sein de la corporation. Outre les raisons religieuses liés à l’idéal de la famille dans le monachisme, c’est aussi une façon d’encourager les enfants à apprendre le métier de leurs parents et donc à rester au sein de la corporation, assurant ainsi son avenir. Les familles ont également un rôle important dans l’aspect culturel des corporations et de la solidarité. Il n’est pas rare de voir les membres de la famille (conjoints, enfants, parents et autres proches) se faire voir au siège de la corporation et beaucoup y rendent de petits services: messages, huile de coude ou aide à l’organisation d’activités.

Objectifs et activités

Activité économique

Une corporation contrôle généralement tout ou partie d’un secteur économique dans la ville où elle est présente. Ses membres définissent ainsi de fait les règles locales en matière de conditions de travail, de prix, de formation, de concurrence, de standards de qualité et de pratiques commerciales pour leur secteur. Ce contrôle est parfois contrecarré par les décisions de l’assemblée locale.
En outre, les réserves financières d’une corporation sont parfois employées pour mener des projets communs ou destinés à servir les intérêts plus généraux de la corporation. Par exemple, il peut souvent arriver qu’une corporation aide sa ville à financer la construction d’un pont, d’une route, réparer ses murailles ou finance des bâtiments de prestige.

Activité politique

Les corporations locales agissent comme les représentants du peuple au sein des assemblées urbaines du régime adaarion. Les corporations sont souvent très impliquées dans les assemblées où, le plus souvent, elles constituent un groupe très influents.

La force politique d’une corporation par rapport aux autres factions politiques mais aussi face aux autres corporations locales varie fortement selon les localités et périodes. Elle dépend beaucoup de sa prospérité et de l’unité de ses membres mais aussi de la capacité de ses dirigeants à négocier intelligemment avec les autres corporations locales.

Activité culturelle

Les corporations ne sont pas simplement un rassemblement de métiers ou une organisation politique. Ce sont aussi des groupes de familles vivant ensemble. Chaque corporation tend ainsi à dédier une partie de ses profits à l’organisation de divertissements et de festivités pour ses membres mais pas seulement. Ces festivités ont souvent une taille assez importantes et s’ouvrent parfois au public, rythmant la vie de la ville où la corporation est présente. Par ailleurs, plusieurs sièges de corporation entretiennent leur propre salle de fête ou taverne.

La proximité entre travailleurs d’une même corporation et leurs familles ne se limitent pas aux fêtes mais se ressent aussi dans leurs relations. Beaucoup de jeunes gens nés de parents d’une corporation ont souvent pour amis et amours des jeunes gens nés de parents collègues des leurs. De même, la vie religieuse est souvent organisée en corporation. Les membres de la corporation se rendent ensemble aux rites et participent ensemble à la vie religieuse.

Activités illégales

Plusieurs corporations au cours de l’histoire et un peu partout ont déjà eu recours à des activités illégales que ce soit pour enrichir certains de leurs membres, protéger leurs intérêts, faire passer certains de leurs projets ou encore acquérir plus de pouvoir. Cela peut passer par la corruption, le sabotage, le chantage, le vandalisme ou l’intimidation. Ce dernier cas est le plus courant face aux artisans isolés qui pourraient faire concurrence au sein d’une ville à la corporation locale.

Liste de corporations célèbres

Cette liste n’est pas exhaustive et ne reprend que des corporations connues pour leurs activités ou leur importance locale.

  • Corporation de la Pierre: basée à Golvandaar, la corporation de la pierre est la plus ancienne et la plus puissante des corporations adaarionnes. Accompagnant l’expansion de la ville et fixant les indispensables standards de qualité pour la construction dans la capitale adaarionne, c’est elle qui a inspirée depuis des siècles la création et le maintien des corporations dans la société adaarionne et en a fixée le modèle de fonctionnement. Riche et possédant un réseau de relation gigantesque, la Corporation de la Pierre possède un énorme poids sur la politique golvandaari et possède ainsi une relative influence sur la politique de la nation adaarionne. Son influence a baissé depuis le Bras de fer de Golvandaar.
  • Corporation des architectes: basée à Golvandaar, il s’agit d’une célèbre corporation d’architecture. Tenue depuis des décennies par la famille Leskander et actuellement sous la direction de Motti Leskander, la corporation a mauvaise réputation dans le milieu des corporations de Golvandaar et est en fréquent conflit avec la Corporation de la Pierre, surtout depuis le Bras de fer de Golvandaar.
  • Corporation Kulta: basée à Golvandaar, il s’agit d’une corporation d’orfèvres. Élitiste, elle a une taille particulièrement réduite. Sa renommée dépasse largement les frontières de Golvandaar et ses créations servent couramment de cadeaux diplomatiques ou de cadeaux de mariage.


  • Corporation saline: basée à Svarstak, la corporation saline contrôlait les mines de sel de la ville et était l’une des plus puissantes et plus influentes corporations de la Nation adaarionne, tutoyant la Corporation de la Pierre en envoyant des hommes influer sur la politique de Golvandaar. La corporation saline s’est cependant écroulée durant la dernière décennie face à la montée du mouvement kantaisäiste et n’est aujourd’hui plus qu’une coquille vide sous le contrôle direct d’Ossian Kiirehtia.
  • Brunde: basée à Lodaving, Brunde est une corporation réunissant les fabriquants de papier de la ville. Relativement jeune, cette corporation a acquis énormément de pouvoir en devenant le principal fournisseur de papier aux monastères de Golvandaar et Roskilde.

Organisations similaires

Règlement interne

Chaque corporation possède son propre règlement mais il existe des règles qui s’appliquent dans chaque corporation:

  • Interdiction de la concurrence: les membres ne peuvent pas se faire concurrence et ses membres doivent jurer ne jamais tenter de voler un client à un de ses confrères. La seule exception est le droit des maîtres à prendre des clients aux plus jeunes.
  • Cotisation: tout membre doit payer une cotisation à sa corporation, soit sous la forme d’un forfait mensuel, soit sous la forme d’une part de ses bénéfices.
  • Régulations: tout membre doit suivre les régulations sur son travail imposée par la corporation.
  • Droit de départ: tout membre souhaitant quitter la corporation doit payer une somme à la corporation comme compensation pour les avantages qu’il a reçu.

Vieux jours des membres

Lorsqu’un membre de la corporation, qu’il ait atteint le rang de maître ou non, atteint un vieil âge et n’est plus en capacité de travailler, il peut cesser de travailler et reçoit alors un petit pécule pour assurer sa survie si sa famille ne peut pas l’entretenir.

Expulsion d’un membre ou rejet d’un apprenti

Tous ne sont pas admis à rester dans la corporation. Les membres qui contreviennent aux règles ou s’attirent les foudres de ses collègues peuvent être renvoyés par décision des dirigeants. La première conséquence est la fin de tout accès aux aides de la corporation (y compris ce pourquoi ils ont cotisé) ainsi qu’à son matériel et à ses installations. Pour beaucoup de travailleurs, cela implique se retrouver sans outils de travail et sans le sou. Ils deviennent alors des isolés. S'ils possèdent encore leur matériel et leurs locaux, ces exclus peuvent parfois tenter de travailler en indépendant à leurs risques et périls mais peuvent aussi vendre et tenter d’émigrer. Dans de très rares cas, si par exemple l’exclusion a été décidée pour des raisons politiques ou symboliques, un accord est conclu entre la corporation et l’exclu qui peut continuer à exercer de façon indépendante mais en suivant toujours les règles de la corporation. Dans les cas extrêmes, la corporation peut tenter de faire passer par la justice locale ou par l’assemblée urbaine un ordre interdisant l’exclu de pratiquer son métier.
Si un apprenti se conduit mal ou échoue simplement son apprentissage, il peut être refusé et est alors renvoyé à ses parents. Si ses parents sont membres de la corporation, il s’agit d’une énorme insulte pour eux et ils subissent généralement des moqueries et un certain mépris pour ne pas avoir su transmettre leur métier à leur enfant. Dans les cas extrêmes, cela peut aller jusqu’à l’expulsion des parents de l’apprenti rejeté.

Traditions

Chaque corporation possède son propre folklore local plus ou moins partagés avec les autres corporations de sa ville. On peut cependant trouver des traditions générales:

  • Autel de la corporation: chaque corporation organise une forme d’autel familial à son siège et où les figurines des membres remplacent celle des membres de la famille.
  • Festin familial: il est courant pour les corporations de tenir des festins durant lesquels ce sont les familles qui cuisinent un festin. C'est à la fois un grand rassemblement pour les familles et pour les membres. C'est un moment de grande ambiance familiale où il n'est pas rare que les jeunes (apprentis ou non) découvrent leurs premières pintes. Il est de tradition ancestrale que le repas soit constitué d'un «ours à la bière» basé sur une légende que les premières corporations se cotisaient pour acheter un ours entier à des chasseurs. Les détracteurs des corporations interprètent parfois la chose comme une façon ridicule de faire étalage de leurs moyens. Les plus pauvres corporations tendent cependant à simplement décorer un autre large animal cuit à la bière d’une tête d’ours empaillée par respect pour la tradition.
  • Fêtes de corporations: les corporations organisent couramment des festivités. Elles sont souvent assez simple. On y offre boissons et nourritures, activités pour les enfants et parents. C’est par ailleurs l’occasion de compétitions, liée au travail ou sportive, entre les membres.
  • Rite du deuil: ce rite est très largement suivi et l’un des moments où la solidarité humaine et financière de la corporation sont les plus utiles.

Remarques diverses