Nation Adaarionne

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Nation Adaarionne
Adaari Kansakunta

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Administration
Forme de l'état Régime adaarion
Capitale Golvandaar
Dirigeant Jurgen Yvanakivis
Religion Monachisme
Monnaie Urii
Langue officielles Adaarion
Capitalin
Géographie
Démographie
Population totale 3 650 000
Gentilé Adaarion(ne)
Présence qadjaride


La Nation adaarionne est un important état occupant la majeure partie de la chaîne adaarionne, siège du Monastère Adaarion et fondé par le prophète Alistaar.

Territoire

La Nation adaarionne est l’un des états possédant le territoire le plus mal identifié.

Elle occupe la majeure partie de la chaîne adaarionne. D’ouest en est, son contrôle direct s’exerce sur les monts Hiekkakivis ou “Kivie”, l’Alkupera, la Maasydan et l’Edella. Le coeur du pays se trouve dans la Maasydan où se trouvent ses plus grandes cités ainsi que sa capitale Golvandaar. L’Harigkullen et la Renua sont quant à elles habitées par des populations vassales de la Nation adaarionne mais bien distinctes de celle-ci. La partie sud-est composée de la Villimaki et du Golurra qui échappent totalement à leur contrôle.

En dehors de la chaîne adaarionne, la Nation contrôle ce qu’on appelle les Possessions, qui s'étendent d'abord sur l'est des Marches, le long de l'Heimild où se trouve Maailmanovi. Ensuite, on trouve le Bogen et son célèbre chef-lieu : Roskilde. Cependant, le Bogen fait l’objet d’une co-gestion avec la Grande Huratelon, l'Ordre phalangiste et le Monastère adaarion depuis le Concordat de Roskilde mais demeure adaarion (malgré une population majoritairement canatanaise).

Principales villes

Attributs

Nom

Le terme officiel est “Adaari Kansakunta” et sa forme capitilinisée est Nation adaarionne. Les termes des autres langues sont:

  • Hura: Adaarsti Narod.
  • Caroggian (désuet): Nacio Adarès.
  • Dialectes vaahva: Adaarsk Nasjon (dialectes kinemaers), Adarskafolk (dialectes vahnamaates et zaragans), Adaarskasjoll (dialectes kylmates).
  • Qadjaride: Adaaratikauma.

Emblème

Emblème adaarionne

L’emblème de la Nation adaarionne est un oeil d’Arbitrio dominant le Mont Adaar et entouré de six étoiles. Les couleurs adaarionnes sont le bleu ciel et le blanc.

Symboles

  • Bleu siniseiman: le pigment bleu clair produit à Siniseima est devenu un symbole courant de la nation adaarionne.
  • Grand Suuri (chien): bien que désuet, on peut fréquemment trouver des images du Grand Suuri qui était le chien emblématique de l’Empire Suuri.
  • Étoiles: les adaarions utilisent fréquemment des motifs étoilés, basés sur la Lukemise.
  • Mont Adaar
  • Mont aux terrasses: symbole du Laaksot, la montagne divisée en terrasses est un symbole adaarion relativement usité.
  • Oeil d’Arbitrio: l’oeil d’Arbitrio est fréquemment utilisé comme symbole en lien avec la Sintie. Ses représentations varient, allant d’un simple oeil stylisé à une représentation liée à la lune.

Historique

Originellement, le territoire de la Nation adaarionne constituait le coeur de l’Empire Suuri, une puissante civilisation qui contrôlait la moitié du continent et dont la capitale, Castel-roc (ou Kallinna en adaarion), se tenait là où fut construit Golvandaar. L’Empire eut une forte influence sur les Vaahvas et les peuplades des Grands Fleuves. De plus, le continent fut fortement marqué par sa guerre presque constante contre son rival, l’Empire qadjaride. L’Empire Suuri s’effondra en -186 au terme de la guerre civile suuri. Les vestiges de l’Empire se divisèrent en plusieurs états successeurs et en royaumes éphémères de chefs de guerre suuris, vaahvas ou huras.

En l’an -45 du calendrier impérial, le prophète Alistaar reçut une vision d’Arbitrio au sommet du Mont Adaar. De retour à son village, il prêcha ce qui deviendrait la foi monachiste et entama ce qui serait connu comme l’Unification adaarionne au cours des décennies qui suivirent. Avec l’aide de ses Compagnons, il unifia les états successeurs suuris. Vingt-cinq ans plus tard, son épopée avait permis la fondation de Golvandaar, de la Nation adaarionne et du Monastère Adaarion.

Après la mort d’Alistaar, la Nation adaarionne connut une longue période de développement et de consolidation. Le Monastère Adaarion commença à établir des liens diplomatiques avec les nouveaux états continentaux. En l’an 25, l’Empire Central établit un protectorat sur la Nation adaarionne. Après ce ralliement, la Nation adaarionne connut une période de prospérité au fur et à mesure que la foi monachiste se répandait sur le continent. Cette expansion et la conversion de l’Empire Central au monachisme causèrent une tension entre le Monastère Adaarion et l’Ordre phalangiste, particulièrement dans les régions frontalières du Bogen et du Gyllendal. Ces tensions éclatèrent lors des guerres de religion arbitrée entre 227 et 235. Les Adaarions et l’Empire remportèrent la victoire sur l’Ordre phalangiste mais le prestige de la victoire fut terni par la déchéance politique du Sovitelija Synalmak, déstabilisant la nation adaarionne.

Dans les décennies qui suivirent, les relations entre l’Empire Central et la Nation adaarionne se dégradèrent, notamment à cause de conflits politiques sur la gestion et la défense du Thème de Zaraga. En 321, la relation éclate lorsque l’empereur accuse les adaarions de pactiser avec les Vaahvas, ce à quoi les Adaarions répondent en rompant le protectorat impérial. Sept ans plus tard, l’Empire Central sombre dans l’Interrègne. La nation adaarionne devient alors un lieu de refuge pour les érudits capitalins, permettant l’essor d’Oppikaupunki, la grande université adaarionne fondée en 207 à Golvandaar. A l’issue de l’Interrègne, le nouveau Royaume Central renoue une alliance avec la Nation adaarionne en égaux.

En 347, le concordat de Roskilde est conclu, mettant fin à deux siècles de tension entre monachistes et phalangistes aux frontières hura-adaarionnes.

Situation actuelle

La Nation adaarionne est aujourd’hui en crise politique presque constante à cause des tensions à Golvandaar depuis le Bras de fer de Golvandaar en 488. Le pays est aussi impliqué dans une crise diplomatique avec le Royaume Central depuis la fin de la guerre de succession capitaline: la querelle de la couronne. Enfin, le pays a été en guerre durant la guerre des Marches durant laquelle l’Alkupera fut attaquée et la Kivie occupée par des envahisseurs vaahvas. La nation adaarionne en est cependant sortie vainqueur grâce à l’aide décisive de la Légion royale.

En outre, le pays est aussi agité depuis plusieurs années par l’émergence du mouvement kantaisäiste à Svarstak ainsi que par des troubles dans le centre et l’est de la Maasydan: les troubles d’Heaubeville, la peste de la Maasydan et du Kinemaar et enfin la malédiction de Valppauttai. Ces événements sont cependant largement éclipsés par les événements décrits dans le paragraphe précédent.

Lois et organisation politique

La Nation Adaarionne fonctionne selon un système hybride et complexe hérité de l’unification adaarionne. Il s’agit d’une vaste fédération de cités, chacune gérée par une forme de démocratie indirecte associant notables, corporations et moines. Cette fédération est chapeautée par le Monastère Adaarion qui est en charge de plusieurs fonctions comme la diplomatie, les finances, la sécurité, etc.

Sovitelija Jurgen Yvanakivis

Jurgen Yvanakivis est l’actuel Sovitelija depuis l’an 506, succédant à Jaana Huss. Il fut élu à la faveur de ses actions lors du bras de fer de Golvandaar au cours duquel il aida à la réalisation d’un compromis. Appartenant à l’aile la plus conservatrice des traditionalistes adaarions et pur produit de la haute société golvandaari, Yvanakivis est aujourd’hui largement considéré comme un dirigeant sans saveur, aussi bien sur le plan religieux que politique. Beaucoup lui reprochent une tendance à l’inaction, son refus de toute grande réforme et son incapacité à maintenir l’unité de la nation et du Monastère. Sa politique durant la guerre de succession capitaline et la guerre des Marches fut confuse et il s’est depuis engagé dans une querelle diplomatique avec le Royaume Central: la querelle de la couronne. Beaucoup souhaitent aujourd’hui ouvertement la fin de sa Médiation.

Entités politiques

Sovitelija

Officiellement, la nation adaarionne n’a pas de dirigeant au sens classique du terme. Le Sovitelija et le Valtuusto ne sont pas légalement les dirigeants de la Nation adaarionne mais se font déléguer le pouvoir central par le Kaikkikokous. Ce pouvoir comprend le privilège de représenter la nation adaarionne auprès des peuples étrangers ainsi que de présider le Komento et ce, depuis la mort d’Alistaar. Son devoir est donc d’assurer la protection de la nation adaarionne de façon bien-arbitrée. Au cours de l’histoire, plusieurs sovitelijas ont acquis des pouvoirs plus importants comme Ulric Puristi ou, de plus triste mémoire, Synalmak.

Valtuusto

Le Valtuusto est le conseil dirigeant des sages du Monastère Adaarion et partage les compétences en matière diplomatique et militaire du Sovitelija. Dans les faits cependant, le Valtuusto ne fait que superviser la politique extérieure du Sovitelija et se consacre aux affaires intérieures de la nation. Le Valtuusto intervient directement par les moines locaux dans les affaires de toute la nation et dispose de la mainmise sur plusieurs outils lui permettant de contrôler les assemblées locales comme le monopole de l’or ou le Puhtaus.

Les membres du Valtuusto sont tous particulièrement impliqués dans la politique de Golvandaar, cité dont les enjeux locaux peuvent avoir des répercussions sur tout le pays.

Kaikkikokous

Le Kaikkikokous ou plus simplement le “Kokous” est une assemblée plénière réunissant l’assemblée de Golvandaar, le Sovitelija, le Valtuusto et les représentants de toutes les cités de la nation adaarionne. Cette assemblée a lieu tous les dix ans de façon symbolique mais peut parfois être convoquée de façon extraordinaire.

Cette assemblée dispose théoriquement du pouvoir de modifier toutes les lois adaarionnes mais est largement symbolique et protocolaire puisqu’il est très difficile de mobiliser une grande coalition de votes pour faire passer une réforme précise.

Des “Kokous” régionaux ont parfois lieu et réunissent simplement des assemblées de plusieurs cités pour convenir de certaines grandes questions locales. Ceux-ci ont historiquement été bien plus importants dans la politique adaarionne.

Komento

Le Komento est un conseil composé des différents chefs militaires de la nation adaarionne qui se réunit autour du Sovitelija et d’autres membres du Valtuusto en fonction des besoins. Barwald Inrikes, un sage du Valtuusto, y participe de façon presque ininterrompue depuis 493 et est considéré comme le ministre de la guerre adaarion.

Ce conseil ne se réunit que rarement pour informer le Sovitelija ou en cas de guerre. En temps normal, chaque chef militaire demeure dans le siège qui lui est assigné et y administre les affaires locales. En dehors des markiisi des rajavartis au rôle crucial face aux raids venus du Nord, ces postes n’ont aucune importance.

Administration

L’administration adaarionne se divise entre celles des cités qui collectent l’impôt, rendent la justice, gèrent la cité au quotidien et celle du Valtuusto qui contrôle notamment les archives de la nation, les finances, l’organisation des armées et le monopole de l’or pour l’ensemble de la nation adaarionne.

Théoriquement, cette administration ne nomme que des individus éduqués et compétents. Dans les faits, les administrations sont le lieu d’une lutte silencieuse et discrète entre corporations, monastères et les notables mais aussi d’une lutte d’influence entre les particularistes plaçant les intérêts locaux en priorité et les partisans du pouvoir central de Golvandaar. Les kokelas forment cependant la colonne vertébrale de ces administrations.

Pouvoir urbain

Chaque cité adaarionne fonctionne selon un modèle d’assemblée “démocratique” unique au continent. On parle d’ailleurs de régime adaarion. Dans les faits, la majorité des cités adaarionnes, pour des raisons de temps, d’argent et de simplicité, ne maintient plus qu’une version symbolique de cette assemblée, se réunissant en cas de crise, pour élire un johtaja et confirmer juges et fonctionnaires ou pour symboliquement adopter les choix législatifs d’une cité majeure.

Pour une liste de ces cités législatrices et le détail du fonctionnement des assemblées : voir page dédiée.

La gestion quotidienne est usuellement déléguée à un ou quelques individus, les johtajas. L’identité de ce ou ces individus permet de facilement identifier quel est le rapport de force entre les trois entités de l’Assemblée. Ces individus sont généralement des membres de corporations, des moines (le plus souvent l’apothi) ou des hyvas. A Golvandaar, il est de tradition que le johtaja soit proposé à l’assemblée par le Sovitelija.

Pouvoir rural

Théoriquement, un village peut fonctionner sur le modèle du régime adaarion. La coutume veut que chaque village adaarion se soumette aux lois de la cité majeure la plus proche ou à celle de Golvandaar. Ce choix est généralement basé sur les orientations politiques de l’époque, suivre la législation golvandaari étant généralement considéré comme un choix neutre. Il ne s’agit cependant pas d’un sujet politique brûlant et les villages concluent souvent des accords avec les villes les plus proches afin de bénéficier de certains de leurs services, notamment en matière de justice ou de sécurité.
Le moine responsable de la Maison de Charité ou le monastère local est traditionnellement en charge du village, assisté d’autres moines ou de serviteurs laïques, mais il peut arriver qu’un johtaja soit choisi par les habitants. Si le village abrite un ermitage, il est courant qu’un johtaja laïque soit nommé par le Vastuuli de l’ermitage plutôt que l’un de ses moines.

Militaire

Armée

Il n’existe pas en tant que tel d’armée adaarionne capable de se mobiliser et d’agir dans le monde, la nation maintenant une politique étrangère pacifique depuis des siècles. En outre, la première défense de la nation est son territoire lui-même, la chaîne adaarionne constituant une barrière naturelle face aux invasions. Elle peut également compter sur son influence et ses alliances. Elle possède cependant quelques institutions chargées d’assurer sa défense.

Garde montagnarde

La Garde Montagnarde, ou Vuori Vartija, constitue un mélange entre garde et soldats reconnaissable à leur toque de fourrure épinglée de leur emblème : la tête de bouquetin en bronze. Choisis pour leurs aptitudes en montagne et surtout recrutés dans les villages, les membres de la garde montagnarde serventt principalement à assurer la sécurité des routes de montagne et à superviser les ouvriers entretenant les routes et tunnels. Cependant, ce sont surtout des spécialistes connaissant parfaitement le terrain des montagnes et qui font des éclaireurs d’exception. Bien équipés, ils peuvent se mouvoir aisément dans la montagne mais ne sont pas véritablement des troupes de combat, rôle qui revient aux rajavartis. Leur nombre est réduit et ils sont répartis sur l’ensemble du territoire en petits groupes allant d’une paire à une douzaine. Les groupes plus larges ne sont mobilisés que lors de grandes campagnes.

Leur rôle est crucial dans la lutte contre les raids nordiques. Ce sont des combattants de guérilla et des saboteurs capable de déclencher éboulements et avalanches sur des troupes manoeuvrant dans les vallées et passes de montagne.

Rajavartis

Les rajavartis, ou rajavartiolaitos (littéralement “garde-frontière” en adaarion), constituent un héritage de l’Empire Suuri. Ces soldats occupent divers forts le long de la frontière adaarionne avec le Nord derrière la Ligne de la Paix. Ces troupes armées de manière classique sont principalement chargées de combattre les raideurs nordiques en soutenant la garde montagnarde.
A l’origine, cette force contrôlait toute la frontière de la chaîne adaarionne mais les forts du sud ont tous été dissous lorsque la Nation devint un protectorat de l’Empire Central. Après la rupture du protectorat, ils ne furent jamais restaurés. Périodiquement, des mouvements minoritaires réclament leur restauration parfois face à une méfiance envers le Royaume Central ou envers la Grande Huratelon.
Dans l’ouest, ils collaborent largement avec la Légion Royale des Marches.

Garde Bourgeoise

La Garde Bourgeoise, ou Urbani Vartija (mieux traduite sous le nom de Garde Urbaine), est une force composée de jeunes volontaires issus de la noblesse ou de la bourgeoisie adaarionne. Ces volontaires doivent fournir eux-même leur équipement et uniforme et doivent démontrer d’entrée les bases de la capacité au combat. Ils sont généralement désignés sous le nom d’Urbanis.
Le service minimum au sein de cette force est de dix ans mais offre divers avantages dont l’exemption à vie de certaines taxes.

Autrefois hautement regardée, cette force est aujourd’hui l’ombre d’elle-même. Les élites adaarionnes ne la considèrent plus que comme un inconfort ne valant pas les privilèges retirés. Les élites adaarionnes préfèrent œuvrer ou s’instruire que passer dix ans à s'entraîner dans un ennui mortel sans jamais voir le moindre combat. Les Urbanis ont généralement mauvaise réputation parmi les adaarions mais disposent d’un certain prestige à l’étranger.

Confrérie Vakooja

La Confrérie Vakooja est une confrérie de moines combattants au service du Monastère Adaarion. Installée à Valppauttai, il s’agit à l’origine de moines phalangistes s’étant convertis au monachisme bien qu’elle ne se compose plus aujourd’hui que de quelques expatriés et d’une majorité d’adaarions de souche ou assimilés depuis de nombreuses générations. Faible en taille et en influence, elle a toutefois longtemps constitué une troupe non-négligeable pour la Nation.

Bien que le fait soit largement passé sous silence, la confrérie est aujourd’hui réduite à quelques membres dispersés depuis la mise à sac de Valppauttai en 512.

Flotte Adaarionne

Largement inconnue, la plupart des gens prennent comme une plaisanterie l’idée que la Flotte Adaarionne puisse même exister. Pourtant, le Monastère entretient à Maailmanovi une petite flottille chargée d’escorter les personnalités adaarionnes dans les Grands Fleuves ou les mers.

Sécurité locale

Chaque ville et bourg entretient une petite garde de métier engagée au sein de la population et équipée par la ville. Des gardes montagnards ou, dans le nord, des rajavartis participent également dans certains endroits à la protection des environs de la cité. Les villages, eux, sont généralement protégés par un garde montagnard ou une poignée de ces derniers pour les plus gros ou stratégiques villages.
En outre, le territoire adaarion est couvert par un réseau de relais créé par les gardes montagnards et d’où ceux-ci opèrent. Ces relais servent aussi à abriter les voyageurs et les messagers.

Situation militaire

Bien que la situation soit minimisée officiellement, la Nation adaarionne fait face à de nombreux problèmes. La Kivie qui fut occupée de 512 à 514 durant la Guerre des Marches est en piteux état, ses routes étant encore infestées de brigands, déserteurs et de pillards vaahvas combattus quotidiennement par les forces adaarionnes soutenus par la Légion Royale. Le nord de l’Alkupera et le nord-ouest de la Maasydan sont agités par les adeptes du Mouvement kantaisäiste. Enfin, le centre de la Maasydan est agité depuis la malédiction de Valppauttai.

Religion

La nation adaarionne observe le culte d’Arbitrio de rite monachiste qui en est la religion d’état. Le pays étant une théocratie, la religion est immensément importante pour sa population et a un impact majeur sur la vie au quotidien. Les moines du Monastère Adaarion sont omniprésents et possèdent une grande influence. On trouve également de petits courants minoritaires du monachisme comme le kantaisäisme présent dans certaines parties de l’Alkupera et la Maasydan.

Bien qu’officiellement, la nation adaarionne tolère les autres croyants en vertu du Concordat de Roskilde, appartenir à une autre religion ou dénomination implique l’impossibilité de facto de s’élever dans la société adaarionne et de s’y intégrer durablement. Les étrangers qui souhaitent s’installer définitivement dans la nation adaarionne n’ont souvent pas d’autre choix que de se convertir pour assurer un avenir à leur famille. Ainsi, la grande majorité des non-monachistes présents au sein de la nation adaarionne sont des étrangers vivant modestement ou voyageant au sein de la nation adaarionne à l’exception des Possessions où la tolérance est réelle puisqu’il s’agit de territoires où les adaarions ne sont pas dominants.

Traditions religieuses spécifiques

Bien que la nation adaarionne suive le monachisme dans sa forme officielle, les adaarions ont certaines spécificités religieuses:

  • Les traditions entourant le deuil sont très populaires et tout particulièrement suivies au sein des corporations adaarionnes lorsqu’un de leurs membres vient à décéder.
  • L’autel familial est un rite très pratiqué mais est aussi utilisé par tous les groupes se considérant comme une forme de seconde famille comme les corporations adaarionnes, les forces armées, les échoppes, etc.
  • Les adaarions croient fortement à l’existence des fantômes.

Économie

La Nation adaarionne possède une économie relativement prospère mais complexe et surtout stagnante. Bien que disposant d’un accès aisé à des gens lettrés, elle est dominée en très large partie par les corporations adaarionnes qui voient d’un mauvais oeil les grands innovateurs ou ambitieux ainsi que le commerce. De fait, les adaarions ne prennent pas de risque en économie et se reposent sur un modèle presque inchangé depuis l’Unification adaarionne.

La chaîne adaarionne possède de nombreuses ressources naturelles principalement situées dans la Maasydan et l’Alkupera. L’activité des mines et carrières occupe un grand nombre de personnes variant selon les ressources régionales: métaux, sel, gemmes, roches et or. L’exploitation des gisements d’or adaarion est lié à un système appelé le monopole de l’or organisé par le Monastère adaarion. L’agriculture est limitée en dehors de certains lieux particuliers comme les terrasses agricoles du Laaksot, le Bogen et les plateaux de l’Alkupera et de la Kivie. L’élevage, la chasse et l’exploitation forestière sont plus importants et très présents dans les villages. La pêche est anecdotique sauf dans les Possessions où elle occupe quelques petits pêcheurs et à Pikkuveli en Kivie.

L’artisanat adaarion est varié mais est organisé par des corporations adaarionnes partout sauf dans les villages isolés. Les formes d’artisanat et d’industrie métallurgiques sont emblématiques et très développées mais chaque région et grande ville possède un ou plusieurs secteurs artisanaux particuliers. Golvandaar notamment est un haut-lieu de l’artisanat de pointe (orfèvrerie, ingénierie, alchimie et teinturerie notamment). Les industries de la métallurgie, la verrerie, la taille de pierre et la papeterie sont les secteurs les plus importants et emblématiques, soutenus par des moulins à eaux et à vent. La maçonnerie adaarionne est quant à elle renommée sur tout le continent.

La nation adaarionne offre différents services dans ses grandes villes, souvent dans le cadre religieux des monastères mais aussi de notables et de quelques corporations. La médecine adaarionne est notamment assez reconnue.
Les secteurs des finances et des banques adaarionnes sont développés au travers des kassales et des notables indépendants mais leur sophistication est limitée par rapport à la République marchande de Caroggia.

La nation adaarionne est un pays où le commerce est important grâce aux points de passage que sont le Bogen et Maailmanovi. Les grandes cités adaarionnes, principalement de la Maasydan, produisent de nombreux produits de grande qualité tandis que ses campagnes produisent des minerais en tous genres et de la pierre brute qui s’exportent vers tout le continent. Les marchands importent également des vivres, du textile et du bois ainsi que des marchandises rares ou introuvables dans la chaîne adaarionne. Elle est également connectée au réseau commercial qadjaride grâce aux clans asentanis de la diaspora qadjaride présents dans la chaîne adaarionne.
La nation adaarionne est aussi un point de passage obligé pour le commerce entre le sud de la chaîne adaarionne et les Maahvitts au nord. Les marchands adaarions commercent ainsi couramment avec les zarègues à l’ouest ainsi qu’avec les vanhurskas et les vaahvas le long de la Ligne de la paix. Cette route est cependant fortement restreinte des deux côtés.
Enfin, la nation adaarionne est une grande bénéficiaire du principal canal de la route commercial l’Outre-Renua bien que le commerce soit dominé par les renuans.

Monnaie

La Nation adaarionne possède deux types de monnaie: le Sovista et les Urii, ces derniers étant déclinés en deux variantes.
Le Sovista est une large pièce d’or pressée grâce au monopole de l’or sur laquelle est gravée le visage du Sovitelija. La majorité des adaarions n’ont jamais vu de Sovista à cause de sa grande valeur. Le Sovista est ainsi surtout gardé comme réserve du trésor adaarion, des banques ou d’autres grandes institutions, comme monnaie destinée aux grandes transactions avec l’étranger
L’Urii est une monnaie d’usage commun héritée de l’Empire Suuri. Les plus anciennes pièces étaient frappées du visage de l’empereur et de l’emblème impériale du chien Grand-Suuri. Les pièces contemporaines sont quant à elles frappées du symbole de l’Oeil d’Arbitrio. L’Urii se compose d’argent.
Le Petit-Urii est similaire en tout point à l’Urii mais se compose d’un alliage de cuivre et de nickel. Il faut vingt Petit-Urii pour obtenir un Urii.

Esclavage

L’esclavage est modérément répandu au sein de la Nation adaarionne et sont principalement des individus condamnés à l’esclavage comme sentence. Le reste sont des étrangers. Ils sont notoirement peu appréciés par les corporations adaarionnes qui les considèrent comme une concurrence déloyale. Les esclaves adaarions sont donc généralement des esclaves de service ou destiné aux tâches subalternes les plus dures.
L’esclavage adaarion est régulé par le Monastère Adaarion qui préconise que les esclaves soient traités avec sévérité mais justesse, afin de leur enseigner à mieux contribuer à l’Adaar et à restaurer leur arbeta en vue de leur affranchissement ou de leur Jugement devant Arbitrio.

Misère et pauvreté

La misère au sein de la nation adaarionne est un phénomène particulier.

Le coût de la vie est très élevé, notamment à cause de l’inflation chronique causée par le monopole de l’or mais aussi à cause des corporations adaarionnes qui établissent des standards de qualité et de prix relativement élevés. Il est même culturellement très mal vu de marchander ou de faire jouer la concurrence, au risque de se faire traiter d’“asiakoton”. Beaucoup d’adaarions peuvent ainsi se retrouver comme “pauvres” ou endettés simplement à cause des prix, notamment de la nourriture, et à devoir se contenter de nakkileipa. En outre, dans les lieux plus reculés ou lorsque le commerce ne se passe pas, il n’est pas rare que certaines corporations adaarionnes maintiennent leurs hauts prix mais relâchent leurs standards de qualité.

La pauvreté adaarionne est potentiellement allégée par la charité des monastères mais avec cette charité vient souvent la nécessité de s’impliquer fortement dans la vie religieuse pour “mériter” l’aide religieuse au yeux des autres fidèles et de certains moines. Cette aide, bien que salvatrice, peut aussi être profondément inconfortable, notamment dans le cas de l’alimentation où les monastères moins riches distribuent souvent le nakkileipa ou une maigre soupe. Cette charité ne permet par contre souvent pas de sortir du cycle des dettes et l’esclavage pour dette peut souvent arriver. Beaucoup tombent aussi dans le piège de la criminalité organisée adaarionne.

Les travailleurs adaarions ont un choix simple : vivre tant bien que mal au sein d’une corporation adaarionne ou tenter sa chance comme indépendant. Dans le second cas, vivre dans une ville ou un bourg est exclu à moins de vivre avec les quolibets, les menaces et même les sabotages causés par les membres de corporation voyant d’un très mauvais oeil toute forme de concurrence. Ceux qui rejoignent une corporation – la majorité – doivent vivre selon un code de règles et de coutumes particuliers, participer à la vie de la corporation au risque d’être mis au ban de celle-ci et de subir des sanctions. Pour ceux qui l’apprécient, c’est une vie simple et bien ordonnée. Pour les autres, c’est une prison quotidienne.

La pauvreté pour les campagnards (ou montagnards) est plus simple. Comparativement, être un pauvre montagnard signifie une vie moins confortable à cause de la rudesse de la chaîne adaarionne mais aussi une plus grande liberté en l’absence des corporations et une vie moins coûteuse pour les biens de base comme la nourriture.

Société

Elites

Notables hyvas

Les notables hyvas sont un ensemble de vieilles familles supposées représenter le pinacle du bon-arbitrage. Contrairement à la noblesse d’autres pays, ils ne sont souvent pas particulièrement riches et ne disposent d’aucun privilège particulier en dehors d’être représentés au sein d’un tiers de l’assemblée urbaine d’une cité. La vieillesse de leur famille et leur réputation leur offrent une place d’exemple, et il est de tradition de les traiter avec une certaine déférence. Leur pouvoir politique varie très fortement d’une cité à une autre.
Cette réputation constituant la principale ressource des notables, ceux-ci vivent selon un ensemble de coutumes, de règles de politesse et de moralité absolument draconiennes. Le moindre écart peut se diffuser comme un feu de forêt dans le nid de commères que peuvent être les cités adaarionnes. Le notable adaarion moyen est généralement rigide, poli à en être froid et frustré, à tel point que le notable hyva est devenu un personnage traditionnel dans le théâtre ou la littérature.

Ces familles travaillent parfois à leur propre compte, que ce soit dans le commerce, les métiers nécessitant une éducation (juristes, médecins, historiens, apothicaires, banquiers etc), au sein du Monastère Adaarion ou encore au sein des instances adaarionnes comme fonctionnaires ou diplomates. Ils sont parfois membres de corporations de notables.
Les plus riches familles possèdent cependant des fortunes conséquentes et ont depuis longtemps entretenu des liens avec les grandes familles commerciales caroggiannes à qui ils fournissent les contacts nécessaires pour pouvoir importer les produits adaarions coûteux.

Le modèle familial est strict : l’aîné(e) reprend l’affaire familiale, le(la) second(e) entre dans le Monastère Adaarion et les derniers entrent dans le Monastère adaarion, la Garde Bourgeoise ou entreprennent des études.

Religieux

Moines

Aucun état ne dispose d’autant de moines que les adaarions. Depuis l’Unification adaarionne, le Monastère adaarion contrôle la politique et une façon relativement aisée de grimper les échelons sociaux est de devenir moine. Il faut aussi savoir qu’il est courant dans les villes de voir des moines nés en dehors des monts adaarions, tout particulièrement à Golvandaar et les Possessions. Ainsi, on distingue plusieurs types de moines adaarions:

  • Les moines de vocation : ils sont issus du vaste nombre de pieux adaarions et ont rejoint le Monastère dans une véritable volonté de servir Arbitrio et œuvrer à arbitrer l’humanité. Ils sont issus de toutes les composantes de la société et sont les principaux habitants des ermitages.
  • Les moines montagnards : issus des villages adaarions, les moines montagnards sont souvent moins éduqués et motivés par un léger désir d’ascension sociale. Ils sont cependant généralement très respectueux et fidèles, plus que les moines de vocation, envers le Monastère sur le plan politique. Ils forment le gros des moines de villages dans les maisons de charité.
  • Les moines ikuinen : cadet(te)s de famille de notables (ou de riches et/ou nobles étrangers) ou issus des populations urbaines, les ikuinen ne sont entrés dans le Monastère adaarion que par intérêt. Souvent dans la simple norme sur le plan de la piété, ils cherchent avant tout à être à l’abri du besoin, se faire des relations, intriguer pour obtenir des faveurs pour eux ou leur famille. Ils profitent aussi souvent des facilités des moines pour l’accès à l’érudition. Ils n’ont que rarement à coeur les intérêts de la communauté des croyants ou même du Monastère adaarion et constituent de l’avis de beaucoup de véritables parasites. Ikuinen est une insulte adaarionne.

Serviteurs laïques

Les serviteurs laïques sont des individus libres servant le Monastère adaarion sans être moine. Sans être notable, devenir serviteur laïque est une excellente façon adaarionne de se faire une place, des relations et d’obtenir un semblant de protection à la différence des moines ikuinen qui cherchent à grimper les échelons de la société. Ils constituent une bonne part de la classe moyenne adaarionne et sont des gens éduqués, des fonctionnaires ou, mais rarement, des artisans qui échappent aux corporations adaarionnes. On trouve également de nombreux travailleurs de bas niveau pour qui il s’agit surtout d’une façon d’avoir une protection.

Peuple

Travailleurs de corporations

Les travailleurs de corporations constituent la majorité des habitants des villes adaarionnes. Ils pratiquent tous les métiers (bien que presque toujours manuels) et font partie de grandes guildes uniques à la société adaarionne appelées les corporations adaarionnes. Leur niveau de vie dépend fortement de leur métier et de la prospérité de leur corporation. Chaque travailleur a ainsi un rang au sein de la corporation qui définit la manière dont il peut travailler et gagner sa vie. Appartenir à une corporation signifie aussi s’y investir énormément sur le plan personnel et payer une cotisation. La plupart des travailleurs de corporations ont ainsi leurs amis, leur famille et leurs enfants au sein d’une même corporation. La corporation organise également de nombreux événements sociaux (fêtes, mariages, etc) où les travailleurs et leurs familles se retrouvent et socialisent. Ils sont également liés par de la solidarité au sein même de la corporation en cas de maladie, d’accident ou de drames familiaux.

Bien que les avantages à vivre au sein d’une corporation adaarionne sont nombreux, elle peut également avoir des défauts. Ainsi, les corporations sont souvent un lieu de commérage et de luttes d’influence entre fortes têtes. Des conflits personnels peuvent ainsi émerger et endommager la réputation ou entraver le travail d’un travailleur malgré son mérite. En outre, le fait que tout le cercle social d’un travailleur est généralement au sein de sa corporation, il n’a que peu de moyens d’échapper à ses problèmes relationnels.

Aspirants ou kokelas

Les kokelas (se traduisant par “aspirants”) sont les adaarions de la petite bourgeoisie. Ils ne font pas partie des notables hyvas mais certains cherchent à se faire reconnaître comme tel, d’où leur nom. Les aspirants sont des familles éduquées et ne pratiquant plus de métiers manuels (en dehors de ceux requérant une tâche intellectuelle). Ils sont souvent membres de corporations adaarionnes pratiquant des activités plus complexes ou sont membres de corporations plus traditionnelles où ils peuvent servir comme avocats, comptables ou médecins, par exemple. Ils forment aussi le gros des administrations et beaucoup rejoignent le Monastère Adaarion. Ils peuvent intégrer la Garde Bourgeoise mais seulement avec le parrainage d’un individu de meilleure naissance. Ils peuvent aussi être cooptés au sein de l’assemblée urbaine d’une cité pour siéger aux côtés des notables hyvas mais peuvent aussi l’être par les moines ou y être représentés s’ils sont membres de corporations adaarionnes. Politiquement, les kokelas sont ainsi très diversifiés.

Ils sont rarement riches mais peuvent généralement vivre confortablement avec l’un ou l’autre domestique et esclaves. Ils essayent généralement de vivre selon les codes des notables hyvas mais n’en ont pas toujours les moyens. Seuls les kokelas les plus déterminés à intégrer le rang des notables appliquent à la lettre leurs traditions. Contrairement aux notables par contre, les kokelas sont parfois un peu mal vus et relativement ridiculisés.

Ainarillis ou “liberains”

Les ainarillis (littéralement toujours détachés en adaarion mais parfois traduit en capitalin sous la forme de “liberains”) sont une catégorie d’individus considérés le plus souvent comme des originaux. Les ainarillis sont une catégorie de petits bourgeois qui n’appartiennent pas à une corporation adaarionne et n’adhèrent pas aux principes de vie très stricts des notables hyvas à la différence des kokelas. Ce sont le plus souvent des gens relativement bien éduqués - médecins, érudits, écrivains, etc - mais aussi des artistes et surtout des marchands qui disposent des moyens et relations pour échapper aux difficultés que connaissent les isolés. Les ainarillis font preuve d’une relative solidarité entre eux lorsqu’ils se rencontrent et forment presque une corporation adaarionne sans structure ou hiérarchie.

Ils ont une vie partiellement ou principalement nomadique, voyageant de ville en ville et s’établissant dans des logements loués ou invités chez l’habitant. Ils pratiquent de façon constante le rite de déracinement.
Les ainarillis sont surtout considérés comme des gens de bonne compagnie (à défaut d’être considérée comme vertueuse) et bien des adaarions aiment à participer à des événements organisés par ceux-ci ou les inviter aux leurs. Beaucoup d’ainarillis peu fortunés cultivent cette mondanité et certains en font parfois commerce par des pratiques illégales de jeux d’argent, de prostitution mais aussi d’informateurs et de messagers.

Les ainarillis sont parfois comparés aux libre-arbitrés de Caroggia ou aux qadjarides. Les ainarillis dérangent également beaucoup d’adaarions au sein du Monastère Adaarion, des hyvas, des corporations ou d’autres à cause de leur mode de vie hors-norme et de la légèreté (réelle ou avérée) vis-à-vis de la moralité ou de l’Adaar.

Isolés ou “Yksitta”

Les isolés adaarions, se traduisant par “Yksitta” en adaarion, sont le reste des adaarions des villes qui n’ont aucun lien avec le Monastère adaarion ou les corporations adaarionnes et n’ont pas une famille respectée. On y trouve aussi les anciens travailleurs de corporations qui en ont été exclus. Pour ces isolés, la vie est difficile car les opportunités sont très rares. S’éduquer est difficile et posséder un commerce hors-corporation est littéralement dangereux à cause de sabotages, d’une concurrence très rude, des intimidations et même parfois d’agressions. Pour ces isolés, le choix est soit vivre dans la pauvreté et se reposer sur la charité monachiste pour ne pas sombrer dans la misère totale, soit se mettre aux service d’une des composantes de la société (par exemple en tant que domestique, soit encore serviteur laïque du Monastère Adaarion ou au service des rajavartis), voire pis, vivre du crime ou émigrer.

Montagnards

Montagnard est le terme traditionnellement donné aux adaarions vivant dans les villages trop petits pour avoir la moindre structure sociale avancée. La vie y est rude et dénuée de luxe avec parfois le danger de bandits errants ou de raids vaahvas dans les régions les plus au nord.
Ce sont des chasseurs, des fermiers oeuvrant dans de petites fermes de vallée ou de petites terrasses adaarionnes, des mineurs, des récolteurs de glace et autres petits métiers. Ils fournissent également le gros des recrues des rajavartis et de la garde montagnarde. Pour les montagnards, la meilleure source d’avancement est de réussir à envoyer son enfant au Monastère adaarion mais beaucoup doivent là encore se contenter de servir le monastère, ermitage ou maison de charité comme serviteur laïc. Sinon, la simple vie à la montagne est le seul avenir.

Kultistins ou “cultistains”

Les kultistins (ou cultistains selon une traduction capitaline) sont de petits groupuscules d’adaarions marginaux plaçant la religion au centre de leur vie. La façon dont ils vivent leur foi varie cependant. Certains sont des groupes de fanatiques fidèles au monachisme ou à l’un de ses courants internes tandis que les autres sont généralement de groupes de mystiques, préférant vivre une vie de spiritualité sans donner grande importance aux possessions matérielles. Ces groupes existent parfois dans les villes mais la majorité se trouve dans les vallées moins peuplées de la chaîne adaarionne. Les kultistins sont généralement des individus pauvres et peu éduqués bien qu’il arrive parfois qu’ils aient l’un ou l’autre membre plus éduqué ou un riche mécène les soutenant.
Dans les vallées, les kultistins établissent le plus souvent des hameaux non loin d’ermitages dont ils sont proches spirituellement ou s’isolent complètement. Les kultistins isolés et violents se revendiquent souvent comme bansonites et forment de petites milices armées. Dans les frontières nordiques, les milices mènent alors des patrouilles et des actions défensives contre les raids vaahvas en collaboration ou non avec les rajavartis. Dans d’autres cas, ces groupes vont plus loin et mènent eux-mêmes des raids (parfois même contre les vanhurskas). Dans les cas les plus extrêmes, ces kultistins deviennent de vulgaires bandits s’en prenant à quiconque a le malheur de s’approcher d’eux.
Dans les villes, les kultistins regroupent quelques familles plaçant la religion au centre de leurs préoccupations et s’isolant géographiquement au sein d’un quartier ou en périphérie de la ville. Dans les cas les plus pacifiques, les kultistins deviennent une forme de corporation adaarionne en se spécialisant ensemble sur une activité artisanale ou de service, parfois avec l’aide d’un riche mécène hyva. Cependant, ces groupes tendent le plus souvent à s’attirer l’hostilité des moines ou d’autres groupes de la ville et peuvent parfois faire l’objet d’un anathème. Il arrive également que ces groupes soient soupçonnés (à tort ou à raison) d’avoir des ambitions politiques violentes ou des liens criminels. Déjà mal vus par les autorités qui les soupçonnent fréquemment d’être des sectes kaaosistes, ils sont aujourd’hui persécutés à cause des tensions avec le mouvement kantaisäiste qui se forma à l’aide de kultistins.

Etrangers

Les étrangers au sein de la Nation adaarionne sont assez acceptés mais sont centrés dans les grandes villes, les zones frontalières et les Possessions.
Les étrangers lorsqu’ils s’installent définitivement au sein de la Nation adaarionne peuvent en devenir citoyens. Ils doivent pour cela simplement s’établir et se faire enregistrer par l’administration et le monastère locaux. .Leur participation politique peut se faire au sein du régime adaarion et passe généralement par les corporations adaarionnes. Si ce sont des religieux ou des gens de bonnes naissances d’un autre pays arbitré, ils peuvent aussi participer au sein de la partie correspondante de l’assemblée urbaine.
On trouve aussi des étrangers ne s’établissant pas de façon permanente: pèlerins, marchands, diplomates, étudiants, qadjarides non-sédentaires, etc.

Malgré cette ouverture, les étrangers ne sont pas toujours traités de manière égale aux adaarions. Les adaarions tendent à se favoriser les uns et les autres en politique et au sein des corporations adaarionnes. Le quartier des érudits et le Bogen (tout particulièrement à Roskilde sont des cas particuliers.

Populations

La population de la nation adaarionne est très majoritairement composée d’adaarions au sein de la chaîne adaarionne mais on y trouve également de petites minorités locales issues des populations frontalières : vanhurskas et vaahvas convertis (ou esclaves) au nord, zarègues à l’ouest, huras et canatanais au sud et des capitalins un peu partout. Beaucoup d’étrangers sont également présents pour des raisons religieuses : en pèlerinage, en tant que moines ou établis là après un pèlerinage.
La capitale, Golvandaar, est tout particulièrement cosmopolite grâce à sa communauté érudite où toutes les origines sont représentées et à son statut de siège religieux
Dans les Possessions, les adaarions constituent un groupe important mais minoritaire et la majeure partie de la population se compose de canatanais butenais et d’une forte minorité capitaline.

Situation qadjaride

Le territoire de la nation adaarionne voit passer deux grands groupes de la diaspora qadjaride : les honarmides dans les Possessions et les asentanis dans la chaîne adaarionne.
Les asentanis sont présents et tolérés dans l’Alkupera et la Maasydan et très appréciés dans la Kivie. Les asentanis sont notoirement les plus proches du monachisme au sein de la diaspora qadjaride, ce qui limite les heurts pour raisons religieuses. Les foires qadjarides sont ainsi monnaie courante au sein de la nation adaarionne. Toutefois, il arrive parfois qu’il y ait conflit local, généralement à cause de soupçons de collaboration entre qadjarides et criminels ou par hostilité de corporations adaarionnes qui voient d’un mauvais oeil les marchandises vendues par les qadjarides.
Les honarmides présents dans les Marches adaarionnes et le Bogen sont plus rares que dans le reste des régions des Grands Fleuves mais sont tolérés et participent notamment à l’activité commerciale de Maailmanovi et de la route traversant le Bogen.

Culture

  • Alcool : l’alcool a une place non-négligeable dans la culture adaarionne et constitue l’une des grandes exceptions au moralisme adaarion. Il y est parfaitement admis de boire à toutes les heures de la journée (bien que l’on ne tolérera le plus souvent que des bières douces le matin) et les festivités ont tendance à être de larges beuveries. Cette tendance traverse aussi les différentes couches de la société, la seule différence étant la qualité et la quantité.
  • Adaar : le concept d’Adaar est central dans la société adaarionne depuis l’unification adaarionne par Alistaar. En dehors de l’idéal religieux et de ses nuances philosophiques, l’Adaar est entrée dans la culture populaire adaarionne.
  • Famille : la famille est un concept central de la culture adaarionne qui considère une famille comme la véritable base de la société, ce qui est notamment liée à la conception religieuse monachiste de la famille. La pratique de l’Autel familial est également très fortement suivie.
  • Hospitalité : la société adaarionne considère comme fortement importante l’hospitalité envers les étrangers et voyageurs. Cette tradition est tout particulièrement suivie parmi les montagnards. Il est ainsi aisé de trouver refuge chez les adaarions et l’accueil sera souvent très chaleureux. Cependant, il y est extrêmement mal vu d’abuser de cette hospitalité.
  • Piété : le religieux a une très grande place dans la vie adaarionne. Il est considéré comme normal d’y consacrer une grande partie de son temps et de la faire intervenir au quotidien.
  • Politesse : la culture adaarionne laisse une grande place à la politesse et à la bienséance. Les adaarions ont ainsi tendance à se vouvoyer et à ne pas avoir recours à des petits noms ou des plaisanteries potaches. Le registre adaarion d’insulte est notoirement moins fleuri que ceux d’autres langues et cultures et l’insulte se fait plus souvent par des sous-entendus et du sarcasme. La chose n’est cependant pas uniforme et les insultes sont plus courantes dans des régions comme l’Alkupera ou la Kivie.
  • Pudeur : la nudité et la sexualité sont un sujet fortement tabou au sein de la société adaarionne. Les corps sont fortement cachés, ce qui se ressent dans la mode adaarionne mais qui est aussi dû aux grands froids. La représentation du corps est moins stricte dans les représentations iconographiques mais la chasteté est de rigueur et les nus complets sont très rares.
  • Régionalisme : bien que tous les adaarions s’identifient comme adaarions et que cette identité est relativement bien définie, elle coexiste avec de fortes identités régionales et surtout urbaines. Il existe ainsi différentes rivalités, amitiés, spécificités locales et des stéréotypes entre différents adaarions. Ceci est notamment renforcé par la décentralisation des institutions adaarionnes. Il est important de noter que dans ce système de rivalité régionale, les habitants de Golvandaar ne sont pas associés aux institutions adaarionnes et le statut sacré et officiel de la cité sont assez respectés.
  • Curiosité et tolérance relative : les adaarions ont souvent une grande tolérance pour les étrangers et idées nouvelles tant que celles-ci ne sont pas menaçantes ou demeurent discrètes et marginales. Cette curiosité est plus importante encore pour les Ainarillis.

Langue

Les adaarions parlent tous l’adaarion et presque tous parlent le capitalin. Ce bilinguisme est très fort. Dans le sud de la Maasydan et l’Edella, certains apprennent parfois l’hura.

Traditions

  • Compétition des fromagers : chaque année en janvier, les moines fromagers de chaque monastère de la Nation adaarionne ainsi que des représentants de maisons de charité, d’ermitage ainsi que d’autres contrées se retrouvent à Lissenbot pour y présenter leur fromage de l’année (certains moines phalangistes s’y présentent notamment). Une grande dégustation a lieu et le fromage le plus réussi de l’année est élu. Les fromagers du monastère gagnant remportent le titre de maître-fromager ou “Juustisanta”.
  • Fête de l’unification : bien que chaque région et ville possède une célébration liée à son entrée dans l’Adaar lors de l’unification adaarionne, une fête commune est organisée le 31 mars, le lendemain de la fête de la Fondation à Golvandaar.Cette fête se compose généralement d’une grande cérémonie religieuse se composant d’une Oppi par l’apothi local ou son équivalent, une juhla à la gloire d’Alistaar et de ses Compagnons, une décoration du ou des piliers arbitrés locaux et une fête populaire.

Loisirs

Les loisirs varient au sein de la Nation adaarionne. On y retrouve notamment un amour tout particulier pour les jeux de plateau ainsi que les jeux de carte. Ceci dérive parfois vers un attrait pour les jeux d’argents mais ceux-ci étant illégaux, pouvoir parier sur des jeux requiert d’être entre amis ou de connaître des tavernes ou autres lieux de réunions illégales tolérant ce genre de pratique.

Les adaarions ont un attrait tout particulier pour les festivités, que ce soit les fêtes de famille, les fêtes religieuses, les fêtes de quartier ou les fêtes organisées par les corporations adaarionnes. Ces réunions impliquent toujours à manger et surtout à boire.

Dans le domaine sportif, les adaarions apprécient tout particulièrement les sports de performance et le travail de la force brute. On y pratique l’athlétisme, les poids, le jet ou la course. Parmi les montagnards, un sport populaire mais réservé à un petit nombre est le lancer de lourds et longs madriers de bois. A contrario, la natation est inexistante et rares sont les adaarions à savoir nager en dehors de Maailmanovi et Pikkuveli.

Les loisirs intellectuels sont largement appréciées avec un attrait particulier pour le théâtre, la littérature et la poésie. L’art de la peinture, de la sculpture, de la mosaïque et de la fresque y est aussi très développé.

Vêtements

La mode adaarionne tient avant toute chose compte de deux règles : les vêtements doivent être couvrants et doivent être relativement chauds.

Bases vestimentaires au sein de la population

Les adaarions ont une mode relativement simple. Leurs vêtements sont généralement couvrants et chauds, sauf au plus fort de la saison chaude lorsqu’ils portent des tuniques ou robes plus simples. La laine est généralement favorisée.

Le vêtement masculin typique (également porté par les femmes actives) est composé de deux couches de tuniques. La tunique supérieure est de laine, teinte en couleur vive (bleu, rouge, vert, jaune, orange). En dehors des plus pauvres, les adaarions décorent souvent les cols de ces tuniques avec des liserés avec différentes formes de décoration en tissu. Les pantalons sont fait de même, retenus par une ceinture, une cordelette ou une bande de tissu nouée. Ils portent généralement aux pieds des chaussures de cuir ou des bottes et couvrent le dessus de la chaussure et tout le bas de la jambe avec une bande molletière (une bande de tissu chaud) afin de se protéger du froid et de la saleté. En saison froide, les adaarions portent des chaussettes de laine par-dessous.

Le vêtement féminin typique est assez similaire en style. Il se compose d’une tunique de laine par-dessus laquelle est portée une robe complète ou coupée sous les aisselles et suspendue par des bretelles. Sous la robe, il est courant de porter un pantalon léger en saison froide. Elles portent généralement aux pieds des chaussures de cuir ou des bottes et couvrent le dessus de la chaussure et tout le bas de la jambe avec une bande molletière (une bande de tissu chaud) afin de se protéger du froid et de la saleté. En saison froide, les adaarionnes portent des chaussettes de laine par-dessous.

Il est très courant pour les adaarions de porter des toques ou des bonnets.

Les adaarions portent également une certaine variété de vestes et manteaux en toile, laine ou fourrure. On peut trouver la simple veste portée en toute saison, le manteau lors des saisons venteuses et un manteau complet couvrant le corps avec capuchon lors de la saison froide.

Notables hyvas, kokelas et ainarillis

Les notables ont tendance à porter des vêtements aux couleurs plus claires ou ternes et discrètes. Les bijoux peuvent être en matériaux riches mais sont de conception plus simple et minimaliste. Les kokelas tendent à les imiter mais avec de moindres moyens.
Les ainarillis, au contraire, portent des tenues souvent plus originales et, s’ils en ont les moyens, aiment à porter de riches décorations voyantes.

La tenue d’apparat adaarionne typique est composée de tenues longues serrées à la taille par une large bande de tissu coloré. Une veste simple est portée par-dessus et ouverte à l’avant, sans bouton. Les femmes peuvent également porter une robe mais avec la bande de tissu coloré traditionnelle à la taille. Le décolleté est quasi-absent pour éviter de tomber malade en cas de vent ou de grand froid.

Spécialités culinaires

La nation adaarionne étant un état diversifié, elle ne possède pas de gastronomie réellement unifiée. Ses régions possèdent cependant toutes des spécialités locales (se référer aux sections culinaires des pages régions pour plus d’information). De manière générale, cependant, la gastronomie adaarionne repose sur un fort usage d’alcool et de plats assez nourrissants souvent préparés en sauce. La pâtisserie et les préparations sucrées y remportent aussi un grand succès.
Le Nakkileipa, une forme de pain dur adaarion, est fréquemment pris comme élément de dérision par les étrangers.

Boissons

  • Bières de monastère : il est assez traditionnel sur le continent que les monastères brassent de la bière ou pressent du vin mais les monastères adaarions ont une longue et importante tradition de brassage de bières favorisée par l’influence et la richesse de ces lieux au sein de la nation adaarionne. Ces bières de monastère, très diversifiées dans leur saveur et leur technique de brassage, sont chacune unique et chaque monastère ou ermitage dispose de sa propre tradition en la matière. Ces bières sont généralement très consommées localement par les moines comme les habitants mais sont aussi exportées en petite quantité. Ces bières variées constituent un élément important de la culture gastronomique adaarionne et il existe bien des connaisseurs de bières.
  • Kaunikaste : vin typique de la Maasydan et du Laaksot, le Kaunikaste est un vin très coûteux mais très réputé au sein de la Nation adaarionne.

Plats

  • Glace pilée : plat servi en toute saison à partir de glace pilée mélangé à des sirops de fruit mais aussi du miel, des épices, des herbes ou des fleurs. Il en existe autant de variétés que d’ingrédients et de cuisiniers formés à leur préparation. Grâce au bas coût de la glace dans la Nation adaarionne, c’est une délicatesse accessible à tous dans les villes.
  • Koisltka : forme de macaron particulièrement dense et de texture très collante aux dents. Il contient un fourrage crémeux composé de crème laitière mélangée à du miel.
  • Nakkileipa: forme de pain au seigle préparé à base de farine, d’eau et de sel. Ce pain est plat, fin et très dur et est souvent percé d’un trou en son centre. Le Nakkileipa présente cependant l’avantage d’être fin, peu encombrant et de se conserver très aisément. Il est donc souvent préparé dans les villages montagnards et conservé afin d’être préparé pour les longues Nivôses adaarionnes ou utilisé comme nourriture de voyage. Il est aussi couramment distribué par les moines aux plus pauvres.
  • Palokina : boulettes de pâte composées de farine de seigle complet, d’oeufs, de sel, de lait et de levure fourrées avec divers types de farce (à la viande, aux légumes ou aux fruits) et pochées (cuites dans de l’eau bouillante). Ils sont traditionnellement servis couverts d’un petit nappage de beurre noirci, de lard ou de confiture selon le type de farce.

Produits

  • Fromages de monastère : Originellement, les fromages n’étaient pas appréciés au sein de la nation adaarionne mais l’expansion du monachisme a progressivement amené certains monastères à intégrer des moines d’origine capitaline ou hura. Certains monastères ont ainsi commencé à produire des fromages. De là est née une tradition de production monacale de fromages similaire à celle de la bière et à une compétition entre monastères adaarions (et parfois étrangers) pour le titre de “Juustisanta” (maître-fromager).
  • Glace : les adaarions ont maîtrisé depuis des siècles les techniques permettant d’extraire de la glace de leurs montagnes et points d’eau durant la Nivôse et de les protéger de la fonte en cave pendant les saisons chaudes. La glace ainsi préservée peut être employée toute l’année pour la cuisine ou d’autres usages mais aussi exportée.

Savoirs

Éducation

Pour des informations plus détaillées, consultez la page généraliste de l'éducation.

L’éducation intellectuelle est fortement valorisée au sein de la Nation adaarionne mais sa qualité et son accessibilité est très inégale.

Le Monastère Adaarion est très impliqué dans l’éducation des enfants, une tâche considérée comme nécessaire dans l’Adaarytheito. Chaque monastère affecte donc un ou plusieurs de ses moines à l’éducation des enfants avec pour mission de leur apprendre à lire, écrire, compter ainsi qu’à réaliser leur initiation religieuse. A Golvandaar, l’éducation est obligatoire de 5 à 10 ans, fait unique et fierté de la capitale adaarionne. En dehors de la cité, l’éducation est réputée bonne dans les grandes villes comme le Laaksot, Svarstak, Siniseima, Lissenbot et Roskilde. Dans les plus petites villes, seule une minorité d’enfant est ainsi éduquée par les moines en fonction de leurs moyens. Enfin, dans les villages et bourgades, l’enseignement est très aléatoire en fonction des compétences et de la motivation des moines locaux. Plus d’une maison de charité n’a ainsi pas les moyens de mettre en place cet idéal d’éducation.

En dehors de cette éducation religieuse, les notables hyvas mettent souvent en place des écoles communes et privées où leurs enfants étudient de façon plus soutenues et au-delà des savoirs basiques. L’enseignement y est donné par des érudits (d’origine kokelas ou étrangère) généralement formés à Golvandaar et par des esclaves précepteurs. Certaines corporations adaarionnes donnent parfois aussi des classes aux enfants de leurs membres en cas de pénurie de moines fournissant une aide religieuse.

En dehors de ces cas, la seule éducation que les adaarions (généralement de pauvres isolés et des montagnards) est celle dispensée par leur parents s’ils sont eux-mêmes éduqués.

L’éducation supérieure est quant à elle assurée par le Monastère Adaarion à destination des novices ayant démontré une aptitude intellectuelle ou à Golvandaar au sein de la communauté érudite d’Oppikaupunki. Cependant, cette forme d’éducation est très coûteuse, ce qui la réserve aux adaarions les plus aisés, à des jeunes aidés par leur monastère ou aux jeunes dont les parents sont prêts à s’endetter (voire se surendetter car plus d’une famille a ainsi fait faillite).

Sciences

La Nation adaarionne abrite en son sein le centre de l’érudition continental: Oppikaupunki à Golvandaar. Ce lieu prit son essor au cours de l’Interrègne et la chute de l’Empire Central et de ses Synodes dans la première moitié du quatrième siècle. Près de deux siècles plus tard, c’est à Oppikaupunki que se retrouvent beaucoup des plus grands esprits de ce monde, formant ce que l’on appelle la communauté érudite de Golvandaar. Cette communauté est notoirement très cosmopolite et Oppikaupunki abrite des gens de tout le continent (vaahvas, ocolidiens et manarades exceptés).

Grâce à ce centre de savoir soutenu massivement par le Monastère Adaarion, les sciences sont fortement développées au sein de la nation adaarionne. Les érudits sont ainsi nombreux mais sont surtout établis dans la cité académique d’Oppikaupunki et à Golvandaar qui l’accueille. Les autres habitent principalement dans les autres grandes cités de la Maasydan et à Roskilde. En dehors de ces érudits laïcs, la nation adaarionne peut aussi compter sur de nombreux moines aussi formés dans la communauté érudite de Golvandaar qui sont, eux, également présents dans les bourgs et ermitages isolés.

Toutefois, ce savoir n’est pas toujours appliqué directement. Beaucoup d’innovations restent lettre morte par manque d’intérêt de leurs inventeurs à les diffuser ou par blocage des corporations adaarionnes parfois hostiles à des changements qui nécessitent de changer leur mode de fonctionnement ou des cités adaarionnes qui refusent de réaliser les investissements nécessaires. Si le Monastère Adaarion ne prend pas en charge ces projets, il faut parfois plusieurs décennies avant qu’une invention faite par les érudits soient véritablement diffusée. Cet état de fait motive ainsi souvent plusieurs érudits à émigrer vers Caroggia ou la Capitale où de riches mécènes sont plus aisés à trouver pour financer de grandes expériences risquées. De même, il n’est pas rare que des étudiants étrangers d’Oppikaupunki repartent à l’issue de leurs études et mettent en oeuvre ce qu’ils ont appris ailleurs.

Diplomatie

La diplomatie de la nation adaarionne est définie par le Monastère Adaarion. Elle est traditionnellement pacifiste et très ouverte sur le monde.

  • Canatan : le Canatan est généralement traité avec bienveillance par la Nation adaarionne, notamment en vertu de leur statut de subordination au Royaume Central. Les relations sont cependant parfois tendues par le fait que les Possessions sont composées de territoires faisant partie du Butenlan.
  • État libre de Mesigios : La Nation adaarionne n'a pas officiellement reconnu le jeune état mais s'est proposé comme médiatrice dans la guerre d'indépendance de Mesigios et les Adaarions tendent à être relativement favorables à leur cause.
  • Etats provinciaux : en raison de ses relations avec le Royaume Central, la nation adaarionne n’a que peu de relations officielles avec les quatre province.
  • Grande Huratelon : les relations sont toujours très tendues entre la Nation adaarionne et son voisin hura en raison de leurs différences religieuses mais aussi de la concurrence hura dans le contrôle du commerce d’Outre-Renua. Les deux états sont cependant neutres l’un envers l’autre et leurs frontières sont apaisées, notamment grâce à l’aide du margraf monachiste de Vanhaovi, important personnage dans les relations entre huras et adaarions.
  • Lig Ocolide : les ocolidiens sont généralement considérés comme un exemple de société mal-arbitrée mais la situation géographique adaarionne et leur faible implication navale fait des ocolidiens une bien faible source de préoccupation pour les adaarions. Même au sein de la population, les ocolidiens laissent assez indifférents comme menace au “profit” des vaahvas.
  • Ligue renuanne : la ligue des princes renuans constitue officiellement une partie de la nation adaarionne mais le contrôle adaarion de cette région est très faible. Aujourd’hui, les adaarions mènent une politique de laissez-faire vis-à-vis des renuans tant que leurs obligations sont remplies. Au sein de la population, les renuans sont généralement considérés avec un certain mépris à cause de l’image du renuan comme un individu rustre, bruyant, prompt à la violence et dénué de goût.
  • Manarades : bien que la population adaarionne ignore leur existence, l’existence des manarades est connue au sein des élites adaarionnes mais comme les ocolidiens, ils sont largement ignorés par la diplomatie adaarionne.
  • Ordre phalangiste : les relations entre l’Ordre Phalangiste et la nation adaarionne sont entièrement liés aux relations entre l’Ordre et le Monastère Adaarion. Cependant, la nation adaarionne a toujours tenté d’empêcher l’Ordre d’agir sur le territoire adaarion à l’exception du Bogen. Les relations sont généralement cordiales mais tendues.
  • Principauté de la Ribada : La Nation adaarionne entretient de bonnes relations avec la Principauté et la cité de Lampekastro jouit d'une excellente réputation parmi les élites adaarionnes.
  • République marchande de Caroggia : la République et les adaarions entretiennent des relations d’amitiés. Les partenariats entre banques et marchands des deux pays sont également monnaie courante.
  • Royaume Central : le Royaume Central constitue le principal allié de la nation adaarionne et le garant de son indépendance. En retour, le Sovitelija couronne religieusement le roi capitalin et se tient généralement à bonne distance des conflits internes capitalins. Cette relation est cependant actuellement tendue à cause de la Querelle de la couronne depuis 512.
  • Royaume d’Eyjarfolk : bien qu’il existe des relations diplomatiques entre les deux états, Eyjarskas et Adaarions interagissent peu. Les Adaarions sont cependant ambivalents envers les Eyjarskas. D’un côté, plus d’un Adaarion considère les Eyjarskas comme un allié dans la défense contre les incursions vaahvas. De l’autre, beaucoup ont une image peu romantique des Sjorovares et de la piraterie eyjarska.
  • Tribus Vaahvas : bien que la nation adaarionne maintienne depuis l’indépendance de la Zaraga une politique de relative neutralité vis-à-vis des vaahvas, ceux-ci divisent beaucoup les adaarions. Pour beaucoup, les vaahvas sont des barbares sanguinaires à cause des fréquents raids dans l’Alkupera, le nord de la Maasydan et la Kivie. Des liens pacifiques existent cependant aussi par le commerce le long de la Ligne de la paix ou en Edella.

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