Carnet de notes du Commandeur

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Cet écrit a été rédigé par Thémis, et se trouve sur l'ancienne Esperia, inaccessible pour le moment.

Carnet de notes du Commandeur

cinquième page

Les choses s'arrangent, le mariage aura très bientôt lieu. Je reprends de l'entrain, en fin de compte tout ce qu'il me fallait c'était un peu de repos. Je reprends du plaisir à leur parler, les écouter, tenter de les reconnaître sans l'aide de leur voix. En fait, le seul problème restant est ce Mordred. Mais bon, les choses pourraient être pires. Il va falloir décider quoi faire à son sujet, dès demain, avec les Consuls.

Tout va pour le mieux, et enfin je peux consacrer plus de temps à Dranna. Nos fiançailles contribuent à l'élimination de ce caractère si désagréable que j'avais adopté. J'espère sincèrement que ceux que nous avons conviés seront là.

J'ai changé de retraite. Ils aménageront bientôt le sous-sol de la tour, inutile de ralentir les travaux déjà extrêmement lents. Au moins ils ont achevé la bâtisse, je peux leur reconnaître ce mérite. Finalement, ma cave était plus un refuge. Cette tendance à toujours avoir du mal à se sentir en sécurité... Là où je suis allé, c'est encore mieux. Celui qui me trouvera, et celui qui passera, ne le fera qu'en étant informé de la localisation. En cas de gros problèmes, ce sera un bon lieu de replis. Je doute que ce genre de choses arrive un jour, mais on ne sait jamais. Si ça arrive, j'y emmènerai Dranna avec moi.

Lothy n'a toujours pas finis mes vêtements, je commence à m'inquiéter. J'espère que Sammael aura finis les chaises et la table à temps, aussi.

Il faut reprendre le travail avec sérieux, à présent. Merci seigneur, pour tout.

Sixième page

Qui suivre lorsque son maître est mort ? Je reviens à mon départ : Huratelon, mon seigneur tué, mon désir de vengeance grandissant au fur et à mesure des jours.

Et maintenant Esperia. Ils m'ont trahis, dépouillé le corps sans vie de mon maître, profité de sa mort pour lui prendre tout ce qu'il possédait. Ils m'ont mentis, malgré mes insistances. S'ils avaient avoué... Pourquoi n'ont-ils pas avoué ? Pourquoi ne m'ont-ils rien dit ? Ils ne connaissaient pas mes liens avec Will'. Mais ils ont préféré me trahir du début jusqu'à la fin : du moment où ils ont pris cette ignoble décision et garderont cette attitude jusqu'à ma mort, certainement.

Trahison... Je me demande comment ils voient les choses de leur côté. Ils ne s'arrêteront pas là en tout cas.

Je crois que je ne ressens plus rien. Après la perte de mes frères durant la guerre civile qui m'a laissé une profonde marque, la mort de [[utilisateur:Mido|Mido] m'a marqué, mais je m'en suis remis extrêmement rapidement à ma grande surprise. Maintenant, c'est William qui meurt. Sans qu'il ne me lègue rien, sans qu'il ne se souvienne de moi que comme le Sans-visage... Et pourtant, je n'ai rien ressentis. Rien mis-à-part le désir de le venger. Absolument rien, aucune peine ne m'est venue, même en parlant à Myyrh de lui. Suis-je vraiment arrivé au stade que prédisait Le [[|utilisateur:Darion|Darion]]?

J'ai quitté le commandement, à cause d'une faute dirigée par ma colère et ma vengeance : la torture trop violente de Dooby. J'aurais pu le tuer... Et pourtant, lui aussi je le considérais comme un frère. Et il n'avait même pas commis le vol, lui. Simplement embrigadé dans le mouvement Raskan. Je n'ai rien ressentis en lui traversant ma lame dans le corps, comme si c'était normal. Sur le moment, j'ai cru même n'avoir pas fauté. J'ai envie de faire de même pour le baron, mais ça m'est impossible. Tout m'est impossible, tout m'est interdit par le règlement de la garde et mon devoir éternel envers elle.

J'ai préféré de suite laisser la direction à Baldeaur et Davos. Je leur fais confiance, ils ont tous les deux un comportement s'inscrivant parfaitement dans nos règles. Règles que j'ai transgressé sans même m'en rendre compte. Au moment de prise de conscience, j'ai pris peur. De quoi ai-je eu peur ? Je n'en ai aucune idée. J'ai quitté le Heaume d'Or avec hâte, et j'ai rejoins à nouveau les rangs en tant que simple garde. J'ai alors remplis le rôle d'un surveillant, chose que je n'avais pas faite depuis extrêmement longtemps, aux côtés de Sheolh. Il m'inspire énormément de confiance et d'admiration. Plus tard dans la soirée, j'ai rejoins mes frères en Place Publique. Aucun ne m'a reconnu, sans mon heaume. Baldeaur a parlé de renaissance, d'un garde nouveau. Il m'a appelé Simèht. J'ai rapidement compris son jeu, et m'y suis prêté. Mais comme je déteste ce nom, je prétendrai me nommer Ithmès, comme dans mon Conte.

Le Code demeure, mais quel est-il ? Il ne me dicte que ma conduite, et je continuerai de la suivre en bon Chevalier. Toutefois, j'ai atteints un certain niveau d'expérience qui me permet enfin de prêter pleinement confiance en moi et mes capacités. Mieux vaut un bon exemple qu'un bon chef.

Je n'ai plus besoin de guide : je suis mon propre guide.

_____________

Fabhrus part d'Esperia. J'ai appris cette nouvelle alors qu'il l'annonçait à Lothy, ne sachant même pas que c'était moi le garde à proximité. Il semblerait que je n'ai absolument rien ressentis, peut-être une pointe de colère, mais rien d'autre. Mon sort serait-il scellé ? Ne sentirais-je donc rien de plus ? Mes frères m'abandonnent, et je n'ai même pas le courage de me révolter contre ça.

D'abord Mata, puis Mors, maintenant lui... Les maîtres aussi : Kemelvor, Will'... Tous me quittent, et je ne ressens rien d'autre qu'une minuscule colère envers eux. Les seigneurs, eux, sont pardonnables, largement. Mais que penser de tous les autres ?

Je n'éprouve rien, absolument rien, pour quoi que ce soit. Tout ce qui me fait ressentir ne serait-ce qu'une once de joie est de parler à Dranna, et de voir que j'aurai très bientôt un enfant.

Même elle, j'ai l'impression qu'elle me trahis.

Tout le monde m'abandonne... Et je ne m'en plains même pas.

Septième page

Quelque chose d'inhabituel s'est produit... J'ai ressentis quelque chose, mais pas quelque chose d'infime comme cela peut m'arriver parfois, non, vraiment quelque chose d'énorme : de la colère et de la haine.

Tout ça à cause d'une simple affiche... Cela me rappelle bien Edwins. Simplement en voyant le nom de Baldeaur écrit à la place du mien, et le titre de cette affiche, ainsi que le discours que portait Kelmazad m'a envoyé une gigantesque baffe à la figure. "L'avenir est en marche" " Ser Baldeaur se charge de donner une garde digne à Esperia" "Ils ont toute ma confiance pour entreprendre mes directives."

Autant dire que ce Premier Consul considère que mon travail était bien pire que celui de Slight, Zehyrr et Edwins. Je ne me voile pas la face, je sais bien qu'il me déteste, et pour cause : c'est réciproque. Cela ne m'étonne pas qu'il ait agis ainsi, en disant à tout Esperia que je ne méritais rien d'autre que l’oublie. Il ne fait que se venger de ce que j'ai déjà fait. C'est étrange : je ne demandais jamais de récompenses à mes actes, il y a très peu de temps. Mais non... Là ça va trop loin. On me repousse d'une société à laquelle j'ai travaillé sans relâche, et je considère que ce que j'y ai fait est largement supérieur à ce qu'ont fait mes prédécesseurs, contrairement à lui.

Il ne m'a même pas annoncé mon renvois lui-même... Je le hais, je le hais certainement autant que je haïssais Edwins... Peut-être pas encore, mais cette haine ne va qu'en augmentant. Esperia me renie, soit. On dirait que tout le monde préfère ce voleur au chevalier. Même ma femme l'aide ! Même ma femme me ment pour le soutenir... S'en servir d'intermédiaire pour me parler de la division du poste de Commandant, quelle lâcheté possède donc ce fourbe ? D'abord il se cachait derrière la protection de Kemelvor pour m'insulter... Ensuite, certes, j'ai admiré la coopération que nous avons pu élaborer malgré notre mésentente pendant sa prise de poste temporaire quand le seigneur a démissionné... Finalement, il s'est caché je ne sais où à la prise de poste de Mata... Puis, il s'est empressé de ne réapparaître qu'une fois la grâce de Kemelvor retombée sur lui. Maintenant qu'il est partit, il se protège avec son poste de Premier Consul... Quel homme œuvrant pour le bien d'Esperia ferait tomber un homme de pouvoir pour des rancunes personnelles ? Aucun, oui. Et il le sait parfaitement.

Je le hais. Je le haïrais toujours, et je lui ferai subir le même sort qu'Edwins s'il continue à me traiter ainsi. Non... C'est tout ce qu'il attend : la preuve d'une possible partialité chez moi. Je ne lui fournirai rien de tout cela, car je dois être irréprochable et il ne parviendra pas à ébranler ma volonté.

Qu'il me remplace ! Qu'il me fasse oublier de tous ! Mais moi, je vivrai toujours, et j'attendrai le jour où je pourrai lui ôter sa vie en toute légalité, comme je l'ai fait pour son ami. Une fois ça fait, je pourrai continuer mon œuvre en toute tranquillité, sans avoir à me soucier de l'ingratitude d'un dirigeant.

Si les Espérians ne sont pas capables de se souvenir de ce que j'ai fait, au moins mes livres, eux, resteront éternels. On dirait qu'un nouveau travail m'attend.

Ceci-dit, mis-à-part cette profonde colère qui occupe mon esprit, je n'ai pas l'impression d'avoir la moindre pour compassion pour ce Consul, ni pour qui que ce soit. Pour Edwins, c'était un peu différent. Je n'ai toujours rien ressentis d'autre. Peut-être cette haine restera le seul sentiment qui régnera en moi... Il faudrait que j'apprenne à l'éliminer, de quelque façon... Je doute que ce soit une bonne chose.

Nous verrons bien. _________

Je ne veux rien qui vienne de lui, aucun remerciement. Comment ai-je pu oser demander du mérite ? Comment ai-je pu devenir jaloux à la vue de cette simple affiche ? Mon devoir me l'interdit, et Esperia a besoin de lui.

Voilà pourquoi aujourd'hui j'ai sauvé le Premier Consul que je hais : pour Esperia. Cette ville a besoin de lui, j'en suis conscient. Je lui reconnais ses qualités mais je ne le considérerai jamais comme un homme qui mérite mon attention. La haine ne m'aveugle plus. Si les Espérians ont besoin de ce voleur reconvertis... Ils n'ont apparemment plus besoin de leur chevalier.

Je ne demande plus de mérite, je n'en ai jamais demandé et je n'aurai jamais dû en demander ces derniers jours. Je ne veux plus rien, rien qui vienne de lui.

Rien qui vienne d'Esperia.

Je hais Esperia.

Dixieme page

Date : 22/10/513

Avec la reprise intensive de mes activités administratives, je peux dépoussiérer ce carnet de notes qui m'a tant servis par le passé, que ce soit comme Journal ou comme... Carnet de notes. Le gouvernement de l'Aveugle est bien plus efficace que ce que je m'imaginais, et j'ai la très agréable impression que nous avons totalement surpassé celui de Louis sur ce point-là.

Mes hostilités avec ce dernier se sont à peu près stoppées, même si je ne peux toujours pas le supporter pour son hypocrisie que je parviens à très bien déceler à présent. Enfin je crois.

La réforme est enfin appliquée, Sike, Davos, Baldeaur et Barboto seraient fiers de moi. Elle est presque parfaite, il ne manque plus que le consulat de la Justice et de la Sécurité soit supprimé... Et que la Pointe d'Or aussi. Ça risque d'être difficile de s'opposer aux Loystos à ce niveau mais je garde confiance.

D'ailleurs, je ne comprends pas pourquoi j'entends de nouvelles rumeurs sur Aubéclat ces derniers temps. Je ne sais pas trop quoi penser. Si elles viennent de Louis encore ou si la population persiste à nous considérer comme des corrompus. Le pire, c'est que Tharaën étant malade, ils n'ont véritablement plus aucune raison de penser ça, ce dernier étant le seul à avoir eu des antécédents judiciaires. Enfin, ceci-dit, il est vrai que Dalbus aussi a commis des infractions, récemment. Mais je doute que ce soit suffisant pour trouver une telle opposition. Peut-être que cette dernière est présente depuis plus longtemps que je l'imagine, mais j'ai toujours du mal à comprendre pourquoi le peuple m'a tourné le dos. Si ça se trouve, je me fais seulement des idées.

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Liste des réformes à venir pour réunion du 23/10 : Réforme sur les Gardiens du Monastère. Procédure d'urgence et appel aux armes : réforme en remplacement de l'égide d'argent. Fondation du corps d'armée de la marine Réforme du Rudis Refus de la fondation de la Pointe d'Or Supression du Consulat à la Justice et à la Sécurité

Onzieme page

L'opinion qui pèse sur Aubéclat est moins favorable que ce que je pensais. Je n'ai aucune idée d'où tous ces gens tirent leurs conclusions. À chaque fois que j'en interroge un, il ne sait aucunement de quels faits on est accusés exactement. "Les Aubécrins sont des voleurs." Qu'a-t-on volé ? Quand ? Aubéclat n'a jamais rien volé. "Les Aubécrins sont des criminels." Pourquoi ? Quels crimes avons-nous commis ? Aubéclat n'a reçu aucune peine de la part de la Garde depuis sa fondation. Ah, si, il y a bien Dalbus qui a insulté des enfants, soit. Mais si c'est une grave faute morale reconnue de tous, je ne crois pas que cela puisse être considéré comme un crime. "Thémis cherche à acquérir le pouvoir." Si c'était le cas, je n'aurai jamais démissionné de mon poste de Commandeur. Et quels faits prouvent une telle manière de penser ? Un Chevalier défend sa ville, il ne cherche pas le pouvoir.

Au moins je sais dans quelles familles sont tous les principaux opposés d'Aubéclat. Erenthys, Skÿrns, Drehers, Spiritueux, et La Flèche. Je saurai les ramener à la raison, pour trois d'entre eux c'est déjà fait. Il est temps que je prête plus d'attention à tous ces faux opinions...

Douzième page

Date : 01/11/513

Au diable toutes ces conneries diplomatiques, aucun homme happé par les rumeurs n'est raisonnable dans cette stupide ville corrompue. Ce fut une erreur de tant s'attacher à l'opinion des autres. Kemelvor a beau m'avoir beaucoup appris, je ne suis pas fait pour être ce qu'il était. Lui, il savait être proche du peuple. Il savait avoir toute considération pour tous ceux qui vivaient en Esperia, peu importe qu'ils soient des gueux ou des nobles assoiffés de pouvoir. Je ne peux pas être comme ça. J'ai beau essayer d'être tolérant envers ceux qui me manquent de respect, ça ne résoud rien, au contraire ça empire les choses.

Je reviens à mes origines, au pourquoi de mon adoubement. Peut-être me retrouverai-je enfin dans ce comportement qui m'a tant manqué. Mon attachement au Code ne sera jamais plus fort qu'à présent, je le promets. Esperia saura peut-être reconnaître ma valeur si elle ne peut reconnaître ma bienveillance.