Orphelin et adoption

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Le continent voit de nombreuses situations où un enfant se retrouve sans parents que ce soit par la guerre, la maladie ou des actes de violence.

Gestion des orphelins

Généralités

D’une manière générale, la vie continentale peut être très cruelle pour ceux qui ne sont pas nés dans des familles aisées (qui ont eux-mêmes souvent leurs propres problèmes). Se voir retirer ses parents ne fait que rendre la situation de l’enfant encore pire. Sans ses parents, l’enfant manque de protection et est globalement entièrement soumis à tous les aléas de la vie jusqu’ici qu’il soit suffisamment mûr pour.

Un orphelin a souvent du mal à bien percevoir qui il est, ayant perdu ses racines. A de rares exceptions près, il n’aura que des informations extrêmement lacunaires de ses origines, ce qui peut fortement le perturber. Un orphelin peut avoir de nombreux points sensibles, ressentir des angoisses ou encore, au contraire, s’endurcir de façon excessive, refusant le contact humain. Son deuil et sa vie d’enfant évolueront de façon différente en fonction de leur situation, de leurs rencontres et de leurs caractères mais dans tous les cas, l’orphelin vit de nombreux épisodes douloureux. La quête de ses origines pourra parfois être un obsession.

Famille et proches

L’une des situations les plus courantes pour un orphelin est qu’il soit recueilli par un proche ou d’autres membres de sa famille. L’orphelin évolue alors de façon relativement normale en fonction de ses tuteurs mais n’a pas de grande rupture autre que la disparition de ses parents, ce qui constitue déjà un grand traumatisme en soi. A moins que l’enfant ne se voit pas dire qu’il est orphelin et ait été trop jeune pour avoir des souvenirs contredisant ce qu’on leur dit, il connaîtra une grande douleur et de nombreuses épreuves.

Cette situation constitue la norme pour les orphelins au sein de la diaspora qadjaride et des tribus vaahvas à moins que l’enfant ne soit éloigné de son clan ou que ce clan ait été tout entier exterminé.

Orphelinats

Dans les grandes villes, tout particulièrement dans le Royaume Central et la République marchande de Caroggia, il existe des orphelinats. Ceux-ci sont généralement sous le patronage d’actions charitables ou administrés par les autorités. Ce cas est celui des orphelinats de l’Ordonnance.
Les orphelinats offrent gite et couvert aux enfants ainsi qu’une éducation minimale et souvent lacunaire en attendant qu’ils soient adoptés. Les orphelinats de l’Ordonnance, tout particulièrement à la Capitale sont toutefois notoirement corrompus, mal gérés, sous-financés et bien souvent contre-productifs. Quant à ceux de la République marchande de Caroggia, ils sont soumis aux hauts et bas des fortunés qui les financent.

Au sein des orphelinats, les enfants vivent généralement une vie misérable, dirigées par des adultes souvent sans la moindre compétence ou expérience à s’occuper de tant d’enfants en détresse. La vie entre orphelins peut être rude avec de fortes personnalités qui imposent leur loi en harcelant les plus vulnérables tandis que d’autres peuvent se réfugier dans des comportements agressifs pour oublier leur douleur.

Prise en charge religieuse

Les religieux prennent fréquemment en charge des orphelins, que ce soit comme protégés ou comme novices. Ainsi, les orphelins constituent l’une des sources de recrutement des grandes institutions religieuses: le Monastère Adaarion, l’Ordre Phalangiste ou le Temple des Sept. Plusieurs figures religieuses furent ainsi des orphelins qui ont su grimper les rangs dans une institution où l’influence familiale est plus faible qu’ailleurs. Ce fut le cas par exemple des Prime-Abbus Lothaire (le successeur du fameux Tancred) et Odon.

La vie des orphelins parmi les religieux est usuellement aigre douce. Elle implique une vie très stricte souvent inadaptée aux enfants ainsi qu’une vie spirituelle qu’ils ont du mal à bien comprendre. De l’autre côté, ils ne manquent de rien (bien que cela varie selon le temple, monastère ou abbaye) et ont accès à une éducation plus que correcte et souvent de bien meilleure qualité que ce que des parents issus des classes populaires auraient pu leur offrir, même au sein de la Nation adaarionne. De plus, ils sont traités de la même façon que les novices volontaires, eux aussi éloignés de leurs familles. Leur bon développement tiendra essentiellement à leurs relations avec les religieux présents et à leur adhésion ou non à une vie religieuse.

Cette prise en charge est impossible au sein de Lig Ocolide où il n’existe pas d’institution religieuse.

Recrutement

Les orphelins peuvent être recrutés par divers groupes, essentiellement des groupes criminels mais aussi des bandes d’artistes ou des caravanes commerciales. Ils agissent généralement comme des demi-esclaves, transmettant des messages et accomplissant de menues tâches.

L’évolution de l’orphelin dans cette situation diffère totalement selon les groupes qui les recrutent. Cependant, si ces groupes sont violents ou mènent une vie dangereuse, ils peuvent perdre la vie ou arriver à l’âge adulte en piteux état, que ce soit psychologique ou physique.

Enfants errants

Les orphelins peuvent parfois se retrouver à la rue, sans la moindre supervision. Ils errent alors, tentant de survivre comme ils le peuvent. Rares sont ceux qui le font longtemps. Ils sont usuellement rapidement raflés et pris en charge. Il ne s’agit donc qu’une période de transition dans la plupart des cas.

Esclavage

Une réalité est que bien des orphelins arrivent entre les mains d’esclavagistes. La mise en esclavage peut fortement varier. Des orphelinats véreux ou des groupes sans scrupule peuvent vendre certains enfants aux esclavagistes tout comme les esclavagistes eux-mêmes peuvent rafler des enfants vulnérables que personne ne cherchera.

La vie de tels enfants est usuellement terrible. Même si ils échouent entre les mains d’un maître bienveillant ou en compagnie d’esclaves qui les prendraient sous leur aile, ils doivent vivre la difficile période du commerce d’esclave. Leur traitement peut varier mais rares sont esclavagistes qui offrent un traitement correct aux enfants, marchandise peu précieuse et fragile à leurs yeux. Ils doivent subir une discipline de fer, vivre les trajets, connaître la compagnie d’individus esclaves peu recommandables et ne pas connaître la moindre affection pendant un long moment.

Une fois vendus, ils sont entièrement soumis à leur maître et doivent généralement subir une formation expéditive avant d’être mis au travail. Leur vie est entièrement régie par leurs tâches et leur éducation n’est que celle qu’on vient bien leur donner. Ils deviennent souvent très servile par adaptation.

Adoption

Dans de nombreux cas, les enfants sont adoptés de façon relativement officielle. Les formalités varient. Au sein du Royaume Central, elles seront surtout administratives, nécessitant un enregistrement de l’acte par l’Ordonnance. Dans les contrées plus religieuses, il sera courant d’exiger que les adoptants soient de bons croyants et dignes de leur tâche. Enfin, si les institutions concernées sont bien tenues, elles feront une enquête sommaire afin de bien s’assurer que les adoptants fassent de bons parents. Les relations et la réputation jouent ici énormément. Dans les contrées moins développées, l’adoption sera généralement plus informelle ou liées à des traditions spécifiques. C’est le cas des Tribus Vaahvas, de Lig Ocolide ou du Canatan. La diaspora qadjaride ne pratique pas l’adoption au sens où on l’entend puisqu’un enfant qadjaride est automatiquement inclu dans un clan qui le trouverait.

L’adoption se fait généralement par des familles sans enfants ou animées par une volonté charitable. La situation de l’enfant variera alors fortement en fonction de la famille mais à moins que celle-ci ne soit composée de mauvais parents, il se développera correctement bien que faisant toujours face au traumatisme de la perte de ses parents originels. Il pourra éprouver un grand mal à s’attacher à ses nouvelles figures parentales ou encore avoir de mauvaises relations avec ses nouveaux frères et soeurs si il y en a. Si il existe des différences culturelles ou sociales entre les adoptants et l’orphelin, elles peuvent causer des tensions, des querelles voire des crises.

Dans d’autres cas, l’adoption est faite par des individus ou des groupes disposant d’une influence sociale ou financière sur les orphelinats ou institutions religieuses. A nouveau, l’évolution de l’enfant dépendra fortement de l’identité et de la vie de ceux qui l’adopteront.