Esclavage

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Origines

Chaine2.png L'esclavage remonte à des traditions ancestrales et plus ou moins brutales de chaque peuple. Cependant, ces traditions se sont fermement implantées par l'imposition des lois des trois grands empires : l'Empire Suuri, l'Empire Qadjaride et l'Empire Central. Ce dernier a particulièrement légiféré dans le domaine et la plupart des règles en la matière viennent de cet empire avec cependant des influences diverses.

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L'esclavage est un système qui fait consensus sur le continent et dans toutes les philosophies, d'autant plus que dans la plupart du continent, les règles impériales et religieuses en la matière ont adouci l'esclavage. Les vieux récits de milliers d'esclaves morts pour construire routes ou barrages sont bien éloignés de la réalité actuelle où les esclaves sont principalement utilisés comme une main d’œuvre bon marché.

La vie des esclaves restent cependant difficile et dissuade bien des personnes de quitter le droit chemin.

Les droits et devoirs d'un esclave

L'esclave ne possède qu'un seul droit : celui d'être maintenu en vie par son maître. Il s'agit là d'une règle instauré par la foi arbitrienne qui considère l'esclavage comme l'expiation d'une faute. En dehors de cette règle, rien ne protège l'esclave et il peut être maltraité à loisir. Toutefois, un traitement raisonnable mais autoritaire est généralement mieux vu que de la simple violence gratuite.

L'affranchissement est possible à tout moment mais a généralement lieu lorsqu'une dette a été payée ou qu'une bonne relation s'est établie entre lui et son maître. A la mort naturelle du maître, les esclaves sont généralement affranchis si l'on juge qu'ils ont accompli leur oeuvre.

Si un esclave a un enfant, celui-ci ne naît pas esclave. Il est confié à un orphelinat, à une abbaye, à un monastère ou à une famille d'accueil. Théoriquement, un esclave affranchi peut aller quérir son enfant mais il arrive qu'on l'en empêche si trop de temps s'est écoulé.

Formes d'esclavages

L'esclavage militaire

Principalement répandu dans les Marches, la Zaraga, les terres caroggianes ou dans les conflits navals, cette forme d'esclavage est simple. Tout prisonnier capturé ne pouvant offrir d'informations intéressantes, se montrer utile ou être échangé pour rançon est revendu aux esclavagistes.

Cette forme d'esclavage reste peu attractive car les esclaves de guerre sont peu dociles. Beaucoup d'esclavagistes contournent cela en les déplaçant plus longtemps et plus loin pour briser leur volonté de vengeance et les revendre à des maîtres éloignés des conflits. Il n'est ainsi pas rare de voir un guerrier nordique originaire du Vahnamaa être revendu à un maître Caroggian ou un Ocolidien à un maître Hura.

L'esclavage légal

L'esclavage légal rassemble tous les esclavages qui sont issus de décisions de justice. L'esclavage légal est généralement la punition d'un crime ou d'une dette impayée qui sont jugés trop faibles pour la mise à mort ou trop importants pour une simple peine de prison.

C'est la forme d'esclavage la plus répandue et celle qui cause le moins de problèmes avec des esclaves plus facile à discipliner. De plus, le système judiciaire fait que les esclaves légaux sont rarement des criminels très dangereux. Il n'est pas rare que l'affranchissement des esclaves légaux se fasse par remboursement final de la dette par le travail.

A l'intention des nouveaux venus: ceci est l'esclavage par excellence. PAS le banditisme.

Le Skuldir

Esclavage traditionnel nordique, le Skuldir (signifiant dette) demeure assez fort dans l'Evigt Kylma et le Kinemaar mais est plus faible dans les villages proches d'Uuroggia et les tribus nordiques pro-adaarion dans les montagnes. Le Skuldir est en réalité plus large car il englobe la notion de justice traditionnelle nordique. Lorsqu'un nordique a subi une offense, celui-ci doit se rendre auprès du chef de son clan, voire de sa tribu. Après avoir reçu l'ensemble des faits, le chef donne le Haegri (droit) à l'offensé. Ce dernier peut alors légitimement utiliser tous les moyens à sa disposition pour capturer l'offenseur. Une fois capturé, l'offenseur est amené au chef de la tribu. L'offensé lui expose alors la manière dont il veut voir le Skuldir remboursé. Si le chef accepte, l'offenseur doit s'y soumettre. L'offense peut être théoriquement réglée de toutes les manières imaginables, ce qui différencie le Skuldir de l'esclavage légal traditionnel.

L'esclavage illégal

L'esclavage illégal recouvre toutes les captures d'individus organisées par des criminels qui revendent leurs prisonniers à des esclavagistes qui falsifient des documents pour les revendre en tant qu'esclaves légaux.

N'importe qui peut devenir esclave par cette méthode, même si elle est très théoriquement interdite par les autorités continentales, les religions et les traditions. L'esclavage illégal donne également lieu à certaines utilisations particulièrement viles des esclaves : vivisection, rituels, travail dangereux, prostitution ou autres. Ces activités sont cependant très largement combattues lorsqu'elles sont découvertes.


A l'intention des nouveaux venus: ceci est l'exception, PAS la règle

Le Hlassem

Le Hlassem est une forme d'esclavage existant au sein des communautés Qadjarides. Cette peine est la plus lourde que peut recevoir un qadjaride car elle condamne le membre de la communauté qui a mis gravement en danger la communauté. Elle va plus loin qu'une simple mise en esclavage, il s'agit d'une véritable mort sociale. Le qadjaride condamné au Hlassem est renié par sa famille, se voit confisqué tout ce qu'il possède et se voit même reprendre son droit de se nommer Qadjaride. Il est alors banni et revendu à des esclavagistes, l'argent servant à compenser les dégâts qu'il a causé.

Le Hlassem demeure très rare en raison de sa gravité.

L'ergastule

Les ergastules, des casernes hébergeant les esclaves, constituent un élément extrêmement important du commerce et de l'utilisation des esclaves sur le continent.

Voir article détaillé.

Les esclavagistes

Les esclavagistes forment une longue tradition de marchands mais ceux-ci se sont organisés entre eux sous l'Empire Central et ont depuis formé une véritable guilde avec ses propres règles internes.

A l'origine organisée sous la pompeuse forme de «Synode impériale des servitudes», il s'agissait d'une véritable organisation ayant pignon sur rue à la Capitale. Celle-ci avait une véritable utilité publique car elle appliquait les lois impériales très strictes en matière d'esclavage. Les esclavagistes impériaux effectuaient alors un réel travail en combattant l'esclavage traditionnel en instaurant les méthodes modérées impériales.

Avec le déclin impérial et la Campagne de la Zaraga durant laquelle le Synode fut inondé d'esclaves militaires, les esclavagistes ont cependant perdu leur légalisme et ont eu progressivement recours à des méthodes mafieuses en vendant à des criminels aussi bien qu'à d'honnêtes citoyens impériaux. Avec la chute de l'Empire, le Synode cessa d'exister sous sa forme légale – les rois étant trop occupés pour gérer une question de bon traitement des esclaves – mais l'union des esclavagistes demeura.

Les plaques tournantes de l'esclavagisme

Iona

L'île forteresse est une plaque tournante de l'esclavagisme et un lieu très apprécié pour le conditionnement d'esclaves trop remuants. Certains chefs mafieux locaux ont d'ailleurs des accords avec les esclavagistes et y assomment les esclaves par de la drogue et des sevrages brutaux.
Iona constitue le point névralgique de tout le commerce naval d'esclave et constitue le deuxième rassemblement esclavagiste après Lauderfelt.

Fort Lointain

L'ancienne petite forteresse navale, de par son accès facile pour des navires et la relative discrétion qu'elle offre, est rapidement passée d'une base navale impériale à un roc abandonné abritant certains esclavagistes appréciant peu la promiscuité ionienne. Gwylonna, une esclavagiste à la sombre réputation, y domine en maîtresse ultime, parfois même dans un autre sens du terme...

Toutefois, la colonisation espérienne a récemment donné un intérêt commercial à ce qui est devenu une étape, encore très peu fréquentée, vers le nouveau monde.

Lauderfelt

Situé dans l'extrême ouest du Steiertal, la petite ville de Lauderfelt est une infecte ville bâtie autour d'une gigantesque ex-prison impériale en ruine où l'Empire envoyait mourir en travaux forcés des criminels ou des ennemis politiques trop gênants pour des exécutions publiques. A la chute de l'Empire, les esclavagistes en ont pris le contrôle en 353 après qu'elle fut incendiée par une émeute de prisonniers en 342. Depuis, la prison a été globalement rendu utilisable à nouveau et sert de centre de stockage, de conditionnement et de livraison d'esclaves pour tout le centre du continent.

Grâce à son imposante infrastructure, Lauderfelt est devenu le quartier général des esclavagistes pour tout le Continent. On y trouve absolument tous les services que les esclavagistes peuvent fournir ainsi que d'excellentes archives de vente. Parfois, un esclavagiste charismatique y organise un genre de fête où sont conviés les grands noms du métier. Ces fêtes peuvent donner lieu à divers accords commerciaux entre esclavagistes ou à une purge de la concurrence.

Andessa

Situé le long de la Frontera à la frontière entre la Dione et le Roment, Andessa est une petite ville produisant argile et sel de marais salin de grande qualité. Le dur labeur rendait nécessaire une main d’œuvre peu chère et non-demandeuse de bonnes conditions de travail. Les esclavagistes y sont arrivés après la victoire caroggianne et hura sur les nomades du désert en 334. Après avoir commencé à fournir largement les propriétaires terriens locaux, les esclavagistes y ont également mis en place des casernes de mercenaires chargés d'organiser des raids de l'autre côté de la Frontera pour en ramener d'exotiques et solides esclaves nomades.

Lig Ocolide

Lig Ocolide fournit de grandes quantités d'esclaves divers capturés dans des raids. Les esclavagistes ont rapidement vu l'utilité de s'y installer. Cependant, les esclavagistes s'y tiennent à carreau face aux pirates et ont une tendance paradoxale à être bien plus honnêtes. Rares sont les esclavagistes à avoir réussi à s'imposer face à des écumeurs autrement plus dangereux.