Lig Ocolide

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Lig Ocolide
Administration
Forme de l'état ensemble de cités dictatoriales et sans gouvernement central
Capitale Ocolide
Dirigeant Qartaire
Religion culte des images
Monnaie Roye et Azalan
Langue officielle Capitalin
Géographie
Démographie
Population totale 180 000
Gentilé Ocolidien(ne)
Présence qadjaride Non


Territoire

Carte de l'ancien monde

Le territoire qui est désigné comme Lig Ocolide englobe l'archipel ocolidien à l'exception de trois îles constituant les îles manarades qui sont habitées par les manarades. Évidemment, en dehors des ocolidiens et des manarades, cette subtilité est complètement inconnue. Eux-mêmes n’ont pas vraiment une idée de territoire puisqu’il n’existe pas de gouvernement.

Principales villes

Attributs

Nom

Le terme de Lig Ocolide est dérivé de celui de la Ligue d’Ocolide (ce que beaucoup d’ocolidiens ignorent). Le terme s’est également popularisé sur le continent par la capture d’écumeurs et contrebandiers et des rapports datant de l’Empire Central.
Les habitants se nomment ocolidien(ne) ou, entre eux, comme « ligs ». Ce second terme est cependant considéré comme populaire et n’est pas employé par les érudits et élites.

Emblème

Lig Ocolide ne possède pas d'emblème. Chaque syndic, caid et navire utilise généralement ses propres symboles et couleurs.

Symboles

Lig Ocolide n’étant pas une entité comparable à un état, elle n’a pas de symbole reconnu.

Historique

Lig Ocolide trouve ses origines dans la destruction de l'Empire qadjaride en 56. Après cette victoire et le massacre des locaux, l'Empire Central commença à coloniser l'archipel ocolidien. Il constitua l'archipel en une province spéciale, le Thème d'Ocolide et fonda la cité de Victoire en 63. L'empereur alla même jusqu'à y installer son palais d'été avant que Méridion ne soit fondée.

La colonie tomba cependant rapidement dans le désordre au cours de ce qui sera appelé les révoltes ocolidiennes. L'administration de l'archipel ocolidien était très compliquée et l'Ordonnance était incapable de l'organiser correctement. Petit à petit, les colonies installées sur les différentes îles fonctionnaient de façon autonome et s'opposaient régulièrement au paiement des taxes puisqu'ils n'avaient aucun bénéfice. De plus, certains nobles tentaient alors de s'installer dans la région et de constituer de grands domaines pour y faire travailler des cohortes d'esclaves. La population se retrouvait donc défavorisée et finit par se soulever au cours de violentes émeutes. Après quelques révoltes manquées, les ocolidiens se soulevèrent finalement en 88 et s'unirent relativement au sein de la Ligue d'Ocolide. Cependant, la révolte tourna au désastre et l'Empire Central réduisit en cendre les différentes colonies dont Victoire. Après cette révolte, la colonisation ne reprit jamais et l'Empire Central abandonna l'archipel ocolidien en 92.

Cette époque passée, l'archipel devint un refuge pour les marginaux du continent et commença à renaître, colonisée par les survivants des révoltes et ces réfugiés. Cependant, elle ne connut aucune unification et beaucoup commencèrent à se tourner vers la piraterie, formant les premiers écumeurs. C'est aussi durant cette période qu'apparut la Confrérie iconodoule et qui remporta un rapide succès, changeant à jamais le visage religieux de l'archipel en y diffusant le culte des images. Enfin, les ocolidiens nouèrent des contacts avec les manarades, survivants de l'Empire Qadjaride et qui, si ils restèrent isolés sur les îles manarades s'intégrèrent pleinement à ce qu'on commençait à appeler Lig Ocolide.

Après cette époque, l'histoire ocolidienne ne connut que deux grands bouleversements. Le premier fut l'unification ocolidienne qui vit le roi écumeur Epilègue s'imposer par la force en 335. Formant un Royaume d'Ocolide, il tenta une folle entreprise : le siège d'Indubal de 337 à 339. Il y perdit la vie en 339 et de cette défaite naquit une gigantesque révolte qui mit fin à l'éphémère royaume et marqua la naissance des franc-marins. L'autre grand événement fut l'entreprise de Gastaphedes en 375 au cours duquel une grande expédition conjointe du Monastère Adaarion et de l'Ordre Phalangiste soutenus par le Royaume Central tentèrent d'établir une tête de pont et soumettre l'archipel ocolidien. Ils parvinrent à fonder la cité fortifiée de Gastaphedes mais furent incapables de prendre l'archipel. La cité-forteresse fut prise en 390 par les ocolidiens.

Situation actuelle

Lig Ocolide connait aujourd'hui une forte recrudescence de l'activité des écumeurs qui ont été nombreux à profiter de la chute de la sécurité navale au large de Medeva à cause de l'Intermezzo caroggian et de la guerre de succession capitaline. Depuis, le Royaume Central et la République marchande de Caroggia a réagi. Ces événements sont connus comme les guerres des mers ocolidiennes et ont vu la capture et la destruction de nombreux navires d'écumeurs mais aussi de franc-marins. Après quelques années de prospérité, Lig Ocolide connait une grave crise avec une immense difficulté de faire marcher la contrebande ocolidienne.

Lois et organisation politique

Absence de gouvernement

Lig Ocolide n'a pas de gouvernement central et ne constitue pas un état, seulement un ensemble d'îles aux systèmes politiques locaux instables. Les ocolidiens sont capables de collaborer et possèdent une mentalité relativement commune mais ne peut en aucun cas être considérée comme unifié.

Le Qartaire

Le Qartaire est le nom qui a été donné depuis 503 à l'ensemble formé par quatre syndics particulièrement puissant et relativement stables :

  • Pons Rachemin, syndic nanti de Lamaille, patriarche des Rachemin, il est connu avec son père pour avoir su maintenir le secret de l'emplacement de Lamaille fondée par son grand-père en 428. Seul homme capable de fournir de façon pacifique un navire dans la moyenne de l'époque sur Lig Ocolide, il est extrêmement influent mais très mystérieux et de loin le plus faible syndic du Qartaire sur le plan de la puissance brute.
  • Guériotte, syndic d'Ocolide. Personnage notoirement cruel et violent, il dirige Ocolide d'une main de fer mais est détesté sur le reste de l'île et affronte fréquemment ses différents caids. Jusqu'ici, il a réussi à maintenir le contrôle en appliquant une politique de diviser pour régner.
  • Amarante Inviiseina, syndic nantie de Gastaphedes, maîtresse incontestée de la cité-forteresse. Elle a accru le contrôle de sa famille sur la Charte gastaphedète et l'a aidé à prospérer, lui permettant de devenir la plus puissante charte du nord-ouest de l'archipel ocolidien.
  • Antielle Prèdemain, syndic nantie de Fiera. Antielle a bâti sa fortune et sa puissance en accroissant la collaboration entre plusieurs chartes de franc-marins et des oligarques de la République marchande de Caroggia. Elle a passé les deux dernières décennies à lentement exterminer les autres familles nanties de Fiera et y parvint en 506, année lors de laquelle elle put officiellement faire entrer Fiera dans l’alliance. Parmi les cercles ocolidiens, nul n'ignore qu'elle collabore avec Quentyn Iertefroy, le chef de l'ombre d'Iona. Sa puissance a cependant brusquement chutée depuis le début de l'Intermezzo caroggian.

Le Qartaire parvint à constituer une trêve en 503 entre les chartes de franc-marins des quatre cités garanti par une vente très sélective des navires de Lamaille. Après une décennie de stabilité et d'entente, ils se sont montrés incapables d'avoir la moindre influence sur l'explosion de l'activité écumeur et a commencé à s'entredéchirer depuis le début des guerres des mers ocolidiennes. Beaucoup pensent que le Qartaire risque d'exploser en un conflit bien plus important que ce dont Lig Ocolide a l'habitude de voir lorsque Pons Rachemin mourra.

Gestion urbaine

La gestion d'une ville ocolidienne est une affaire compliquée et très instable. Il n'existe pas d'autorité centrale permanente, institutionnalisée ou disposant d'un contrôle total sur la ville. Le chef d'une ville est généralement appelée le Syndic. Il n'est pas réellement choisi et s'impose. Généralement, un chef de bande, un nanti ou un capitaine prendra le titre et, si la population et les groupes rivaux ne semblent pas s'y opposer, on reconnaît son titre. Il s'entoure de lieutenants qui vont gérer divers quartiers de la ville pour lui.

La gestion de la cité fonctionne généralement sur la base du paiement d'une taxe de protection et d'échange de faveurs. Pour les plus modestes, la question de savoir qui « dirige » la ville est abstraite et sans réelle importance sur leur vie la plupart du temps.

Gestion rurale

La gestion des petites communautés installées sur les villes fonctionne généralement comme un village. Le rôle de chef, appelé Caid, revient généralement à un individu élu de façon plus ou moins formelle, le doyen, le plus riche membre de la communauté ou un individu puissant capable de s'imposer.
Le caid se contente généralement de plus ou moins régler les problèmes de la communauté et assurer sa sécurité en échange d'un tribut.

Relation entre capitaines, syndics et caids

Les syndics (et les nantis qui les soutiennent) sont globalement considérés comme les acteurs centraux du jeu politique et économique ocolidien. Ce sont eux qui contrôlent les grands ports d'attache. La plupart des caids sont donc forcés d'entretenir des relations cordiales avec eux et doivent généralement leur payer un impôt parfois exhorbitant afin de pouvoir revendre leurs marchandises en ville.
La relation entre les syndics et les capitaines est plus complexe. Sans les syndics, les capitaines n'ont pas de port d'attache et dépérissent à ne pouvoir se ravitailler et réparer que sur des îles désertes ou des villages manquant de tout. Sans les capitaines et leurs navires, les villes des syndics dépérissent. Les deux sont donc forcés de collaborer et de cultiver leurs relations. Les syndics s'affrontent souvent pour obtenir le soutien d'une charte de franc-marins et les franc-marins ne tolèrent souvent pas que des concurrents fréquentent le même port d'attache qu'eux.
Les capitaines écumeurs ont beaucoup plus de difficulté car ils n'ont généralement pas la faveur des syndics et ne sont pas appréciés des capitaines franc-marins. Ils doivent donc souvent se contenter de conclure des accords avec les caids de villages côtiers afin qu'ils les laissent s'y ravitailler. Parfois, il arrive qu'un syndic favorable aux écumeurs émerge dans l'une des villes. Les écumeurs y accourent alors. L'affaire est souvent bonne pour le commerce d'une ville puisque le butin s'y déverse en masse mais nettement moins bonne avec la population qui doit subir le supplément de criminalité et de nuisance causé par les écumeurs. Le syndic favorable referme alors souvent son port aux écumeurs après un certain temps ou se fait renverser par un autre syndic bien moins favorable à ceux-ci.

Relation avec les manarades

Les différentes entités ocolidiennes entretiennent généralement des relations cordiales avec les manarades et ceux-ci sont tolérés dans tout Lig Ocolide. La non-aggression constitue donc la règle entre les ocolidiens et manarades, notamment à cause de l'image très utile dont les manarades jouissent. Les écumeurs ne respectent cependant pas cette entente tacite et attaquent fréquemment les îles manarades. Cependant, si certains navires écumeurs s'acharnent trop, il y aura toujours quelques syndics et franc-marins constituant une petite coalition pour chasser le navire responsable et le détruire.

Militaire

Armée

Lig Ocolide ne possède aucune force armée centralisée ou coordonnée. Depuis la fin de la Ligue d'Ocolide en 92, l'archipel ocolidien n'a vu que deux grandes coalitions unies et celles-ci se sont affrontées. Le Qartaire contemporain ne fait pas exception et n'est unie que par un pacte de non-aggression.

Sécurité locale

Dans les villes, villages et autres, la sécurité est assurée de façon informelle. Certains syndics et caids organisent une véritable protection similaire à une garde mais ce sont des cas extrêmement rares. Dans la majorité des cas, les ocolidiens doivent assurer eux-même leur protection ou quémander la protection de bandes armées ou milices de nantis (ce qui est souvent problématique en soi puisque ces bandes et milices entrent fréquemment en guerre). Ceux qui n'y parviennent pas sont à la merci du premier truand venu.

Situation militaire

L'archipel ocolidien est toujours dans une situation incertaine à cause de la piraterie, tout particulièrement dans le détroit de Medeva mais est aujourd'hui tout particulièrement agitée à cause des guerres des mers ocolidiennes. Une certaine stabilité avait cependant régné entre les chartes de franc-marins soutenus par le Qartaire depuis 503. L'île d'Ocolide est le théâtre de nombreux conflits particulièrement sanglants depuis 498 mais Ocolide en elle-même a jusqu'ici connu une paix relative sous la dictature de Guériotte.

Religion

L'archipel ocolidien n'a officiellement pas de religion mais le culte d'Arbitrio est largement diffusé. Cependant, la situation complexe de l'archipel fait que ni le monachisme, ni le phalangisme ne peuvent y entretenir de lieux de culte. A la place de ces deux courants, Lig Ocolide a développé une pratique religieuse qui lui est propre (mais partagée par les manarades) : le culte des images. Celui-ci est entretenu par deux institutions : la confrérie iconodoule et la confrérie de Gastaphedes.

Les individus issus d'autres religions et arrivés sur l'archipel ocolidien ont largement cessé leur propre pratique religieuse à cause de l'absence d'encadrement religieux.

Économie

L'économie de Lig Ocolide est particulièrement complexe et se divise en deux éléments bien distincts mais liés.

Économie insulaire

L'économie insulaire est l'ensemble des activités qui occupent la majorité de la population de l'archipel ocolidien et constitue une économie de subsistance.

Cette activité est avant tout primaire. La pêche constitue une part très importante de la production autant sur les côtes (coquillages, oursins, moules, huitres, crabes) qu'en mer (poisson et mollusques). Les algues sont également récoltées de même que le sel marin. Sur les îles, on peut trouver de nombreuses cultures généralement dissimulées à l'abri des côtes et des regards. Ces cultures sont généralement des cultures de légumes adaptés au climat chaud, de fruits et d'autres plantes. Parmi les éléments spécifiques à l'archipel ocolidien, on peut retrouver : le chanvre, l'herbe à fumer, la noix de coco, la canne à sucre et le piment. Certaines îles produisent également du raisin adapté à la fabrication de vin et des olives. Le bucheronnage constitue une activité importante mais restreinte à de rares îles dotées d'une flore se prêtant au travail du bois. Le minage existe également sur certaines îles dotées de petites carrières et mines, généralement pauvres.

L'artisanat est peu développé et surtout utilitaire. Le travail du bois et le tissage du fil de chanvre pour en faire de la corde et de la toile sont très valorisés et répandus. On trouve également la vannerie, très représentée dans le mobilier ocolidien. La métallurgie et le travail de la pierre sont limités. On trouve cependant beaucoup l'éthylerie spécialisée dans la production de vin blanc et de rhum, la fabrication d'huile d'olive ou de poisson, la fabrication de sucre, la production de papier à base de pâte de chanvre, la purification du sel et la fabrication de viandes et poissons salés et fumés.
La fabrication de petites embarcations et l'entretien des navires constituent un élément très importants de l'économie insulaire et occupe une certaine quantité de gens.

Le commerce intérieur est très peu développé et est généralement accaparé par les marins en tout genre ainsi que les nantis.
On peut trouver de nombreux services. Les tavernes, maisons de bain et lupanars sont courants dans les villes portuaires de même que tout un tas de divertissements. De même, on peut aisément trouver des soignants ou divers érudits mais leur qualité oscille entre le charlatanisme total et la moyenne. Les services financiers sont disponibles mais se limitent presque entièrement à des salles fortes, des prises de pari et à des offres de change. Le prêt ne fonctionne que sur gage.

Économie marine

L'économie marine est vitale à Lig Ocolide.

Premièrement, l'économie marine permet le commerce entre les îles. C'est une activité généralement réservés aux caboteurs et petites embarcations. Les franc-marins et écumeurs ne se prêtent à ce type de commerce que lorsque la saison est mauvaise et ne permet pas vraiment de mener des actions en haute mer.

Deuxièmement, on trouve les pillages et la piraterie. Menés aussi bien par les franc-marins que les écumeurs, ces opérations visent à attaquer des navires passant par les côtes de Medeva et Galdyr, des villages côtiers de ces deux régions ou, très rarement, des navires dans d'autres eaux. C'est une activité très aléatoire (impossible de connaître le contenu de la cargaison) et très dangereuse (aucune opération ne se termine sans blessures ou victimes). Peu de ces activités permettront de rendre riche puisque les cargaisons arraisonnés sont généralement des marchandises qui sont difficiles à écouler. Elles sont parfois accompagnées de prises d'otages en vue de paiement de rançon mais c'est une affaire particulièrement compliquée à mettre en place. La plupart du temps, ces opérations sont l'occasion de capture d'esclaves. De plus, les écumeurs eux-même (et plus rarement les franc-marins) s'entre-attaquent couramment pour piller le butin de précédents pillages. Ce butin est ramené dans les ports d'attache des navires et revendus.

La contrebande ocolidienne est le moyen par lequel d'une part le résultat de ces pillages est écoulé. Ce commerce bien particulier (voir article dédié) permet d'une part de revendre le butin aux commerçants du continent en passant généralement par Iona mais aussi de vendre des biens produits par l'archipel ocolidien : piment, rhum, sucre de canne, herbe à fumer, etc.

La dernière dimension de l'économie marine est le mercenariat. Les franc-marins vendent fréquemment leurs services comme mercenaires pour des combats navals ou de l'escorte mais surtout pour viser des navires spécifiques sur commande, généralement par des rivaux commerciaux. Ce type de contrat a généralement lieu pour le compte d'oligarques de la République marchande de Caroggia et est organisé par les contacts pris au sein de la contrebande ocolidienne.

Monnaie

Il n'existe pas de monnaie officielle sur l'archipel ocolidien et l'on y utilise des pièces de monnaie issus de tout le continent mais tout particulièrement la roye et l'azalan.

Esclavagisme

L'esclavagisme est particulièrement répandu sur l'archipel ocolidien. En l'absence d'un système judiciaire ou d'une quelconque gestion centrale, n'importe qui peut théoriquement être capturé et revendu comme esclaves. L'esclavage est ainsi autant pratiqué sur des ocolidiens que sur des continentaux par les écumeurs et, plus rarement, les franc-marins.
Les ocolidiens achètent eux-même la plupart de ces esclaves et s'en servent comme serviteurs ou main d'oeuvre bon marché. Le traitement des esclaves y est généralement mauvais mais beaucoup finissent par être affranchis si ils prouvent une certaine utilité. Les affranchis ne sont d'ailleurs pas l'objet de discrimination chez les ocolidiens.

Société

La société ocolidienne, de l'extérieur, a l'air extrêmement simple mais dans les faits, elle est l'une des plus complexes du continent.

Nantis

Les nantis constituent l'élite ocolidienne au sens où ce sont eux qui disposent du pouvoir au sol. Ce sont globalement des familles qui sont parvenus à amasser une forte quantité de ressources et qui ont réussi à s'établir de façon durable. Chaque famille de nanti est unique dans la façon dont elle a acquis son statut et la manière dont elle le maintient mais globalement, les nantis s'établissent par la force, la distribution d'argent, les échanges de faveur et (parfois) le charisme.
Ils sont parmi les seuls à disposer des moyens de mener une vie similaire à celle que des gens aisés peuvent avoir sur le continent. Ce sont les nantis qui rendent possible les franc-marins. Toutes les grandes activités sont dirigées par des nantis ou permettent à des ocolidiens modestes de former une famille de nantis eux-mêmes.

Entourages

Les familles de nantis vivent toujours entourés d'un certain nombre de gens non-reliés à eux par le sang mais qui les servent et permettent aux nantis de vivre à l'abri de la population. Ces serviteurs sont globalement un groupe très hétéroclites, esclave ou libres, pratiquant toute sorte de métier (combattant-garde du corps au sein de milice, cuisiniers, « érudits », domestiques, couturiers, comptables, scribes, etc). Ils sont généralement recrutés par recommandation et aucun nanti n'invite un inconnu dans son entourage sans que quelqu'un ne s'en porte garant. Ainsi, chaque famille de nantis est généralement entourée d'un réseau d'amis et de familles qui dépendent d'eux.
Les membres de ces entourages sont généralement extrêmement serviles vis-à-vis des nantis et la moindre erreur, manque de respect ou désobéissance envers la famille nantie peut leur coûter leur place, leur vie ou pire. Ils se vengent cependant souvent en étant particulièrement odieux, cruels ou sévères avec ceux qui ne sont protégés par personne.

Marins

Franc-marins

Les franc-marins (voir article détaillé) constituent le haut du panier des marins ocolidiens. Ils font tous partie d'un franc-navire et vivent selon un ensemble de règles et un code de conduite. Ils constituent une caste totalement à part et la vie à bord de leur navire constitue une forme de vie communautaire. Les franc-marins sont recrutés de façon élitiste et faire partie d'un tel équipage est un honneur puisque les franc-marins sont très bien vus. Ce sont aussi les rares ocolidiens à vraiment voir du monde puisque les franc-marins font fréquemment affaires avec des continentaux, notamment via la contrebande ocolidienne et effectuent des missions pour eux en plus de la piraterie classique. Ils sont généralement liés à des nantis et disposent d'un port d'attache officiel.

Écumeurs

Les écumeurs sont globalement un équivalent marin d'une bande de truands armés. La majorité des écumeurs ne possède qu'une petite embarcation avec laquelle ils effectuent des attaques sur des ocolidiens au sein de l'archipel ocolidien mais une bonne partie dispose de navire capable de voguer en haute mer. Ces équipages commencent alors à mener des opérations de pillage en haute mer ou sur les côtes. Seuls les plus talentueux parviennent à rivaliser avec certains navires de franc-marins, capable de s'en prendre à des cibles sérieuses ou encore à parvenir à organiser un peu de la contrebande ocolidienne.
Comparés aux franc-marins, les écumeurs ont une atroce réputation aussi bien sur le continent qu'au sein de l'archipel ocolidien

Caboteurs

Les caboteurs sont l'ensemble des petits marins propriétaire ou employés sur de petites embarcations. Ils constituent la grande majorité des marins ocolidiens. Leurs principales activités sont la pêche et les connexions entre les différentes îles (message, commerce, transport, etc) mais certains effectuent parfois de la petite piraterie contre les autre caboteurs ou contre de petits hameaux côtiers de l'archipel ocolidien. Ce sont généralement des gens pauvres et dont le travail est très incertain. Un accident ou une tempête peut facilement détruire leur embarcation ou tout simplement causer leur mort. Beaucoup de caboteurs tentent d'entrer dans un équipage franc-marin ou, à défaut, d'écumeur. Cependant, rares sont ceux à y parvenir.

Commodes

Les « commodes » sont l'ensemble des individus qui, sans être membre d'un équipage ou de l'entourage d'un nanti, sont considérés comme ayant une utilité. Ils sont globalement considérés comme intouchables puisque sans eux, une île ou une ville peut très vite disparaître. Si des truands ou des imprudents s'en prennent à eux, il se trouvera toujours des groupes de gens prêts à les venger ou à s'interposer. Leur niveau de vie varie mais est globalement décent, voire parfois confortable.
Il s'agit des :

  • Tindoliers : tous les ouvriers et individus travaillant ou étant compétents à faire fonctionner un chantier naval
  • Frères iconodoules : artisans membres de la Confrérie iconodoule.
  • Frères de Gastaphédès : membres de la Confrérie de Gastaphedes
  • Artisans compétents : forgerons, menuisiers, tisserands, soignants, « ingénieurs » et tanneurs.

Incommodes

Les incommodes sont l'ensemble des ocolidiens qui ne font partie d'aucun groupe et qui n'ont pas un métier indispensable comme les commodes. Pour ces gens, c'est le règne de la débrouille et de la survie. Ils doivent généralement se mettre sous la protection de truands, de nantis ou d'autres pour survivre et manger à leur faim. Cependant, si ils parviennent, ils peuvent parvenir à atteindre un bon niveau de vie si ils cultivent leurs relations. Les mieux lotis sont souvent ceux qui profitent des nantis et des marins sans avoir de compétences artisanales : les gérants de tavernes, de maisons closes ou d'autres établissements de divertissements capable d'attirer des individus armés prêts à protéger leur affaire.

Réfugiés

Les réfugiés sont l'ensemble des continentaux qui arrivent sur l'archipel ocolidien après avoir fuit le continent. Ils présentent tous les profils et ont généralement une vie très difficile à cause de leur méconnaissance de la complexité de la société ocolidienne. A cause de leur manque de protection et de leur isolement, beaucoup finissent capturés par divers groupes et revendus comme esclaves.

Paysans

Les paysans sont les habitants des hameaux et villages ocolidiens. Leur mode de vie est généralement centré sur les activités primaires. Bien que largement plus tranquille à cause de leur isolement, leur vie est très incertaine car la moindre attaque d'une bande de truands ou d'écumeurs, épidémie ou catastrophe naturelle peut réduire à néant leur village sans que quiconque ne vienne à leur secours.

Ermites

A cause de la vie particulièrement difficile des villes et de la violence, beaucoup de familles fuient les villes et les hameaux pour vivre de façon ermitique à des endroits reculés des différentes îles de l'archipel. Ils vivent en train, centrés sur une petite maison familiale et vivent de la pêche, de la chasse et de petites cultures. Ils sont cependant souvent contraint de se rendre dans les hameaux et villes proches pour obtenir ce qu'ils ne peuvent produire eux-mêmes.

Misère sociale

La vie dans l’archipel ocolidien est difficile, principalement à cause de l’insécurité sous toutes ses formes.
L’insécurité physique est le premier problème. En l’absence de sécurité, les ocolidiens doivent constamment agir pour assurer leur sécurité en trouvant de la protection, en s’armant, en fuyant ou en cédant tout simplement à toutes les exigences des plus puissants. Les commodes peuvent espérer bénéficier d’une certaine protection et que les nantis, écumeurs et franc-marins peuvent se défendre et compter sur leurs proches. Cependant, même eux ne sont pas à l’abri d’actes violents et ceux-ci sont parfois d’autant plus violents si de la rivalité ou de la rancoeur entrent en jeu.
L’insécurité alimentaire est réelle puisque l’archipel ocolidien possède un climat capricieux et que l’agitation ocolidienne peut souvent empêcher l’approvisionnement en nourriture en troublant la pêche, les villages producteurs de ferme ou le cabotage entre les îles permettant l’échange de nourriture.
L’insécurité sociale et financière est aussi réelle. Du jour au lendemain, des ocolidiens peuvent voir leur vie détruite. Chaque entreprise est risquée. De plus, l’insécurité juridique en l’absence de lois ou d’autorité fixe fait que les ocolidiens ne peuvent compter que sur la parole donnée et même si elle a une forte valeur chez les ocolidiens, elle reste peu fiable.
La maladie est également une peur constante. Le climat et le manque d’hygiène favorisent beaucoup le développement des maladies. Il n’y a que peu de soignants et de moyens de se fournir en médicaments au sein de l’archipel ocolidien. Une maladie peut ruiner quelqu’un ou lui laisser de lourdes séquelles, même dans les cas où l’on survit. L’alcoolisme est également un mal très répandu à cause du manque de loisirs et du fait que, quand bien même la majorité des ocolidiens soit pauvre, beaucoup préfèrent dépenser davantage pour acquérir de l’alcool en taverne ou auprès d’éthylistes afin de faire la fête et s’évader de la rude vie ocolidienne.

En outre, l’archipel ocolidien est fréquemment agité par des éruptions volcaniques du Vounokapnos en son centre, lequel provoque des tremblements de terre très courants (et parfois particulièrement sévères) ainsi que des raz-de-marées. Il n’est pas rare de rencontrer un ocolidien ayant tout perdu dans ce genre d’événements.

En dehors de l’insécurité, Lig Ocolide est aussi un endroit paradoxal. Il est extrêmement difficile de s’extirper de la misère mais il y est également tout à fait possible de le faire. N’importe quel ocolidien peut triompher et améliorer sa condition. Le problème est qu’il peut tout aussi facilement chuter et que des milliers d’ocolidiens se détruisent en essayant.

Les ocolidiens sont extrêmement hétérogènes puisqu'ils constituent un immense mélange de toutes les cultures du continent bien que tous les ocolidiens s’assimilent et n’ont plus de liens culturels ou autres avec leurs nations d’origine. En outre, les mariages mixtes y étant la norme, une famille ocolidienne n’aura généralement plus d’identité autre qu’ocolidienne après la deuxième génération.
On y trouve un grand mélange mixte bien que la majorité soit originaire du Royaume Central avec un nombre significatif de Mesigues et de galdyris. Les caroggians forment le deuxième groupe d’origine, suivis des adaarions et huras. Les canatanais, Eyjarskas et vaahvas sont présents mais extrêmement rares.
En outre, l’archipel ocolidien abrite également les manarades, un groupe avec lequel les ocolidiens ont de nombreux contacts.

Situation qadjaride

La diaspora qadjaride est totalement absente de l'archipel ocolidien. L'immense majorité des ocolidiens sont totalement ignorants du lien historique entre les qadjarides et manarades et les considèrent généralement comme deux peuples différents.

Culture

  • Anti-royalisme sélectif : les ocolidiens ont pour la plupart un mépris bien ancré pour le concept d'un roi à cause des récits de la Ligue d'Ocolide et du Roi écumeur. Cependant, ce mépris s'est surtout fixé sur le mot « roi » et pas sur le principe d'une autorité héréditaire. Plusieurs syndics nantis fonctionnent ainsi de façon monarchique sans que les ocolidiens n'en prennent ombrage.
  • Bavardage: la société ocolidienne est fortement basée sur les récits et connaissances orales mais cela ne s’arrête pas là. Les ocolidiens aiment parler, s’entendre parler et écouter les récits des autres. On parle de tout et de rien: des rumeurs, des récits, du temps qu’il fait et ce, de façon répétée. Le silence est aussi rare que précieux et si l’on souhaite faire taire un ocolidien sur des sujets sensibles, il faut généralement y mettre les moyens.
  • Clientélisme : comme les capitalins, la société ocolidienne est très clientéliste avec une majorité de faibles qui se placent sous la protection de puissants et dépendent d'eux. Cependant, le clientélisme ocolidien est très peu subtil.
  • Diversité : il n'existe en réalité pas vraiment de culture ocolidienne fermement établie et unifiée, ce qui est alimentée par l'arrivée d'esclaves et de réfugiés de diverses cultures. Deux ocolidiens ont peu de chance d'avoir grand chose en commun.
  • Importance du respect : le respect est extrêmement important dans la mentalité ocolidienne. Le respect est considéré comme un devoir envers les plus puissants et tout manque de respect est considéré comme un défi. Aucun ocolidien ne sera choqué si un puissant s'en prend très violemment à un individu moins puissant que lui pour cause d'un manque de respect. Si il n'y a pas de grosse différence de puissance entre deux individus, les relations se définissent beaucoup en fonction du respect que l'on donne. Manquer de respect à quelqu'un est considéré comme un acte agressif et ne pas réagir à un tel manque de respect est considéré comme un signe de faiblesse. Cependant, un manque de respect n'est quasiment jamais considéré comme une déclaration de guerre éternelle et montrer du respect après que l'offensé ait relevé la chose ou après un conflit suffit généralement à rétablir une relation normale.
  • Informalité : les ocolidiens n'ont pas beaucoup d'intérêt pour les rapports codifiés. Ils montrent de la politesse envers leurs proches et ceux qui sont plus puissants qu'eux. Cette politesse est cependant très informelle. Le vouvoiement, les génuflexions ou les formules de politesse n'ont généralement pas d'importance mais le sens des phrases est extrêmement important. Cependant, beaucoup de jeunes ocolidiens ont tendance à croire que ce manque de formalité signifie qu'ils ne doivent montrer du respect à personne. Ceux qui n'arrivent pas à comprendre qu'être agressif et insultant envers tout le monde est au mieux puéril et au pire mortellement dangereux ne vivent pas vieux.
  • Prise de place : les ocolidiens ont tendance à occuper le plus d'espace possible comme signe de leur importance et ne cèdent jamais de leur espace à quelqu'un sauf dans deux cas qui sont la reconnaissance de la puissance de l'autre (on se reconnait comme plus faible) ou une marque d'affection. Ceci est proportionnel à la situation de l'ocolidien. Un ocolidien faible va simplement avoir une posture ouverte et aura plutôt tendance à se vautrer lorsqu'il peut se le permettre. Un nanti ou un caid qui se rendrait dans une taverne va exiger d'avoir tout un large espace vide autour de lui en permanence.
  • Réalisme : les ocolidiens n'ont rien d'idéalistes et n'ont généralement que peu d'intérêt pour les grands discours sur les principes ou les grandes idées comme la liberté, l'égalité, la morale ou autre.
  • Respect de la parole donnée : les ocolidiens ne sont pas réputés être des gens de confiance mais pour autant, ils ont un très fort respect pour les promesses et les serments, tout particulièrement si elle a été faite devant une mageneta comme témoin (ce qui est chose courante). Une promesse ocolidienne est quelque chose qui s'entend rarement mais lorsqu'elle est faite, elle est considérée comme extrêmement importante.
  • Superstitions ocolidiennes: les ocolidiens ont de très nombreuses croyances superstitieuses.
  • Survivalisme : les ocolidiens sont principalement préoccupés par leur survie plus que par leur statut ou leurs idéaux. Un ocolidien, même si il a un caractère flamboyant, se pliera à un puissant si jamais celui-ci a fait preuve de sa puissance.
  • Tolérance : Lig Ocolide est un gigantesque brassage de culture sans majorité dominante. Les ocolidiens ont donc tendance à ne faire que très peu de cas des origines ou des différences culturelles. Les relations entre personnes sont principalement définies par l'utilité et les goûts personnels.
  • Utilitarisme : les ocolidiens envisagent principalement les choses et les gens sur la base de leur utilité. A moins qu'elle ne soit utile, même la vie humaine n'a que peu d'intérêt aux yeux d'une bonne partie d'entre eux. C'est, avec le respect et l'affection, le plus important déterminant d'une relation entre ocolidiens.

Langue

Les ocolidiens parlent le capitalin mais ont leur propre patois et accent qui les distinguent des continentaux. Les réfugiés parlent leur langue d'origine également mais ceux qui naissent et grandissent sur l'archipel ocolidien ne pratiquent ni l'un ni l'autre. Le mesigue est assez couramment parlé et plusieurs mots d'argot ocolidiens en sont issus.

Traditions

  • Le Bûcher: fête traditionnelle d’Ocolide au début de l’année. Des membres de la cité confectionnent un géant et le vêtissent comme un roi avec des bijoux et une couronne de jonc. Le géant est alors baladé dans toute la ville pendant la journée. A l’issue de la nuit, le roi géant est brûlé sur le site des ruines de l’ancien palais de Thermidor des empereurs.
  • L’Escorsar: l’Escorsar est une tradition présente principalement dans les villes de Sohdes et Sorab mais se pratique également ailleurs par des initiatives personnelles. Généralement organisée au début de Thermidor, elle s’adresse principalement aux jeunes couples mais peut aussi être pratiquée par des plus âgés ou des amis. L’Escorsar est une grande course au cours de laquelle chaque couple se voit attacher des rubans aux poignets. Le couple doit alors s’attacher par un bras et laisser les autres rubans pendre. Au cours de la course, chaque couple doit atteindre mais peut arrêter ou gêner un autre couple en se saisissant de leurs rubans. A partir de cette idée simple, les couples rivalisent souvent d’ingéniosité pour échaffauder des tactiques pour renverser les autres, conclure des alliances à l’avance afin de bloquer le passage et même faire tournoyer un couple afin de regagner de l’avance. Le couple vainqueur se voit offrir une écharpe de feuilles et d’autres cadeaux de la communauté selon les cas (leur poids en boisson, une pièce de vêtement, etc). L’Escorsar peut aussi avoir lieu lors des mariages. Malgré son côté populaire et festif, l’Escorsar est aussi dangereuse et plus d’une personne s’y est tordu le poignet ou blessé.
  • La Fête de la pêche: comme son nom l’indique, cette tradition est une fête de pêcheurs pratiquée à diverses dates dans les villages et villes côtières. Outre un banquet de poisson et de fruits de mer, la fête possède une course au cours de laquelle les équipes de pêcheurs doivent soulever leur embarcation (généralement, seules les barques sont autorisées) et courir ainsi jusqu’à un point d’arrivée. C’est une épreuve très physique mais souvent bon-enfant. Il est aussi courant que les barques soient peintes ou décorées pour l’occasion. La ville de Sohdes prend notamment cette fête très au sérieux et beaucoup d’habitants soutiennent des pêcheurs en décorant à leurs frais les barques. La course est alors entouré d’un vaste festival populaire autour de ces barques décorées.
  • La Franchise: la franchise est une tradition parmi les franc-marins bien connue des ocolidiens. Environ tous les cinq ans, toutes les chartes se réunissent pour un grand tour commun des îles de l’archipel ocolidien en souvenir de la défaite d’Epilègue et du Royaume d’Ocolide mais aussi en commémoration de la capture de Gastaphedes. La date de l’événement est généralement secret et fait l’objet d’une obsession pour certain, de même que le trajet hypothétique. L’absence ou la présence simultanée de tant de navires franc-marins peut ainsi permettre à des marchands continentaux d’effectuer de très larges garnisons en n’ayant que les écumeurs à se préoccuper. Ces derniers sont aussi particulièrement intéressés à l’idée de pouvoir savoir où et quand ils n’auront aucune concurrence sérieuse (en dehors d’autres écumeurs). Enfin, la Franchise peut être une période de lourds troubles urbains et de changement de Syndic. La dernière franchise a eu lieu en mars 512.
  • Le Madrier (ou la Lakara) : tradition typiquement manarade importée à Lig Ocolide lors des festivités, le Madrier consiste à prendre une grande perche de bois et à la planter dans le sol. Celle-ci est enduite d’un liquide collant ou glissant selon ce qui est disponible. Un prix est accroché au sommet. Les fêtards doivent alors simplement grimper au sommet pour collecter le prix.
  • Le Naufrage: festivité typique de Lig Ocolide ayant lieu lors du solstice de Thermidor. On fête le jour le plus chaud en réalisant de grandes quantités de radeaux et de plate-formes reliant des barques et de petites embarcations dans les ports. Cette ville flottante éphémère devient un lieu de festivités assez informelles. L’événement n’a notoirement jamais lieu à Rémore ou Gastaphedes mais par contre, les festivités de Fiera, de Jable et d’Ocolide ainsi que du port manarade de Marata sont connus pour être particulièrement populaires, attirant des fêtards d’autres villages et villes.
  • Psalmodie de Nivôse: le premier et le dernier jour de Nivôse est marqué à Gastaphedes par une fête très spécifique organisée par la Confrérie de Gastaphedes. Ses membres (mais pas leurs fidèles ou les locaux) se vêtissent en bure complète et mettent des masques représentant des images monstrueuses. Ils effectuent alors une longue procession dans toutes les rues de la ville à la nuit tombée en chantant un mélange incompréhensible de diverses langues. Lors du début de la Nivôse, certains de leurs membres déambulent dans la procession avec des bouteilles de vin rouge et en versent dans les coupes qu’on leur présente. A la fin de la Nivôse, ils jettent des friandises au sucre. A l’issue de la procession, ils retournent à leur bâtiment et s’y cloîtrent pour une semaine. Il arrive parfois que la population organise des festivités avant ou après la procession mais sans aucune participation des frères. Ceux-ci refusent catégoriquement d’expliquer ou de mentionner les détails ou raisons de la Psalmodie.

Loisirs

L’archipel ocolidien n’offre pas une grande variété de loisirs. Les loisirs intellectuels sont ainsi réservés aux plus aisés érudits et aux nantis à cause de la difficulté de trouver des ouvrages ou du matériel. Quant aux arts, ils sont limités. Les comédiens, danseurs et chanteurs sont rares et ne quittent généralement pas les grandes villes où la protection de nantis ou de gros taverniers sont indispensables pour subsister. Quant aux artistes produisant des oeuvres matérielles, ils sont quasiment absents en dehors du patronage de certains nantis.

Les ocolidiens doivent généralement se contenter de plaisirs simples: bavarder, boire, jouer aux dés ou à d’autres jeux ne nécessitant pas beaucoup de matériel, nager, se prélasser ou dormir (deux des rares choses pour lesquelles le climat chaud de l’archipel est véritablement utile). La sieste est ainsi très fortement pratiquée par les ocolidiens. Globalement, les ocolidiens sont forcés de se créer leurs propres loisirs, ce qui fait qu’en dehors des villes et en mer, la vie ocolidienne peut être atrocement ennuyeuse.
Un “sport” est particulièrement bien que étrangement populaire sur l’archipel: les rouleuses. Ce sport consiste à se glisser dans des tonneaux et à dévaler un terrain pentu. Les parties de rouleuses sont soit des courses compétitives soit des défis liés au terrain ou à l’endurance. Comme on peut s’en douter, les accidents et blessures sont nombreuses et l’aspect technique est quasiment nul. Pourtant, les jeunes et adultes ocolidiens en rafolent et adorent parier dessus.

Dans les villes, il existe plusieurs types de loisirs principalement à cause des marins. Tavernes, auberges et lupanars offrent boisson, nourriture, jeux, parfois spectacle et de la compagnie tarifée d’hommes ou femmes. Les ocolidiens ont tendance à faire la fête durement et à dépenser sans compter pour ces moments de plaisir et d’évasion. Bagarres, cuites, jeux dangereux, paris, chants paillards émaillent ces soirées. En dehors de cela, on organise également fréquemment des combats d’animaux (coq, cailles voire chiens) ou d’êtres humains autour desquels ont lieu de juteuses mais risquées affaires de pari d’argent.

Le chant occupe enfin une grande place dans la culture ocolidienne. La chanson ocolidienne sert à s’encourager, à rythmer l’activité quotidienne souvent très ennuyeuse et le répertoire ocolidien comprend ainsi une multitudes de chants aux paroles profondément banales et basiques mais où le rythme est très important. La chanson sert aussi à conter les grands faits (parfois même réels) des individus légendaires ou des célébrités du moment. Enfin, on trouve une multitude de chansons plus sérieuses, soit dédiées aux ennemis du moment et de l’endroit (souvent les marins étrangers, d’autres villes, des caïds et syndics mal-aimés ou les écumeurs), soit contant la difficulté de la vie et les tragédies de Lig Ocolide.

Vêtements

Lig Ocolide est une partie pauvre de l’Ancien Monde. Les vêtements ordinaires sont généralement de récupération, raccommodés au fil de l’usure et, d’une manière générale, sont utilitaires et pratiques avant d’être beaux. La plupart des ocolidiens ont généralement des vêtements salis par l’utilisation constantes et couverts de carrés de tissu cousus par-dessus des trous ou des raccommodages grossiers et généralement fait chez soi. Les vêtements sont aussi très souvent léger et aérés. Il est courant de voir des Ocolidiens vêtus de pièces de plusieurs habits rafistolés entre eux rudimentairement. Les couturiers efficaces sont rares, et servent uniquement les nantis et ocolidiens les plus aisés pour des parures de meilleurs qualité.
Dans les textiles, les matériaux les plus utilisés sont le coton et le chanvre. Le cuir est très rare et la majorité du cuir présent dans l’archipel est généralement de la peau de grands animaux marins à la distincte couleur noir ou grise par rapport au brun du cuir de bêtes continentales.

On retrouve très souvent :

  • Le chapeau : les ocolidiens portent presque tous et constamment des chapeaux pour se protéger du soleil. Ceux-ci sont généralement en feutre ou tressés en paille. Ils sont généralement larges de bord, peu profonds et souvent équipés d’une ficelle pour ne pas le perdre en cas de vent. Les nantis, eux, apprécient particulièrement les chapeaux élaborés et décorés de plumes ou d’autres décorations.
  • Le bandeau : Pour attacher les cheveux gras dégoulinant de sueur, le bandeau est utilisé à la place des chapeaux par les marins de tout genre à l’exception des petits pêcheurs de rivage pour des raisons pratiques. Il permet aussi de donner une image précise du propriétaire et beaucoup d’équipage s’amusent à y insérer un petit symbole propre à eux même. Le bandeau est souvent porté à la tête, mais aussi au bras, à la cuisse ou à la ceinture.
  • La ceinture : le cuir étant presque impossible à trouver à bon prix dans l’archipel (et donc réservée aux nantis), les ocolidiens utilisent généralement de la corde lorsqu’ils sont pauvres ou des bandes de tissus. La ceinture en tissu est généralement favorisée par les marins et combattants.
  • Les chaussures et sandales : la cordonnerie est étonnante de qualité chez les ocolidiens par opposition aux vêtements mais n’est pas également répandues. On peut généralement distinguer le statut social d’un ocolidien à ses pieds. Les pauvres vont pieds nus ou ont des sandales en bois poli maintenus par de la cordelette. Les commodes, nantis et ocolidiens raisonnablement aisés, eux, investissent dans d’excellentes chaussures et bottes en cuir. Entre les deux, on utilise généralement de la sandale de cuir maintenues par de nombreuses sangles tout autour de la cheville.
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Spécialités culinaires et artisanales

La cuisine ocolidienne a deux grandes caractéristiques. La première est l’omniprésence du poisson et fruits de mer ainsi que des fruits. La viande est très rare. La seconde est son côté très relevé. Les cuisiniers ocolidiens usent et abusent des piments natifs de l’archipel ocolidien et font large usage des différentes épices produites sur place ou ramenés via la contrebande ocolidienne ou la piraterie.

Plats

  • Chorta: la chorta signifie littéralement "herbe". Le terme recouvre toutes sortes d’herbes vertes sauvages poussant naturellement dans les îles. Elles sont bouillies jusqu’à ce qu’elles deviennent tendres puis elles sont servies avec une quantité variable d’huile de foie de morue. Le goût en bouche n’est pas très agréable, souvent amer et gras, mais cette plante ne nécessitant pas d’agriculture permets aux ocolidiens de subsister même dans les périodes les plus rudes et instables. C’est un plat souvent dégusté par les locaux, du fait de sa simplicité et de la proximité des ingrédients.
  • Soupe et ragoût de poisson: le poisson étant l’une des sources de nourriture les plus importantes de Lig Ocolide, il se retrouve dans les soupes et les ragoûts. Il en existe de tout type. Il s’agit souvent de plats vulgaires préparés à base d’un poisson unique et peu coûteux mais il en existe des variantes plus complexes et raffinées comme la bouillabaisse composée d’une variété de poissons de qualité (espadon, lotte, etc).

Boissons

  • Rhum : le rhum est la boisson emblématique de Lig Ocolide. Cet alcool existe en de nombreuses variantes et surtout en formes préparés (qu'on appelle rhum arrangé ou rhum épicé).
  • Vin pimenté : préparation de vin mélangé avec du sucre de canne et des piments. Il peut se servir « réchauffé », ce qui consiste à chauffer la préparation en plongeant un charbon ardent dans le verre avec une pince et le retirer après quelques instants. Le résultat est un tord-boyau léger sur le plan de l'alcool mais qui a la particularité d'enflammer la bouche. Il en existe certaines formes plus raffinées qui se boit pour le goût mais la plupart du temps, les fêtards s'amusent à des concours de boisson pour voir qui pourra en boire le plus avant de quémander du lait ou de l'eau fraiche.

Produits

  • Huile de foie de morue: huile produite à base du fois de la morue. Elle constitue un produit typiquement ocolidien et a de multiples usages. C’est un fortifiant réputé très efficace et est fréquemment consommé en cas de maladie ainsi que donné aux enfants, surtout ceux en faible santé. On l’utilise en cuisine, notamment pour préparer la chorta. Enfin, on trouve de multiples usages dans la vie courante comme celui de protection contre le soleil.

Savoirs

Education

Pour des informations plus détaillées, consultez la page généraliste de l'éducation.

L'éducation est très difficilement accessible au sein de l'archipel ocolidien. Il n'existe presque aucune forme d'école et les précepteurs, même esclaves, sont un luxe inaccessible à la majorité. Seuls les plus aisés nantis et leurs favoris peuvent ainsi trouver un précepteur, souvent un réfugié ou un manarade éduqué.
Pour les autres, l'éducation se fait de manière informelle au sein de la famille et est presque absente. La plupart des ocolidiens sont ainsi complètement analphabètes et incapable de compter au-delà d'additions et soustractions simples.

Sciences

Les ocolidiens sont très largement arriérés sur le plan scientifique, ne disposant d'aucune communauté érudite ni infrastructure pour favoriser le développement ou même le maintien du savoir. Il se trouve quelques érudits isolés qui vendent leurs services aux nantis ou s'établissent comme riches tindoliers et commodes très protégés. La plupart meurent sans avoir pu transmettre efficacement leur savoir en dehors de l’un ou l’autre apprenti et les réfugiés, esclaves et prisonniers fournissent généralement les nouveaux érudits ocolidiens.
Les érudits et lettrés ocolidiens sont généralement d'origine manarade et beaucoup d’ocolidiens tentent de faire élever leur enfant par un mentor érudit manarade.

La plupart des rares érudits ocolidiens qui ne sont pas au service exclusif d’un nanti vivent à Sorab, Sohdes, Gastaphedes ou Lamaille.

Globalement le niveau scientifique ocolidien est généralement inférieur à celui de la République marchande de Caroggia et du Royaume Central et se met péniblement à jour sans combler le retard grâce à la piraterie (pillage de documents et prise d'esclaves érudits) et la contrebande ocolidienne.

Diplomatie

Lig Ocolide ne possède pas de diplomatie et le gros de ses contacts avec l'extérieur se fait principalement par la piraterie, les raids le long des côtes de Galdyr et Medeva et la contrebande ocolidienne.

Lig Ocolide a l'essentiel de ses contacts avec les deux puissances navales du continent : le Royaume Central et la République marchande de Caroggia. Ni l'un ni l'autre ne sont particulièrement appréciés mais puisque la majorité de la population ocolidienne n'a pas un grand amour de leurs « compatriotes », cela ne se démarque pas. Pour les franc-marins, les nantis et d'une manière générale tous les ocolidiens un peu connaisseurs du monde, ils savent que ces deux états sont surtout une source de richesse grâce à la piraterie et à la contrebande. Ils n'éprouvent donc pas réellement une haine viscérale de ces contrées à moins d'avoir eu de très mauvaises expériences à leur encontre. Ils tendent plutôt à les considérer comme une vache à lait (une métaphore qui intrigue beaucoup certains ocolidiens qui n'ont jamais vu une vache de leur vie). Les écumeurs, par contre, sont traditionnellement particulièrement haineux de la République marchande de Caroggia qu'ils adorent railler dans des chansons.
Les Ocolidiens ont également des relations détestables avec les Mesigues de l'État libre de Mesigios qui constituent une cible majeure des écumeurs. De même, la Principauté de la Ribada est déconsidérée et associée au Royaume Central.

La lointaine contrée du Royaume d’Eyjarfolk n’est véritablement connue que d’un faible nombre d’Ocolidiens. Cependant, elle a de particulier pour eux qu’elle est réputée être un lieu à la fois accueillant car il s’agit d’un des seuls lieux où les Ocolidiens peuvent se rendre légalement mais aussi dangereux à atteindre à cause de la piraterie eyjarska qui agit là-bas chez elle, de l’éloignement et de la présence de la Flotte Royale entre eux.

Les ocolidiens entretiennent également de très nombreuses relations avec les manarades qui vivent dans le sud-ouest de l’archipel ocolidien mais sont aussi présents dans les villes ocolidiennes. Les relations sont courtoises et même chaleureuses du côté ocolidien.

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