Une vie de mensonges
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Cet écrit a été rédigé par Aren, et se trouve sur l'ancienne Esperia, inaccessible pour le moment.
Sommaire
Une vie de mensonges ou Mayrig de Pamydia
Mise en page par Fredrik Numminen
Introduction
Mayrig De Pamydia... Un nom qui fait frissonner comme un violent courant d'air, comme une sueur froide, comme une angoisse.
Mayrig De Pamydia... Une personne que l'on relie sans mal à la peur, a la violence ou a une effusion de sang.
Ce nom ne doit pas être ignoré.
Tous les esperiens se doivent de savoir qui il était, et surtout, ce qu'il a fait.
Les pages qui vont suivre tacherons de vous représenter l'homme tel qu'il était de sa naissance a sa mort.
Considérez ce récit comme une leçon à retenir.
Une situation aisée
Mayrig vit le jour en l'an 483, dans une famille de la Capitale appelée De Pamydia, noble depuis de nombreuse générations. Il y vécu une enfance dorée ou il possédait tout ce qu'il souhaitait. C’était un enfant roi, une situation qui annonçait deja les prémices de ce qu'il allait devenir.
Aucun récit, cependant ne mentionne la famille De Pamydia en Esperia et personne ne semble se souvenir de ce que cette famille aurait pu faire dans les générations passées. Il est donc difficile de savoir si Mayrig tenait sa mentalité de se famille ou s'il se l'est lui-même forgée au court du temps. Issu de la noblesse, Mayrig fut correctement éduqué, il savait lire et écrire, parlait couramment le Capitalin, dont il est issu, le Carrogian et possédait quelques notions d'Adaarion. Il avait beaucoup étudié la comptabilité, aimait la littérature et se cultiver, et savait jouer du piano.
Pour finir, comme tout le monde le sait, Mayrig aimait manger, ce qui lui a valu le surnom "Le gros Mayrig" à Esperia.
Escroc Forgeron
Mayrig de Pamydia choisit d’étudier les arts de la forge. Il n’était pas mauvais mais pas excellent non plus, loin de la d'ailleurs. Il posséda rapidement sa propre forge dans la Capitale, intitulée sobrement "De Pamydia, Armurie". Son affaire tournait bien, voire très bien, mais ce n’était pas a cause de ses talents. En effet, Mayrig préférait rester assis sur une chaise a donner des ordres a des esclaves. Sous-payés et sous-qualifiés. Car il était ambitieux mais trop fainéant pour remuer le petit doigt.
Les armes et les armures qui sortaient de sa forge n’était donc pas de la meilleure qualité mais Mayrig savait leur donner de la valeur, de la valeur fictive. Et effectivement, les épées qui sortaient de l'armurerie De Pamydia étaient "faites avec du minerai supérieur, mieux trempées,plus tranchantes et plus résistantes. Les armures étaient "plus solides, plus légères et plus souples" que celles des autres forgerons. Tout cela, Mayrig l'inventait, bien sur, il embobinait avec ses salades tous les clients qui avaient le malheur d'entrer dans sa forge. Mayrig était cependant minutieux et savait travailler sur l'esthétique des armes pour qu'elles paraissent de meilleure qualité et pour justifier des prix excessifs.
Et c'est ainsi qu'il faisait plutôt bien tourner son affaire...
Esclave richement vetu
Malheureusement pour Mayrig, l'age d'or des mensonges ne dura pas longtemps. Un beau jour, les gardes vinrent le chercher chez lui avec un mandat d’arrêt. Mayrig était alors accuse d'escroquerie et de malhonnêteté quand a la qualité de ses marchandises. Il fut donc enchainé, ligoté et conduit au port de la Capitale en tant qu'objet, réduit a l'esclavage. Tout ses biens furent saisis par la garde et Mayrig ne revit jamais plus sa forge ni sa maison, ni meme le sol du Vieux Continent.
Il fut conduit a Esperia ou il fut acheté le 15/05/513 par la famille Awolius pour dix Esper d'or, une somme plutôt basse. Loin de se laisser abattre, Mayrig n'affichait aucun air de désespoir ou de détresse, contrairement aux autres esclaves arrivés avec lui par bateau. Il etait bien décidé a se sortir au plus vite de cette situation peu confortable et surtout très fatigante. Il fallait travailler soi-même et ca, Mayrig n'en était pas friand. Dans son esprit, c'est les autres qui devaient travailler pour son compte, pas lui ! C'est pourquoi il ne resta pas longtemps esclave et s'arrangea pour se faire rapidement affranchir. Moins de deux semaines après son arrivée, Mayrig était à nouveau un homme libre.
Libre de reprendre les "affaires".
Le Citoyen corrompu
Fort de son expérience passée et de son ancien rang de noble, Mayrig se hissa rapidement dans la société esperienne. Il apprit à connaitre les dirigeants et les personnalités importantes. Même si Mayrig ne les appréciait pas forcement, son art de savoir faire paraitre ce qui n'existe pas l'aida grandement a se ranger aux cotes de ceux dont il voulait être proche.
Il reprit de l’activité en forgeant des armes faussement excellentes. Et pour se faire, il avait acheté toute une tripotée d'esclaves pour le servir. Il n’était pas tendre avec eux et n’hésitait jamais a les battre. Il lui arrivait même de battre les esclaves des autres, voire de les faire exécuter publiquement devant leurs compagnons de misère. En vérité, Mayrig se cachait derrière ses propres esclaves. S'il devait résoudre une affaire délicate, s'il devait exécuter un homme ou une femme, c'est ses esclaves que s'en chargeaient pour lui la plupart du temps.
Petit a petit, Mayrig commença à être haï par beaucoup de monde et même par certains de ses propres esclaves.
Empire De Pamydia
Pour éviter de se retrouver seul, Mayrig créa la famille De Pamydia qui rassembla d'autre personnes partageant les mêmes idéaux ou qui croyaient les partager... C'est ainsi que Mayrig se vit rallier a sa cause Akseli, Lidiah et Morgann. Forte de cette union, la famille De Pamydia devient rapidement reconnue et crainte par beaucoup d'hommes et de femmes d'Esperia et surtout par les esclaves qu'elle détenait. Cependant, Mayrig était souvent surveillé, mais il parvenait toujours a ses fins et gardait secrètes les plus importantes de ses ambitions....
Nivôse Rouge
Sans que beaucoup de personne ne le sachent, Mayrig rassembla plusieurs esclaves. Il les emmenait sur l’îlot du combattant pour leur apprendre a se battre et probablement à tuer. Ce quartier était devenu presque malfamé. Peu entretenus, les bâtiments étaient branlants et les paves défonces. L'ambiance sinistre de l'ilot semblait refléter les ambitions de Mayrig : renverser le gouvernement et mettre en place une monarchie totalitaire et inégale en Esperia.
Il n’était pas le seul dans cette entreprise folle, le complot fut instigué par Baldeaur, Davos, Osokiri et le répugnant Tankred y participèrent également. Avec son armée d'esclave et quelques gardes dans sa poche Mayrig avait toutes ses chances de réussir. Entre temps, le chevalier félon Izengrin, premier chevalier et grand traître d'Esperia ainsi que royaliste lui aussi revint dans la cite.
Son retour fut suivi de tout un tas d'événements totalement inattendus. Contre toute attente, sous le bonheur de la ville entière, le Chevalier félon Izengrin disparu le 21/06/513 et les personnes qui connaissent les raisons de sa mort semblent vouloir les garder jalousement. Cependant, la rumeur disait que le Chevalier Lyor l'avait mis à mort afin de laver notre belle cité de la félonie de cette créature. Mayrig, plus furieux que jamais, décida de faire assassiner le Chevalier Lyor. Mais il fut arrêté avant qu'il puisse réaliser le meurtre car l'on avait découvert son complot de renversement grâce a des esclaves infiltres dans ses rangs. Sur la place publique, devant un rassemblement d'une trentaine de personne, Mayrig se vit passer les fers et retrouve sa condition d'esclave, accuse des faits suivants : complot contre le gouvernement, création, mise en arme et entrainement d'une milice d'esclave privée, délit de fuite, refus d’obtempérer et manque de respect à la garde.
Les traîtres Davos, Baldeaur, Osokiri et l'irrévérencieux Tankred furent tués durant leur tentative de prise de pouvoir. Kunnia Arbitrio ! Malgré le fait que Mayrig ait perdu tout pouvoir, certains esclave lui restèrent fidèles. Et c'est ainsi que peu de temps après. Mayrig et une partie restante de son armée d'esclave tendirent une première embuscade à Lyor. Celle-ci échoua grâce aux esclaves infiltres qui vinrent le prévenir. Cependant, Mayrig renouvela son coup bas une seconde fois et ce coup-ci personne ne put sauver le brave Chevalier Lyor qui mourut sous les coups des esclaves fidèles à Mayrig. L'assassin fut ensuite arreté et exécuté publiquement sur la grande place en recevant un coup mortel à la nuque par le frère du Chevalier Lyor : Aelig. Son empire prit fin et les complots envers le gouvernement cessèrent.
C'est ainsi que Mayrig De Pamidia quitta cette terre, emmenant avec lui le souhait de la corrompre autant qu'elle l'avait corrompu. Heureusement pour le peuple d'Esperia, le complot avait été déjoué et les assassinats empêchés grâce à l'illustre Seigneur Linden, protecteur d'Esperia.
