Réseau commercial qadjaride

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Dromovelto, signifiant littéralement le “monde des routes”, est le terme qadjaride pour désigner le réseau commercial qadjaride s’étendant sur le continent en suivant les routes migratoires qadjarides.

Histoire

Dromovelto a commencé à s’établir autour de Mantesa au troisième siècle. Après que la colonie soit devenue auto-suffisante, les qadjarides soutenus par les moines et officiels impériaux commencèrent à commercer avec les villages galdyris environnant, vendant le produit de leur artisanat et leurs excédents. Avec le temps, ce commerce s’étendit jusqu’aux villes environnantes: Guevrac, Méridion, Bayens, Banneran et Levant. Petit à petit, plusieurs clans commencèrent à utiliser leur nomadisme pour se faire caravaniers et le réseau commercial s’étendit.

Fonctionnement et objectifs

Dromovelto est un large réseau commercial alternatif. Il diffère fortement du commerce traditionnel car ses agents sont tous qadjarides et seuls les clients finaux ou les fournisseurs peuvent être kharedji. Son but n’est pas non plus la rentabilité. Son but est globalement de faciliter les déplacements et l’intégration des clans qadjarides au sein de la société kharedjis. En étant ainsi utiles aux yeux kharedjis, les qadjarides peuvent théoriquement être davantage bienvenus dans les bourgades et villes.
Les qadjarides ne jouent pas sur la concurrence qu’ils n’essayent jamais d’abattre. Il est de tradition pour eux de ne jamais chercher à écraser leurs concurrents ou à offrir une image de menace. La prudence est constante. Ils n’hésitent souvent pas à chercher l’aide et l’appui de qadjarides dygar et nabkar.

Acquisition des marchandises

On trouve deux types de sources de marchandises.
La première source de marchandises est celle produite par les clans sédentaires ou mixtes à l’arrêt. Ceux-ci produisent de l’artisanat traditionnel (art, tapisseries, objets d’usage courants) et des marchandises plus courantes (nourriture, alcool, tissus simples, etc).
La seconde source est celle des kharedjis et peut recouvrir n’importe quel type de marchandises aisées à transporter, illégales ou non. Les qadjarides ne transportent jamais rien qui ne puisse être caché ou transporté en vitesse.

Ces acquisitions se font toujours par les clans sédentaires qui les confient aux nomades. Les clans mixtes peuvent aussi entrer en errance et emmener avec eux les marchandises.

Transports des marchandises

Les clans nomades ou mixtes en cours d’errance sont les seuls transporteurs des marchandises. Ils ont généralement un itinéraire bien fixe et amènent les mêmes marchandises le long de cet itinéraire traditionnel. Cependant, ils agissent aussi comme un réseau d’information, échangeant les informations marchandes avec chaque clan sédentaire qu’ils rencontrent. Ces sédentaires peuvent alors savoir quoi acquérir et leur transmettent les informations de leur région. Ces informations permettent également que les clans mixtes puissent mieux se préparer à repartir en errance et transporter des marchandises qui leur garantiront un bon revenu et accueil.
Les clans nomades voyagent le long des routes, à travers champs ou dans la nature en fonction de la situation. La traversée des Grands fleuves se fait par cabotage soit dans des villages soit dans des villes avec l’aide des clans sédentaires locaux qui se chargent de faciliter les transactions et déplacements, une spécialité honarmide, soit enfin sur le Pont de l’Heimild entre l’Aon et le Greistal.

Ventes des marchandises

La vente des marchandises peut se faire de plusieurs façons:

  • Soit les clans transportant la marchandise écoulent celle-ci petit à petit en fonction des opportunités locales ou en organisant une petite foire qadjaride.
  • Soit les clans transportant la marchandise organisent une grande foire qadjaride avec les sédentaires locaux.
  • Soit la marchandise est confiée aux clans sédentaires locaux pour distribution.
  • Soit la marchandise est revendue à des acheteurs kharedjis qui se chargent, eux, de la distribution.

Répartition des bénéfices

L’argent est réparti par les nomades à tous les clans impliqués en fonction des besoins et du niveau d’aide. Bien que les problèmes sérieux soient rares, il peut arriver que des rais et chabbod de moins bonne volonté ou ayant des inimitiés personnelles se querellent au sujet de ce qui constitue une répartition juste.
L’usage des bénéfices sert à financer les coûts engendrés par les activités commerciales et le reste est souvent utilisé comme réserve à utiliser en cas de problèmes. Dans tous les cas, l’argent n’est presque jamais divisé entre qadjarides individuels et reste communautaire, ce qui encourage parfois certains qadjarides particulièrement impliqués ou productifs à tenter de s’émanciper et de devenir dygar, voir nabkar.

Importance dans la vie des qadjarides

Si le Dromovelto constitue une bonne part de la vie des clans nomades, les sédentaires n’y consacrent que peu de temps. La production, la récolte d’information et la création de contacts sont tous utilisés à bien d’autres fins que le seul commerce. Les qadjarides ne vivent donc pas pour le commerce.

Clans impliquées

Les clans honarmides et grajamaites constituent les principaux agents de ce réseau mais au final, tous les clans disposent d’une relative connexion à celui-ci. Cependant, toutes ne participent pas au même niveau.
Cette liste non-exhaustive relève certains clans particulièrement impliqués:

Importance à l’échelle du continent

Dromovelto ne constitue qu’une part infime du commerce continental et n’a rien de vital mais il est suffisamment utile pour que les foires qadjarides soient appréciées et généralement des succès. En outre, Dromovelto peut souvent continuer à agir même lorsque des conflits bloquent les marchands traditionnels pour des raisons politiques, marchands qui n’hésitent souvent pas à utiliser les qadjarides pour éviter la ruine. Cette liberté d’action permet souvent d’éviter des pénuries même si les qadjarides sont parfois eux-mêmes la cible de problèmes politiques.

Enfin, Dromovelto et les honarmides (et dans une moindre mesure, les grajamaites du Roment) sont très fortement liés aux pègres et permettent de beaucoup faciliter la contrebande et le recel notamment grâce à l’absence totale de traces comptables et à la quasi-impossibilité d’une trahison (lorsque cela arrive, le responsable se retrouve souvent soumis au Hlassem ou est vendu aux esclavagistes comme punition). Les angastins s’y risquent parfois mais le fait est très rare.
La contrebande ocolidienne passant par Iona est également fréquemment écoulée par Dromovelto et les nomades chorikaves.

Trivia

  • Dromovelto s’inspire très librement et partiellement du réseau des radhanites, une guilde juive de commerçants du premier millénaire après J.C..