Garde montagnarde

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La Garde Montagnarde, ou Vuori Vartija, est une troupe de soldats entre gardes et militaires chargées de protéger les montagnes, campagnes et tout espace isolé de la Nation adaarionne. Ils sont reconnaissables à leur toque de fourrure épinglée de leur emblème: la tête de bouquetin en bronze.

Histoire

Le corps des gardes montagnards s’organisa progressivement après l’Unification adaarionne. Banson organisa les premiers d’entre eux afin de pacifier la Maasydan et l’Alkupera et de chasser les derniers chefs de guerre encore présents dans les montagnes. La fille d’Alistaar les organisa en tant que force permanente chargée de protéger les hameaux les plus isolés. Cependant, les gardes montagnards disparurent de l’histoire adaarionne au profit des miliisi religieuse des cités. Ce fut après la destitution de Synalmak que les gardes montagnards reprirent un rôle majeur. Avec la disparition des miliisi, ces individus devinrent les principaux gardiens de la paix en dehors des grandes villes et aidèrent au développement du commerce.

Sous la médiation du Sovitelija Vital Dusmer, le système des komissaari et des luuttanti fut établi afin de mieux répartir les gardes montagnards sur le territoire. Sous la médiation du Sovitelija d’Aden Danzama, le système des relais fut mis en place. Sous la médiation d’Urili de Caroggia, les postes adaarionnes commencèrent à aussi utiliser ces relais.

Rôle

La Garde Montagnarde a pour rôle principale de préserver la sécurité interne de la chaîne adaarionne en patrouillant ses vallées, ses passes de montagne et ses grottes. Tandis que les rajavartis protègent les principaux points de passage frontaliers, les gardes montagnards sont chargés de protéger les points de passage moins accessibles.
En dehors de leur rôle de protection contre les menaces étrangères, les gardes montagnards luttent aussi contre les bandits, les kultistis violents, les prédateurs, la contrebande et tout autre trouble à la paix en dehors des grandes villes. Ils patrouillent aussi les routes, protègent les villages et viennent quand ils le peuvent au secours des voyageurs perdus et des disparus dans la montagne. En outre, ils sont aussi chargés de servir de guides aux voyageurs et de protéger les marchands ou moines.

Réputation

Les gardes montagnards sont des personnages très appréciés de la culture adaarionne malgré une image d’individus rudes et parfois mal dégrossis. Beaucoup de marchands, voyageurs, pélerins et montagnards leur doivent la vie ou la sécurité. Leur toque de fourrure est notamment devenu un symbole de sécurité éclipsant parfois le vieil holhooja. Ils sont tout particulièrement populaires parmi les montagnards et paysans auprès de qui ils incarnent la protection de la Nation adaarionne.

Ecueils

Les gardes montagnards ne sont pas exempts de reproches. Il arrive ainsi souvent que certains gardes montagnards des frontières concluent des accords avec certains passeurs et contrebandiers pour les laisser traverser sans être inquiétés en échange d’une part des bénéfices. Dans les régions les plus isolés, il n’est pas rare que certains gardes montagnards s’installent dans leurs relais pour la Nivôse et renoncent à leurs patrouilles pour jouer, chasser et boire. Cette inaction est notamment connue dans l’est de la Maasydan et l’ouest de l’Edella dans les années récentes.

Moyens

Réseau de relais

La Nation adaarionne est couverte par un vaste réseau de relais servant à la fois de lieu de repos aux messagers mais surtout d’abri aux gardes montagnards. Chaque relais est ainsi standardisé et possède deux lits, une table, un nécessaire d’entretien d’outils, une réserve à bois de chauffe, un âtre, un support pour tonneau, des armoires, un points d’eau et une latrine. Il est aussi de tradition qu’une poutre soit sculpté et sanctifié en tant que pilier arbitré. La réserve de nourriture accompagnée d’un tonnelet d’alcool (généralement de la bière mais aussi du cidre dans les Marches) est cachée dans un point secret pour éviter le pillage. Un code permet aux gardes montagnards de la retrouver une fois sur place. Toutefois, chaque relais possède aussi un petit coffret contenant du nakkileipa à destination des voyageurs perdus qui trouveraient le relais ou pour éviter aux gardes montagnards épuisés d’avoir à chercher la réserve secrète le ventre vide. Ces relais sont entretenus par les piirturis.

Il est courant que les relais soient personnalisés par les gardes montagnards qui y résident. On peut ainsi y trouver parfois des trophées de chasse, des fourrures, des décorations murales, des jeux de plateau, un livre, un petit potager, un clôt à chèvre, etc. Bien que rompant avec le suivi strict des rites monachistes, beaucoup de relais possèdent un autel familial dans lequel les gardes montagnards qui occupent le relais placent leurs figurines, considérant leur groupe comme une famille.

Entraînement et compétences

Les gardes montagnards sont entraînés au cours d’une année sous la direction des komissaari dans le siège régional et une seconde année sous la direction d’autres gardes montagnards locaux sur le terrain.

Au cours de la première année, ils sont entraînés au maniement de la hache et de l’arc ainsi qu’à l’escalade et à la discipline. On leur enseigne le code permettant de retrouver la réserve secrète des relais. Ils passent également par les rites de bénédiction guerrière et de bénédiction des voyages.

Au cours de la seconde année, ils sont soumis à l'entraînement à la dure sous la direction de gardes montagnards accomplis. Ils devront mettre en pratique leur capacité à survivre en montagne (ou en forêt pour les bogenauds et marchards), recevant des épreuves où on les abandonne en montagne sans équipement avec ordre de regagner leur relais. On leur apprendra également comment pratiquer des méthodes de guérillas mais aussi à avoir un rôle de saboteur capable de détruire des ponts, provoquer des éboulements et des avalanches. Ils sont progressivement formés à devenir de plus en plus autonomes.

Après ces deux années d'entraînement, ils sont affectés à un secteur sous les ordres d’autres gardes montagnards ou en remplacement de ceux-ci.

Équipement

Les gardes montagnards possèdent comme arme principale une hachette et un arc à flèche. Certains complètent parfois cet équipement par une lance de chasse adapté pour être utilisable comme javelot ou par une dague. En patrouille sur les routes, ils sont libres d’opter pour un bouclier ou une épée.
Les gardes montagnards ne portent pas d’armure en dehors d’un gambison matelassé. Leurs vêtements se composent d’une tenue solide, de bottes de montagnes et de gants adaptés à l’escalade. Il est courant qu’ils complètent cet équipement avec des pièces comme un manteau de fourrure, une écharpe ou d’autres choses. Ils ne portent pas de casque mais une toque de fourrure décorée de l’emblème des gardes montagnards en bronze: une tête de bouquetin. Lorsqu’ils ont une mission à l’intérieur des terres (et en territoire jugé sûr) et se limitent aux routes, ils portent souvent une cloche au cou afin d’aider les personnes perdues à les repérer.

En outre, chaque gardes montagnards emmène avec lui diverses pièces d’équipement adaptées à la montagne en fonction de leur mission du moment: cor de chasse, sac à dos, pièce de toile pouvant protéger de la pluie et servir de tente, piolet, corde, gourde d’alcool, nécessaire pour allumer un feu, etc. Dans les Marches et le Bogen, les gardes montagnards utilisent un équipement adapté aux forêts et marais plutôt qu’à la montagne.

Conditions de recrutement

Les gardes montagnards sont généralement recrutés parmi les jeunes adultes et principalement parmi les montagnards et paysans. Ils sont principalement recrutés pour leur aptitude physique, leur agilité en montagnes et leur endurance. Ils font partie des seules troupes adaarionnes parmi lesquels il n’est pas nécessaire de savoir lire ou écrire. Cependant, l’illettrisme empêche la plupart du temps de pouvoir accéder à un grade supérieur mais il peut arriver qu’un vartija envisagé pour une promotion de luutnantti se voit inculquer les lettres par un ennen local. Ils doivent également être de religion monachiste.

Composition et répartition

Force armée et commandement

Les gardes montagnards sont sous le commandement des markiisi, les deux chefs militaires du corps des rajavartis à Keltorni et dans le Laaksot. Ceux-ci nomment pour chaque région un komissaari. On en compte sept: le komissaari de la Kivie basé à Keltorni, le komissaari de l’Alkupera basé à Svarstak, le komissaari de la Maasydan basé à Barnaali (mais officiellement à Golvandaar), le komissaari de l’Edella basé à Linnake, le komissaari des Marches basé à Maailmanovi et le komissaari du Bogen basé à Roskilde. Les komissaari sont chargés d’organiser le recrutement et la formation des novices ainsi que de l’équipement et de la paye. En cas de guerre, ils sont chargés de coordonner les actions des gardes montagnards dans leur région.

Les komissaari nomment à leur tour des luutnantti dans les bourgades. Chacun de ces luutnantti est directement responsable de la sécurité locale, de la répartition des gardes montagnards dans les villages et relais et de l’organisation des opérations locales.

Les gardes montagnards sont répartis en groupes allant de la paire pour les zones les plus calmes et moins peuplées jusqu’à de larges groupes d’une centaine d’individus dans les secteurs frontaliers. La plupart du temps et à l’intérieur du territoire, un groupe de vartija est généralement d’une dizaine de personnes rattachés à un village et quelques hameaux proches.

Animaux

De nombreux groupes de gardes montagnards emploient un chien (le plus souvent un Grand-Suuri) pour les aider dans leur tâche. Certains gardes montagnards utilisent aussi parfois un faucon. Certains se font aussi accompagnés d’un mulet ou d’une chèvre. Le cas le plus rare est celui d’un lama des Maahvitts pour certains frontaliers de la Maasydan, ce qui est souvent considéré comme une bizarrerie aux yeux de la population comme des autres gardes montagnards.

Logistique: les piirturi

En dehors de la structure des combattants, il existe un autre groupe: les piirturi. Les piirturi ne sont pas des combattants mais sont des individus chargés d’entretenir les relais afin qu’ils demeurent toujours en état d’accueillir les gardes montagnards. Ils sont aussi chargés d’aider à maintenir les chemins et les puits et de tenir à jour les panneaux indicateurs.