République Marchande de Caroggia

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Attention, évitez la confusion entre la nation : République marchande de Caroggia et la capitale de la nation : Caroggia.

République Marchande de Caroggia

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Administration
Forme de l'état République marchande
Capitale Caroggia
Dirigeant Vasco li Amarrès
Religion Monachisme
Monnaie Azalan
Langue officielle Capitalin
Géographie
Démographie
Population totale 6 200 000
Gentilé Caroggian(ne)
Présence qadjaride Angastins


Territoire

Carte de l'ancien monde

Le territoire de la république se divise en deux parties bien distinctes: le coeur et les colonies caroggiannes.
Le coeur est principalement constitué par la Vellabria où se trouve la capitale Caroggia, le sud de la Dione et l'extrême-est de Medeva.
Les colonies caroggiannes se composent quant à elles de trois grandes cités mais aussi de territoires colonisées en Medeva bien que ceux-ci aient énormément diminué au cours de la Campagne de Medeva.

Principales villes

Coeur

  • Caroggia: capitale de la République et métropole continentale. Caroggia est un gigantesque centre de commerce, de finance et de culture.
  • Delari: ancienne capitale de la Terrenarchia.
  • Garildi: deuxième port de la Vellabria après Caroggia. Connue pour ses chantiers navals.
  • Tenence: importante cité commerciale connue pour ses artisans verriers.

Colonies

Attributs

Nom

La République marchande de Caroggia n'a pas de traduction puisque le capitalin est sa langue officielle. Le terme de République était déjà en place depuis la République vellabriaise mais l'adjectif “marchande” fut une reconnaissance du rapport de force à la suite de la réforme li alcontini. Enfin, le terme de Caroggia désigne la capitale et métropole de la République. Les habitants de la République sont généralement appelés caroggians mais sont parfois désignés comme républicains puisque la République marchande est le seul état majeur de ce type sur le continent.

  • En hura, son nom est “Caroggi Republika”. Littéralement: “république des caroggians”.
  • En adaarion, son nom est “Caroggian Tasavallan”. Littéralement “république caroggianne”.
  • En qadjaride, son nom est “Carogg Barvalokratija”. Littéralement “Pouvoir des opulents de Caroggia”.
  • Parmi les Tribus Vaahvas, le nom varie entre plusieurs formes selon les dialectes: “Caroggiska lyoveldi”, “Caroggasa Republikk”, “Caroggasa Republiken”, “Liitho carogghan” ou “Carogvallan”. Dans le Vahnamaa, les vaahvas ont adopté le mot de “république” ou parlent des uuroggians.

Emblème

Emblème caroggianne

L'emblème caroggianne reprend le grand phare du havre de Caroggia rayonnant. Ses couleurs sont le jaune or et le rouge.

Symboles

  • Le phare de Caroggia: actuellement utilisé comme symbole principal de la république sur son emblème.
  • Le visage de Carrog: le fondateur de la Terrenarchia est fréquemment utilisé comme symbole de la république mais la façon dont il est représenté varie énormément et il n'existe pas réellement de trace fiable de ce à quoi le terrenarque a pu ressembler.

Historique

La République marchande de Caroggia a une longue et complexe histoire. A l'origine, les caroggians constituaient une peuplade nomade et tribale d'Outre-Frontera appelée les caminarides. Elle traversa et s'établit dans les régions connues actuellement comme la Vellabria et la Dione à partir du VIIe siècle avant l’Empire Central d’après les interprétations des récits. Elle y établit la Tribiarcha ligua et fonda sa capitale itinérante sous le nom de Gainerako.

En - 275, les régions sous contrôle caminaride furent envahies et colonisées par l’Empire Qadjaride qui y fonda le Potentat de Frontera. La Tribiarcha ligua résista et parvint à vaincre le Potentat en - 230.
La période qui suivit fut une période de lente sédentarisation des caminarides, sédentarisation qui mena à l’émergence de la Terrenarchia sous le règne de Carrog Tyranni qui mit fin à la domination des tribus nomades au cours de la guerre civile caminaride.

La Terrenarchia prospéra en s’étendant dans la Dione et Medeva mais commença à entrer en conflit avec l’Empire Central dans la deuxième moitié du premier siècle. Après une série de défaite, la Terrenarchia devint un protectorat de l’Empire Central au cours du début du deuxième siècle. La Terrenarchia subit partiellement la capitalinisation, cessa progressivement de se désigner comme caminarides et se convertit au monachisme. En 147, la ville de Caroggia fut fondée.

En 277, la Terrenarchia fut ébranlée par la conjuration de la colline de Tribiani au cours de laquelle le dernier des Tyranni, Guerau Tyranni fut assassiné avec l’aide de la célèbre Adamantia Rivale. Cependant, l'influence de l'Empire Central empêcha les conjurés de réformer en profondeur leur état. La Terrenarchia fut alors réformée en monarchie élective sous le nom de Terrenarchia liure.

La Terrenarchia liure fut doublement frappée au début du quatrième siècle par deux grands événements: la disparition de l'Empire Central qui lui permit de retrouver une pleine indépendance mais surtout une invasion de nomades venus d'Outre-Frontera en 330 qui parvinrent à mettre Caroggia à sac en 331. Cette invasion ne put véritablement s'achever qu'avec l'aide de la nouvellement indépendante Grande Huratelon en 333. De cette entraide naîtrait dans les siècles qui suivirent une amitié connue sous le nom de Granamistat.
C’est aussi à cette époque que le colonialisme caroggian commença à naître. Le Siège d’Indubal de 337 à 339 fut ainsi un événement fondateur au cours duquel les vellabriais recommençèrent à quitter les limites impériales de leur territoire et entamèrent leur influence sur Indubal. Le quatrième siècle vit aussi les débuts des trois autres colonies caroggiannes (Iona et Uuroggia) qui aboutiraient au cours du cinquième siècle.

En 346, la Terrenarchia liure fut abolie et la république vellabriaise fut instaurée. Au cours de cette période, la république connut une ère d'expansion et de prospérité avec les prémices du colonialisme caroggian mais aussi une lourde agitation politique entre aristocrates marchands de Caroggia et aristocrates fonciers de la Vellabria. Cette crise s'acheva finalement sur un grand compromis: la réforme li alcontini. De cette grande réforme naquit la République marchande de Caroggia qui continua de prospérer pour devenir une véritable puissance continentale.

Au cours de l'histoire récente et sous la direction de Zuanne Barhoran, la République mena une politique très favorable au colonialisme caroggian et cherchait à se constituer comme rivale du Royaume Central. Cette opposition fut notamment incarnée par le conflit personnel entre Zuanne Barhoran et Adryan II Ordain. Elle culmina avec la Campagne de Medeva en 497, aussi surnommée “sale guerre”. La République remporta la victoire militaire mais dut abandonner ses colonies ravagées dans la région de Medeva.
La république fut également lourdement agité en sa capitale par les Emeutes de la faim de 501 à 503.

Situation actuelle

La République marchande de Caroggia est actuellement en plein Intermezzo caroggian, une crise politique majeure qui dure depuis 512 avec la chute du précédent tout-puissant questeur au Trésor Zuanne Barhoran. Les colonies d'Iona et d'Indubal sont également impliquées dans les guerres des mers ocolidiennes. La République est également neutre par rapport à l'indépendance de la région voisine de Medeva qui tente de s'établir en État libre de Mesigios.

Lois et organisation politique

Vasco li Amarrès

Vasco li Amarrès est l'actuel questeur au Trésor de la République. Il est entré en fonction en 512 après la déchéance de Zuanne Barhoran critiqué pour son autoritarisme, sa corruption et ses choix politiques douteux de colonialisme.

Vasco était l'incarnation de l'anti-Zuanne. Issu d'une famille ruinée et converti au phalangisme, il a reconstruit une fortune commerciale et a noué des alliances en un temps record tout en jouissant d'une image de respectabilité plaisant autant aux adeptes phalangistes qu'aux traditionnalistes monachistes. Il fut largement soutenu par les élites républicaines fatiguées du vieux Barhoran mais a bâti sa popularité sur le simple rejet de son prédécesseur, unissant des factions politiques aux intérêts difficilement conciliables. Ses soutiens se sont donc largement désolidarisés de lui au cours des différents événements de l'Intermezzo caroggian.
Aujourd'hui, son contrôle sur la république semble être maigre et seul ses liens avec le roi Thybauld de Fauxvelles du Royaume Central semblent encore lui offrir un certain crédit politique.

Entités politiques

Magistrature

La Magistrature est le gouvernement collégial de la République. Il se compose de seize offices appelés questures. Le principal office de ce gouvernement est celui de la questure au trésor bien que légalement et symboliquement, tous les questeurs soient purement égaux. Le Questeur au Trésor, actuellement Vasco li Amarrès, est ainsi considéré comme le dirigeant de la République.
Les membres de la Magistrature ne sont pas élus ou désignés mais doivent acheter leur questure au cours d'une enchère inaccessibles à d'autres que les oligarques. Cependant, il est rare qu'un oligarque n'achète son office dans l'indifférence générale. Chaque enchère doit donc passer par la recherche de soutiens au sein de l'oligarchie et surtout des fiduciers. Il arrive ainsi fréquemment qu'un candidat acheteur impopulaire soit contré par un autre candidat potentiellement mais moins riche mais soutenu financièrement et politiquement par une coalition de fiduciers.
Un mandat de questeur est théoriquement de 5 ans renouvelés automatiquement en l'absence d'autres candidats mais s'achève généralement sur une démission ou une destitution.

Conseil de la Fiducie

Le Conseil de la Fiducie est une assemblée de deux-cent membres au fonctionnement complexe. Elle est élue tous les 6 ans par des citoyens capables de payer un impôt dit censitaire. Les élus doivent être, eux, capable de payer une très large somme mise en fiducie dans le trésor caroggian. Cette somme constitue une garantie de bonne conduite et ne sera reversée (sans intérêts) à l'élu que si il a achevé son mandat de façon honorable.
Le Conseil de la Fiducie a la charge de voter les lois et de contrôler l'action de la Magistrature. Elle peut destituer un questeur.

Prétures coloniales

Chaque colonie républicaine fonctionne selon un système similaire à celui de la République en général appelé la Préture. Chaque colonie dispose d'un direction composée du préteur général, du préteur à l'intérieur, du préteur trésorier et du préteur à la flotte. Ensemble, ils gèrent les affaires de la ville en collaboration avec le garantier du commerce qui est le principal responsable des bonnes relations avec les locaux.
La Préture coloniale possède également un conseil de fiduciers réservés aux seuls colons caroggians. Ce conseil est surtout consultatif et sert de relais entre la population et les préteurs. Le conseil peut se réunir librement mais aussi convoquer de façon régulière et éventuellement public les préteurs afin de leur réclamer des questions. Contrairement aux fiduciers de la République, ce sont donc des personnalités publiques qui travaillent souvent leur popularité.

Garantiers du commerce

Le garantier du commerce est une institution typique du colonialisme caroggian. Ce poste est donné à un individu d'une localité extérieure à la République. L'homme, soit riche soit influent, est chargé de tout faire pour s’assurer que les populations locales ne feront pas obstruction au commerce avec la République. Dans le cas des colonies caroggiannes, le garantier est également responsable d'aider au maintien de bonnes relations entre colons et locaux.

Administration

Chaque charge publique (questeur, préteur ou maire) peut librement engager un certains nombre de fonctionnaires chargés du bon fonctionnement de cette charge. Généralement, ces administrations se composent en majorité de fonctionnaires compétents et apolitiques occupant les positions sur le terrain et de quelques fonctionnaires choisis personnellement par le responsable public pour servir ses intérêts politiques. Chaque administration varie énormément en ce qui concerne la politisation, la compétence et la corruption.
La justice est organisée pour chaque ville. Un juge (ou plus si la ville est de grande taille) doit ainsi trancher chaque affaire qui lui est présentée sur la base de la loi et de son bon jugement. Chaque juge est tiré au sort parmi un certain nombre de candidats reconnus comme ayant une connaissance avancée du droit (généralement, des avocats). Un tribunal spécial à Caroggia sous supervision du Questeur justicier peut recevoir des recours et casser un jugement local.

Pouvoir urbain

Chaque ville est dirigée par un maire élu pour huit ans par les propriétaires fonciers locaux en même temps qu'un conseil municipal de vingt personnes tiré au sort parmi ces mêmes propriétaires tous les cinq ans. Le maire gère la ville sous la supervision de ce conseil.

Pouvoir rural

Comme les villes, les villages ont un système de maire élu et de conseil tiré au sort. Cependant, la politique dans les villages est bien plus informelle et le nombre de poste est souvent limité.
Les latifundios et hameaux faisant partie du domaine de ceux-ci sont cependant entièrement administrés par ses propriétaires qui assument les fonctions normalement assumées par la famille du latifundier. Cela comprend la justice.

Militaire

Armée

La République marchande de Caroggia n’entretient pas d’armée de métier. Au lieu de cela, elle maintient un petit groupes d’officiers d’élite fidèles à la République et formées à l’Académie militaire de Caroggia : le corps des officiers caroggians. Ces officiers sont à la fois des stratèges et tacticiens mais surtout des logisticiens, des gestionnaires et des maîtres d'arme. Lorsque la république décide d’entrer en guerre, ces officiers organisent la levée d’armées composées de mercenaires d’une part et de miliciens volontaires d’autre part. Ces officiers d’élites organisent alors la cohésion de ces troupes hétéroclites et multiculturelles et l'entraînement rapide des miliciens.
La République applique la même stratégie de formation d’officiers pour sa marine mais maintient par contre une flotte permanente conjointement dirigée par le Questeur aux flottes, l’Amiral de Caroggia et les prétures coloniales.

Sécurité locale

Les villes entretiennent une garde maintenant l’ordre dans les villes. Son équipement et sa solde sont payées par les taxes prélevées par la ville. Dans les latifundios, les latifundiers peuvent organiser leur propre justice sur leur domaine, à leurs frais, avec une petite garde ou milice privée. Les plus petits villages, quant à eux, doivent compter sur des volontaires ou s’en remettre à la protection des villes ou latifundios proches.

Situation militaire

La République marchande de Caroggia est principalement active sur le plan naval dans la protection de la route navale reliant Caroggia, ses colonies, la Capitale et l’accès aux grands fleuves. La République et sa flotte protège ainsi navires et villes contre les pirates ocolidiens et tente parfois des expéditions punitives vers l’archipel ocolidien. Le gros de cette flotte protège cependant la côte de la Vellabria considérée comme un sanctuaire.

Dans l’histoire récente, la république a été très active en Medeva, activité qui a culminé par la Campagne de Medeva en 497 mais qui a ensuite baissé et s’est limité à la protection d’Indubal et des latifundios restants. Elle intervient également en cas de petits conflits dans la Dione entre nomades et l’Ordonnance locale. Enfin, la république finance des expéditions d’éclaireurs en Outre-Frontera depuis Horitzo afin de surveiller d’éventuels passages de tribus hostiles.

Religion

République

La République marchande de Caroggia a pour religion majoritaire le culte d’Arbitrio de rite monachiste. Caroggia accueille par ailleurs le plus grand monastère des régions du sud: le monastère Damazara. La population est largement croyante et même bigote en dehors de ses grandes villes mais la religion y est davantage une affaire personnelle malgré une forte influence sur la politique.
Le phalangisme est également présent - même si on ne trouve pas d’abbaye ou de commanderie - du fait de la Granamistat. Il n’est pas rare de croiser un original ayant adopté le phalangisme par simple goût de la culture hura. Ce culte et ses convertis sont très bien acceptés et intégrés même si ils restent une petite minorité.
La relation entre les deux courants est globalement très apaisée par rapport aux Grands fleuves notamment.

Le Libre-Arbitrage est un courant populaire au sein de l’oligarchie à Caroggia (mais mal vu par la population et les moines) où l’on peut trouver des confréries mais n’existe virtuellement pas dans tout le reste de la Vellabria. Quelques rares oligarques pratiquent cette pensée religieuse à Tenence, Varr ou Garildi. Les latifundiers tolèrent même peu ce courant et nombreux sont ceux des oligarques libre-arbitrés à taire leur appartenance à ce courant en visite à la campagne.

Le culte qadjaride est officiellement illégal et les qadjarides doivent s’y adonner en secret.

Colonies

Dans les colonies, la situation est différente:
A Uuroggia, le culte d’Arbitrio de rite monachiste est majoritaire au sein des colons (avec quelques rares colons convertis au phalangisme) mais le Culte des Sept Mers est majoritaire au sein des autochtones nordiques. On y est croyant mais également peu pratiquant.
Iona est historiquement une cité de religion phalangiste mais l’abbaye locale a décliné. Cependant, la grande ouverture de la ville fait qu’on y trouve d’autres cultes. Le culte d’Arbitrio de rite monachiste y est fortement répandu pour une ville phalangiste. On trouve aussi quelques rares libre-arbitrés au sein des quelques oliguarques locaux.
A Indubal, le culte d’Arbitrio est partagé entre monachisme et phalangisme. Le culte qadjaride y est présent à cause de la communauté qadjaride médevane. L’on y est croyant et pratiquant.

Traditions religieuses spécifiques

Économie

La République marchande de Caroggia est probablement l’état le plus prospère du continent. Caroggia, sa capitale, concentre d’immenses fortunes et constitue le plus important port commercial à l’échelle du continent avec la Capitale.

Le commerce est l’un des principaux atouts économiques de Caroggia. Seul état libre et puissant du sud du continent, il est riche d’une multitude de produits impossibles à cultiver ou produire dans la région des Grands fleuves, les monts adaarions ou le Nord. Les caroggians exportent ainsi de larges quantités de ces produits mais ont également bâti au fil des siècles des empires commerciaux leur permettant de faire négoce de bien d’autres choses.
En outre, la république marchande de Caroggia est la plus active sur le plan naval et contrôle donc la route commerciale reliant par les mers le sud, les Grands fleuves et la colonie d’Uuroggia dans le Nord. Elle possède en outre les deux ports militaires protégeant cette route des pirates ocolidiens: Indubal et Iona.
La République, bien que principale cible de la piraterie ocolidienne, est fortement concernée par la contrebande ocolidienne et de nombreux oligarques ou marchands n'hésitent pas à faire affaire avec des franc-marins ocolidiens.

La république possède un puissant système agricole au sein de la Vellabria, du sud de la Dione et d’une infime partie de l’est de Medeva. Ce système repose sur les latifundios, de grands domaines agricoles auto-suffisants appartenant aux latifundiers. Ces domaines cultivent en larges quantités des produits destinés à l’exportation. En outre, l’apiculture est extrêmement développée et lucrative. L’élevage est par contre peu pratiqué en dehors de la volaille. Sur la côte, la pêche est très fortement développée et contribue en très grande partie à l’alimentation des villes de Garildi et de Caroggia. C’est un secteur diversifié comptant aussi bien de petits pêcheurs indépendants que de grandes compagnies au service d’oligarques.
Le bûcheronnage et le minage sont également deux secteurs importants principalement pratiqués dans l'ouest de la Vellabria. L'industrie du bois et de son travail sont très répandus et développés pour alimenter les chantiers navals d'Indubal, Garildi et surtout Caroggia. Le minerai, quant à lui, est plus limité mais permet à la République de ne pas être dépendante des importations.

La république possède également un bon artisanat assez diversifié. On y trouve notamment dans les grandes villes un grand secteur tourné vers le luxe: orfèvrerie, tissus, teintures, cosmétiques, vaisselle, etc. Caroggia possède également un important artisanat artistique capable de produire rapidement des oeuvres d’arts de commande. Enfin, les caroggians comportent certains des meilleurs verriers du monde à Tenence, véritable capitale du commerce du verre où l’ont produit porcelaine, faillence, verre coloré ou non, objets en verre et miroirs. Les petits artisans sont généralement trouvés dans les latifundios, les villes faisant appel à des artisans étrangers.

Les premières banques sont nées à Caroggia et après un développement très lent, elles sont devenues un élément important de la prospérité caroggianne. En deux siècles, quelques familles caroggiannes sont parvenues à faire naître les premières formes de finance complexe et à les faire prospérer. Les banques caroggiannes sont très importantes au sein du Royaume Central et de la Nation adaarionne.

Monnaie

La République frappe sa propre monnaie, l'azalan. Il s'agit d'une grosse pièce en argent massif frappé du symbole de la république et du nom du questeur au Trésor sous l'autorité duquel la pièce a été frappée. Sa valeur est supérieure à celle de toutes les autres monnaies du continent et est utilisée aussi bien sur le territoire de la République qu'au sein du Royaume Central et même au sein des Tribus Vaahvas. On trouve également une petite monnaie sous la forme du Gros caroggian, une petite pièce d'argent percée d'un trou en son centre et du Salge, une petite piécette de cuivre supposée valoir le prix d'une dose de sel. Il faut respectivement dix gros pour faire un azalan, soixante salges pour faire un azalan et six salges pour faire un gros.
Chacune des trois colonies caroggiannes peut également frapper ses propres Azalans, Gros et Salges avec quelques limitations. Ces pièces portent l'emblème de la ville en plus de celle de la République.
En marge de cette monnaie usuelle, les caroggians sont également libres de payer via des documents bancaires. Même la classe moyenne peut parfois accéder à un compte bancaire et se faire payer par ce billet sans devoir risquer de se promener avec une grande quantité d'argent sur soi. En dehors de la République, ces services sont disponibles via certains petits courtiers ou les succursales de banques caroggiannes mais le service est moins fiable.

Esclavagisme

La République marchande de Caroggia possède un système esclavagiste comme les autres nations mais celui-ci a une importance plus relative. Ses lois sont les mêmes que celle du Royaume Central. Les ergastules sont rares en dehors des colonies et des grandes villes de la Vellabria.

Globalement, la république ne base pas son économie sur l’esclavagisme. Les esclaves y sont surtout là afin de servir comme domestiques ou main d’oeuvre bon marché pour les tâches ingrates et pénibles. Malgré cela, l’espérance de vie d’un esclave caroggian est généralement plus élevé que dans le Royaume Central ou les Etats provinciaux.

Les sources d’esclaves caroggians sont généralement des esclaves étrangers importés, des esclaves caroggians judiciaires et des prisonniers ocolidiens ou medevans.

Société

La société caroggianne est relativement libérale par rapport au reste du continent. Cependant, elle se subdivise en deux catégories: les élites aristocratiques et le peuple. De l’extérieur, il est aisé de penser que la société caroggianne est simple mais elle est en réalité pleine de subtilités et reflète l’histoire complexe du pays.

Haute société

La haute Société de Caroggia se distingue de par l’inscription de la famille au Répertoire des Familles, ce qui en fait des aristocrates, un titre de noblesse caroggian. On distingue: les oligarques, les latifundiers et les simples aristocrates.

Oligarchie

L’Oligarchie constitue aujourd’hui la classe dominante. Il s’agit d’un ensemble de familles aristocratiques, principalement implantées à Caroggia (bien que beaucoup disposent de branches cadettes dans les autres villes de la République) et disposant du monopole sur la politique.

Les oligarques maîtrisent le jeu économique de la République en contrôlant toute l’activité économique de la capitale mais aussi en ayant la mainmise sur le commerce. Ils sont cependant fortement dépendant des latifundiers.

Article détaillé

Latifundier

Les latifundiers sont dans leur majorité l’ensemble des vieilles familles aristocratiques datant de la Terrenarchia. Il s’agit de familles vivant dans la campagne et disposant de grands domaines fonciers, les latifundios. Ce sont des familles particulièrement conservatrices, très fières de leur passé, religieuses, plus terre à terre et sobres. Il est fréquent que les jeunes gens partent à Caroggia.
Certains nouveaux latifundiers ont commencé à apparaître avec la colonisation de Medeva mais la plupart ont été ruinés par la sale guerre.

Il s’agit d’une classe très puissante bien qu’officiellement dénuée de pouvoir politique depuis la Réforme li alcontini. Les productions des latifundios sont à la base de la richesse de nombreuses familles oligarchiques et l’association entre une famille oligarchique et un famille latifundière peut faire toute la différence.

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Aristocrates

L’aristocratie de la république est, comme les latifundiers, composé d’oligarques ruinés ou de vieilles familles. Cependant, ces vieilles familles ont raté le coche des réformes républicaines et n’ont pas su accéder aux latifundios ou à la fortune de l’Oligarchie. Il s’agit globalement de familles appauvries tentant de maintenir les apparences et ne vivant plus que pour les mondanités organisées par les familles inscrites au Répertoire.
Elles n’ont aucun pouvoir, vivent fréquemment aux crochets de familles oligarchiques et tentent souvent d’améliorer leur position en effectuant des mariages arrangés avec diverses familles.

Religieux

Les religieux sont présents dans toute la république mais sont comparativement peu nombreux par rapport aux autres contrées. La plupart des villes possèdent un monastère et, dans de très rares cas, une abbaye (généralement dans le seul nord-est de la Vellabria). A la campagne, seuls les plus grands villages possèdent une présence religieuse véritable et les croyants ruraux doivent souvent faire de longs trajets pour pouvoir assister aux cérémonies. Ermitages, maisons de charité et commanderies sont très rares. Les serviteurs laïcs sont cependant fort utilisés.
Les colonies possèdent chacune une situation bien particulière.

Les moines monachistes sont principalement issus des classes populaires et moyennes urbaines pour qui avoir un enfant rejoignant le Monastère Adaarion est un signe de fierté. On trouve cependant également des enfants de la petite aristocratie pour qui la participation aux institutions religieuses est vue comme une activité digne de leur rang. Ils sont souvent favorisés pour la participation caroggianne au Tribunal de Roskilde et activités de prestige. Les apothis et autres moines d'importance sont cependant presque exclusivement des moines envoyés par Golvandaar et sont soit des étrangers, soit issus des élites républicaines. De leur côté, les phalangistes sont presque exclusivement issus de la bourgeoisie urbaine et de l'aristocratie ou des moines étrangers envoyés depuis la Grande Huratelon.
L'activité des moines est principalement religieuse mais aussi très politique. Les moines monachistes ont une forte influence et leur appui peut faire la différence entre oligarques de fortunes égales. En outre, ils sont très écoutés des latifundiers, généralement pieux. Là où ils sont présents, l'aide des praes est souvent demandée pour le maintien de l'ordre et la justice mais sans qu'ils soient autonomes des autorités. Les phalangistes se tiennent en dehors des questions de pouvoir mais sont très proches des officiers.

Les moines sont généralement considérés avec politesse au sein de la République mais leur implication politique et la forte représentation des élites en leur sein fait que l'attitude des gens à leur égard varie fortement selon l'identité du moine et le contexte. Les praes sont par contre respectés et entourés d'une idée romantique et idéalisé lié à la Granamistat.

Peuple

Citoyens libres

Comparativement, les citoyens caroggians jouissent théoriquement de la vie la plus libre du continent. Dans les faits, cependant, vivre au sein de la république est difficile car si un simple citoyen peut tenter de grimper les échelons de la société, l’entreprise est presque impossible en raison de l’hostilité des oligarques pour la concurrence de nouveaux venus. La plupart des caroggians vivent ainsi une vie simple, tentant de servir la haute société et obtenir leur patronage plutôt que de tenter de vivre de façon totalement indépendante. Leur fortune évolue au gré des rapports de force entre grands marchands tout comme un paysan dépend du temps qu’il fait. La plupart des citoyens libres tentent donc surtout de se protéger tant que possible.
Les citoyens partagent cependant une chose: la peur de la faim. Se nourrir dans la république est particulièrement difficile.

Colons

Les colons sont des citoyens caroggians partis vivre dans l’une des trois colonies caroggiannes ou vers des implantation du colonialisme caroggian: Indubal, Iona ou Uuroggia mais aussi Medeva et la Dione. Leur niveau de richesse varie mais à la différence des citoyens, ils jouissent d’une relation moins hostile avec les oligarques et peuvent parfois accéder à de plus hautes fonctions. Cependant, cette préférence se fait souvent au prix d’un fort antagonisme des locaux. Les anciens indubalis, ionians et les nordiques sont souvent peu favorables aux caroggians.

Beaucoup de colons peuvent cependant rapidement tout perdre loin de la protection républicaine. Tel fut le sort des colons medevans qui perdirent tout lors de la Campagne de Medeva.

Autochtones des colonies

Voir Medeva, Iona, Indubal et Uuroggia.

Paysannerie

La paysannerie caroggianne est unique en ce qu’il s’agit d’un statut très recherché par les citoyens mais difficile à atteindre. Les fermes et exploitations personnelles ou familiales sont très rares et plutôt isolées. L’écrasante majorité des paysans caroggians vivent ainsi dans des latifundios, ces grandes communautés où tous se connaissent et où tous vivent sous le patronage d’une famille de latifundier. Outre le travail, ces paysans sont plus ou moins au service des latifundiers et ne possèdent ni leurs outils, ni leur logement. Bien que les conditions varient, les paysans de latifundios sont généralement bien traités, peuvent facilement apprendre l’un des métiers présents dans le latifundios mais surtout, ils ne sont pas soumis aux famines qui touchent les villes. Et cet avantage suffit souvent à leur faire considérer qu’ils ont une bonne vie. Il est de plus courant que les paysans de latifundios et les latifundiers eux-même entretiennent des relations amicales bien que déséquilibrées.

Nomades

voir article détaillé

Misère sociale

La société républicaine est relativement libre et l'on y jouit d'un bon niveau de vie en général. Cependant, la situation est loin d'être rose.

Parmi les couches populaires de la société, la question de l'alimentation est un problème récurrent à cause du prix élevé de la nourriture et du modèle des latifundios. En période de pénurie, les caroggians doivent généralement se serrer la ceinture. Le problème est également bien conscient dans la population depuis les Emeutes de la faim où la population a pris conscience que certains n'hésitent pas à chercher à s'enrichir grâce à une famine organisée. De même, tous les autres éléments de la vie coûte cher, ce qui fait que les caroggians modestes doivent souvent se tuer à la tâche pour s'assurer un train de vie relativement décent mais sans pouvoir en profiter.
En outre, la population doit composer avec le fait que toute tentative de s'élever dans la société peut s'écrouler du jour au lendemain à cause de la concurrence terrible à laquelle se livrent les familles d'oligarques. Beaucoup doivent donc se soumettre à l'idée de devoir servir les oligarques ou latifundiers pour être à l'abri des problèmes.
De même, la sécurité n'est pas garantie. Malgré le légalisme républicain, les magouilles et affrontements secrets entre oligarques sont souvent sanglants et font de nombreux dommages collatéraux dont la population paye le prix.

Les caroggians sont très pénétrés de l’idée que les pauvres doivent s’en prendre avant tout à eux-mêmes et qu’il suffit d’un peu de bonne volonté pour s’en sortir. Cette idée de la pauvreté est cependant assez récente, notamment liée aux pensées du phalangisme et du libre-arbitrage. Une idée plus ancienne est qu’elle est simplement liée à un manque de chance. Les plus pauvres peuvent parfois compter sur la charité organisée par le Monastère adaarion ou les caroggians aisés inspirés par la doctrine monachiste mais cette charité est souvent peu efficace et très dépersonnalisée, voire humiliante. Plus d'un caroggian a ainsi préféré se débrouiller seul que d'y avoir recours.

La République marchande se divise globalement en deux ensemble: le territoire originel de la Vellabria et ses possessions en Medeva et Dione d’une part et ses colonies d’autre part.

Le territoire principal de la république est peu cosmopolite à l’exception de Caroggia. La population est ethniquement d'origine caminaride comme les nomades dionians avec des éléments mesigues, capitalins et romentins. Caroggia, elle, connaît une immigration d’autres parties du monde et est donc moins uniforme. Horitzo est dans la même situation mais de façon moins prononcée.

Les colonies caroggiannes sont bien plus diversifiées:
Uuroggia, la colonie établie dans le Vahnamaa, abrite une majorité de Vaahvas et une minorité d’Eyjarskas dépassant en nombre les colons caroggians et autres continentaux du sud. Pourtant, ils y occupent un rang de citoyens de seconde zone.
Indubal est majoritairement capitaline et medevane avec une faible communauté dirigeante d’origine caroggianne garante de la protection de la cité. Indubal connait cependant une forte colonisation.
Iona est une île cosmopolite, principalement du au fait que l’île est à l’origine une colonie de l’Empire Central. La population est principalement d’origine galdyri et albunoise ainsi que quelques huras, ce qui se remarque dans leurs noms. Comme à Indubal, une petite communauté caroggianne dirige la cité mais la colonisation y est presque absente.

Situation qadjaride

La diaspora qadjaride a une présence modérée au sein de la République. Ils font l’objet d’une lourde hostilité et de rejet. Les qadjarides sont généralement considérés comme de la racaille, causeuse de problèmes et globalement insupportables. Rumeurs, légendes urbaines et préjugés sont très répandus et toujours désobligeants. Seuls les “nabkars” entièrement assimilés culturellement et religieusement au sein de la société sont considérés de façon plus modérée mais tout de même moins favorablement qu’un non-qajdaride. Un caroggian tolérant ou ouvert vis-à-vis des qadjarides est considéré au mieux comme un original et au pire comme un dangereux déviant de mèche avec eux.
Cela ne veut pas pour autant dire qu’un caroggian refusera catégoriquement d’être en présence de l’un d’eux et des échanges sont courant là où vivent les qadjarides. Cependant, ces rapports sont marqués de malaise, d’inimitié et de manque de cordialité.

Culture

  • Arts standardisés: l’art caroggian n’est pas un éloge à la créativité et constitue surtout une industrie. Les artistes sont surtout des artisans répondant à des commandes. Les arts y sont surtout une question de techniques et de canons de beauté standardisé. Les oeuvres sont toujours d’une excellente qualité mais ne prennent jamais de risque dans ce qu’elles représentent. La littérature est surtout romantique. Rien ne ressemble plus à une oeuvre caroggianne qu’une autre oeuvre caroggianne et les excentriques préfèrent regarder vers Saillonne, la Capitale ou l’art des Grands Fleuves d’une manière générale. Le quartier de l’Ambaixada à Caroggia connait cependant un début de renaissance culturelle grâce à la Granamistat.
  • Bucolisme: la vie champêtre, la campagne et les beaux paysages sont très appréciés dans l’imaginaire caroggian. La campagne est associé à la prospérité (notamment car l’on y ressent moins la famine) et fait rêver.
  • Charité : bien qu'en perte de vitesse, il existe une forte tendance caroggianne à pratiquer la charité religieuse recommandée par les préceptes du monachisme.
  • Commérage : la société caroggianne prête un certain intérêt à la réputation et à la bienséance. Cependant, les personnalités scandaleuses ont souvent droit à une certaine tolérance, les commérages caroggians étant surtout animés par le voyeurisme. De plus, beaucoup de caroggians tendent à utiliser ce commérage à des fins commerciales ou politiques.
  • Culture mondaine: les caroggians sont de grands amateurs de fêtes, de bals et d’évènements sociaux. Les plus modestes qui ne peuvent pas y accéder ont tendance à avoir un certain attrait pour ces mondanités et à chercher à observer les tenues de soirées ou, plus pragmatiquement, tenter de quémander les restes à l'issue de la fête. Il existe d'ailleurs toute une catégorie de pique-assiettes professionnels qui exploitent ces festivités pour manger et s'amuser à l'oeil.
  • Éloge et rareté de la confiance: les caroggians sont notoirement peu rapides à offrir leur confiance et considèrent que ce n’est pas un sujet sur lequel on peut badiner. La parole donnée ou l’amitié sont des idées très fortes et les caroggians tolèrent très mal que l’on y contrevienne.
  • Granamistat: l’amitié entre huras et caroggians a donné naissance à une véritable influence de l’image hura dans la culture caroggianne et vice-versa. Voir article détaillé pour plus d’information.
  • Légalisme : malgré le fait que de nombreux oligarques, marchands et autres membres de la classe moyenne n'hésitent souvent pas à transgresser les lois, la société caroggianne dans son ensemble accorde une grande importance au respect des règles et à l'honnêteté. La corruption, le trafic d'influence, l'échange de faveurs et les magouilles doivent toujours se faire dans l'ombre ou de façon détournée.
  • Prestige du succès: le succès et la richesse matérielle sont très valorisés au sein de la République. Les plus prospères sont considérés comme méritant le respect pour leurs accomplissements tandis que la pauvreté est généralement mal vue (par les élites et ceux qui ne sont pas dans le besoin). Les caroggians sont très pénétrés de l’idée que les pauvres doivent s’en prendre avant tout à eux-mêmes et qu’il suffit d’un peu de bonne volonté pour s’en sortir. Cette idée de la pauvreté est cependant assez récente. Une idée plus ancienne est qu’elle est simplement liée à un manque de chance.
  • Romantisme : la culture caroggianne est très portée sur une haute idée de l'amour fou et passionnelle. Les récits à l'eau de rose sont particulièrement répandus,
  • Société capitalinisée: depuis la soumission de la Terrenarchia à l’Empire Central, les caroggians ont connu une forte propagande culturelle capitaline qui ont effacé en grande partie la culture caminaride. Par la suite, les liens toujours plus forts entre Caroggia et l’Empire puis le Royaume Central ont conduit les habitants de la vellabriaise à devenir culturellement très simulaire aux capitalins bien que quelques spécificités demeurent.
  • Solidarité familiale: les caroggians accordent une énorme importance à la famille au sein d’une société où les liens forts sont rares. La confiance est supposée totale au sein d’une famille et les ruptures de confiance au sein d’une famille sont très mal vus.
  • Superstition et chance: les caroggians ont de nombreuses croyances superstitieuses et croient tout particulièrement à l’idée de chance et de bonne fortune.

Langue

La République marchande de Caroggia est principalement capitalinophone. Les élites parlent généralement cette seule langue. Cependant, le caroggian archaïque hérité de la période caminaride subsiste encore dans la campagne ou parmi les nomades dionians mais pas comme langue quotidienne.

Traditions

Les caroggians possèdent leurs propres traditions en matière de mariage et d'enterrement. Ils comptent aussi de nombreuses superstitions.

  • Carrrogiade : fête commémorant la fondation de la Terrenarchia par Carrog. Elle est fêtée le premier samedi du mois de mai. Cette festivité compte généralement des parades luxueuses menées par l'aristocratie, des banquets publics et des réceptions mondaines.
  • Conjuratio : festivité commémorant la conjuration de la colline de Tribiani. Elle n'a généralement lieu qu'à Caroggia mais est parfois fêtée dans le reste de la Vellabria. Il s'agit d'une fête consistant en une procession festive au sein de la colline de Tribiani, de spectacles théatraux reprenant la trame de la conjuration de la colline de Tribiani. Les Rivale sont généralement au centre des festivités quelque soit l'endroit où ils sont.
  • Fête de la Magistrature : fêtée le 6 novembre, il s'agit d'une fête officielle de la République avec banquets publics et bals populaires et mondains.
  • Festival hura : festivité prenant uniquement place dans l'est de la Vellabria le 27 février, le festival hura est une fête au cours de laquelle les caroggians montent des étals et spectacles représentant leur idée (souvent éloignée de la réalité) de la culture. Elle est parfois politisée pour commémorer l'amitié entre la République et la Grande Huratelon mais est aussi rendue plus authentique par la présence d'artistes ou artisans d'origine hura.
  • Granda li Labirinto : grande compétition d'avirons et de barque consistant en une course au sein du Labirinto da cova à Caroggia. Il s'agit d'une épreuve classique et bien connue puisque le Labirinto est fréquemment agité par les épreuves mais qui est largement récompensée et fait l'objet de très nombreux paris.
  • Rivages de Garildi : grande compétition d'avirons et de barque consistant en une course de vitesse en partant de haute mer jusqu'au rivage de Garildi. Elle a lieu au cours du mois de juin.
  • Rotonde d'Iona : grande compétition d'avirons et de barque consistant en une grande tournée de la cité d'Iona. Généralement organisée en avril, il s'agit d'une épreuve d'endurance et considérée de loin comme la plus éprouvante et difficile des grandes compétitions.
  • Tionado: fête traditionnelle avant et lors du début de la Nivôse. Au cours de cette fête principalement destinée aux enfants. Une bûche de grande taille est sélectionnée. Sur la tranche, on dessine ou taille un visage souriant. La bûche est alors installée dans le séjour de la maison surmonté d’une petite couverture et traitée (par les enfants) comme un membre de la famille. Il est même de tradition de lui donner quelques bouts du repas à “manger”. Lorsque le temps devient réellement froid, la bûche est mise au feu sous les remerciements de la famille. En dehors de Caroggia, de l’oligarchie et des colonies, subsiste une autre tradition qui consiste à, lorsque l’on brûle la bûche, à l’inviter à “chier” (littéralement, aucun autre terme plus poli ou élégant n’est utilisé) en lui donnant des coups de bâtons et en chantant. Cette tradition très populaire est supposée apporter la chance et la prospérité à la famille. Dans certaines familles, une tradition supplémentaire est de déposer des fruits ou friandises à l’arrière de la bûche à destination des enfants.
  • Torrents d'Indubal : grande compétition d'avirons et de barque consistant en course au sein d'un dédale de rondins flottants dans la baie du port d'Indubal. Elle a lieu en juillet.

Loisirs

Les loisirs les plus courants au sein de la République se divisent globalement entre ceux des élites et ceux de la population bien que ceux-ci partagent des thèmes communs.

Le théâtre est particulièrement apprécié par les caroggians et c'est un secteur très développé où on peut retrouver de nombreux thèmes avec des variantes plus simples à destination des foules. Satire, comédie, opérette, drame, tragédie et divers autres sont autant de genres courants. Ils se jouent autant de façon sobre et sérieuse qu'extravagante et exagérée. Les spectacles de chant et de danse sont aussi appréciés mais dans une moindre mesure. Les spectacles osés ou moins traditionnels sont généralement nommés comme « qadjarideries » et sont plus controversées.
La littérature est également populaire au sein de l'élite, notamment avec des fictions romantiques. Cependant, on retrouve au sein de la population la pratique de conteurs ou de lecteurs publics qui font profiter les analphabètes ou pauvres de ce loisir.

Les festivités sont toujours très appréciées dans une société caroggianne où l'élite est véritablement obsédée par les mondanités. Bals, réceptions et banquets existent autant dans des formes élitistes que publics et populaires pour les gens modestes. La classe moyenne tend d'ailleurs à en organiser pour tenter de glaner du prestige social.
De plus, les caroggians, riche comme pauvre, apprécient beaucoup se réunir chez eux ou dans des salons de thé et tavernes pour causer et bavarder. La société caroggianne est ainsi extrêmement bavarde. Tavernes, salons de thé et salons privés sont aussi l'occasion pour des amuseurs de divertir les gens contre une rémunération (auprès des plus riches) ou l'espoir de se voir offrir au moins à boire ou à manger (auprès des plus pauvres). Il s'agit autant de conteurs, musiciens et artistes en tout genre qui exposent leurs créations et talents. Lorsqu'il s'agit d'exposition, les élites et la classe moyenne peuvent aussi y acheter certaines oeuvres.

Le sport est très apprécié et varié. De nombreux sports physiques sont pratiqués mais aussi compétitifs comme la lutte (telonne ou vellabriaise. Les jeux de balle sont également chose courante de même que la nage (rares sont les habitants de la république - en dehors des uuroggians) à ignorer comment nager). A Tenence, ses environs et dans le sud de la Dione, on pratique beaucoup le cheval et les courses de cheval sont de grands événements locaux. Il existe cependant un sport populaire entre tous sur les côtes et pour lesquels les villes intérieures aménagent souvent leurs lacs et rivières pour rendre la chose possible : la course d'aviron ou sa variante en barque individuelle. Ce sport est suivi avec assiduité et est considéré comme le sport national caroggian. Il existe de nombreux champions individuels ou équipes généralement chaperonnées par des oligarques ou diverses institutions (certains monastères entretiennent eux-mêmes parfois une équipe). Les champions deviennent de petites célébrités locales. La pratique s'est élargie aux colonies caroggiannes. De grandes compétitions sont parfois organisées.

Un loisir très pratiqué sur la côte ou dans les villages possédant lacs ou rivières est la pêche pour le plaisir, tout particulièrement auprès des plus âgés. Ainsi, les villes possèdent souvent de petits cercle de pêche qui s'adonnent à des compétitions parfois très prestigieuse. A Caroggia, le cercle du Poisson d'Or est un cercle très privé, fermé et religieux. Sur la côte, certains louent parfois un navire pour mener une pêche en mer pour le plaisir. Ces activités sont généralement suivis d'un repas où l'on consomme les prises et où l'on raille amicalement ceux qui n'ont rien pris (et qui sont généralement invités à payer les boissons). Une autre tradition est le repas des bredouilles lorsque rien n'a été pris.

Vêtements

Habits de l'aristocratie

Les tenues caroggiannes des élites sont généralement des vêtements qui se caractérisent par leur sobriété. Elles évitent l'étalage de couleurs et se content d'un mélange sobre d'une ou deux couleurs complémentaires. Le noir et le blanc sont particulièrement populaires. Les fioritures sont généralement de couleur argent plutôt que l'or, généralement jugé vulgaire. Porter des tenues rompant avec cette sobriété est généralement la marque des originaux et des personnalités scandaleuses qui n'ont que faire des traditions. Cependant, s'afficher comme tel est dangereux à cause des commérages caroggians.
Les hommes portent généralement des chemises de couleur neutre avec gilets ou vestes et pantalons ou braies serrées. Les femmes, quant à elle, portent généralement des robes travaillées mais le plus souvent sobre et chaste sans trop de fioritures.

L'une des façons qu'ont les caroggians de démontrer leur statut social est de porter des vêtements dans lesquels ont été découpées de petites formes décoratives dans le tissu. Le tissu n'étant dés lors plus réutilisables, les élites montrent ainsi qu'elles peuvent se payer du tissu en quantité.

Au niveau textile, les élites ont généralement recours au bon lin et aux meilleures qualités du coton, de la laine, du cuir et du chanvre. La soie constitue cependant le comble du chic mais son prix exhorbitant fait que seul les plus riches peuvent en porter de façon courante.
La bijouterie caroggianne est très variée mais tend à favoriser les bracelts et boucls d'oreille en argent pur.

Habits de la populace

Plus que pour les autres peuples, la pauvreté du peuple caroggian se ressent dans ses vêtements et ainsi, il est d’usage qu’un habit serve à la fois pour le travail et la vie en général. De manière générale, les tenues sont larges, bouffantes, généralement peu adaptées à la physionomie de ceux qui les portent, et il est fréquent pour les femmes de porter pantalon et chemise. Il est cependant à noter que les colonies empruntent énormément dans les régions où elles se trouvent.
Le caroggian moyen ne s'habille pas richement et ne portent que rarement des tenues trop chaudes en raison du climat de la Vellabria

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Spécialités culinaires et artisanales

La cuisine caroggianne est très reconnaissable: préférence pour la volaille et le poisson, cuisine à l’huile d’olive, abondante utilisation des agrumes et miel remplaçant le sucre. En matière de boisson, les caroggians sont d’avides consommateurs d’hydromels qui constitue la boisson alcoolisée de base avec le vin.
Telle est la gastronomie comme la connaisse les habitants des latifundios et de l’Oligarchie

Le système économique caroggian fait que la nourriture est coûteuse et que la population pauvre dans les villes n’a pas accès aux produits agricoles et aux viandes des latifundios. Les céréales importées de la Grande Huratelon remplace légumes et céréales locales et sur la côte, le poisson remplace la viande.

Pour la gastronomie des colonies, très différentes de celle de la république, voir pages d’Iona, Indubal et Uuroggia. Caroggia possède également quelques spécialités typiques.

Boissons

  • Hydromiel : hydromel très en vogue dans la Vellabria et fort apprécié des caroggians. Il est très abordable. Il est produit dans des hydromelleries appartenant à la famille Amarrès.
  • Lait au miel : recette typique de Caroggia . Lait sucré par l'utilisation d'un miel chaud. Il se sert souvent avec un dessin en miel frais réalisé à la surface de la boisson et dans un petit verre. C’est une boisson appréciée lors des discussions sérieuses où l’ivresse n’est que peu appréciée
  • Liqueurs de fruit: les liqueurs sont une spécialité de Delari. Ces alcools forts sont particulièrement recherchés et existent en de nombreuses variétés. Elles ne s’exportent par contre que relativement peu et ne se boivent pas à Caroggia où elles sont associés aux gens de basse extraction.
  • Liqueur d’olive : liqueur très populaire produite à base d’olives.
  • Sirops: la Vellabria est connue pour ses excellents sirops à base de fruits dont une bonne quantité sont préparés avec du miel.
  • Thé et thé épicé : le thé est une boisson très appréciée à Caroggia et se boit généralement agrémentée de miel et se sert également avec des mélanges de vin ou d’alcools. Les vellabriais, eux, aiment beaucoup les mélanges de thé destinés à créer des boissons plus savoureuses ou plus sophistiquées.
  • Vin de miel: le vin de miel est un vin blanc épicé qui se prépare traditionnellement chez soi mais des formes plus nobles de ce vin épicé sont aussi préparées pour être vendues aux plus aisés.
  • Vin au miel: À la base âpre mais plein de goût, ce vin, mélangé à du miel, devient frais et doux. Boisson favorite des vieux marchands, en général on ne boit pas ce vin avant d’avoir en sa possession une certaine fortune personnelle. Il parait que cela viendrait d’un riche marchand qui une fois avait acheté toutes les réserves de vin au miel pour en avoir l’exclusivité et ne pouvoir le servir qu’à ses invités. Le peu qu’il restait dans les caves des éthylistes se vendait à prix d’or, en attendant la saison suivante. Au final tout s’est arrangé, le riche marchand a été arrêté pour ivresse sur voie publique et le stock a été saisi et redistribué aux différents éthylistes de Caroggia. Le vin est depuis confectionné à Caroggia même, par de talentueux éthylistes qui mélange la douceur du miel à la saveur d’un bon vin.

Plats

Un plat de Hareng doré aux épices avec son filet de miel servi comme le veut la tradition Varroise
  • Bouillie de céréales : principal plat de l’alimentation quotidienne du caroggian modeste ou pauvre dans les villes. Les céréales varient en fonction des importations et peuvent être épicées de diverses façons.
  • Calamar caroggian : ragoût de calamar cuit dans son encre avec quelques légumes (tomate et oignons) pour sauce.
  • Calestofat : le calestofat est une délicatesse caroggianne au goût très fort et auquel le palais doit se former. Rares sont ceux à aimer le calestofat dés la première dégustation. La préparation consiste à couper la chair en petits morceaux du produit de la mer choisi (mollusque, calamar ou certains poissons) et à les servir dans une sauce marron et visqueuse produite en salant et laissant fermenter les viscères de l'animal choisi. Les viscères crus sont hachés et mélangés avec un dixième de son poids en sel et un tiers de son poids en orge, puis la préparation est enfermée dans un récipient (généralement en verre de Tenence) et fermente pendant une période pouvant aller jusqu'à un mois.
  • Filet de morue au jus de raisin: plat de fête très apprécié de l’oligarchie. Se mange avec un vin blanc.
  • Porc caramélisé au miel et aux noix: met assez fin et difficile à réaliser. Assez répandu en Medeva.
  • Hareng doré aux épices avec son filet de miel: plat typique de Varr.
  • Papillote de perche aux légumes thermidoriens : préparation se faisant avec de la perche, des tomates et courgettes, du miel et des épices.
  • Saumon aux petits légumes et vin rouge : saumon préparé aux petits légumes vellabriais (tomates et courgettes) épicé avec des herbes aromatiques, du miel et du vin rouge. Le bon goût veut généralement que le vin soit hura ou albunois.
  • Soupe de crustacés : plat bon marché et vendu à la sauvette dans les villes côtières de Vellabria, tout particulièrement à Caroggia et Garildi.
  • Viandes citronnées : lorsque la viande se prépare à Caroggia, il est presque impensable de la préparer seule. Elle se cuit à l’huile d’olive et s’assaisonne au citron. Cela se fait aussi dans le reste de la république mais moins systématiquement.
  • Volaille grillée au citron: plat typique dans la Jauja et surtout à Delari.

Produits

  • Miel: le miel vellabriais est réputé être l’un des meilleurs du monde. Peu cher, il remplace les autres formes de sucre dans cette partie du monde. De nombreuses confiseries et friandises sont préparées à partir de ce miel.
  • Fruits: la Vellabria est une région où l’on cultive énormément de fruits qui sont peu cultivés dans le reste du monde. Ils sont un aliment très apprécié, surtout dans la Grande Huratelon où ils sont la condition d’un repas huppé.
  • Fruits confits: le fruit confits est une délicatesse, souvent préparée au miel, extrêmement appréciée dans toute la Vellabria.
  • Olives et huile d’olives : la puerta del terra à Caroggia comprend plusieurs pressoirs d’olives cultivées sur la côte de Caroggia, très propice à cette culture. Non tenue par des latifundios, la culture de l’olive caroggianne est très fortement pratiqué et constitue l’un des rares produits du sol vellabriais à se vendre à un prix modique. Quant à l’huile d’olive, elle est la base de la cuisine caroggianne.

Savoirs

Education

Pour des informations plus détaillées, consultez la page généraliste de l'éducation.

La République ne dispose pas de système d'enseignement public. Cependant, dans les grandes villes, l'oligarchie a établi un réseau d'écoles privées qui enseignent toutes les bases requises pour évoluer dans la société caroggianne. Certaines familles de la classe moyenne travaillant pour des oligarques parviennent parfois à y placer leurs enfants même si ceux-ci se font souvent harceler à cause de leur « pauvreté ». Ces écoles privées existent également à un niveau plus élevés qui leur permet. Il existe également de petites écoles privées davantage destinées à la haute classe moyenne, aux aristocrates et aux oligarques manquant de moyens. Elles sont cependant nettement moins prestigieuses.

En marge de ce système, les caroggians pratiquent parfois l'éducation à la capitaline en achetant un esclave précepteur ou en engageant un érudit (souvent un adaarion) qui leur offrira des leçons. C'est le modèle favorisé par les latifundiers.

Les couches les plus humbles de la société et les non-caroggians doivent se contenter de peu. En dehors de l'enseignement charitable fourni par le Monastère adaarion, on ne trouve guère de lieux d’enseignement accessibles aux petits revenus. La bonne santé des institutions religieuses dans la région permet cependant d’assurer un niveau d’éducation honnête pour une bonne partie de la population à Caroggia et dans les grandes villes riches. Les villages isolés, eux, sont très mal alphabétisés.
Dans les colonies caroggianes éloignées, ces facilités n’existent pas (hormis le Collège colonial d’Uuroggia). Le niveau d’alphabétisation y est très faible et la seule éducation est généralement fournie par la famille, un précepteur esclave ou libre ou par de charitables moines.

Sciences

La République n'abrite pas une communauté érudite aussi large que la Nation adaarionne mais n'a pas à rougir pour autant. Caroggia dispose ainsi d'une petite communauté de lettrés issus des écoles privées caroggiannes. En outre, la richesse des élites républicaines leur permettent généralement d'accéder aisément aux productions de savoir étrangers et d'en importer les fruits. Ainsi, si une découverte est faite, elle sera souvent rapidement importée au sein de la République, notamment dans le domaine de la médecine.

La République excelle elle-même dans certains domaines. Ses cartographes tutoient leurs collègues adaarions. La science caroggianne en matière de navigation et de construction navale et leurs écoles sont reconnue comme les meilleures du monde, dépassant celle du Royaume Central. L'optique et la fabrication de matériel d'observation est également un secteur en expansion même si il reste inférieur à celui des adaarions. Les caroggians ne sont pas non plus en reste quant à l’utilisation des ressources de la mer et maîtrisent notamment la pisciculture.
Les caroggians excellent également dans le domaine des mathématiques, de la comptabilité et de la finance qui étonnent par leur avancement et efficacité depuis le milieu du quatrième siècle grâce à la célèbre Maelis Dirathras. Sans cela, les banques caroggiannes n'auraient probablement pas réussis à s'établir comme elles l'ont fait.

Diplomatie

La République marchande de Caroggia applique traditionnellement une politique neutre et tente d'éviter le conflit autant que possible.

  • Canatan : la république est relativement indifférente envers le petit pays et tendent à même ignorer son existence.
  • Diaspora qadjaride : les qadjarides constituent la grande exception à la tolérance caroggiane. Ils n’aiment pas les qadjarides, pas pour un sou. Ceux-ci sont constamment l’objet de discriminations, remarques déplacées et parfois même d'actes violents souvent sous l'emprise de la boisson. Les qadjarides présents dans la région sont d’ailleurs parqués dans des lieux bien gardés à la façon des ostats de la Grande Huratelon.
  • État libre de Mesigios : La République reste neutre par rapport à l'indépendance de la région voisine de Medeva qui tente de s'établir en État libre de Mesigios. Les Caroggians tendent cependant à collaborer avec les autorités du jeune état et la préture d'Indubal a notamment passé des accords avec celui-ci.
  • Etats provinciaux : la république tend à considérer les provinciaux avec une certaine méfiance en raison de leur relation complexe avec le Royaume Central. Ils tendent cependant à considérer que les habitants de la Dione et de Medeva devraient faire partie de la République et n'ont que faire de leurs traditions locales qu'ils considèrent comme arriérées.
  • Grande Huratelon : les deux pays entretiennent de bonnes relations et sont des partenaires commerciaux enthousiastes. Cette relation s'illustre par un terme : la Granamistat.
  • Lig Ocolide : les caroggians ont véritablement construit une haine de Lig Ocolide à cause des écumeurs qui occupent un rôle de monstre de service dans leur culture. Dans les faits cependant, divers caroggians font parfois affaires avec des ocolidiens au travers de la contrebande ocolidienne mais de façon secrète et tabou.
  • Monastère adaarion : le Monastère jouit d'une grande influence au sein de la république et les élites traditionnalistes tendent à cultiver les faveurs de celui-ci. Depuis le concordat de Roskilde, la tolérance religieuse du Monastère a également beaucoup plus auprès des caroggians. Les Caroggians apprécient la relative liberté religieuse qui leur est offerte et la cultivent. Certains penseurs libertaires caroggians du Libre-arbitrage attaquent parfois ouvertement le Monastère, causant alors des frictions.
  • Nation adaarionne : les deux pays entretiennent des relations amicales et collaborent souvent. Les adaarions jouissent d'une bonne réputation au sein de la république et traitent d'égal à égal avec les caroggians.
  • Ordre Phalangiste : la république reconnaît l'Ordre phalangiste mais n'a jusqu'ici pas autorisé l'établissement d'abbayes. Les relations sont cependant excellentes en raison de la mode du phalangisme et de la bon image de cette religion au sein de la république même si elle reste très minoritaire.
  • Principauté de la Ribada : la République tend à entretenir d'excellentes relations avec la Principauté et Lampekastro jouit d'une bonne réputation parmi les Caroggians. Cette relation s'est cependant compliquée depuis l'union entre la principauté et l'État libre de Mesigios.
  • Outre-Frontera : peu de choses sont connues à propos de l'Outre-Frontera mais pour les caroggians, c'est un lieu de barbarie constituant une menace permanente. Lorsque l'on mentionne le fait qu'il est établi historiquement que les ancêtres caminarides des caroggians sont issus d'Outre-Frontera, les caroggians tendent à se considérer comme une exception qui confirme la règle.
  • Royaume Central : les relations entre les deux pays sont complexes. Ils entretiennent une neutralité mutuelle mais autorisent les relations commerciales, le voyage, l'émigration et protègent mutuellement leurs citoyens. Cependant, le royaume est perçu comme un rival par beaucoup tandis que d'autres sont favorables à une relation pacifiée. Cependant, la république est dépendante du Royaume dont elle domine le commerce et les finances. Sans le royaume, sa prospérité serait sévérement compromise. Ils collaborent actuellement contre l'activité des écumeurs ocolidiens.
  • Royaume d’Eyjarfolk : les Caroggians s’intéressent relativement peu à la question des Eyjarskas. Cependant, les amateurs de politique, les marins (militaires ou marchands) et les Uuroggians voient les Eyjarskas comme des adversaires et des rivaux. La défaite contre les Eyjarskas lors de la guerre des mers gelées est un sujet particulièrement tabou.
  • Tribus vaahvas : la république est relativement indifférente sur la question des nordiques en dehors de la question d'Uuroggia. Au sein de la colonie, il existe une forte division entre ceux qui sont fascinés par la culture vaahva et ceux qui n'ont que faire des nordiques. Dans les faits, la république est le principal partenaire commercial arbitré des tribus.

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Esperiens originaires de la République marchande de Caroggia

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Trivia

  • A l'origine, la Vellabria, la République marchande de Caroggia et Caroggia partageaient tous le même nom "Caroggia". Ceci fut changer pour diminuer la confusion. Huratelon eut le même problème.