Funérailles

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Les funérailles sont un ensemble de rites et traditions concernant la dépouille des défunts. Cette page ne traite pas de ce qui arrive après la mort sur le plan religieux.

Types de funérailles

Funérailles monachistes

Lors de la mort, l’âme d’un défunt quitte son corps et rejoint Arbitrio afin d’être soumis au Jugement des âmes. Le corps du défunt, vidé de son essence intellectuelle et spirituelle, ne représente plus qu'une enveloppe charnelle aux yeux des croyants monachistes. Tout ce qui faisait l'individu de son vivant se retrouve dans son âme qui l’a quitté, n'empêchant cependant point aux moines de porter un dernier respect à la dépouille pour avoir été un réceptacle de l’âme sacrée. Selon l'adage, "Les morts n'ont que des frères", les morts font partie du tout qui forme la communauté d'Arbitrio.

Préparation de la dépouille

Le corps du défunt est lavé et vêtu. Si la personne a subi une mort violente et que la famille dispose de certains moyens, il est possible de dissimuler ses blessures avec des techniques de maquillage et d’applications de masques d’argile. Dans le cas où le visage a été fortement affecté, un masque mortuaire peut être réalisé (parfois même de son vivant).
Un cercueil est réalisé pour contenir la dépouille. Il est généralement composé de simples planches de bois mais il est courant pour les plus riches et puissants de se voir placer dans des cercueils plus travaillés.

Déroulement de la cérémonie

La cérémonie prend place dans la salle de prière du monastère, de la maison de charité, devant un pilier arbitré ou dans tout autre endroit relativement solennel si besoin est. La cérémonie est accomplie par un moine, voire l’apothi si le défunt était une importante personnalité.
La cérémonie est ouverte par le moine qui prononce la formule suivante dans la langue des proches du défunt: “Nous sommes réunis sous l’Oeil attentif d’Arbitrio pour accompagner (nom du défunt) jusqu’à son Jugement devant notre bien-aimé créateur.”. Le moine poursuit alors avec un éloge funèbre dans lequel il parle du défunt et de sa vie. Il prononce ensuite une courte prière et cède la parole à différents membres de l’assistance souhaitant lui rendre hommage. Des chants et des prières ponctuent également la cérémonie. Une fois les hommages achevés, les membres de l’assistance se joignent par les mains tandis que le moine prononce la formule suivante: “Ce soir, l'esprit de notre frère/soeur va rejoindre Arbitrio et se présenter devant le divin Tribunal des âmes où Il le jugera dans sa magnanime justice, parfaite et pure. Frères et soeurs, prions. Prions en témoignage de notre gratitude et de notre amour. Qu'Arbitrio observe notre plaidoyer !”. Le moine se penche alors sur le cercueil (ou le visage du défunt si le cercueil est ouvert) et prononce en chuchotant la formule suivante: “[Nom du défunt], Que ton âme repose en paix pour toujours, la joie, l'amour et le repos.”.
L’assemblée s’organise alors en cortège funèbre jusqu’au cimetière où le défunt est inhumé.

A l’issue de la cérémonie, un objet appelé “preuve” ou “Todist” est déposé dans le mausolée ou sur la tombe. L’objet en question est un souvenir ou un symbole de la vie du défunt. Il peut être déposé tel quel ou placé dans un contenant (urne, coffret, réceptable de pierre taillée et scellé) et scellé. Il contient souvent des éléments de l’autel familial du défunt.

Sépulture

L’inhumation peut avoir lieu dans deux types d’endroit: le mausolée ou le cimetière.
Un mausolée est une bâtisse de taille et d’architecture variable. Il se situe généralement près d’un monastère ou au sein même d’un cimetière mais des mausolées isolés ou dans des lieux particuliers sont parfois conçus comme des ouvrages plus monumentaux pour certaines grandes personnalités. La plus grande marque de respect possible est de placer un mausolée sur un lieu élevé. Un mausolée est généralement familial ou lié à une fonction particulière. Le mausolée se compose ainsi d’une structure de surface et de chambres funéraires souterraines où se trouvent des caveaux. L’accès à ces chambres est généralement limités.
Un cimetière est un terrain à ciel ouvert généralement fermé par une haie, une grille ou un mur et installé le plus souvent près du monastère, de la maison de charité ou d’un pilier arbitré mais pas nécessairement. Des parcelles sont allouées à chaque défunt et surmontée d’un quelconque signe indiquant l’identité du défunt. Certaines tombes peuvent être en pierre et très décorées. Ils constituent la norme, tout particulièrement dans les territoires moins riches comme la campagne.

Deuil

Le monachisme comprend des traditions d’aide à l’égard de la famille survivante du défunt.

Funérailles phalangistes

Lors de la mort, l’âme d’un défunt quitte son corps et rejoint Arbitrio afin d’être soumis au Jugement des âmes. Le corps revêt toutefois une importance bien plus forte que chez les monachistes. L’humanité ayant été formée à partir du coeur d’Arbitrio, un corps demeure sacré en lui-même.

Préparation de la dépouille

La préparation de la dépouille est d’une importance sacrée au sein du phalangisme. Le corps doit être entièrement lavé et purgé de ses déjections. Le corps est embaumé avec des techniques variant selon les lieux et embaumeurs.
Le corps est ensuite apprêté pour la cérémonie. Il est coiffé et rasé. Selon les traditions locales et les interprétations religieuses, le corps peut être vêtu d’une tenue normale, vêtu d’une toge de tissu blanc, en pagne ou encore nu. Un masque mortuaire est parfois ajouté pour les individus défigurés ou pour des raisons esthétiques et de plus ou moins grande richesse et qualité. Les masques mortuaires sont généralement en terre cuite mais sont parfois dans d’autres matériaux.

Déroulement de la cérémonie

La cérémonie prend place directement à proximité du Navrat ou en son sein si il est assez grand. Un chapiteau noir carré et ouvert sur ses quatre faces est installée par les religieux. A chaque coin du chapiteau est placé une torche traitée de façon à produire de la fumée, symbolisant ainsi le départ de l’âme. Si le défunt était un individu important, les praes montent la garde durant la cérémonie. La cérémonie est dirigée par un moine ou l’abbus dans les funérailles d’importance.
Les proches du défunt peuvent se rendre auprès de la dépouille et lui rendre hommage de la façon qu’ils souhaitent. Devant la tente, le moine réalise un sermon funéraire en s’appuyant sur les Scripturas (dont la Prima Manu et la seconde partie de celle-ci traitant de la mort et de l’âme), proclamant les vertus du défunt et incitant l’assistance à être vertueux. A l’issue du sermon, le moine rappelle la souffrance d’Arbitrio, la façon dont Arbitrio s’est meurtri pour créer l’Humanité et tenter de la sauver. Une prière commune est ensuite réalisée afin de Lui apporter “soulas”.
Une fois la prière accomplie, la dépouille est prise et amenée dans le Navrat où elle est inhumée.

Dans le cas des funérailles de personnes très pauvres, inconnue ou n’ayant pas de famille ou de proches, le chapiteau n’est pas monté, tout se déroulant en plein air, et l’on se contente de faire brûler une bougie ou une torche devant le défunt. Le sermon est abrégé et seule la prière est prononcée.

Sépulture

L’inhumation se fait dans une fosse creusée au sein d’un terrain spécifique, le Navrat. Les traditions varient cependant entre la Grande Huratelon et les croyants phalangistes en dehors de celle-ci.
Au sein de la Grande Huratelon, l’enterrement se fait dans un large terrain sacré entièrement dédié à l’inhumation de ce type. Le terrain tout entier est appelé Navrat et est généralement situé près de l’abbaye ou de la commanderie. Sa protection, son entretien et le maintien d’une forme de cadastre des inhumations sont autant de tâches effectuées traditionnellement par les moines et praes. Une même localité peut toutefois contenir plusieurs Navrats, parfois conçus lorsque les précédents sont plein, parfois pour des raisons de statut social. Des Navrats familiaux ou liés à une fonction particulière sont parfois conçus.
Au sein des autres territoires, le Navrat désigne soit un terrain faisant partie d’un cimetière, soit un Navrat “à l’hura”, soit une parcelle similaire aux parcelles monachistes au sein d’un cimetière. Une localité dispose généralement de l’un ou l’autre de ces Navrat en fonction de la proportion locale de croyants phalangistes ou monachistes.
Dans tous les cas, un Navrat doit être délimité. Les plus simples sont délimités par des bâtons plantés dans le sol ou des pierre mais certains ont des délimitations plus raffinés comme des clôtures, des colonnades, des haies, des grilles, etc. Certains Navrats, généralement destinés à des groupes particuliers, sont même entièrement couverts par un bâtiment.

Funérailles iconodoules

Lors de la mort, l’âme d’un défunt quitte son corps et rejoint Arbitrio afin d’être soumis au Jugement des âmes. Les funérailles iconodoules sont relativement variées à cause des différentes influences mais sont considérées comme une obligation cardinale des croyants du culte des images.

Préparation de la dépouille

Le corps est traditionnellement lavé et revêtu de ses meilleurs vêtements. Il est ensuite placé dans un cercueil avec sa mageneta principale et éventuellement d’autres qui ne seraient pas transmises à ses enfants ou à d’autres.

Déroulement de la cérémonie

La cérémonie iconodoule se déroule généralement directement au lieu du dernier voyage du corps mais il arrive qu’une veillée funèbre soit organisée, généralement au domicile du défunt.

Au cours de la cérémonie, ses proches et autres personnes se rassemblent. Une mageneta de Mone est exposée tandis qu’une personne crie “Crège” en jetant une pièce de monnaie au loin. Une personne raconte alors la vie du défunt. Après lui, quelques personnes peuvent adresser des messages à Mone pour qu’il les dise à Arbitrio lors du Jugement du défunt. Le discours funèbre terminé, la mageneta est placée dans le cercueil et le bûcher funéraire a lieu.

Sépulture

Le culte iconodoule prévoit qu’une personne doit être généralement brûlée pour qu’Agada puisse guider le défunt au travers de ses cendres jusqu’au Jugement des âmes. De manière plus pratique, cela garantit que le sol de l’archipel ne soit pas saturé par les morts et les maladies. A cela plusieurs méthodes : la réalisation d’un bûcher funéraire directement sur une plage ou à défaut dans une zone dégagée et bien venté. Dans le cas des marins, il est toléré, mais mal vu, qu’un défunt soit donné à l’océan dans le cas d’un voyage en haute mer ou à l’étranger. Sinon il est recommandé de rapatrier les défunts vers une des îles de l’archipel ocolidien afin qu’ils reçoivent une sépulture convenable. Dans le cas des disparus (naufrage sans avoir retrouvé de corps par exemple) il est possible de demander à une artisan iconodoule de créer une représentation du disparu considéré comme décédé afin de pouvoir tout de même réaliser une cérémonie funéraire.

Funérailles qadjarides

Les funérailles qadjarides sont appelées le “Baro Yag”. Il marque la Transition d’un Souffle de l’Erta vers le Dhanestan. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, cette cérémonie est joyeuse bien que l'on puisse être attristé par la mort du qadjaride. En effet, on fête le fait que le Souffle s’en est allé rejoindre les Ancêtres pour en devenir un lui-même, ce qui est une bonne chose. Le qadjaride ne meurt donc pas complètement et continuera pendant un temps à veiller sur les qadjarides avant de poursuivre son cycle et se réincarner dans d’autres mondes.

Préparation de la dépouille

Il est traditionnel de laver et revêtir le défunt de vêtements propres. Un embaumement plus complet ou spécifique est parfois réalisé en fonction des coutumes du lieu où se trouvent le clan réalisant les funérailles et d’autres circonstances particulières.

Déroulement de la cérémonie

Lors de la cérémonie, un bûcher est érigé et le lieu entouré de fanions votifs. On favorisera généralement un moment où le vent est levé. Le corps du défunt est placé sur celui-ci. Il est ensuite entouré par ses phrals qui, tour à tour, évoqueront un souvenir qu’ils ont vécu avec le défunt, un souvenir marquant, ou une simple anecdote. À la fin de cette commémoration, un des phrals met le feu au bûcher, libérant ainsi le Souffle de l’enveloppe charnelle pour qu’il puisse rejoindre le Dhanestan.

Sépulture

Il n’existe pas de sépulture.

Funérailles du culte des sept mers

Préparation de la dépouille

Le défunt est installé dans une structure en bois qui peut prendre deux formes : une embarcation qui sera poussée à la mer après y avoir mis feu, ou un bûcher en forme d'embarcation pour les tribus éloignée de la mer.

Déroulement de la cérémonie

Cet événement n'est pas triste pour les proches du défunt qui savent que celui-ci a été un bon vaahva et qu'il va donc rejoindre la Déesse de la mort : Svartsjö. Les croyants pensent que le défunt s'envole avec ses cendres, via la fumée, pour rejoindre Svartsjö et ses eaux. Cela expliquerait deux phénomènes : la couleur sombre de cette mer et la brume, ou fumée, qui flotte à sa surface.
Il est de coutume de tenir une cérémonie funéraire pour le défunt, ou l'ensemble des défunts en temps de guerre. Chacun doit alors lever son verre à son tour et raconter un souvenir partagé avec le disparu.

Cas particuliers

  • En mer, toutes les traditions adaptent le rite pour jeter le défunt à la mer pour éviter la maladie ou, dans le cas des traditions avec bûchers, de risquer un incendie.
  • Au cours d’une guerre ou d’une épidémie, les rites sont généralement soit allégés, soit remplacés par des fosses communes ou des bûchers expéditifs.

Traditions spécifiques

Ces listes ne sont pas exhaustives.

Traditions nationales

  • Canatan: il est courant d’ajouter une couronne d’œillets canatanais au Todïst.
  • Grande Huratelon: la cérémonie est décorée d’arrangements floraux en l’honneur du défunt. Leur importance varie en fonction du statut du défunt et de sa richesse.
  • Nation adaarionne: les pratiques entourant le Deuil, bien que faisant partie du monachisme, sont tout particulièrement suivies parmi les adaarions.
  • Royaume d’Eyjarfolk : les Eyjarskas pratiquent une forme de tradition dans laquelle les mourants sont amenés à un endroit de manière à ce que lors de leur mort, leur âme reste partiellement présente à cet endroit. C’est l’Adaarstyrkur.

Traditions régionales

  • Aon: les chiens étant courant comme animal de compagnie, ils accompagnent la dépouille et veille sur elle tout au long du rite. Il arrive que certains animaux le fassent naturellement après quelques indications mais souvent, un proche ou un esclave doit rester près du chien pour qu’il se tienne.
  • Dione: il est traditionnel de verser un peu d’eau sur le visage du défunt avant son inhumation ou son bûcher funéraire.
  • Gyllendal: il est de tradition de planter des Immortelles communes dans les Navrats.
  • Medeva: inspirée des traditions chorikaves du Baro Yag, les medevans font brûler des bougies (souvent parfumées) lors de l’inhumation du défunt pour accompagner son âme.
  • Vellabria: la cérémonie funéraire est toujours précédée d’une journée et d’une nuit de veillée funèbre au cours de laquelle des chants sont psalmodiés.

Traditions locales (villes et villages)

  • Vanhaovi: les vanhaoviens monachistes ont pour tradition de tisser un écrin pour le Todist avec des fleurs et plantes, souvent en suivant les règles du Langage des fleurs.

Autres cas spécifiques

  • Asentanis: les asentanis ont pour tradition de faire ce que l’on appelle le “Don au Passeur”, une forme d’offrande funéraire mais qui est souvent faite à un monastère, considéré comme maison des serviteurs du Passeur. D’autres se contentent de jeter l’offrande funéraire dans les eaux, un ravin ou un feu en invoquant le Passeur.
  • Chorikaves: les chorikaves pratiquent ce qu’ils appellent le “cycle du corps”. Cette tradition consiste à récupérer les cendres d’un Baro Yag et de les utiliser comme engrais d’une pousse d’arbre, supposé être ainsi plus fort. D’une manière plus générale, les chorikaves considèrent que le corps et toute choses matérielles font aussi partie d’un cycle intérieur au monde d’Erta.
  • Grajamaites: les grajamaites ont une pratique funéraire que l’on appelle le Maimor. Cette coutume consiste à se tracer un cercle sommaire sur le front avec les cendres du Baro Yag en signe que le défunt ne sera pas oublié. Certains vont plus loin en considérant qu’un tel acte permet de faciliter les interventions de l’Ancêtre défunt qui peut plus facilement naviguer.
  • Honarmides: les honarmides pratiquent ce qu’ils appellent le “Chemin du passé”. Cette tradition consiste à disperser les cendres funéraires dans un cours d’eau.

Superstitions

Ces listes ne sont pas exhaustives.

Superstitions religieuses

  • Culte des images: l’obligation de ne jamais laisser une personne sans sépulture est soutenue par l’idée que toute personne qui a rompu volontairement à cette obligation (notamment les meurtriers mais pas seulement) sont poursuivies inlassablement par Limu qui, un jour, les enterrera vivant comme punition. Une autre superstition veut que Tierne enterre les morts qui ont ainsi été abandonnés. Ces deux magenetas sont centrales dans la relation des croyants iconodoules avec les morts.
  • Traditions religieuses eyjarskas : les Eyjarskas considèrent qu’à la mort, l’âme du défunt laisse une trace derrière elle, le Leifersal. Ce Leifersal peut avoir un effet bénéfique ou néfaste.

Superstitions nationales

  • République marchande de Caroggia: Lors d’un enterrement, si une personne s’endort, la superstition veut qu’un proche de cette personne mourra dans l’année. On peut considérer conjurer le sort en réveillant l’indélicat avec de l’eau froide.

Superstitions régionales

Superstitions locales (villes et villages)

Autres cas spécifiques

Statut des dépouilles

Entretien des sépultures

L’entretien des sépultures, dans les cultures où elles existent, est traditionnellement confié contre rémunération à un responsable local, soit pour le compte des institutions religieuses, soit des autorités, soit sous le parrainage d’une quelconque entité volontaire ou encore à un ou des esclaves. Ces personnes participent généralement à la réalisation des funérailles en prenant en charge l’aspect fonctionnel et artisanale, laissant le rite et les traditions à qui de droit. Les familles des défunts, surtout à la campagne, viennent parfois donner un coup de main.

Hommage

Il est courant pour tous les proches des défunts de chercher à leur rendre hommage auprès de leur sépulture. Les cultures et religions ne pratiquant pas l’inhumation voient parfois certains endeuillés revenir sur le lieu du bûcher afin de s’y recueillir mais les hommages ont généralement lieu par d’autres types de rites ou de traditions.

Au sein du monachisme, l’hommage aux défunts enterrés est très courant et encouragé. Les proches peuvent ainsi se rendre librement dans le cimetière ou le mausolée pour s’y recueillir et prier ainsi qu’entretenir la sépulture et y déposer des fleurs ou d’autres signes d’hommage. Le Todist tout particulièrement doit être entretenu. Le monachisme compte également d’autres rites d’hommage en dehors du cimetière comme le populaire rite de Juhla.

Au sein du phalangisme, la doctrine ne prévoit pas de rites spécifiques d’hommage et les Navrat ne sont pas supposés être des lieux de recueillement. Dans les faits toutefois, s’y rendre pour prier, méditer ou simplement se recueillir en souvenir des défunts est une pratique qui n’est pas rare même si elle gêne les moines les plus à cheval sur la doctrine. Il est cependant très admis de célébrer un mort avant un repas.

Pillage de tombe

Le pillage de tombe est considéré comme un acte abject par l’ensemble des religions et constitue un crime puni par les lois séculières. Il est cependant rare.

Le pillage de tombe concerne soit le cadavre en lui-même pour être revendu pour expérimentation scientifique ou pour des autopsies bien que certaines autres situations surviennent de façon exceptionnelle, soit les biens avec lequel le cadavre est enterré.
Le vol de cadavre est généralement considéré comme un crime très grave, tandis que le pillage de bien est un vol aggravé.

Autopsie

L’autopsie est une pratique réalisée par certaines personnes connaissant les rudiments de la médecine et de l’anatomie. Cependant, c’est une pratique peu répandue sauf pour les cas d’extrême importance. Les religieux voient généralement la chose d’un mauvais oeil et la plupart des gens apprécient peu qu’on touche aux cadavres. Elle ne constitue pas pour autant un crime.

Expérimentation scientifique

Certains érudits en matière de médecine, d’anatomie ou de biologie considèrent comme importante la pratique de la dissection afin de mieux comprendre l’anatomie humaine (ou, plus rarement, animale) et ainsi améliorer la connaissance scientifique et les possibilités de soin. Cette pratique n’est toutefois pas reconnue et est illégale dans la plupart des sociétés à quelques cas exceptionnels près.

Les dissecteurs sont donc forcés de s’en remettre à des pilleurs de tombe contre des sommes importantes et de pratiquer dans des lieux secrets et discrets. Certains soigneurs ont toutefois trouvé une alternative dans la médecine de guerre où ils ont plus de chance de passer inaperçu et où certaines blessures extrêmes peuvent offrir quantité d’informations sans risquer la fureur des proches d’un patient décédé.