Rajavartis

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Les rajavartis, ou rajavartiolaitos (littéralement “garde-frontière” en adaarion) sont une force armée de la nation adaarionne chargée de la défense de ses frontières nordiques. Ils utilisent l’holhooja comme emblème.

Histoire

Les rajavartis sont les héritiers des légionnaires de l’Empire Suuri bien que leur équipement a connu une évolution. Ces troupes ont survécu à la chute de l’Empire au sein de trois des états successeurs: le Tanontajat du Laaksot, le Kuuvernorat de Siniseima et la Principauté de Svarstak. Des légionnaires survivants s’y étaient rassemblés et avaient entretenus leurs traditions militaires.

Après l’unification adaarionne, les légionnaires de ces troupes ne furent pas établis en tant qu’armée permanente mais réorganisés en force de défense frontalière, principalement dans le nord. Les rajavartis furent également placés sous le commandement direct du Valtuusto de Golvandaar. Après l’établissement du protectorat de l’Empire Central, les rajavartis du sud furent dissous et devinrent principalement une force tournée vers les pillards vaahvas et plus tard zarègues.

Lors de l’installation des tribus vanhurskas dans l’Harigkullen, les rajavartis furent partiellement déplacés vers le sud. La force restante étant ainsi chargée de protéger les vanhurskas, de recruter et entraîner ceux parmi eux qui souhaiteraient les rejoindre mais aussi de surveiller ces populations.

Situation actuelle

Au cours de la Guerre des Marches, les rajavartis de l’ouest (ceux de la Kivie) dirigés depuis Keltorni par Lunitenkko Sinisi furent assaillis par des raids vaahvas d’une ampleur sans précédent. Leurs forts tombèrent successivement ce qui permit l’invasion et l’occupation de la Kivie par les Tribus vaahvas. Les rajavartis restants participèrent à la résistance locale avec les gardes montagnards et les adaarions engagés ainsi qu’à la libération de la Kivie aux côtés de la Légion Royale. Ils furent renforcés par des rajavartis venus de l’Alkupera et de la Maasydan.

Rôle

Les rajavartis constituent une force armée permanente chargée de protéger les frontières septentrionales de la Nation adaarionne. Pour ce faire, ils maintiennent un réseau de forteresses dans le nord et patrouillent les frontières à la recherche de groupes de pillards vaahvas et zarègues, parfois avec l’aide de la garde montagnarde. Ils organisent également parfois des expéditions punitives dans le sud des Maahvitts mais le cas est rare.

Les rajavartis ont également un rôle pacifique. Ils sont chargés de repérer les contrebandiers vaahvas et zarègues et d’enregistrer les marchands issus de ces peuplades, de prélever un droit de passage et de les accompagner jusqu’aux marchés de la Ligne de la Paix (pour la Maasydan) ou vers les marchés de l’Alkupera et de la Kivie.

Réputation

Les rajavartis sont peu connus en dehors des zones frontalières puisqu’ils ne sont pas chargés de missions à l’intérieur des terres. Ils ne bénéficient ainsi pas de la popularité de la garde montagnarde, sauf parmi les habitants des villages frontaliers. Dans le sud du continent, ils sont généralement méconnus mais souvent mal considérés par les militaires et mercenaires qui se font une idée souvent très péjorative d’un soldat adaarion. Les seuls à faire exception à ces gausseries sont les légionnaires de la Légion Royale affecté à la Forteresse de Julyan pour qui la collaboration avec eux est vital.

Dans les Maahvitts, les vaahvas et les zarègues ont une idée très différentes. Pour eux, les rajavartis constituent un danger sérieux et sont généralement vus comme des soldats efficaces et sans pitié. Les rajavartis sont parfois repris dans les histoires pour faire peur aux enfants de la même façon que les praes bien que ces derniers soient plus une relique du passé et que les rajavartis sont un danger encore très actuel. Les marchands commerçant avec les adaarions ont souvent une idée moins péjorative des rajavartis puisqu’ils leur servent d’escorte mais ne les portent souvent pas dans leur coeur.

Forteresses et garnisons

Les frontières adaarionne du nord sont défendues par un réseau de forteresses et de tours de garde. Chaque forteresse est défendue par une garnison variant d’un millier d’âmes (combattants et logisticiens) à une centaine. Ces forteresses contrôlent chacune un petit nombre de tours de gardes chargées de surveiller la frontière.

Liste

  • Fort Doomagon: petit fort de l’ouest de l’Alkupera protégeant l’une des deux passes permettant d’accéder à la Zaraga. Contrairement à Portaki, ce n’est qu’un petit fortin.
  • Fort Huippu: fort situé au nord-est de la Kivie. Occupé par les vaahvas durant la Guerre des Marches.
  • Fort Kmaani: important fort situé au nord-ouest de Svarstak. C’est le centre des rajavartis de l’Alkupera même si ses résidents sont largement incapables d’assurer une totale surveillance du nord contre les raids vaahvas.
  • Fort Kylmarja: forteresse situé au nord-ouest de la Maasydan, près de la frontière avec le Vahnamaa et situé dans la partie centrale du “couloir de Tuulia”. Ce fort est fortement lié à celui de Tuulia.
  • Fort Silmavoin: fort situé au nord de la Kivie. Occupé par les vaahvas durant la Guerre des Marches.
  • Fort Tohekki: forteresse situé entre le Laaksot et l’Harigkullen, elle constitue le poste de douane et de contrôle pour accéder au territoire des tribus vanhurskas et au commerce de la Ligne de la Paix dans l’Harigkullen.
  • Fort Ulric: fort situé au nord-ouest de la Kivie. Occupé par les vaahvas durant la Guerre des Marches.
  • Fort Valahja: forteresse situé au nord-est de la Maasydan, près de la frontière avec le Kinemaar.
  • Portaki: petite ville du sud-ouest de l’Alkupera et cas emblématique d’un village rajavarti devenu ville. La ville est construite à l’abri d’un fort rajavarti dans l’une des deux passes permettant d’accéder à la Zaraga. Côté zaragan, la ville est célèbre pour n’être accessible que par une route semblable à un escalier zigzaguant sur une pente escarpée jusqu’aux portes du fort.
  • Tuulia: petite ville du nord-ouest de la Maasydan. A l’inverse de Portaki, la ville de Tuulia a précédé l’établissement de la forteresse qui était autrefois seulement protégée par Fort Kylmarja qui se situe dans la même grande vallée.

Villages rajavartis

De nombreux forts ont vu se développer un petit village à leurs pieds. On y trouve un mélange composé de civils travaillant pour les rajavartis mais aussi des montagnards de la région qui s’y sont rassemblés pour profiter de la sécurité offerte par les rajavartis. Ces villages sont souvent d’importants lieux de recrutement.

Moyens

Conditions de recrutement

Les rajavartis recrutent de jeunes adultes adaarions aptes physiquement, de religion monachiste et ayant au moins une connaissance rudimentaire des lettres.

Les Kiviens, Alkes et laaksottis sont particulièrement représentés au sein des rajavartis. Les tuulians sont également en surreprésentés mais dans une moindre mesure.

Entraînement et compétences

L’entrainement des rajavartis s’étale sur une année en tant que recrue. On lui enseigne le maniement des armes, comment porter son armure et à se battre en formation sur les murs ou en montagne. Ils passent également par les rites de bénédiction guerrière et de bénédiction des voyages.

Après l’année d'entraînement, la recrue est intégré aux forces combattantes de sa forteresse mais reste en formation continue. Il ne devient un soldat à part entière qu’après quatre ans.

Équipement

Les rajavartis utilisent une variété d’armes selon leur rôle. Les archers utilisent principalement un arc long. Les fantassins utilisent quant à eux une épée à double-tranchant, une rondache et des javelots. La rondache est souvent décoré d’une face de chien holhooja dessinée de façon à instiller la peur chez l’ennemi.
L’armure rajavarti se compose d’un gambison composé d’un vêtement matelassé teint en bleu de Siniseima (un bleu clair) porté au-dessus d’une cotte de maille. Le vêtement matelassé inclut une capuche mais de nombreux rajavartis la découpent pour éviter de se la faire tirer et la remplacent par une écharpe de laine ou un manteau. Le casque rajavarti est un bascinet arrondi au crâne et doté d’une visière à clapet. Des gants renforcés et des bottes de montagnes complètent la tenue de base. En cas de bataille, les fantassins peuvent ajouter une armure lamellaire disposant d’épaulières.

Composition

Combattants et commandement

Le commandement central des rajavartis est assuré par deux officiers appelés les markiisi. Chacun assure la défense d’un territoire: le markiisi basé à Keltorni assure la défense de la Kivie et le markiisi basé dans le Laaksot assure la défense des régions de l’Alkupera, de la Maasydan et de l’Edella. Ces markiisi sont chargés de la coordination de toutes les forteresses et garnisons ainsi que de la garde montagnarde. Ce sont eux qui répartissent les ressources financières et le nombre de soldats.

Les markiisi nomment pour chaque forteresse un officier appelé le kartanonherra (le châtelain en capitalin). Le kartanonherra est chargé du commandement de sa forteresse et de la protection d’une section de la frontière. Il répartit les ressources qui lui sont alloués et de commander le matériel nécessaire au bon fonctionnement de sa forteresse dans la mesure du possible. Il est également assisté d’un moine lahellique lui servant de conseiller.

Au sein d’une forteresse, le kartanonherra nomme les officiers suivants:

  • L’Opettaja, maître d’arme chargé de l'entraînement des nouvelles recrues et de l'entraînement continu des soldats.
  • L’Aseseppa, l’armurier chargé de tenir l’armurerie, de distribuer les armes et de superviser l’entretien des armes et armures.
  • Le Muonaja, le cantinier chargé des réserves alimentaires et de l’intendance. Traditionnellement, le Muonaja est aussi chargé de l’entretien de champs et terrasses adaarionnes dans les environs de la forteresse mais beaucoup de forteresses délèguent cette tâche aux habitants des villages rajavartis ou se reposent entièrement sur l’importation de fournitures.
  • L’Insinorri, l’ingénieur en chef chargé de superviser l’entretien de la forteresse et des machines de guerre pour les forteresses qui en disposent.
  • Les Kersantti, les sergents chargé de la supervision d’une escouade de dix soldats.

En bas de cet organigramme se trouve les rajavartis eux-mêmes répartis entre archers et fantassins. Ils sont regroupés en escouades de dix soldats.

Logistique

Les rajavartis emploient un certain nombre de personnel non-combattant. Non-liés aux corporations adaarionnes, ils bénéficient d’une plus grande liberté et de bons revenus mais doivent tout de même vivre avec le danger des frontières adaarionnes et l’isolement des forteresses.

  • Des moines lahelliques se chargeant des rites religieux.
  • Des maçons et charpentiers sous le commandement des Insinorri.
  • Des ingénieurs sous le commandement des Insinorri chargés de la fabrication et de l’entretien des machines de guerre. Ils sont généralement installés dans des ateliers de grandes villes comme Keltorni, Svarstak ou le Laaksot et ne se rendent que périodiquement dans les forteresses pour l’entretien ou en cas de demande particulière.
  • Des forgerons, des fabricants de flèches, des couturiers et des armuriers sous le commandement de l’Aseseppa.
  • Des cuisiniers chargés de l’intendance d’une forteresse sous les ordres du Muonaja.
  • Des messagers.
  • Des livreurs chargés de l’achat de matériaux et de produits finis dans les cités adaarionnes. Ceux-là sont sous le commandement direct des markiisi et remplissent les commandes des kartanonherras.