Utilisateur:Angbor

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Vous consultez la fiche d'un personnage reparti dans l'ancien monde.

Angbor

Informations RP
Nom Angbormail-icon.png
Sexe Homme
Année de naissance
Rang Citoyen
Famille Vuhori
Quartier Ouest
Rang Politique Conseiller
Bâtiment Le Corsaire Noir
Métier
Métier Cuisinier
Compléments
Origines
Ville d'origine Caroggia
Région d'origine Vellabria
Nation d'origine République Marchande de Caroggia
Informations HRP
Login Minecraft Ohzium
Prénom IRL Ramon
Âge IRL 19
Informations Diverses
I'll be back !

RolePlay :

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Angbor Alesi




Descriptif

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Les Grandes Lignes


Description Physique

Angbor est un homme de bonne carrure, haut de son mètre septante-cinq et portant sans trop grande difficulté sont poids qui environne les septante kilogramme, il est au plus souvent vêtu de noir, d'habits discret et chaud en peaux de bêtes peu noble, généralement rien d'excentrique ou de trop voyant, quant au flair qu'il dégage, c'est au plus souvent une forte odeur de transpiration. Son corps compte quelques souvenirs de combats, notamment une cicatrice très visible sous l’œil droit, et une autre, linéaire et peu appuyée sur le pectoral gauche. Angbor semble être souvent frustré, les yeux plissés, sourcils froncés, bouche plate. Ses cheveux noirs sont tirés en arrière et ne dépassent pas sa nuque, ils commencent à refléter son âge et optent pour une couleur légèrement grisonnante, au même titre que sa barbe qui semble envahir les contours de sa bouche et de son menton. Celle-ci est souvent un de ses centres d’intérêts et donc bien traitée, taillée et longue d'environ cinq centimètres au plus souvent. Cette même barbe se joint avec ses moustaches dîtes "en aiguilles" qu'il s'affaire tout le temps à ordonner.

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Description Psychologique

L'Arme.
Angbor est un personnage froid et distant avec la plupart des gens, seul exception étant le fait qu'il apprécie les soirées en bonne compagnie, bien qu'il ne cherche et ne s'investira pas dans une relation sérieuse. L'homme a connus bien des situations, au plus souvent réglées dans la violence. Angbor est un personnage sombre, le vol et le crime ne sont pas des obstacles moral pour lui, il perçoit ces choses la comme un mode de vie auquel il est contraint de vivre et d'y progresser.

Le Coquet.
Hors de sa cotte maille, Angbor peut se montrer d'une toute autre manière. Arborer une belle tenue, soigner son apparence, se parer d'une belle broche, se coiffer, se parfumer. Il peut se montrer très coquet. De même quant à ses loisirs, préférant un livre à son épée, et les légers stupéfiants à l’adrénaline du combat.

Suivis Personnel

Etat Physique ;

  • Étrange douleur, une saloperie qui le tiraille de temps à autre, la douleur s'attaque à sa jambe droite et le nargue des heures entières. C'est peut-être plus grave qu'il n'y parait...
  • Toux abusive, on ne sait d'où, mais elle semble bien être là. Rien de très alarmant à première vue, mais la toux peut prendre Angbor à n'importe quel moment, plus particulièrement en présence de l'inconnu, il n'est alors pas rare de le voir toussoter dans son coin.

Etat Psychologique;

  • Colérique, une manière dérangeante, un manque de respect, un rien le met en rogne et ce pour la journée sinon plus.
  • L'Ancien Sud, ses terres natales hantent assez bien ses pensées et cela n'est pas sans effets: Il ne lutte plus contre son accent, place quelques mots de jargon caroggian en parlant, et puis, tant d'autres choses moins visibles.
  • Grand superstitieux, tout événement a une signification, et bizarrement d'autant plus en ce moment qu'avant...

Intérêt Culturels et Goûts

  • Grille Grès (Gabarit).png L'Ancien Sud, terres qui lui manquent constamment, il n'est pas un instant où cela le laisse tranquille. Placer un mot concernant le Sud dans une discussion avec Angbor signifie ne pas en finir tant il en rajoutera avec passion.
  • Grille Carquois.png La Chasse, lui même s'étonne à s'y intéresser, toujours à la recherche de plus de savoir à ce sujet, c'est en quelque sorte un loisir qu'il se plait à pratiquer.
  • Grille Dé.png Le Jeux, amateur de loisirs à ses temps perdus, les jeux de hasards sont très appréciés de sa personne.
  • Grille Bouteille de Vin.png Fine-Bouche, un bon vin, ou un fin repas, c'est ce qu'il prendra si c'est possible, et au plus souvent du poisson. Il consacre de longs moments de temps à autre à dénicher de bonnes bouteilles afin de remplir une cave digne de ce nom.
  • Grille Livre Écrit.png La Lecture, s'étant trouvé en face d'une belle bibliothèque, c'est un passe temps qui est en route de devenir son favori.
  • Grille Plume.png L'écriture, après la lecture, l'écriture ! Quoi de plus étonnant ? Angbor écrit donc, ce qui lui passe par la tête et cela porte ses fruits, car mauvais gout d'un jury ou talent de sa part, il a déjà gagné un concours avec un simple poème. Si il laisse les gens lire ses œuvres, c'est qu'en contrepartie il ne les signe pas de son nom, un sentiment de honte pour un guerrier, ou peut-être simplement pas envie d'être connu pour un bouquin ?
  • Grille Œil de l'Ender.png Tout savoir, ouvrant grand yeux et oreilles, il ne se s'empêche pas d'écouter les ragots ou d'observer deux personnages qui lui semblent intéressant.
  • Grille Toile d'Araignée.png Collectionner, grand fourre tout qu'il est, le moindre objet qui semble avoir de la valeur est à son sens, susceptible d'être gardé et rangé quelque part.
  • Grille Esper d’Or.png Négocier, outre le fait qu'il apprécie avoir l'or en main, Angbor est un sérieux négociateur et ne croyez pas pouvoir lui échapper lorsqu'il essaye de marchander.

  • Grille Boîte à Rythme.png Le Bruit, trop fort, ou trop agaçant, c'est un calvaire pour lui.
  • Grille Colle.png Les Enfants, ne supporte pas vraiment ces choses la, il ne le traduit que par le fait qu'il n'aime pas trop le bruit non plus.
  • Grille Chaines pour Poignets.png Les Esclaves, ramassis d’ignares, forçats inutiles et incompétents que vous êtes, Angbor ne vous supporte plus, vous, vos chaines, et votre bêtise n'êtes jamais à l'abri du fouet. Rares sont ceux qu'il parvient à supporter.

Aptitudes

  • Choix I: → Cuisinier Grille Soupe de Potiron.png
  • Choix II: → Education Grille Livre.png
  • Choix III: → /
  • Choix IV: → /
  • Connaissance: → Confiserie Grille Chocolat.png

Savoirs oubliés

  • Grille Clef Ouvragée.png Crochetage: Vivre à la Capitale, c'était pas toujours facile. Savoir ouvrir les serrures avec des brindilles métalliques, ça aidait plutôt bien. Aujourd'hui, n'ayant de toute manière jamais été un expert, le manque de pratique a réduit au néant ses quelques connaissances en la matière. Et puis la vie étant plus aisée à Esperia qu'ailleurs, ce n'est même plus la peine d'y penser.
  • Grille Épée Sertie.png Combat: Pour un soldat, savoir se battre s’avérait être nécessaire. Le mercenaire a survécu en combattant et certainement pas autrement, aujourd'hui, sa situation est tellement différente que laisser tomber cette aspect de sa personne ne lui posa aucun soucis.
    • Mains nues: Niveau Amateur. La Capitale est souvent prises par les émeutes, et personne n'attend vôtre départ pour commencer à tabasser.
    • Épée bâtarde (XXa): Niveau Amateur. Ayant servi dans les troupes de Caroggia et d'une bande de mercenaires, apprendre à manier une arme est d'obligation. Il maniait aussi bien l'arme à une main qu'avec deux.
  • Grille Carquois.png Chasse: Premièrement pour le loisir, deuxièmement pour arrondir ses fins de mois. Angbor s'en tenait très généralement à la pose de pièges lorsqu'il chassait seul, ne s'entendant pas du tout bien avec l'arc. Il finit par être reconnus "maître" de cette discipline, peu de temps avant de la mettre au placard par ennuis.
  • Grille Os.png Taille de l'os: Petite occupation qu'il voyait comme un gagne pain supplémentaire, faut dire que pas mal de gens achetaient à peu près n'importe quoi, c'était l'occasion de suivre l'enseignement auprès d'un sculpteur et de pouvoir tailler quelques petits os pour quelques pièces supplémentaires dont il ne ressent aujourd'hui plus le besoin.


Particularités

  • Comp Endurance.png Endurant Au combat, on ne s'arrête que quand l'adversaire est au tapis, et seul certains savent à quel point un combat peut être long. Il faut savoir frapper et parer durant de longs moments. Malheureusement, le manque d'exercice et simplement, de combat, prive Angbor de son ancienne endurance...
  • Grille Vieille Botte.png Agile Taper comme un bourrin et fracasser les crânes à mains nues, c'est bien. Mais, esquiver la plupart des coups du bourrins, c'est mieux. Angbor sait se faufiler aussi bien au travers d'une foule de manants enragés qu'au travers du combat. Alliant l'esquive à la maîtrise de l'arme, c'est un combattant aguerri.
  • Grille Esper d’Or.png Calculer, escroc et joueur dans sa jeunesse, il a acquis les bases du calcul, mais attrape assez vite un mal de crâne conséquent face à de gros chiffres.
  • Grille Perle d'Enderman.png Discret, savoir se fondre dans le décors et passer inaperçu, ce n'est pas donné à tout le monde...
  • Grille Boussole.png Dénicheur, des rumeurs courent que certaines personnes distribueraient des objets rares, des objets uniques et des biens de l'ancien monde en Esperia. Ce fut chose simple d'accéder à ceux-la, suffisait de savoir s'y prendre en fin de compte.
  • Grille Tableau.png Observateur, il a tendance à avoir l’œil fouineur et à récolter le plus d'informations possible, relevant parfois de l'espionnage ou du chantage, il sait s'y prendre.

Relationnel

Famille de Sang

Une famille de superstitieux, avec tout ce qui incombe.
Du moins, ce qu'il en reste.
  • Lucrèse Alesi, Fille d'Angbor, qui le rejoint il y a peu, la prunelle de ses yeux.

Amis

Une amitié, simple ou prometteuse.
  • Walae, une jeune femme qui partage les mêmes origines que lui, ils font désormais part des mêmes buts et s'entraident comme ils le peuvent, se connaissant depuis leurs débuts sur l'île, c'est très certainement la personne la plus proche d'Angbor bien qu'il ne le montre pas.
  • La famille Vuhori, ne s’empêchant de sourire quelque peu lorsqu'il les voit, Angbor se sent enfin intégré parmi une majorité, quoi qu'il en dise, il les apprécie, certains plus que d'autres, mais chacun un minimum.
  • Andrev, élément prometteur, ravi de le savoir dans le corps de la Pointe d'Or et pouvoir l'appeler "ami".

Connaissances

Une connaissance, rien de plus, du moins pour l'instant.

Méfiances

Ne comptez pas sur un coup de pouce.
  • Les esclaves, toujours susceptible de provoquer des misères, leur maladresse répugne et énerve Angbor souvent au plus haut point.
  • Qadjarides, Angbor ne vous supporte plus. Vous avez voulu un trou, vous l'avez eu, restez-y.

Ennemis

Inutile de dire que vous ne le lui plaisez pas.

Morts & partis

S'il est une chose à dire à propos de la mort, c'est qu'elle vous guette à tout instant.
  • Arild [Parti], drôle de coïncidence qu'est le fait qu'Angbor l'ait retrouvé en Esperia... Se disant que celui-ci était son laissez passer pour la fin des ennuis et le retour à la normale, tout allait pour le mieux, mais la situation a bien vite changée, et voila devenu l'indispensable au rang d'ami proche. Aujourd'hui retourné sur le continent avec ses compagnons phalangistes, c'est pratiquement un trou qui se crée.
  • Elduin [Parti], ancien membre de la Pointe, Angbor n'en attendait pas autant du nordique ! Il avait beau avoir l'air solide comme un roc, il semblait en être bien autrement et se laissait facilement distraire, en espérant que cet ami passe de beaux jours avec sa famille sur le continent.
  • Fran [Parti], cuisinier qui n'as pas réfléchis plus de deux secondes avant d'aider Angbor. Longue vie à toi, ta femme et ta fille.
  • Sanna [Partie], une Qadjaride, une Qadjaride... Qui l'aurait crus lui s'intéresser à une Qadjaride ? Et pourtant, c'était le cas. Il ne niera pas que cette femme aguicheuse l'a intéressée en certains points dès le début et qu'il jugea son côté de séductrice comme une de ses principales défenses. C'est une artiste assez douée, son côté dramatique plaisait assez à Angbor. Il attendait d'elle que chaque jour, elle vienne chercher sa pièce pour un morceau. Mais cette simplicité s'est vue être changée en complicité. De même qu'il avait juré la défendre en tout cas car c'est grâce à elle, si il se sentait "Juste". Après de longs mois d'absence, la voilà qui revient comme une fleur, mais fanée à cause de ses tristes événements, et finit aussitôt par partir, sans un aurevoir.
  • Loyd [Parti], le collègue émasculé de la Salle de Jeux. Angbor fondait certains espoirs sur sa personne, et voyait des choses se dessiner au loin, mais il semble être parti.
  • Hannah [Partie], Angbor n'était pas vraiment fixé sur le fait qu'elle portait l'armure de la Pointe d'Or, mais soit, elle n'était aucunement un poids et n'en serait certainement jamais devenu un, d'ailleurs c'est elle qui a forgées les armures de la Pointe. Elle a quitté Esperia comme un éclair.
  • Olafur [Parti], Angbor fondait certains espoir sur sa personne. Aujourd'hui probablement rentré à Uuroggia, le caroggian attend avec impatience des nouvelles de sa part.
  • Mikhail [Parti], Le dernier à être arrivé au sein de la Pointe. Un gars pas bavard aux airs froids et distants. De trop lourdes responsabilités peut-être.
  • Thorgan [Mort], comment un pauvre idiot comme lui pouvait causer autant de problème ? Raccourci d'une tête au niveau du cou, la ville s'en porte mieux.
  • Vlademar [Mort], il était entré dans la Pointe en même temps que le Caroggian, et festoyer cela n'a pas réussi au blond qui s'est très vite embarqué dans le chemin qui l'a mené à sa si décevante mort. Il aurait du en être autrement pour lui...
  • Valdteri [Mort], à la fois commun et intéressant, tant de choses à dire au sujet d'un homme si ordinairement exceptionnel, heureux de l'avoir connu et d'avoir avec lui, fondé ce qui est aujourd'hui une famille de renom. Regrettable victime, il aura été sa plus grosse perte sur l'archipel.
  • Aisenguil [Mort], frère d'arme de la Pointe d'Or, sans jamais trop lui faire confiance, ses origines peut-être, aujourd'hui mort, triste victime.
  • Balthazar [Mort], un fou comme tant d'autres, mais il était exceptionnel en un point. Le déchu et renié semblait plus intéressant qu'il n'y paraissait... Victime d'Eldingar d'après les dires... C'est un grand dommage.
  • Sveik [Mort], membre de la Pointe d'Or, Sveik était un gars bien ancré dans ses principes, ce qui pouvait souvent lui causer du tord, comme ça en a été le cas... C'était un chouette gars qui selon Angbor, faisait tout pour avancer.
  • faragoo [Disparu], cet idiot ne lui plaisait pas du tout, à vrai dire était-il vraiment idiot, ou faisait-il semblant ? Il semblerait avoir disparu, et tant mieux.
  • Akseli [Disparu], une si intéressante personne, mais la chute lui a été fatale...
  • Natanaël [Disparu], un peu d'affection pour ce petit caroggian, mais il manquait d'une sacrée éducation, c'est probablement la source sa disparition.

Possessions

Certaines choses ont une valeur, d'autres n'en ont pas, mais une chose est sûre, elles le lui appartiennent.

Souvent sur Angbor.

Il est des choses dont on ne se sépare que difficilement.
  • Grille Sac à Dos.png Un Havresac, emporté lors de son départ, ce Havresac est emplis des maigres affaires d'Angbor.
  • Grille Porte Clefs.png Un trousseau de clefs, trônant sur le côté droit de sa ceinture, on peut apercevoir une dizaines de clefs se balancer dans tout les sens.
  • Grille Bourse en Cuir.png Une bourse en cuir, solide, faîtes de cuir de buffle, elle trône à sa ceinture, cachée sous son veston de cuir. On y trouve généralement des pièces en suffisance.
  • Grille Papier.png Un Morceau de Parchemin, rien de plus simple, ce petit morceau arraché en vitesse contient pourtant une information très importante pour Angbor; Une adresse.
  • Grille Dé.png Une poignée de Dés, n'en possédant pas moins de six, Angbor tâche d'en avoir toujours au moins une paire sur lui, au fond d'une poche, affirmant que cela lui porte "chance".

Divers.

D'une simple collection à une rare pièce, Angbor amasse un tas d'objets particuliers ou non.
  • Grille Panneau.png Un vieil écriteau, plus un souvenir qu'autre chose, il l'a récupéré peu avant les travaux de la caserne de la pointe d'or, de vieilles inscriptions y figurent.
  • Grille Tableau.png Le tableau de chasse[1], trônant dans une petite pièce de sa demeure, c'est une oeuvre auquel il tient beaucoup.
  • Grille Bouteille de Rhum Vide.png Une vieille flasque, contenant encore de la boisson, son age pourrait en épater plus d'un, certainement une pièce de collection.
  • Grille Verre Bleu.png Un bel aquarium, remplis et décoré par Emeraude, deux splendides poissons y nagent majestueusement.
  • Grille Carte.png Une vieille carte, de la ville et de ses alentours, elle est très utile au caroggian lorsqu'il part à la chasse.
  • Grille Arc.png Un instrument de musique, semblant plutôt vieux, il n'est pas dit que l'objet passera inaperçus sous l’œil attentif d'ancien d'Esperia.

Immobiliers.

C'est là ou tu habites que réside généralement une partie de toi-même.
  • Grille Grès.png La demeure, elle siège au quartier Ouest, spacieuse et pleine de possibilités.
  • Merverriereicone.png La mer verrière, c'est Emeraude qui y travaille, l'atelier est situé au quartier Ouest, non loin de l'Académie.
  • Grille Poudre de Rougepierre.png Le Brik à Brak, situé au quartier Ouest, le petit atelier est géré par Santi et celui-ci y consacre son temps en tant qu'ingénieur.

Tenues et colifichets.

Simple ou recherché, du moins toujours pratique.
  • Grille Laine Marron.pngGrille Laine Noire.png Un assortiment de vieux habits. Tenue qu'il porte au plus souvent. Composée de peaux de bêtes peu noble et d'assemblage de cuir. Une capuche noire qui le couvre bien, elle a un cordon et quitte rarement le cou du combattant. Cet assemblage est pratique, il permet des mouvements variés, et offre une protection au froid suffisante, bien que cela ne suffit pas à empêcher de faire grelotter Angbor lors d'une Nivôse.
  • Grille Montre.png Une montre à gousset, toute en or, c'est une petite merveille que Santi lui confectionna. Il la quitte rarement.
  • Grille Lapis-Lazuli.png Un drôle de collier, d'os et de ficelle présentant un Lapis-Lazuli étrange... C'est une chose qui éveillait grandement sa curiosité... S'étant dis de ne jamais le lâcher, le collier trône autour de son cou sous ses habits, à l'abri des regards.
  • Grille Or Brut.png Une canine en Or, drôle d'idée que voilà, c'est ce que lui a inspiré un lingot d'Or peu après la perte de cette même vraie dent. Il l'a faite faire par Atlas sans grande conviction, et désormais, elle trône sur sa mâchoire.
  • Grille Acier Brut.png Une chevalière en Argent, simple, on y distingue un bélier, "Vuhori" est inscrit à l'intérieur. Toujours à l'annulaire, elle est pour Angbor un précieux symbole.

Équipement.

Secondes peaux et lames personnelles.
  • Grille Plastron en Fer.png Une Cotte de Maille qu'il porte depuis longtemps pour sa sécurité et plus particulièrement lorsqu'il ne porte pas d'armure. Vieil héritage de Caroggia, elle est usée, et rouillée à certains endroits, toujours en un seul morceau cependant.


  • Prueba, il l'a reçue lors de la refonte de la Pointe d'Or de Hannah qui l'a elle même forgée. C'est une armure de Fer plaquée d'Or très simple. L'armure est lourde, mais pallie à ce défaut de par sa solidité. Elle est complète et propre, bien entretenue par Angbor.
    • Grille Heaume en Or.png
    • Grille Plastron en Or.png
    • Grille Jambières en Or.png
    • Grille Bottes en Or.png


  • Officci,



  • Fierté Rouillée, une armure de Fer qui tend vers une teinte blanche et maculée de quelques gerbes de rouille. Elle est légère et offre de bons mouvements, mais offre à l'adversaire de nombreux points faibles et espaces ouverts tels que les aisselles et le cou. Crée de la main d'un armurier certainement peu qualifié, elle gisait dans la maison acquise par Angbor et le coup de foudre fut directe lorsqu'il posa son regard dessus: "Une armure qui me ressemblait."

Elle trône quelque part, chez Angbor, mise en valeur sur un présentoir, mais pas accessible à tous.

    • Grille Heaume en Fer.png
    • Grille Plastron en Fer.png
    • Grille Jambières en Fer.png
    • Grille Bottes en Fer.png


  • Grille Heaume en Fer.png Visière du Trou, car c'est ainsi qu'il l’appelle. Ce heaume de Fer trouvé au Sans-Fond est basique, il ne comporte aucun ornement, pas de fioritures, rien, il est un modèle basique et dénoué de style. Assez usé, il n'est pas polis et ne reflète rien. Il offre une protection moyenne et s'étend jusqu'au menton d'Angbor, il ne comporte pas de visière rabattable. Il flotte très légèrement sur la tête du combattant.

  • Grille Épée en Fer.png Une vieille épée bâtarde, un autre cadeau de Caroggia. C'est une épée bâtarde extrêmement simple, de taille normale, l'arme est légèrement émoussée mais garde tout de même sa fonction première, malgré son usure et son âge.
  • Grille Dague en Fer.png Une dague de bonne facture, simple, mais efficace, elle a une bonne pointe et un bon tranchant, sans oublier son état impeccable. On peut aisément y lire une inscription sur la lame; "Un Dion est un Dion". La dague à été prélevée sur un vieil ami contrebandier.
  • Grille Épée Sertie.png Une épée flambant neuve, visiblement d'une facture et d'un Acier de qualité respectable, cette lame au bon tranchant est désormais la petite préférée d'Angbor, peut être est-ce de par les fines gravures de lierre qui se trouvent sur les deux plats de la lame ? Certainement.
  • Grille Arc.pngGrille Carquois.png Un Arc et son Carquois, en début Décembre 513, il fut appelé à tirer à l'arc, et n'en possédant pas, celui-ci lui fut fournis. Petit arc semblant usé, sa corde est toujours bien tendue et il lui reste encore quelques temps à servir, d'autant plus que son carquois est bien fournis... Même si il n'en a plus besoin, on ne le lui réclame pas... N'est-ce pas là l'occasion de le garder ?..

Histoire

Le Continent

Caroggian

13 Janvier 472.

Il pleut, nous sommes en bordure de Caroggia.
Il pleut, beaucoup, l'eau ruisselle sur les routes pavées qui mènent à l'intérieur de la ville, les arbres s'échangent les gouttes, tombant d'une feuille à l'autre, jusqu'à s'écraser au sol, et former des flaques, flaques d'eau qui sont dérangées par des pas pressés.

L'homme marche vite, sous la pluie, la cotte de maille sous sa cape produit un léger cliquetis métallique, incessant. Il entre dans la ville sans aucune retenue, les gardes aux portes ne l’arrêtent même pas. Il presse son pas encore, un peu plus vite, puis se met à courir, le capuchon sur sa tête se soulève dévoilant son faciès.
Un homme au cheveux noir, bruts, secs. Une fine barbe sur le menton sous une bouche qui de paire avec ses yeux, donne une légère impression d'inquiétude.
Il traverse une des rues principales, avant de s'élancer dans les ruelles sur sa droite, il ralentit, bouscule sans le vouloir quelque badaud qui discutent bateau dans un tournant et se retourne en s'excusant, sans s'arrêter, jamais sans s'arrêter.
Rapidement, il arriva tout haletant devant une petite bâtisse sans grande beauté, s'attarde un peu sur une de ses fenêtres au verre jaune, ne laissant apercevoir que la lumière environnante de la salle, se plaça devant la vieille et lourde porte de bois qui fait office de porte d'entrée, et par des gestes nerveux cherche son trousseau de clefs.
Un croassement strident, le fît se retourner, et lancer son regard vers la bâtisse d'en face. Un corbeau, se tenait sur un volet entre ouvert.

"- Tire toi ! Bête du mauvais augure !"

Les ailes grandes ouvertes, il croassa à nouveau, avant de prendre les airs, bravant la pluie.
Munis de sa clef, il pénétra dans la bâtisse. Des soupirs, des gémissements se faisaient entendre de la pièce voisine. Tout en se dirigeant vers cette pièce, il se débarrassa de sa cape et de son fourreau. Une draperie de couleur sombre faisait office de coupe-pièce, en soulevant une des extrémités de la draperie, il s'avança légèrement.
Les gémissements qui se changeaient plus en cris de supplices, s'arrêtèrent net, laissant place aux pleurs d'un nouveau-né.

Trois femmes se trouvaient dans cette salle, l'une d'entre-elles, était allongée, comme appuyée sur ses coudes, sur un lit. Les deux autres, agenouillées au pied du même lit.

La première, ne bougeait plus, la deuxième s'approcha davantage encore de la première, et la troisième, apportait le bambin enveloppé dans un tissus blanc à l'homme au visage terrifié, toujours debout près de la draperie.
Le bambin en main, il tombait à genoux, le serrant dans ses bras, les deux pleuraient, mais chacun d'une manière différente.

La deuxième femme saisit fermement le poignet de la troisième, et la tira légèrement vers elle, lui susurrant à l'oreille.

"- Elle... Elle n'a pas tenu le coup, elle...
- Elle est morte ?
- Oui."

Toutes deux déglutirent de manière embêtée, s'approchant et s'agenouillant auprès de l'homme, lui annonçant que sa femme, en ayant donné la vie, perdit la sienne.

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Jeunesse

484.

Caroggia, un de ses quartier populaires aux bonnes impressions, mais à la fois malfamé, dans la maison Alesi.

N'ayant alors vécu que douze années, le jeune Angbor était encore dépendant de sa famille. En l'absence de Dymos, son père, qui se trouvait la plus grosse partie de l'an dans les environs d'Indubal, et de sa mère morte, il fût en grande partie élevé par son oncle et sa tante.
Deux braves gens que c'était la, d'un côté de la pièce principale de la maison, se tenait assis sur une chaise son oncle, Amos, tout aussi homme d'armes que Dymos, l'homme d'une cinquantaine d'années était balafré, défiguré,.. En effet, son corps était assez bien recouvert de plaies, certaines très voyantes et d'autres moins. Mais la plus impressionnante de toutes était sa jambe gauche, celle-ci était raccourcie jusqu'au genou ! Il avait même pour habitude de poser son moignon de jambe sur la table, et ne manquait jamais d'en déblatérer son histoire.

"- Elle est affreuse, pas vrai ? Je le sais. Tu sais comment ça m'est arrivé ..?
- Oui, mon oncl-..
- Shht ! Silence, laisse moi te raconter...
- Mais tu me la racontes chaque jou-..
- J'ai dit "Silence" !
- Désol-..
- Si-len-ce !.. Donc, c'était il y a dix ans... Dix ans déjà, que je me déplace avec une canne, à cause de ces foutus Qadjarides... Tout était calme... Trop calme... Je faisais mon rôle de grand garde, je veillais à ce que la vie se déroule comme il le fallait alors dans les rues de nôtre splendide cité... Et d'un coup, je perçois un cri ! Puis... Un autre ! Et enfin, des dizaines d'autres ! Immédiatement, je réagis, je dégaine, et je cours vers ces cris, et qu'est-ce que je vois..? Une... Une horde de Qadjarides ! Ils n'étaient pas moins d'une centaine, tous armés et haut de deux mètres !.. Qu'allais-je faire ? Que devais-je faire ? J'ai pris mon courage et mon épée avec les deux mains, et j'ai chargé ! J'ai pourfendu trois de ces horribles monstres d'un seul coup d'épée, alors que dix me sautaient dessus ! Je parais leurs coups, je frappais, j'en tuais, j'hurlais de rage ! "Schling..." "Schling..." "Schling..." Le sang giclait.. Ils mourraient tous !.. "Pitié, ne nous tuez pas !" Et malgré leurs supplices de les épargner, je continuais, je rétablissais la justice dans la magnifique Caroggia... Et d'un coup, PAF ! Je bascule, alors qu'il en restait au bas mot une cinquantaine, je me retrouvais au sol et me vidais de mon sang ! L'une de ces bêtes m'avait arraché la jambe par cinq coup de hache !.. Le noir s'installait en moi, je me sentais refroidir, partir, mourir. Et soudain, je me ressaisis ! Même au sol, je me débattais, et je les tuais, tous, tous, jusqu'au dernier ! Et je m'en sortis vivant ! Avec une jambes de moins, certes, mais une histoire héroïque et tellement vrai que les soins me furent offert par l'oligarchie de nôtre belle Caroggia."

De l'autre bout de la pièce, une femme fit son entrée, trop peu souriante, elle apportait deux assiettes avec chacune une cuillère de bois qu'elle posa sur la table, face à Amos et Angbor. Une fois les avoir posées, elle les observait tout deux se jetant sur la bouillie qu'elle venait de préparer.
C'était elle, Agape, ou "Aga'" comme l'appelait son entourage. Elle devait être plus jeunes qu'Amos, c'était clairement visible, petite brune à la voix portante qu'elle est, elle semblait fragile, sa peau se collait à ses os si bien qu'elle était mince et elle optait souvent pour des airs tristes, car non, elle n'était pas heureuse.

"- Arrête donc de lui raconter cette histoire stupide... On l'a tous entendu dix fois au moins...
- T'as une meilleure histoire peut-être, Aga' ?
- Non, mais j'en ai des plus vraisemblable, ça, c'est clair et net !
- Aga' ! Enfin, on avait dis pas devant le petit !
- Et on avait dit que t’arrêtais cette histoire stupide !
- Mais, Aga'..!
- Mangez, maintenant, ça va refroidir !
- C'est immonde, de toute manière.
- Si tu dépensais moins nôtre argent à t'acheter de la boisson et à jouer, tu mangerais certainement quelque chose de meilleur !
- Je n'ai pas faim, de toute manière..."

Laissant tomber sa cuillère dans sa bouillie, Amos se leva avec difficulté, et à l'aide la canne qu'il déposait toujours sur ses genoux, il s'en alla, lentement, passant dans le côté chambres. Agape se laissa tomber sur sa chaise, soupirante, elle posa ses coudes sur la table et plaça sa tête entre ses mains.

"- Fh... Je ne sais pas quoi faire.
- Laisse le, ma tante, tu sais bien qu'il s'en remettra.
- Peut m'en importe... Il restera le même. Demain, il te racontera encore cette histoire, et il retournera boire et jouer.
- C'est vrai... Mais...
- Si seulement il gagnait...
- Si seulement...
- Et si seulement ton père pouvait revenir... Ton oncle, son grand-frère, il est si jaloux de lui qu'il semble se redresser quand ton père est la...
- C'est à cause de sa jambe... Tu sais bien, ma tante.
- Oui, je le sais... Il l'a perdue si bêtement... Sa vie en a été gâchée... Trop heureux de son intégration à la garde, il s'était saoulé, et en rentrant ici, il tomba... Par chance, il n'avait perdu que sa jambe, même si cet accident l'a défiguré..."

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Mort, Voile & Refus

Fin de Janvier 489.

Une soirée tranquille au port de Caroggia, bordée par les doux rayons de lunes. Les rues sont calmes et désertes, on perçoit aisément le chant des vagues ainsi que celui du bois des bateaux amarrés au port qui craquent lentement. Chaque établissement, chaque demeure se voit s'assombrir lentement, alors qu'Amos et Angbor marchent lentement l'un dernière l'autre.
Le premier, accompagne sa cinquantaine et sa jambe gauche manquante avec deux béquilles. L'autre, jeune homme, marche derrière, regard distrait et mains en poches.

"- Bon sang, allons, allons, Angbor. Avance plus vite, tu veux.
- Je suis pourtant à ton rythme, mon oncle...
- Rah ! T'es tellement comme ton père, toujours la bonne parole.
- Soit...
- Soit ? Ah, oui. Une fois à l'intérieur, marche dans mes pas, et accompagne mes actions. On va se remplir les poches.
- Je sais déjà jouer, et je me débrouilles très bien, tu le sais... J'ai pas besoin de ton aid-...
- Silence, tu as ta technique, mais la mienne restera la meilleure."

Angbor approchait rapidement de l'âge adulte et même si il avait déjà tout pour être considéré comme tel aux yeux de son oncle, il était temps pour lui d'être initié à la dure vie d'un homme. A savoir, jouer, d'après son oncle. Ce n'est ni une ni deux qu'Amos pris cela pour une obligation et le traîna presque de force à peu près partout après lui. Il tâcha de lui enseigner les petites arnaques, et les petites astuces. Lui fit rencontrer de bon amis, pas tous tout droit, notamment un vieil aveugle toujours en guenille, un homme dangereux mais qui avait toujours des solutions, d'après Amos.
Les voilà maintenant qui se trouvaient à quelques pas seulement d'une taverne miteuse à l'entrée en porte de cave, a côté de la quelle se tenait un vieux loup de mer assis sur un tabouret, fumant tranquillement la pipe. Se tournant vers Angbor pour lui souffler un sourire, Amos s'adressa ensuite au gardien.

"- Alors, la pèche a été bonne aujourd'hui ?..
- Une dizaine de petits merdeux... Et un gros con comme toi, Amos."

Ricanant tout deux, le gardien les fit entrer dans la taverne.
L'ambiance était tellement différente de l'extérieur. Sombre et oppressante, on avait toujours l'impression d'être observé et menacé, c'était bien le cas. Des tables rondes se trouvaient dans chaque coins de la pièce, et des joueurs d'à peu près tout y étaient installés. Certains fumant, d'autre buvant, le plafond de bois était dissimulé sous une épaisse couche de fumée grise à certains endroit, et le sol, jonché d'éclats de verre de bière. Au centre, trônait un tonneau, taché de sang à certains endroits, ce devait être l'autel des bras de fer et de leur malentendus... Et tout au fond, un vieux bar sale recouvert de choppes de bières vide.

Approchant lentement du bar, souriant à tous, Amos s'adressa à celui qui se tenait derrière, un petit homme très moustachu qui crachait dans les verres et les nettoyait de telle manière.
Un semblant d'amitié se traçait entre Amos et lui.

"- Alors, Amos... On vient encore se faire vider les poches ?..
- J'espère plutôt que tes gars de ce soir sont bon, car j'ai amené un putain d'As du jeu, avec moi !
- Soit... Nous verrons bien. Mais ne comptes plus sur moi pour te sortir de galères.
- Mais ne t'en fais pas, c'est arrivé combien de fois, après tout ..? Une, deux ..?
- Ça arrive chaque soir, Amos, chaque soir.
- Je t'ai connus moins vieux jeu, mon gros. Bon, qui est à plumer ?..
- Il y a un marinier, seul à table. Il n'a pas encore joué, ce soir.
- Allons-y."

S'étant dirigé vers le type en question, Amos se figea, de pierre il devint et trop peu de mot il cracha avec trop de difficulté. Fixant le marin, un trouble s'était installé sans qu'Angbor n'y comprenne rien. Et celui s'exclama soudain.

"- Amos, Amos Alesi ?!
- Quel bordel, qu'est-ce que tu fous ici, toi ..?
- Je suis en permission définitive, tout est finis pour moi."

Les deux s'installèrent face à lui. Angbor le toisait, gars négligé aux expressions fatiguées, il portait des vêtements de mer troués. Amos le connaissait visiblement et l'atmosphère se vue être détendue, pour un court instant, du moins.

"- Définitive ?.. Explique toi, mon ami, je t'ai connus plus bavard que ça.
- L'armée navale, c'est terminé pour moi.
- Et Dymos ? Tu étais pas sur le même navire que lui ?
- Navire... Mh... Ouais.
- Comment va t'il ? Il revient bientôt ?
- Il est mort. Le navire a été attaqué alors qu'on faisait la sortie de routine pour les débuts des nouveaux matelots."

"Mort", "Mort". Ce mot raisonnait dans sa tête. Amos était tout déconfit, tandis que le marin soupirait doucement.

"Mort".
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Début de Janvier 489.

En mer, au Sud d'Indubal.
Le navire s'était assez éloigné pour n'apercevoir Indubal que comme une sombre tache.
Le vent soufflait assez fort, la mer se faisait agitée et colérique et l'activité était à son apogée sur le navire de guerre, tout les nouveaux matelots s'activaient sur le pont, le capitaine était dans ses quartiers et le second tenait la barre tout souriant d'avoir le contrôle.

"- Rabattez les voiles ! Serrez les bouts !"

Voilà, le second venait de sonner l'arrêt, il était temps d'initier les nouveaux matelots à une situation d'urgence. Chaque matelots serra le cordage qui lui était attribué et tous se mirent à la réception des ordres sur le pont, face à la barre. La proue du bateau ne faisait face qu'à la mer, et rien ne se distinguait si ce n'est le bleu marin, la mère se calmait lentement, et le bruit s'atténuait.

"- Relevez les équipes et tous à vos balistes, bâbord et tribord ! Présentez les projectiles !"

A nouveau, tous s'afféraient, se regroupaient par trois, puis se séparaient à nouveaux. Deux découvraient et plaçaient une baliste d'un côté précis du navire, tandis que le troisième allait chercher les projectiles.
Une fois tout ceci fait, chacun se tenait droit devant sa baliste, et un tenait un projectile appuyé sur son épaule droite.

Tout semblait se dérouler pour le mieux, mais c'est alors que le second lâcha la barre pour descendre sur le pont et inspecter chaque baliste qu'un cris se fît entendre au loin. Le message était incompréhensible, mais on le percevait tout de même comme un cris.

D'un bruit sourd et fort, le capitaine du navire passa sur le pont, claquant les deux portes de bois de l'entrée quartier.

"- Matelots ! A vos postes de combat ! A vos sabre d'abordage ! Braquez et armez les balistes !
- Vous avez entendus le capitaine ?! Tous à vos postes !"

Un sacré bordel s'annonçait, le capitaine n'avait pas pour habitude de perturber les exercices routinier de telle manière, et surtout, son air frustré n'annonçait vraiment rien de bon.
Celui-ci dégaina son épée d'abordage, une belle lame étincelante en acier aux dorures et ornement raffinés. Il secoua sa veste de mer bleue sur son dos, elle était impeccable, une vraie marque de richesse du bateau à lui tout seul.
Mais tout cela ne servirait à rien, un combat inattendus et perdu d'avance s'annonçait à la poupe du navire.
A moins d'un mille, se présentaient deux autres navires délabrés, et les écumeurs qui grouillaient à leurs bords ne semblaient pas apte aux négociations.
Un Rude combat les rattrapait.
Choquer les voiles était inutile, le navire Caroggian était immobile et ne prendrait jamais assez de vitesse pour leur échapper à temps, leur seul espoir était le nombre assez conséquent d'unités présente à son bord.

En moins de quelques instants, les ricanements des écumeurs se faisaient entendre.
Et encore moins de temps après, une proue noire décorée d'ossement apparaissait à bâbord.

"-Matelots ! Braquez et tirez dès que possible ! Tuez avant d'être tués !"

L'encouragement fut bref, et dès que celui-ci fut terminé, les balistes côté bâbord ouvrirent le feu, une à une, des cibles furent atteintes, d'autres lamentablement ratées.
Un cris résonna quelques secondes sur le navire Caroggian, un matelot écrasé par sa baliste, il avait probablement oublié de la fixée.
Le second bateau écumeur arrivait à tribord tandis que le premier était à la bonne hauteur pour l'abordage, des cordes se lançaient de tout côtés, des écumeurs atterrissaient sur le navire Caroggian, les combats se déclenchèrent, des combattants tombaient des deux côtés, mais la hargne des écumeurs se faisait plus puissante que la discipline caroggianne.
Un "replis" s'installa naturellement, le peu de combattant qu'il restait tâcha de se retrouver derrière les portes des cabines, un abris très temporaire.
Mais c'était vain, le capitaine était tombé, lui aussi, et dépouillé de sa veste et de son épée, son corps fût jeté à la mer par deux écumeurs.
C'était terminé, le navire était perdu, et avec lui, son équipage, et parmi son équipage, Dymos.

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Mars 489.

Le peu d'honneur de la famille Alesi venait de s'éteindre par le biais de la mort subite de Dymos. Plus rien ne les rattachait à leur passé, il fallait un nouveau lien vers l'honneur. Mais que faire quand personne n'y est destiné ?
Angbor avait pris les choses en main, son oncle et sa tante pleurant la disparition de Dymos, il se débrouilla tout seul, et tenta sa chance à la garde de Caroggia.

Tous se tenant droits dans la cour du bastion, cinq jeunes gens étaient alignés, observés par une dizaine de garde de la ville, ils étaient inspectés, tour à tour par l'intendant de la garde. Un homme à la chevelure grisonnante et à l'armure luisante. Un homme qui n'avait certainement jamais eu besoin de se mesurer à quiconque pour en arriver là ou il en était, et qui ne serait certainement jamais face au danger. Une magnifique épée d'apparat était à sa ceinture, le pommeau orné d'un rubis, la garde richement ornée, et le fourreau assortis, d'un cuir de première qualité.
Arrivant vers Angbor, avant dernier de la file, celui-ci l'interrogea.

"- Pourquoi venir ici ?
- Pour Caroggia.
- J'ai dis, pourquoi venir ici ?
- Je n'ai pas le choix.
- Explications.
- J'ai besoin d'entrer dans vôtre service, mon père est mort, je dois prendre la relève pour ma famille.
- Qu'es tu prêt à faire, pour ta famille ?
- Tout.
- Rentre chez toi. Ce n'est pas la peine.
- Rentrer chez moi ? Mais...
- Il n'y a pas de "mais" qui tiennent. Rentre chez toi, un point c'est tout. Tu es visiblement trop instable pour cela, nous n'avons pas."

Angbor s’effaça, lentement. Il s'attendait bien à être recalé, on le connaissait déjà comme un fauteur de troubles et comme un arnaqueur en ville, mais étrangement, personne ne lui fît cette remarque.
L'intendant de la garde semblait immuable, c'était un refus catégorique, et rien d'autre. Refus qui n'était pas accueillis à bras ouvert par le contexte.

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Mauvaise Tournure

493.

Désormais, il était seul. Seul. Seul.
Ces mots résonnaient dans sa tête presque constamment, à vrai dire, c'était là son seul centre de pensées.
Comment un homme pouvait-il rebâtir tout ce qui s'était écroulé durant près de deux cent ans, par la seule force de sa conviction ? C'était inutile, perdu d'avance, il ne restait rien, si ce n'est une maison et le voleur qui y habite.

Voleur. C'était bien là le seul mot qui le lui correspondait à merveille, et pourtant si péjoratif, il se plaisait à s'entendre se faire appeler de la sorte,mais ne manquait jamais de se défendre contre les accusations.
Cela lui donnait l'impression d'avoir enfin réussis quelque chose. Mais un doute persistait, sa famille ayant toujours été considérée comme tel, comme des "voleurs". Il se demandait si ça lui valait vraiment quelque chose, si tout cela allait vraiment l’amener quelque part, ne serait ce que vers de gros ennuis, mais c'était trop tard.

Toussant à s'en arracher les poumons, un vieillard vêtu de guenilles, dont le visage était partiellement caché par ses cheveux longs, gris et sales, se tenait assis en tailleur, dans le coin d'une cave. A ses côtés trônaient quelques piles de bouquins, tous très vieux et usés, et juste devant lui, un encensoir en or qui embaumait ses environs de lambeaux de fumée noirâtre, percés de quelques rayons le lumières, diffusés par une vieille lanterne à l'autre bout de la pièce.

La porte grinçante qui s'ouvrit et se ferma alerta le vieux tas d'os, qui de lents mouvements de bras dissipa une bonne partie de la fumée qui l'entourait. Celui-ci restant au sol, il tourna légèrement sa tête vers les bruits de pas qui se dirigeaient alors vers lui, et dans un souffle, comme si c'était là le dernier, interrogea le visiteur.

"- Qui rends visite aux vieilles personnes, aujourd'hui ?
- Une ombre faîte de ce qui vous entoure.
- Une ombre... Faîte de ce qui m'entoure. Je reconnais bien là les premiers mots que je t'ai soufflés, mon jeune Angbor. M'amènerais-tu quelque chose ?
- Vous m'aviez recommandé un objet particulier.
- Et qu'en est-il, aujourd'hui ?
- Aujourd'hui, il est vôtre, comme vous me l'avez demandé.
- Bien, tu as vite compris comment tournait la roue, je te félicite, Angbor.
- Il y a de cela quelques semaines, je vous avais questionné.
- Je m'en souviens, très bien, mon ami. As-tu trouvée ta réponse ?
- C'est que, je m'attendais à autre chose...
- Il faut que tu saches quelque chose, mon jeune Angbor. Il est de mise en ce monde, que l'on ne sait jamais sur quoi l'on va tomber.
- Je vous avais demandé comment remonter la pente... Comment récupérer ce que j'ai perdu.
- Vus ton mécontentement, tu as du trouver comment faire, n'est-il pas ?
- Il est vrai... J'en ai conclus que cela était impossible.
- Alors, c'est impossible, jamais tu ne reconstruira ce qui a été détruit.
- Mais...
- Mais, le fait est que tu as construit d'autres édifices.
- Tout cela ne me mènera à rien !
- Et pourtant, tu vis déjà mieux qu'avant, aux dernières nouvelles, les sommes que vous amassez avec les amis que je t'ai présentés et toi, vous laisses à tous de bonnes conditions de vie. Maintenant, donne, et va."

S'indignant légèrement, Angbor se courba vers le vieillard qui tendait les deux mains grandes ouvertes vers lui et y posa alors doucement un fourreau et l'épée qui allait avec, celle la même qui se trouvait à la ceinture de l'intendant de la garde de Caroggia quatre années auparavant, lors de sa tentative d'admission à cette même garde.

"- La récupérer fut plus simple que prévu, sans doutes un coup de chance.
- Non, pas de la chance, mon aide ne t'as pas été vaine, voilà tout."

Refermant ses mains sur l'épée, le vieillard esquissa un sourire, suivis d'un léger rictus, alors qu'Angbor désertait déjà la cave.
La tête déjà pleine de mauvaises songes, il ne le lui manquait plus que cela. Même si Angbor ne reconnaissait pas que le vieillard l'avait aidé, il en était tout autrement. En effet, il s'était décidé à le rencontrer la semaine qui à suivis son refus à la garde, quatre ans auparavant. Et ni-une ni-deux, le vieillard se mit à lui bourrer le crâne d'idée et de phrases pleines de sens. S'en suivis avec les requêtes du vieux, des vols, des menaces, des casses. Cet enfoiré de première l'avait foutu dans de beaux draps, mais il restait un point plutôt étrange...
Angbor allait mieux, mieux.

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Mi 492.

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Croix de Fer, Croix de Chair

496.

S'abritant au possible de la pluie sous le porche d'une maison, Angbor dépliait assez vite le morceau de papier signé d'une croix que l'on le lui avait remis quelques minutes auparavant au coin d'une sombre ruelle.
S'empressant à déchiffrer l'écriture, son humeur concentrée céda aussitôt sa place à un sourire en coin qu'il accompagna d'un petit rire, replia et rangea le morceau de papier dans son vêtement, il se dirigea ensuite vers les havres, pressant ses pas sous la pluie.

Mes amis,
Mes frères,
Mes enfants,


Je vous délivre en ces quelques mots une invitation, que très peu en ce monde puissent vous offrir.

Vous qui n'êtes que misère et mercenaires, levez vous du bon coté, marchez dans la bonne direction, croisez le fer avec vôtre nation à vos cotés.
En cet instant même, une promesse d'or et de gloire se propose à qui rejoindra les rangs armés de l'oligarque Zuanne Barhoran et de celui qu'il a choisis pour mener à bien, Thurmin li Velpucci, dans sa volonté de défendre les latifundios, de défendre les nôtres, de défendre la République Marchande.

Lorsque ces mots me sont venus aux oreilles, je n'ai pus que penser à vous, vous que je parraine depuis un certains temps déjà, il est temps de brandir vos lames du bon côté.
Vous vous connaissez presque tous, rassemblez vous, et suivez les ordres que l'on vous donnera.

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Fin du mois de Mai de 497.

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Nella et Lucrese

Mois de Février 498.

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1 Juillet 498.

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Un soldat comme un autre

17 Juin 501.

"- Angbor ? T'as déjà été au champs de bataille ?
- Quoi ?
- T'as déjà été au champs de bataille ?
- Ferme la et avance, on a du boulot.
- Mais ... T'as été formé ou ?
- La ferme, avance.
- T'as probablement pas eu besoin d'être formé, c'est ça ? Pauv' rustre.
- Pauvre rustre ?
- Ouais, pauv' rustre.
- Maintenant ferme ta gueule avant que je te l'éclate et reste au aguets.
- Rappelle moi pourquoi on marche comme des cons dans la ville ainsi ?
- Parce que c'est la famine, Gus, tu pige ? Et une famine amène souvent des révoltes.
- Ouais, et alors ? C'pas nôtre problème, les paysans z'ont pas assez boulotté."

Après un profond soupir d’agacement, Angbor, de sa main droite, colla une bonne gifle du revers de la main au mioche qui se tenait à ses côtés.
Gus n'avait peut-être même pas encore atteint la vingtaine, alors qu'Angbor, lui atteignit la trentaine l'année qui suivis.
Se massant la joue, Gus la ferma, pour un bon moment, Angbor l'avait calmé, et ça n'était pas une mauvaise chose.

Selon lui, on apprenait mieux sur le terrain qu'à l'école militaire. C'était probablement vrai, mais ce n'était pas ça leur boulot. Repousser des Qadjarides, ou rabattre un raid d'Ocolidiens, d'accord.
Mais se battre contre les gens de tout les jours qu'ils côtoyaient. Passant du bon fermier, à la grosse mégère d'éleveuse. Non, tout ça par la faute de mauvais investissements qui plus est. La faute à de riches personnes qui jamais, Ô grand jamais, ne fouleraient la pauvreté des rues de ne serait-ce qu'un orteil et qui seraient, forcément à l'abris d'un quelconque revers du peuple.

Non, ça n'était pas normal, c'était une injustice, mais, que représente une injustice, lorsque l'on se baigne dans la pauvreté ? Tôt ou tard, on est bien obligé de se retrouver aussi, à commettre des injustices. Mais, ça n'est pas grave. "Mieux vaut que ça arrive aux autres, qu'à toi."
Comme disait son père. Et c'était bien vrai, que la famine ne le touche que très peu lui et sa fille, il en était largement satisfait.
Tout comme le fait d'être volé, dépouillé,.. C'était mieux de le faire subir aux autres que de le subir soi-même, en somme, ça lui permettait de convenir à certains "Loisirs". Un stupéfiant, une nouvelle paire de botte, un bon repas pour lui et sa fille, un compagne d'une soirée.
Et c'était ça, son quotidien, bien que faisant partie des forces Caroggiannes depuis peu, il essayait de se tenir un peu plus à carreaux, lissant son image du mieux possible. Mais baignait toujours dans certaines illégalités.
Validait des droits d'amarrage contre certains services, faisait disparaître certains indices concernant des amis dans de beaux draps,... Des petites choses, qui n'ont au final, fait que le rendre plus pourris qu'il ne l'était déjà.

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Affaires décisives

9 Juin 505.

"- Ecoute, Angbor. Faut que t'aille à la Capitale.
- Pourquoi j'irais la bas ? Tu te fous de ma gueule ?
- Non, emmène ta fille avec toi.
- Et si tu m'expliquais pourquoi déjà ?
- On a une cargaison à y amener, et passer par la mer, trop dangereux.
- Allez vous faire foutre ! Moi, je fais que vous couvrir en échange de service rendus. Je pratique pas vos contrebandes.
- Réfléchis Angbor !
- Réfléchir à quoi ?! Tu me demande de-
- Tu n'auras plus jamais besoin de faire de messes basses. Pense à ta fille, Angbor."

Étouffant un grognement et se massant les tempes, Angbor acquiesça lentement. Les deux hommes se levèrent, et tout deux se dirigèrent vers la cale du bateau. Une cale emplie d'une dizaine de fûts.

"- Quoi, c'est ça la cargaison ?
- Oui.
- Tu te fous vraiment de ma gueule.
- Absolument pas, amène deux de ces fûts à la Capitale, et suis à la lettre les indications que je te donnerai, tu verras bien.
- Si c'est un de tes coups foireux de vieux contrebandier, je te le ferais payer."

Sortant de la cale, Angbor fut légèrement éblouis par les rayons du soleil au zénith, il s'adonna à un cours moment de réflexion.

Que faire ? Si tout se passait comme le prétendait le contrebandier, il aurait atteint son but, sortir, lui et sa fille, de la misère.
Elle avait déjà dix ans. Et comme 28 ans avant sa naissance, tout comme Angbor, l'enfant était privé de sa mère, emportée par la mort en le mettant au monde.
Lucrese ne méritait pas cela, non, en rien. Et Angbor s'était juré de tout faire pour lui offrir une vie convenable, chose qui n'était en rien le cas présent.

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10 Juillet 505.

"- Lucrese ?
- J'arrive papa !"

Angbor guetta l'escalier d'ou descendrait sa fille un bon moment.
La petite fille déboula lentement, en tenue de nuit, rien d'excentrique. Se frottant les yeux avec la main droite, elle venait visiblement d'être réveillée.
Il était tôt, en effet, mais leur voyage avait une organisation précise, et l'heure du départ n'était autre que l'aube.
La petite fille à la chevelure brune désordonnée se dirigea vers son père, Angbor. Elle leva immédiatement les bras vers lui, et il la souleva, elle lui accorda un câlin.
Câlin, qui le ramenait à la réalité, à sa réalité, il avait beau se cacher sous son armure, il n'était qu'un tas de ruines. Un fort, après un siège. Une ville, après un incendie.
Un homme dévasté par la mort de sa femme, mais tenu en vie grâce à l'amour réciproque qu'il entretenait avec sa fille.

"- Il faut que tu te prépare, Lucrese, nous allons partir.
- D'accord, papa.
- Fait vite ma chérie."

Angbor la regarda remonter les escaliers, se demandant une dernière fois, si ça décision était la bonne. Mais il était trop tard, dès qu'elle redescendrait, tout deux se dirigeraient vers le chariot que leur avait préparé Armand Dion, le contrebandier.

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Le Cad

10 Septembre 510.

Ça faisait presque cinq ans, presque cinq ans qu'il avait été dupé, mais ces ennuis ne faisaient que commencer.

Vivre à la Capitale, ce n'est pas facile, il faut savoir survivre.
Survivre, c'est tout ce qui compte. On vole un légume en passant devant une étale pour avoir un souper. On fait la manche dans les quartier huppé si on en a le physique, l'accoutrement, et surtout, si on n'est pas ramassé par la garde.
Garde ? C'est beaucoup dire. Disons que la garde s'intéresse plus à regarder s’entre tuer les bandes de frappeurs du quartier nordique.
De toute manière, tout le monde s'en moque, les Nordiques, on les aime ou on les aime pas. Et pour la majorité des gens d'ici, on les aimait pas. Mais Angbor s'en fichait, tout ce qui comptait, c'était sa fille, et de ce coté la, il n'avait pas vraiment de soucis à se faire. Lucrese, du haut de ses quinze ans, tenait lieu de compagne de jeu à une petite fille d'un banquier Caroggian. Dans l'enceinte du manoir de la Petite République, comment elle en était arrivée la ? Elle avait tirée son épingle du jeu, sinon, mystère. Et c'était tant mieux, ça le rassurait.

De son coté, il avait été dupé, et même cinq ans après, en subissait encore les conséquences. Les fûts que lui avait confié Armand Dion, étaient spéciaux, ils avaient un double fond, et assez mal dissimulé. Entrer dans la ville avec, il avait réussi. Mais les faire passer au port, à l'endroit indiqué par Dion, ça c'était pas passé comme il le fallait.
Et par de bonnes ruses, il s'en était tiré, avec difficulté cependant.
Et malgré cela, il était toujours en constant danger, la cargaison de contrebande aurait été volée, et les volés auraient retrouvés les voleurs, Angbor par la même occasion.

Et toutes ces choses, elles tournoyaient dans sa tête.
Se venger ? Pourquoi faire ? Il est bien mieux d'avoir des amis en dette, que des amis morts.

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Cadeau du Dion

1 Août 513.

La rumeur courrait en ville, que l'on cherchait des tas d'objets de valeur à échanger, au port. Un petit navire coursier, avec un petit équipage aux allures sombres.
Est-ce que c'était Dion et son équipage ? Peut-être... Le mieux était de le savoir, et donc, de se rendre au port, chose qui ne traversa qu'une seule fois l'esprit d'Angbor, et qui s'y rendit immédiatement.

Il reconnut le bateau du premier coup d’œil, un splendide coursier en état impeccable, les voiles blanches, le bois de couleur naturelle et le ponton placé de manière à pouvoir entrer. L'hésitation, c'était ça le problème de l'instant, entrer et se confronter à Dion ? Ou simplement, partir.
Non, Dion lui devait dédommagement, ça, Angbor y comptait bien.

S’efforçant de prendre un air naturel, de desserrer les poings et d'adopter une marche un peu plus décontractée, il franchit avec aisance la passerelle reliant le bateau au port.
Directement accueillis à bord par Bistfür, une grosse brute rousse aux airs menaçants et à la provenance Uuroggianne. Celui s’efforça de paraître amical, mais en vainc, son caractère bestial semblait prendre le dessus.

"- Qui qu'viens nous voir et pourquoi ?
- On se calme, mon grand, je viens voir Armand, et pas toi.
- Gnh... Armand hein ? Et qu' qu'dit t'vas pas l’étriper ?"

Alors que le Nordique s’apprêtait à lui envoyer son poing à la figure, Armand sortis de la cabine avec tout son charme, et avec Silinda, sa petite sœur derrière lui. Ils se ressemblaient comme deux gouttes d'eau, si ce n'est le fait que lui avait une courte barbe et qu'elle avait l'air très simplette.

"- Allons, messieurs, vous avez oubliés vos manières à la maison ?
Oh... Angbor ! Que nous vaut ta si précieuse visite ?
- Réserve ton charme à ta sœur, Dion. Tu m'as bien eu avec ton dernier coup, hein ?
- Oh ! Si tu savais ! Je ne suis même pas l'auteur de cette mascarade.
- Et qui dois-je féliciter alors ?
- T'as toujours eu un humour déplorant, Angbor.
- Laisse moi entrer, et sers moi donc un verre de ton si bon vin que tu as volé je ne sais ou à je ne sais qui.
- Bien sûr ! Silinda, tu nous prépare ça ?
- Oui, Armand..."

Franchissant le seuil de la porte sans même y avoir été invité, Angbor ne se priva pas de susurrer "Consanguin" à Armand, qui pris tout de suite un air offusqué.
Prenant place à l'intérieur, Armand referma la porte de la cabine derrière lui, laissant le grand Bistfür dehors, c'était déjà un danger d'écarté.
Armand pris place, droit comme un "i" en face d'un des hublots de la cabine, c'était l'occasion. S'approchant lentement pour ne pas lui insuffler de quelconques soupçons, Angbor le saisit dès qu'il était à sa portée, et en toute vitesse, plongea sa main droite sur la ceinture de celui-ci, saisit sa dague, et la lui posa dans le dos.

"- Tu m'en dois une, Armand, et une bonne.
- Que... Tout, tout ce que tu veux. Mais...
- Mais..? Tu n'es pas en position d'exiger quoi que ça soit, Armand.
- Qu'est-ce... Qu'est-ce que tu veux ?
- La sécurité, Dion, la sécurité.
- Je... Je comprends pas !
- Tu m'as mis dans le bordel, à toi de m'en sortir !
- D'a... D'accord.
- Et surtout, tu vas m'expliquer ton plan, avant de le mettre à exécution. Et j'espère aussi que t'as quelque chose en réserve...
- Esp... Esperia. La bas, toi et ta fille serez en sécurité.
- Espe-quoi ? C'est quoi ça ?
- C’est une nouvelle... Terre... On y envoie des... Des esclaves, beaucoup... Ils y bâtissent une grande ville...
- Et je m'y rend comment, Dion ?! Comment ?! Et qu'est-ce que j'foutrais la bas ?!
- C'est nous, on t'y conduis, toi et ta fille. On connait un passeur de Lau... Lauderfelt, Angbor. Et on pourra vous faire passer. Il... Il me reste assez de joyaux pour ça, la bas, te suffira de... De demander l'exile ! Faites vos affaires et soyez ici de... Demain."

Silinda remontant, elle lâcha sa cruche de vin au sol, la brisant. Angbor relâcha Dion, l'envoyant contre la parois, celui-ci le menaça une dernière fois de la dague, puis, l'attacha à sa propre ceinture, il sortit, quitta le bateau sous le regard agacé et les grognements de Bistfür, se tenant droit sur le pont du bateau, et ne sachant absolument rien de l'affaire.

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5 Août 513.

Il était à Fort-Lointain, comme convenu, transportant ses affaires dans un havre-sac, les joyaux et la dague d' Armand. Le bateau des contrebandiers s'éloignait déjà, bientôt il passerait hors du champs de vision d'Angbor.
Lucrese, était restée chez les banquiers, la bas, elle était en sécurité, et puis, si elle le désirait, elle pouvait rejoindre Angbor à tout moment, il lui avait laissé assez de joyaux pour son passage.

Bientôt, il embarquerait sur le navire de Gwylonna, en tant que passager, et se retrouverait directement sur Esperia.

"- Esperia... De toute manière, ça peut pas être pire."
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Esperia

Arrivée

13 Août 513.

Se pressant à sortir du bateaux de Gwylonna, il pointa son nez à l'air libre, et huma l'air marin alors que celui n'était pas encore à quais.
Plaçant sa main gauche sur le pommeau de son épée à sa ceinture et la droite en visière au dessus des yeux, il observait. Il observait car au loin ou s'était déjà dessinée une île se profilait dorénavant une ville.
Souriant en coin, il se retira vers l'arrière du bateau et plongea son regard vers l'horizon. Plus rien, il ne distinguait plus rien. Cela ne l'étonna pas, il savait ce qu'était les voyages en mer et cela, ne plus voir ce qu'il y a derrière, il savait ce que c'était, tout comme pour le fait de laisser quelque chose derrière sois.
Mais cette fois, c'était sa fille qu'il laissait derrière lui.
Et pinçant ses lèvres, fronçant légèrement les sourcils, il se redirigea vers l'avant du bateau. Bateau qui avait encore avancé pendant ce temps, et désormais, il distinguait le port de Rivelame.

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Quelques minutes après, le bateau de Gwylonna arriva à quais, s'y amarra sans douceur, et tous descendirent, les esclaves, les esclavagistes, et surtout, Angbor.
Parcourant le quais de Rivelame, il se retrouva ensuite sur la place du port, et observa lentement, chacune des personnes s'y trouvant, toutes absorbées par les esclaves défilant dans la cage, aucune d'entre elles ne le remarqua et il se faufila, se fondant dans la masse comme à son habitude.

"- Ça y est, j'y suis enfin."
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Pementhir

Novembre 513.

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Vuhori

16 Mai 514.

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L'heure de gloire ?

Mai 515.

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Rapide déclin

Fin Juin 515.

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Suivis Historique

  • 13 Janvier 472, Naissance d'Angbor et mort d'Ariana Roncieux.
  • Janvier 489, mort de Dymos Alesi lors de son service en mer.
  • Mars 489, entretient avec l'Instructeur de la garde de Caroggia et est recalé.
  • Fin Mai 497, échappe de peu à la mort, lors de la Campagne de Medeva.
  • Rencontre avec Nella en Février 498, à Furlia.
  • Naissance de Lucrese et mort de Nella le 1 Juillet 498, à Caroggia.
  • Départ de Fort Lointain vers Esperia le 5 Août 513.
  • Débarque à Esperia le 13 Août 513.
  • Entrée dans la Garde le 16 Août 513.
  • Quitte la Garde le 8 Octobre 513.
  • Est fait Habitant le 10 Octobre 513 par le Roy Durzann l'Aveugle.
  • Participe à la défense d'Esperia au début de Décembre 513.
  • Prise du Sans-Fond quelques temps après les combats.
  • Passage dans les geôles de la Garde le 7 Décembre 513 et libération le lendemain.
  • Refonte de la Pointe d'Or et entrée dans celle-ci grâce à Elduin le 27 Décembre 513.
  • Dissolution du premier groupe de la Pointe d'Or le 18 Janvier 514.
  • Réintégration dans la phase finale de la Pointe d'Or le 5 Février 514.
  • Fonde la famille Vuhori le 16 Mai 514.
  • Angbor profite et passe Citoyen d'Esperia le 15 Juin 514.
  • Débute l'apprentissage de la chasse le 4 Août 514 qui se terminera pour l'Académie le 11 du même mois.
  • Emménage au quartier Ouest pour se rapprocher des Vuhoris le 26 Novembre 514, il est désigné capitaine de la milice de quartier le même jour.
  • Une bien triste nouvelle lui vient le 8 Décembre 514.
  • Quitte la Pointe d'Or courant Janvier 515.
  • Angbor commence à se pencher vers la confections de pièges courant Janvier 515.
  • Obtention du certificat de maîtrise auprès de l'Académie le 10 Mars 515, Angbor est maintenant "maître" trappeur.
  • Reprise de La Braderie de la Seconde Chance le 25 Mars 515.
  • Après l'assassinat de Valdteri, Angbor réintègre la Pointe d'Or le 17 Avril 515.
  • Angbor est nommé Commandeur par le Roi le 14 Mai 515, le même soir il prend l'initiative de renommer le grade, il se fera alors nommer "Conductier".
  • Arrivée surprise de sa fille le 2 Juin 515.
  • Destitution du poste de Conductier durant la révolte le 22 Juin 515.
  • Dissout la Maisonnée Vuhori le 15 Juillet 515.
  • Range ses armes une bonne fois pour toute et se lance dans la cuisine courant du mois d'Août 515.