Diaspora qadjaride

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Diaspora qadjaride

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Administration
Forme de l'état Communautés autonomes
Religion Culte qadjaride
Langue officielles Qadjaride
Capitalin
Géographie
 
Démographie
Population totale Env. 100000
Gentilé qadjaride


Présence géographique

La diaspora qadjaride, de par sa nature, ne contrôle aucun territoire. Elle est cependant présente sur la majorité du continent sous sa forme nomade ou sédentaire. Les qadjarides se nomment entre eux différemment selon les lieux où ils vivent.

Les qadjarides sont absents des Maahvitts, du Steiertal et de l’archipel ocolidien.

Principaux points de rencontre et de vie

Les routes de migration relient plusieurs importantes villes du continent où l’on peut trouver des communautés sédentaires.

  • Anelbruck: très important point de passage honarmide.
  • Capitale: importante communauté honarmide.
  • Caroggia: importante communauté angastine.
  • Estellaz: important point de passage honarmide, chorikave et grajamaite et centre du réseau commercial qadjaride.
  • Gainerako: point de rencontre des grajamaites et angastins, lois favorables aux qadjarides.
  • Indubal: lieu de passage traditionnel des chorikaves, connu pour ses champs qadjarides.
  • Medeva: dans son ensemble, la région voit une forte densité de clans.
  • Méridion: lieu de passage symbolique des chorikaves.
  • Pontanelle: très important point de passage honarmide.
  • Santrussi: lieu central de la vie des grajamaites.

Liste des clans qadjarides

Cette liste n’est pas exhaustive.

Attributs

Nom

La diaspora qadjaride est le nom désignant l’ensemble des clans qadjarides du continent. Chaque clan qadjaride au sein de celle-ci possède son propre nom. Il existe également des termes désignant les qadjarides en fonction de leur région de vie mais ces termes ne sont utilisés que de façon secondaire lorsque cela est nécessaire par les qadjarides eux-mêmes et par les érudits.

Emblème

Bien que les qadjarides n’aient pas d’emblème officielle, les clans utilisent fréquemment le symbole religieux du souffle. De plus, un clan peut se doter d’un symbole mais il ne s’agit pas d’une règle générale.

Symboles

Historique

L’histoire connue des qadjarides commence quatre siècles avant le début du calendrier impérial avec l’Empire qadjaride. Cet empire maritime essaima et colonisa le sud du continent, créant trois état-clients nommés Potentats: le Potentat de Medeva, le Potentat de Galdyr et le Potentat de Frontera. Ils disparurent lentement face aux guerres les opposants aux autres états, notamment la Tribiarcha ligua, l’Empire Suuri, le royaume d’Albunae et enfin l’Empire Central qui lui porta le coup de grâce. L’empire qadjaride et son dernier potentat disparurent au milieu du premier siècle dans de sanglants massacres. Il ne reste presque rien de cet empire et de cette époque sinon des légendes et des ruines.

Il y eut des survivants, essentiellement issus des Potentats, qui se cachèrent en Medeva. Ce fut le début de la formation de la diaspora qadjaride. A cette époque, les qadjarides durent profondément changer pour s’adapter à la nouvelle réalité, celle d’un peuple sans terre et sans ressource. Ils devinrent des clans, nomadiques ou sédentaires, abandonnant la vie urbaine et leur héritage.

Vers 250, les qadjarides se virent offrir une colonie par l’Empire Central et le Monastère adaarion : la colonie de Mantesa. Cet évènement acheva de changer pour toujours les qadjarides en les réintégrant aux peuples du continent qu’ils avaient fuit pendant deux siècles.

Vers 345, la colonie de Mantesa fut dissoute, causant la seconde diaspora qadjaride. Celle-ci fut la dernière grande évolution culturelle des qadjarides, faisant d’eux ce qu’ils sont aujourd’hui. Elle a permis de formaliser bon nombre de leurs traditions et façons d’interagir avec les “kharedjis”, les non-qadjarides tel que les foires qadjarides ou leur propre réseau commercial en marge du commerce traditionnel.

Situation actuelle

Aujourd’hui, les clans qadjarides sont présents dans presque l’ensemble du continent à quelques exceptions près : (Steiertal, Nord et archipel ocolidien). Ne se mêlant pas de politique kharedji, ils vivent leur vie au jour-le-jour, naviguant sur les remous politiques et sociaux des kharedjis comme un navire vogue sur une mer.

Lois et organisation politique

Système clanique

La diaspora est divisée en clans. Chaque clan réunit un certain nombre de qadjarides vivant de façon communautaire. Il n’existe aucune autorité chapeautant ces clans qui fonctionnent tous de façon autonome.
Chaque clan est “dirigé” par un groupe de membres appelé le T’rin.

T’rin

Le T’rin est le nom qadjaride désignant la direction d’un clan qadjaride. Il rassemble les trois responsables traditionnels. Leur désignation se fait de façon démocratique au sein du clan par consensus. Leur rôle peut cependant varier au sein des différents clans et certains clans innovent parfois mais la chose est souvent prise avec scepticisme par les qadjarides et ces innovations requièrent un travail constant de persuasion de la part des responsables. Du reste, ils sont libres de prendre le conseil de tout Qadjaride et de déléguer certaines tâches.

Rais

Le Rais est le responsable de la cohésion du clan et non pas son dirigeant suprême. C’est auprès de lui que les membres du clan sont censés venir chercher un arbitrage pour régler leurs conflits. Il est supposé activement assurer l’unité et la bonne marche du clan et agir de façon diplomatique plutôt que autoritaire.
Son rôle est également d’être par défaut le représentant diplomatique du clan auprès des Kharedjis. C’est donc lui qui se charge des négociations, des contacts avec les administrations, etc.

Telesmbod

Le Telesmbod (signifiant en qadjaride “maître des sorts”) est le responsable religieux du clan. C’est lui qui est supposé transmettre aux jeunes du clan la bonne connaissance du culte qadjaride. Il est également le principal organisateur des rites ainsi qu’un conteur de légendes et la mémoire du clan. Il n’est pas rare qu’il joue le rôle de trésorier du clan.
Le Telesmbod est également supposé être un “sorcier” selon la tradition de la sorcellerie qadjaride. En tant que tel, il joue un rôle majeur dans l’organisation et la bonne marche des foires qadjarides.

Chabbod

Le Chabbod (signifiant en qadjaride “maître de nuit”) est le responsable de la sécurité du clan. Le rôle est apparu dans le cadre du nomadisme autour de Mantesa mais s’est diffusé à tous les clans lors de la seconde diaspora.
Chez les nomades et clans mixtes en errance, son rôle est plutôt de choisir les trajets et mener la caravane. C’est lui qui assure les rondes et organise l’utilisation des armes contre des brigands.
Chez les sédentaires et clans mixtes en arrêt, il maintient l’ordre au sein du clan et se charge de régler les disputes entre qadjarides et kharedjis sans se mettre à dos la population locale. Le plus généralement, il va simplement tenter de mettre fin aux bagarres en séparant les individus et en trouvant une solution temporaire pour éviter que les choses ne dégénèrent. Il agit pour cela en collaboration avec le Rais qui, lui, va tenter d’apaiser la situation si elle dépasse le cadre de la petite dispute. Il est aussi responsable de faire évader les qadjarides emprisonnés.
Son rôle est aussi de protéger le clan de lui-même. La tradition veut qu’il tempère les qadjarides plus jeunes ou impulsifs et évite le recours à la violence le plus possible.

Fonctionnement du clan

Un clan qadjaride fonctionne de façon démocratique et consensuelle. Lorsque les choses sont calmes, les qadjarides ont l’habitude de délibérer, les membres du T’rin jouant alors des rôles de médiateurs et d’arbitres et non de dirigeant. Les qadjarides désignent librement qui doit occuper une fonction de T’rin par consensus. Ces fonctions ne sont pas à vie et peuvent être révoquées quand le clan le décide mais la chose est rare.
En temps de crise, les décisions des chefs sont immédiatement suivies. La survie primant sur le consensus.

Relations inter-claniques

Globalement, les clans qadjarides tendent à être solidaires et à entretenir des relations amicales et respectueuses.
Cependant, il peut arriver que des clans développent des querelles. Elles peuvent porter sur de nombreux sujets mais sont généralement liées à des inimitiés qui dégénèrent, que ce soit entre dirigeants, entre amants, entre jeunes ou tout autre type de relations. Celles-ci sont généralement éphémère mais peuvent parfois durer, formant de véritables rivalités entre certains clans. Ceux-ci vont généralement s’ignorer mais lorsqu’elles se rencontrent, des rixes peuvent avoir lieu, surtout entre jeunes. Ces évènements ne sont cependant pas sanglants et se limitent à des échanges de coups, parfois sous les yeux un peu étonnés de kharedjis ne comprenant pas très bien ces bagarres. Résoudre une rivalité entre clan est une affaire difficile et nécessite souvent beaucoup d’investissement de leurs dirigeants respectifs, voire l’intervention d’un autre clan.

Lois

Les qadjarides ne possèdent pas de code de loi formalisé mais possède un certain nombre de coutumes. Ces coutumes portent principalement sur l’interdit de la propriété individuelle, le rejet de l’égoïsme, l’importance de la survie du clan avant toute autre chose et les usuelles interdictions du meurtre, d’inceste et autres cas graves.
Les qadjarides pratiquent trois types de peine décidées par le clan et son T’rin :

  • Les Stexem (ou idiotie): prises lorsqu’un qadjaride commet une faute, ces sanctions dépendent fortement du contexte, des personnalités au sein du clan et de la gravité de la faute. Elles sont usuellement thématique avec la faute subie et sont généralement réfléchies pour servir de leçon au fautif. Les mutilations ou la mort sont cependant interdits.
  • Le Lajj (ou honte) : le Lajj est le nom que l’on donne aux peines punissant un acte grave tel qu’un meurtre, les blessures graves, la mise en danger de qadjaride ou une trahison du clan ne méritant pas le Hlassem. Le Lajj peut consister en un exil du clan concerné, une peine physique ou une revente en esclavage.
  • Le Hlassem (intraduisible: pire que la mort) : le Hlassem est la peine ultime pour un phral qadjaride, celle qui est destinée aux plus hautes trahisons et constitue l’équivalent qadjaride de la mise à mort. C’est à la fois un irréversible exil et une mort sociale. Un qadjaride ne peut ni adresser la parole à un homme soumis au Hlassem, ni le regarder, ni en parler, ni reconnaître son existence de quelque façon que ce soit. Marqué (au fer, à l’encre ou au simple tracé selon la sévérité du clan) au cours d’une cérémonie spéciale, le qadjaride soumis au Hlassem est ainsi condamné à ne pouvoir plus jamais compter sur les siens et à vivre toujours parmi les Kharedjis. La peine a aussi un caractère religieux.

Mode de défense

Les qadjarides de la diaspora n’ont pas d’armée et n’ont pas de tradition militaire. Le principal moyen de protection pour les clans qadjarides est l’intégration dans les communautés kharedjis et la négociation. Le T’rin tente toujours d’utiliser la négociation et les actions discrètes plutôt que la confrontation et la violence car aucun clan ne peut espérer faire le poids face à une troupe armée kharedji. De plus, les qadjarides sont pétris de l’idée qu’ils ne sont pas seulement responsable de leur propre sécurité mais des autres clans qui pourraient traverser une région. Ainsi, poussés à bout, les qadjarides préfèrent toujours éviter de tuer.

Armes qadjarides

Bien que les qadjarides aient recours à divers types d’armes, deux armes leur sont caractéristiques :

  • Le cimeterre. Cette arme courbe est puissante mais difficile à manier et requiert une bonne pratique. Bien utilisée, elle est rapide, peut se glisser dans les failles d’une armure et aisément couper le tissu et le matelassage. Ces armes sont fréquemment décorées et bien entretenues.
  • L’arc à double courbure. Cet arc est remarquable par sa petite taille et sa puissance, ce qui en fait une arme très pratique. Il est cependant difficile à fabriquer et est donc précieux. Les qadjarides sont également connus pour leur art de la flècherie qu’ils utilisent à la fois pour se défendre, dans la vie quotidienne et pour leur vie culturelle.

Nomades et sédentaires

Les clans qadjarides ne vivent pas tous de la même façon. Certains sont nomades, d’autres sédentaires et certains alternent entre les deux modes de vie.

Nomades

Les nomades sont des clans qadjarides vivant en permanence en chemin. Leurs arrêts sont toujours éphémères et prennent la forme de campements. C’est la forme de vie privilégiée des Grajamaites.
Les clans nomades se déplacent généralement à pied en utilisant roulottes et charrettes ainsi que des ânes et mules. Plus rarement, ils utilisent des chevaux ou des mules, voire dans le Roment des fovomastodontes.

Sédentaires

Les sédentaires sont des clans vivant de façon fixe à un endroit. Ils abandonnent les caravanes, roulottes, tentes et abri temporaires pour des habitations dures mais toujours communautaires. Ils se divisent entre ceux qui vivent en ville, autour de villages kharedjis ou uniquement entre qadjarides.

Sédentaires urbains

Il existe des sédentaires urbains dans toutes les parties de la diaspora. Ces sédentaires occupent ainsi des quartiers d’une cité. Les plus célèbres quartiers qadjarides sont situés à Estellaz, la Sublime Capitale, Pontanelle, Anelbruck, Santrussi et Caroggia mais il en existe bien d’autres.
Les conditions varient très fortement. Ainsi, le niveau de vie des qadjarides d’Estellaz est plus que correct tandis que la qadjariderie de Caroggia est très largement insalubre. Chaque ville constitue un cas unique.

Sédentaires ruraux

Les sédentaires ruraux n’existent que parmi les Chorikaves, les Grajamaites et dans une faible mesure les Asentanis. Ces sédentaires s’installent en périphérie de petits villages et fonctionnent en symbiose avec ceux-ci. Leur situation varie. Ils peuvent parfois posséder leurs propres terres aux yeux des locaux, les occuper en tant que métayers, travailler pour les autochtones comme saisonniers et ouvriers ou encore simplement fournir leurs services aux villageois.

Sédentaires claniques

Les sédentaires claniques vivent dans un petit village strictement qadjaride. Le phénomène est rare et strictement limité aux chorikaves de Medeva. Il est encore plus faible depuis le début de la colonisation caroggianne de Medeva et la Campagne de Medeva.

Mixtes

Les clans mixtes constituent la norme qadjaride et existent dans toute la diaspora, combinant les deux modes de vie. Ces clans vivent quelques années de façon nomade avant de s’installer à un endroit pour quelques années.

Religion

Les qadjarides pratiquent le culte qadjaride, une religion ethnique dont ils sont donc les seuls croyants et pratiquants. Celle-ci est un syncrétisme des anciennes traditions religieuses qadjarides et du culte d’Arbitrio. Les qadjarides sont ainsi tolérés dans les monastères (ainsi que dans les abbayes dans une moindre mesure) et les moines du culte d’Arbitrio interagissent souvent avec le telesmbod d’un clan.
Observer ou suivre un rituel arbitré n’est pas un tabou pour les qadjarides et est même d’autant plus encouragé que l’acte leur permet de plus facilement s’intégrer à une communauté kharedji. La conversion est toutefois très mal vue et suffit à être considéré comme nabkar, voire à se voir infliger un Lajj particulièrement sévère ou même le Hlassem.

Traditions religieuses spécifiques aux diverses branches de la diaspora

  • Bannière grajamaite: tradition consistant pour les grajamaites nomades à accrocher des fanions à leurs vêtements ou animaux et à les laisser flotter au vent pendant leur marche, signifiant aux Souffles en transition et aux Ancêtres qu’ils leur rendent hommage.
  • Chemin du passé : tradition honarmide, le chemin du passé consiste à disperser les cendres funéraires dans un cours d’eau.
  • Cycle du corps : tradition chorikave, ce rite consiste à récupérer les cendres d’un Baro Yag et de les utiliser comme engrais d’une pousse d’arbre, supposé être ainsi plus fort. D’une manière plus générale, les chorikaves considèrent que le corps et toute choses matérielles font aussi partie d’un cycle intérieur au monde d’Erta.
  • Don au Passeur : tradition asentani, le don au Passeur est une forme d’offrande funéraire mais qui est faite à un monastère, considéré comme maison des serviteurs du Passeur.
  • Feu champêtre: tradition chorikave, le feu champêtre consiste à pratiquer des rites autour d’un feu de joie dans les champs avant qu’ils ne soient labourés. Des offrandes sont faites, l’on boit le madyam et une danse des rubans est effectuée. A l’issue de la festivité, les cendres du feu de joie sont dispersés dans les champs comme engrais sacré. Ils effectuent ce rite aussi bien pour eux que pour le compte de paysans locaux.
  • Prière aux Souffles: tradition honarmide, la prière aux souffles s’inspire de l’autel de passage de la tradition phalangiste. Des bandes de papiers comportant des prières ou des fanions de tissus “insufflés“ (l’individu l’ayant attaché ayant prié sur ce fanion) sont attachées en hauteur de manière à flotter au vent. Le vol du tissu est supposé constamment renforcer les Souffles en transition vers le Dhanestan.
  • Maimor : tradition grajamaite, cette coutume consiste à se tracer un cercle sommaire sur le front avec les cendres du Baro Yag en signe que le défunt ne sera pas oublié. Certains vont plus loin en considérant qu’un tel acte permet de faciliter les interventions de l’Ancêtre défunt qui peut plus facilement naviguer.

Économie

Les clans qadjarides ont une activité économique très particulière et différente des autres. La première différence fondamentale est que les qadjarides ne pratiquent pas de commerce entre eux au sein d’un même clan mais ont des relations qu’on peut qualifier comme “commerciales” entre clans. Un qadjaride isolé ne possède pas de richesse personnelle et ne se voit remettre de l’argent que lorsqu’il doit effectuer une action avec les kharedjis. L’essentiel de l’activité économique qadjaride se fait donc avec les kharedjis.
Le clan fonctionne donc de façon communautaire et chacun, sous la supervision du T’rin, doit contribuer à ce que le clan dans son ensemble puisse subsister. Cependant, si la propriété privée n’existe pas, les qadjarides ont tout de même une bonne notion de la possession. Si un qadjaride possède quelque chose et l’utilise couramment, le lui prendre à son insu ou contre son accord est considéré comme un vol et peut être puni d’un stexem (voire d’un lajj).

Les qadjarides sont essentiellement des artisans, des négociants et des artistes traditionnels. L’élevage ou la culture est une caractéristique des sédentaires et des clans mixtes à l’arrêt et les qadjarides n’ont donc aucune tradition particulière en la matière. Le minage et le bucheronnage est quant à lui très peu pratiqué et les qadjarides ne pratiquent que la pêche en rivière de manière occasionnelle. La chasse est par contre très pratiquée par les tribus nomades mais moins chez les sédentaires.

L’artisanat qadjaride est à la fois très utilitaire et riche d’un folklore important et ce qu’il soit destiné aux kharedjis ou aux qadjarides. Les qadjarides sont très friands de créations décorées, riches en couleurs, motifs et en formes qui leur permet d’égayer leur quotidien, les différencier des brigands et qui les aide à jouer leur rôle auprès des kharedjis dans les foires qadjarides. Cet artisanat touche à tout mais se manifeste davantage dans des objets (bois, métal, os) et textiles. La verrerie, le mobilier, l’armurerie, la taille de pierre et autres productions lourdes sont limitées aux qadjarides sédentaires capables d’accéder à l’infrastructure requise pour produire de telles créations.

Réseau commercial qadjaride

Aussi appelé Dromovelto, voir article détaillé

Foires qadjarides

Voir article détaillé

Esclavagisme

Les qadjarides tendent à éviter l’usage massif d’esclaves et le commerce d’esclaves à cause du danger que constitue le fait de se déplacer avec une large quantité de kharedjis. Si un esclave kharedji est acquis au cours d’une quelconque affaire, il est généralement rapidement revendu ou est traité davantage en aide temporaire.
Le Lajj ou le Hlassem peuvent conduire à remettre un qadjaride condamné à des esclavagistes mais en dehors de ces cas, les qadjarides tentent d’éviter tout contact avec les esclavagistes. Ils tentent aussi souvent par solidarité de racheter des esclaves qadjarides non-soumis à une marque de Hlassem lorsqu’ils en voient.

Société

Chaque clan est composé de membres relativement égaux et il n’existe pas de hiérarchie. Les qadjarides se définissent plutôt par rapport aux exceptions à leur norme.

Phral/phen

Le Phral (ou phen lorsque l’on se réfère spécifiquement à une femme) est le qadjaride de clan adulte. Le terme est utilisé entre qadjaride comme formule de politesse.
Le phral est la norme de la diaspora.

Tarno

Le Tarno est un jeune. En tant que tel, il n’est pas supposé quitter le clan sans autorisation et doit vivre sous l’autorité absolue des phrals. Il est également symboliquement interdit de consommer le madyam. C’est une période d’éducation. Elle s’achève par la cérémonie de la majorité et le rite de Bashor. Les qadjarides intégrant le clan et ne venant pas directement d’un autre clan (notamment les dygar et nabkar ou leurs enfants mais aussi les esclaves rachetés) sont soumis à ce statut d’obéissance et de service le temps qu’ils s’intègrent et que le T’rin puisse vérifier qu’ils sont de bons qadjarides. Un nabkar réintégrant le clan passe également par ce statut. Dans ces deux cas, l’interdit de quitter le campement du clan est relâché.

Jeghera

Le Jeghera est le nom donné aux jeunes adultes traversant leur rite de Bashor. Selon le temps qui s’écoule et les actions du Jeghera, il peut devenir Phral (réintégré pleinement dans le clan donc), dygar ou nabkar. Même s’il devient nabkar, un Jeghera ne peut jamais être soumis au Hlassem.

Dygar

Le dygar est un qadjaride qui a cessé de vivre au sein de son clan de sa propre initiative ou après un Lajj. Un qadjaride en mission n’est donc pas un dygar. Le dygar se caractérise par le fait qu’il vit seul ou auprès des kharedjis mais continue de suivre les traditions et coutumes qadjarides, vient toujours en aide aux qadjarides et pratique le culte qadjaride.
Les dygars sont usuellement mal vus mais ne sont pas l’objet d’une réelle animosité du clan tant qu’ils le respectent et oeuvrent en son sens. Si ils ne le font pas, ils peuvent être considérés comme nabkar.
Un cas courant de dygar est une personne qui se marie avec un kharedji selon les rites kharedjis sans pour autant renier ses origines. Plus un(e) marié(e) hors-tradition qadjaride s’éloigne des traditions, plus il peut être considéré comme un nabkar.

Nabkar

Le nabkar est un qadjaride qui a cessé de vivre au sein de son clan de sa propre initiative ou après un Lajj. Il ne collabore plus avec les clans, ne pratiquent plus les coutumes qadjarides ou encore s’est converti à une autre religion.
Le nabkar est clairement mal vu et peut faire l’objet d’insultes voire même de violence selon le caractère des Phrals avec lequel il interagit. Toutefois, il est usuellement toléré si il n’agit pas contre les qadjarides. Si il franchit cette ligne, il peut se voir infliger le Hlassem.

Marqué de Hlassem

Le marqué de Hlassem cesse d’exister aux yeux des qadjarides, ce qui le rend en réalité comme pire que kharedji car les qadjarides peuvent interagir avec les kharedjis.

Kharedji

Le Kharedji est un non-qadjaride. Ils peuvent accompagner le clan et même parfois partager leur vie (bien que la chose soit rare) mais ne peuvent jamais être considérés comme phral. Un kharedji considéré comme un ami du clan sera qualifié de dosat, titre qui ne se donne pas à la légère. Un dosat peut être invité aux différentes activités du clan mais est toujours considéré comme étant à part. Un dosat peut également être marié à un(e) qadjaride selon les rites qadjarides. Le ou la marié(e) qadjaride ne sera alors pas considéré comme dygar.

Peuple

Les qadjarides constituent une peuplade remarquablement homogène du fait de leur modèle clanique de société. Ils ne sont cependant pas parfaitement homogène puisque des unions entre qadjarides et kharedjis est possible mais constitue un cas rare et peu encouragé.

Les enfants d’une union mixte (qadjaride et kharedji) peuvent être considérés comme kharedjis si ils ont élevés en dehors de toute tradition qadjaride ou comme qadjarides si ils sont élevés selon les traditions qadjarides.

Culture

Culture diverse des qadjarides

Les qadjarides possèdent une culture diverse, différente selon les régions. Les éléments cités ici constituent les grandes tendances de ce peuple.

Culture commune

  • Amour des couleurs : les qadjarides éprouvent un amour démesuré par la couleur et aiment à se vêtir, peindre leurs objets et décorer leurs camps et logements de couleurs nombreuses et chatoyantes. Pour les kharedjis, il est frappant de voir à quel point un campement qadjaride est riche de couleurs, de fanions, de draperies et tapisseries colorées. Porter du noir, du blanc, du gris ou du brun est considéré comme de mauvais goût.
  • Austérité : les qadjarides n’ont pas un objectif d’accumulation de richesse et tendent à considérer les choses comme ayant avant tout un rôle utilitaire. La philosophie qadjaride, même chez les sédentaires, est de considérer qu’un clan doit pouvoir être capable de quitter un lieu pour garantir sa survie, ce qui limite donc le niveau de possessions qu’il doit avoir. L’inutile n’est pas pour autant exclu mais il ne doit jamais constituer une fin.
  • Aversion du poisson : les qadjarides entretiennent un profond dégoût pour le poisson à tel point que sa consommation est même interdite dans de nombreux clans. Le saumon est particulièrement visé. Les raisons de cette aversion sont aujourd’hui inconnues et de nombreuses légendes ou contes sont imaginés pour l’expliquer, notamment à destination des enfants.
  • Clanisme : les qadjarides raisonnent principalement en fonction de leur clan et ne conçoivent pas le concept de famille. Bien que les parents d’un enfant soient généralement plus impliqués dans la protection de leur enfant, ils n’ont pas un statut particulier par rapport à eux. Ainsi, un qadjaride n’a pas de nom de famille et se désigne comme le membre de son clan.
  • Croyance en une forme de magie: le culte qadjaride imagine le Souffle. Il est considéré que ce Souffle peut donner lieu à des formes de magie ou de choses surnaturelles volontaires ou non. Qualifier un individu de Sensible au Souffle ou, chose rare, disposant d’un talent avec le Souffle est une affaire très sérieuse pour les qadjarides et ils croient en leur capacité magique.
  • Musique : la musique qadjaride constitue un élément fondamental et très riche de la culture qadjaride.
  • Pragmatisme : les qadjarides ont appris en cinq siècles à mettre derrière eux les rêves d’empire ou de gloire. Ainsi, la survie du clan est ce qui compte avant tout. Les principes, la fierté ou la honte sont généralement mis de côté en faveur de ce qui est le plus sûr.
  • Prudence: la prudence est un trait majeur de la culture qadjaride et tous les T’rin la valorisent parfois même à l’excès. Cette prudence implique surtout de la discrétion et une volonté d’éviter le conflit avec les kharedjis. C’est notamment la prudence qui est à la base du principe du paharedji, pratique consistant à dissimuler sa religion pour protéger sa vie.
  • Solidarité : les qadjarides mettent en avant l’idée d’entraide au sein du clan et entre clans. Ils tendent à rejeter l’égoïsme et l’enrichissement personnel.
  • Sorcellerie : la sorcellerie qadjaride, si elle est n’est pratiquée que par une minorité, constitue un aspect emblématique de la culture qadjaride mais bien distinct du talent et de la sensibilité au Souffle.
  • Tatouage : les qadjarides apprécient l’art du tatouage et n’hésitent pas à le pratiquer. Ils tendent à préférer des motifs aux formes courbes et non-représentatifs.
  • Tournés vers le présent : les qadjarides se préoccupent peu du passé et ne se projettent pas dans l’avenir. Ce qui est fondamental pour eux est la survie et le bien-être du clan. Les rancunes, les vengeances et la volonté de marquer l’histoire sont considérés comme un luxe et une imprudence.
  • Tradition orale : les qadjarides n’ont que peu recours à l’écrit et transmettent informations et récits de façon orale. Les anciens sont les principaux dépositaires du savoir qadjaride.
  • Tutoiement : en capitalin, les qadjarides n’utilisent que le tutoiement entre eux et tendent également à l’utiliser avec les kharedjis. La différence entre tutoiement et vouvoiement n’existe pas en langue qadjaride.

Culture angastine

La culture angastine est principalement présente dans la Vellabria, l’est de Medeva et le sud de la Dione.

  • Distance de discussion : les angastins préfèrent entretenir une certaine distance au cours d’une discussion et n’aiment pas le contact.
  • Méfiance envers les kharedjis : les angastins sont particulièrement méfiants envers les kharedjis et tendent à penser que tout acte de gentillesse ou de politesse cache quelque chose.
  • Sarcasme : les angastins pratiquent beaucoup le sarcasme et aiment à marquer leur désapprobation de façon détournée.

Culture asentani

La culture asentani est surtout présente dans les monts adaarions et les Possessions (Marches et Bogen).

  • Alcoolisme : les asentanis tendent à avoir un peu trop recours à l’alcool pour se réchauffer. Boire est une coutume.
  • Piété arbitré : les asentanis sont pieux et tendent à être plus impliqués dans les rites arbitrés que la moyenne qadjaride. De plus, leur interprétion du culte qadjaride inclue bien plus d’éléments issus de la tradition monachiste.
  • Pudeur : les asentanis ont repris des adaarions une certaine pudeur. Ils tendent à se couvrir et à ne pas révéler leur peau. Le cou est notamment couvert par une écharpe ou un col relevé. Les tatouages sont moins mis en avant.
  • Vocabulaire adaarion : les asentanis utilisent fréquemment des mots issus de la langue adaarionne bien qu’ils ne la parlent pas forcément.

Culture chorikave

La culture chorikave est surtout présente dans Medeva et Galdyr.

  • Ascétique : les chorikaves n’aiment pas le gaspillage et préfèrent généralement la simplicité au luxe ou à l’excès. Bien que les qadjarides ne soient pas particulièrement dépensiers ou matérialistes, les chorikaves poussent la chose bien plus loin. Gaspiller de la nourriture est considéré comme une offense et ils sont prompts à railler les fioritures.
  • Hospitalité : les chorikaves sont particulièrement hospitaliers, même envers les kharedjis. Il est considéré comme hautement tabou de maltraiter ou insulter un individu chez soi. L’invité est sacré et il est de coutume de partager ce que l’on a avec ces invités. Toutefois, un invité qui traiterait de façon ingrate ses hôtes sera le plus souvent rappelé à l’ordre ou invité à s’en aller.
  • Immodestes : les chorikaves n’ont pas ou peu de tabous au sujet du corps. La nudité ne choque guère et les tenues considérés comme provocantes ne sont pas un problème. Cependant, le corps est nettement moins sexualisé.

Culture grajamaite

  • Professionnalisme : les grajamites prennent très au sérieux le respect de la parole donné et l’accomplissement de leur travail.
  • Stoïque : les grajamaites ont eu tendance à reprendre ce trait dionian et romentin. Ils manifestent peu leurs émotions.
  • Tactiles : les grajamaites sont particulièrement tactiles. Pour eux, il n’est pas choquant de toucher quelqu’un au cours d’une discussion. C’est même une façon de démontrer l’implication dans la conversation et une marque de respect.

Culture honarmide

La culture honarmide est principalement présente dans l’ensemble des Grands Fleuves.

  • Capitalinisé : les honarmides sont plus à l’aise avec les kharedjis et utilisent moins de termes qadjarides en leur présence. Ils prennent également moins à coeur les différences de traitement et sont usuellement plus favorables à la collaboration avec les kharedjis, même si ceux-ci se montrent hostiles.
  • Grandiloquent : les hornamides tendent à être excessifs dans leur gestuelle, voire même bruyants. Cela se remarque particulièrement dans leur art, plus spectaculaire.
  • Humour : les honarmides ont un amour démesuré pour l’humour et ne manqueront pas une occasion de plaisanter. C’est également leur façon de détendre l’atmosphère en cas de tension ou de danger.
  • Matérialiste : les honarmides portent une plus grande importance aux objets et aux choses matérielles. Ils sont davantage préoccupés par l’importance d’un certain confort, d’être correctement équipés. Ils sont également plus prompts à avoir recours aux cadeaux ou à la corruption.

Langue

Les qadjarides possèdent leur propre langue héritée du passé, le qadjaride. Cependant, ils apprennent tous également le capitalins afin de pouvoir converser aisément avec les habitants du continent. Les asentanis parlent également souvent l’adaarion et les honarmides habitués de la Grande Huratelon apprennent généralement l’hura.
Les qadjarides évitent traditionnellement de trop parler leur langue en public, la réservant plutôt à des échanges entre eux et privilégient le capitalin ou la langue locale s'ils la parlent.

Traditions

  • Bains communs : le bain commun est une tradition qadjaride d’ablutions auxquelles participent tout le clan. Le bain prend généralement place dans un petit lac ou un étang mais use parfois de bassines si des points d’eau ne sont pas disponibles. Le but est davantage social qu’hygiénique. Les enfants sont laissés à s’asperger tandis que les adultes conversent. Les couples sont interdits de marques d’affection autre que le fait de se tenir la main ou s’enlacer chastement. Symboliquement, seuls les membres du clan sont admis aux bains. Les asentanis ne pratiquent pas les bains communs.
  • Coras : tradition destinée principalement aux jeunes mais aussi pratiqué par les plus âgés. Il s’agit d’une course d’obstacle organisée par le chabbod. Les obstacles font l’objet généralement d’une grande créativité, ce qui fait que chaque course de Coras est une expérience différente.
  • Feu du clan : à cause du nomadisme de la plupart des clans, le feu de camp a acquis une grande importance dans l’esprit qadjaride. Périodiquement, le clan s’assemble autour du feu pour discuter des affaires du clan, chanter, danser, écouter des histoires et boire le madyam.
  • Invi : si un kharedji est convié au sein du clan et doit séjourner en leur compagnie, la tradition de l’Invi veut que chaque qadjaride lui offre quelque chose afin de faciliter son séjour. Cette offrande peut être matérielle ou constituer un service. Chaque qadjaride contribue ainsi à ce que le Kharedji soit accueilli.
  • Tente du Rais : la tente du Rais est une tradition visant à résoudre les conflits. Lorsqu’un conflit survient, les qadjarides impliqués sont invités à se rendre dans la tente du Rais ou dans une tente montée à cet effet en sa présence ou non et ne peuvent en sortir qu’une fois le conflit dissipé ou un accord trouvé.

Loisirs

Les qadjarides ne se divertissent généralement qu’entre eux par sécurité et il sera souvent nécessaire qu’ils fassent confiance à des kharedjis pour véritablement se laisser aller en leur présence. C’est moins vrai pour les chorikaves ainsi que les honarmides dans une moindre mesure.
Les qadjarides aiment à boire, manger, plaisanter comme tout un chacun. Cependant, les chorikaves tendent à être plus ascètes, les asentanis plus portés sur la boisson et les honarmides davantage portés sur l’humour. Si leur clan comporte un alchimiste, il n’est pas rare qu’ils profitent de certains stupéfiants. La musique est de loin l’un des loisirs favoris de la diaspora avec le chant et la danse. Les qadjarides sont relativement festifs.

Spécialités culinaires

Plats

Un délicieux plats d'untelemnes
  • Barrash : boyau animal farci à la viande, aux herbes et à l’ail. Il est bouilli et peut être mangé immédiatement ou conservé. Il s’agit d’une spécialité grajamaite.
  • Chimo : sorte de gâteau à l’avoine plat. Spécialité honarmide, le chimo se conserve aisément et est fortement bourratif. Il constitue un plat de Nivôse.
  • Malem : poivron confit dans le miel. Elle constitue la spécialité angastine par excellence et se mange autant en accompagnement de plat qu’en dessert ou friandise.
  • Untelemnes : poivrons macérés dans de l’huile et des piments, un met piquant et épicé surtout préparé au sein des communautés chorikaves et angastines.

Boissons

  • madyam : alcool plutôt fort à base de radis, souvent dégusté en digestif ou servi dans les foires qadjarides. L'élaboration de cette boisson diffère selon les communautés, mais est toujours restée secrète pour les kharedjis. Il est particulièrement apprécié par les asentanis qui le mélangent fréquemment à d’autres alcools plus légers, principalement le cidre, l’hydromel ou les bières. Il est symboliquement interdits aux tarnos.

Produits

  • Adjil : mélange de fruits secs parfumés, très apprécié des étrangers, souvent vendus en sachets dans les foires qadjarides.
  • Josk : filet de boeuf en fines tranches, séchés, salés et enrobés d'épices. Un aliment particulièrement apprécié des qadjarides pour sa facilité de transport et de conservation. Les Asentanis utilisent de la viande de chèvre et les grajamaites de la viande de cheval. Les honarmides le font mariner plutôt que de l’épicer.

Savoirs

Education

Pour des informations plus détaillées, consultez la page généraliste de l'éducation.

L’éducation d’un jeune qadjaride est fortement codifiée. Elle passe d’abord par le statut de tarno qui le force à l’obéissance envers les phrals, les qadjarides adultes. Son éducation est également faite uniquement au sein du clan. Sa qualité varie en fonction des compétences des membres du clan
Le premier rite de passage est l’Ashani, une série d’épreuves destinées à évaluer les savoir-faires que le tarno devra apprendre. Son apprentissage commence ensuite.
Le deuxième rite de passage est, lorsque le tarno atteint ses douze ans, l’initiation au monde kharedji. Les phrals commencent alors à emmener le tarno avec eux lors de leurs contacts avec les kharedjis. Chez les chorikaves, cette initiation se fait dés huit ans tandis qu’elle se fait lors de ses quatorze ans chez les angastins. Cette initiation consiste à laisser progressivement le tarno dialoguer librement avec des kharedjis lorsque le clan en rencontre ou à participer aux différentes activités, dont les foires qadjarides. Cette période a une durée variant donc entre dix à quatre ans.
Après cette période d'initiation et une fois l'âge adulte atteint, le tarno passe par le rite de Bashor qui est une tradition prenant place juste avant le Voroud. Le rite de Bashor consiste à libérer un jeune qadjaride ayant atteint l'âge adulte et à l’envoyer “découvrir le monde kharedji”. Ce rite dure généralement quelques jours, voir une à deux semaines en fonction des clans. Le jeune qadjaride (qui devient alors jeghera) doit utiliser une petite somme qu’on lui a confié et se confronter aux kharedjis. Ce rite a pour but de lui faire comprendre l’importance capitale du clan qadjaride et de l’entraide entre frères. Il n’est pas rare qu’un phral soit cependant chargé de le surveiller tout du long afin que rien de grave ne lui arrive.
L’éducation d’un tarno s’achève avec le Voroud, une cérémonie d’intégration au clan dans lequel le tarno est reconnu comme phral et un membre à part entière du clan. Il est alors enfin admis aux délibérations du clan et peut se voir confier n’importe quelle mission comme les autres phrals. Il peut même théoriquement devenir un membre du T’rin.

Sciences

Les qadjarides n’ont pas de tradition scientifique. Leur mode de vie ne leur permet en effet pas d’entretenir des bibliothèques ou d’oeuvrer à résoudre les grandes questions du monde. Ils n’ont du reste généralement pas les ressources pour entretenir des savants en leur sein et doivent donc généralement intégrer les découvertes faites par les érudits kharedjis. Ils ne sont pas pour autant totalement dénués de connaissances scientifiques et des clans possèdent des soignants et des apothicaires notamment. Toutefois, ils sont davantage dans la tradition et les savoires empiriques que l’innovation.

Diplomatie

La diaspora qadjaride n’a aucune relation officielle avec les gouvernements centraux ou régionaux du continent. Cependant, ils entretiennent des relations avec les officiels locaux mais ces relations varient au cas par cas selon les villes, villages et petites localités. Cette relation est notoirement excellente à l'égard de l'État libre de Mesigios.

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