La Capitale

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La “Sublime” Capitale
Administration
Région Albunae
Nation Royaume Central
Gentilé Capitalard(e) ou Capitalin(e)
Édifices
Démographie
Population totale 1.000.000 (avant 512) / 750.000 (après 513)

La Sublime Capitale est la capitale du Royaume Central et la plus grande cité du continent. Elle est située au nord-ouest de l’Albunae à l’embouchure du fleuve Austre.

Sommaire

La ville

La Sublime Capitale est construite sur la péninsule située à l’embouchure du fleuve Austre qui se jette dans la mer cyvalite. Sur ses cartes, la Capitale forme un vague carré avec au nord les rives du fleuve, à l’ouest les rives de la mer cyvalite et un angle droit de muraille au sud-est. En outre, on peut trouver de nombreux faubourgs aux alentours de la cité mais en dehors de ses murailles
La cité se divise traditionnellement en six parties: la Vieille-Cyvales à la point nord-ouest, les sept districts au nord, le domaine royal au nord-est, le vieux faubourg entre ces trois quartiers, le grand port à l’ouest et les “dix mille rues” qui constituent tout le reste de la cité au centre, sud et est.

La Vieille-Cyvales

La Vieille-Cyvales constitue la partie nord-ouest de la cité. Ce quartier constituait autrefois la cité originelle de Cyvales. C’est aujourd’hui le centre de l’Ordonnance et des autorités militaires du Royaume.

Fort-Réal

Fort-Réal est situé à l’extrême point nord-ouest de la cité. Il n’est accessible que depuis le port aux étoiles.
Fort-Réal est une large forteresse installée sur un promontoire rocheux dominant le port aux étoiles. Il abrite le siège officiel de la garde de la cité ainsi que les appartements des officiers supérieurs de la Flotte Royale et de la Légion Royale (le siège officiel étant au Palais Royal). En outre, Fort-Réal accueille le trésor du Royaume, les archives secrètes du Royaume ainsi que la prison réservées aux plus importants prisonniers du Royaume (par exemple Rose Hedin). Le fort possède également les accommodements nécessaires pour abriter le Roi au cas où le Palais Royal tomberait.
La forteresse est lourdement gardée et rares sont les civils à pouvoir y pénétrer.

Port aux étoiles

Le Port aux étoiles occupe le nord-ouest de la cité. Il est entouré par Fort-Réal à l’ouest, le vieux palais au sud et le Vignoble au sud-est. Il est traversé par le canal royal qui se jette dans la baie.
Le Port aux étoiles constitue l’ancien port de la cité-état de Cyvales. Il se compose de deux parties : le port de mer sur la rive ouest et le port fluvial sur la rive nord. Son nom provient de l’omniprésence de l’emblème capitaline. Aujourd’hui, le port n’est plus ouverts aux navires civils et constitue le port militaire de la Capitale (rôle partagé avec Franc-Port). Il est ainsi utilisé par les navires de la Flotte Royale mais aussi les navires diplomatiques et le navire royal. Le reste du quartier abrite plusieurs habitations et ateliers où vivent et travaillent les artisans et civils nécessaires pour le bon fonctionnement d’un port.
Le quartier est patrouillé par la garde tandis que ses quais sont surveillés par les soldats de la Flotte royale. La sécurité y est importante bien qu’il arrive parfois que des bandes criminelles ou des agents de l’étranger tentent d’y organiser de grands coups. Les habitants y sont généralement membres de la brigue des Blancs.

Le Vignoble

Le quartier du Vignoble se situe au nord-ouest de la cité. Il occupe une colline, jouxtant le port aux étoiles au nord et le vieux palais au sud-ouest. Le reste du quartier est protégé par l’enceinte de la Vieille Cyvales.
Le Vignoble occupe une large colline qui constituait le coeur de l’ancienne Cyvales. Avec l’extension de la cité et les ravages de l’Interrègne, le quartier dut être entièrement reconstruit. Le Vignoble est ainsi une succession de rangées de bâtiments peu luxueux qui, de loin, peut évoquer un vignoble, d’où son nom. Ces bâtiments abritent depuis tous les services centraux de l’Ordonnance. Certains bâtiments sont spécialement affectés au logement des fonctionnaires et quelques autres sont des échoppes et tavernes offrant leurs services aux gens travaillant là. Le Vignoble est fréquemment décrit comme un lieu lugubre et sombre et fait même l’objet de légendes populaires de fantômes. Certaines sont fameuses comme celles qui veulent que les cyvalites d’antan viennent hanter les fonctionnaires et nobles corrompus. D’autres, plus sombres, imaginent simplement des âmes en peine de l’Interrègne. Une autre, particulièrement célèbre auprès des capitalards est la légende de Boniface Abordeire. Ces légendes ont trouvées un nouveau souffle pendant la guerre de succession capitaline lorsque le quartier fut marqué à deux reprises par de sanglantes purges menées par Lionel Adagan et Thybauld de Fauxvelles. Plusieurs façades et rues sont encore marquées par le sang de victimes de ces purges.
Le Vignoble est patrouillé par certains gardes bien que ces patrouilles soient fréquemment perturbées par des gardes superstitieux évoquant les légendes du quartier. Certaines bandes y sévissent par moments. Le quartier se partage entre les brigues des Blancs, des Bleus et des Mauves. Les membres de ces deux dernières sont généralement des fonctionnaires issus de parties différentes de la ville, ce qui est une cause fréquente de rivalités entre ceux-ci.

Le vieux palais

Le vieux palais se situe au nord-ouest de la cité sur un promontoire rocheux. Il n’est accessible que par les quartiers du Port aux étoiles au nord et le Vignoble à l’est. Au sud, il est séparé du Phare de la Grande Mère et le quartier de Belle-Colline par des rochers.
Le vieux palais est un complexe composé de l’ancien palais impérial du temps de la cité-état de Cyvales. Bien entretenu, il a traversé les âges et constitue désormais le siège officiel de l’Ordonnance et la résidence de fonction du Gouveneur de la Capitale ainsi que des appartements privés pour chaque gouverneur provincial en visite à la Capitale.

Les sept districts

Les sept districts constituent le port fluvial de la cité. Ils sont situés entre le Palais Royal à l’est, le Forecia au sud et la Vieille-Cyvales à l’ouest. Ils sont parfois surnommés la “Porte des Grands Fleuves”. Ils furent établis durant la période de transition entre la cité de Cyvales et l’Empire Central et constituent des zones franches réservées à perpétuité à des marchands issus de sept cités des Grands Fleuves. Chaque district est ainsi géré par une guilde de marchands issus de la cité correspondante. Les frais d’entretien du district sont à la charge de la guilde à l’exception des quais ou en cas de catastrophe naturelle. La garde assure la surveillance des portes et contrôle ce qui en sort mais la gestion interne est laissée à la guilde qui est garante du bon usage du district.

District de Loghéans

Le district de Loghéans est le plus à l’ouest des districts et borde le district d’Anderlacht à l’est. Il est le plus grand des sept districts.
Le district de Loghéans est occupé par la guilde des marchands capitalins de Loghéans ainsi que par quelques Butenais. Autrefois important lieu commercial, le district est aussi devenu un lieu de refuge de notables loghéanais ayant fui la cité durant la guerre de succession capitaline et les troubles qu’a connu la cité après sa prise par les troupes de Justien Balvalantes. Traditionnellement, le district voit surtout des échanges d’étoffes loghéanaises, de produits du Canatan ainsi que de marchandises adaarionnes.
Le district possède ses quais, de nombreuses maisons et manoirs, une auberge de grand luxe, l'hôtel de la guilde, l’hôtel privé de la représentation du Canatan, des entrepôts ainsi qu’une célèbre échoppe de couture.
Le district est protégé par une garde similaire à celle de la cité mais composée de recrues loghéanaises ou canatanaises. Certains habitants sont membres des brigues des Roses et des Verts.

District d’Anderlacht

Le district d’Anderlacht est le deuxième des districts d’ouest en est entre le district de Loghéans et le district de Borleau.
Le district d’Anderlacht est occupé par la guilde des marchands huras d’Anderlacht avec lequel les liens sont très importants. Ainsi, le talgraf d’Anderlacht (tout particulièrement l’actuel talgraf, Jan Vorr) visite occasionnellement le district et y reçoit bon accueil. Il s’agit de l’un plus prospères district et le plus riche des deux districts huras. Les marchands qui y mouillent font commerce de produits dans l’ensemble du Greistal et du Gyllendal et même de produits issus de la Renua et d’Outre-Renua.
Le district possède ses quais, sa propre auberge, quelques maisons, l'hôtel de la guilde, des entrepôts et un bureau de change.
Le district est bien tenu et protégé par des soldats directement rémunérés par le talgraf d’Anderlacht. Certains habitants sont membres de la brigue des Roses mais s’en afficher est mal vu dans le quartier.

District de Borleau

Le district de Borleau est le troisième des districts d’ouest en est entre le district d’Anderlacht et le district de Buron.
Le district de Borleau est occupé par la guilde des marchands huras de Burlow. Le nom du district vient de l’ancien nom capitalin du temps de l’Empire Central. Burlow ayant périclité comme cité commerciale au sein du Steiertal, le district est aujourd’hui maintenu en vie grâce aux esclavagistes de Lauderfelt qui concluent des accords commerciaux ou des alliances par mariage avec de vieilles familles de marchands burlons. Le district vit donc principalement du commerce des esclaves.
Le district possède ses quais, quelques maisons, l'hôtel de la guilde, plusieurs ergastules et des ateliers permettant de fournir le nécessaire à l’intendance de celles-ci.
Le district est protégé par les hommes de main des esclavagistes. Le lieu est fréquemment agité par des évasions d’esclaves.

District de Buron

Le district de Buron est le quatrième des districts d’ouest en est entre le district de Borleau à l’ouest et le district d’Estellaz à l’est.
Le district de Buron est occupé par la guilde des marchands aonites de Buron. Son activité est de loin la plus importante. Le district a été historiquement très largement exploité par les marchands de tout l’Aon à l’exception de ceux de Loghéans qui ont conclu des alliances par mariage avec les marchands de Buron afin d’exploiter le lieu. Plutôt que d’encourager l’importation de produits locaux et les liens particuliers, le district sert de véritable port fluvial pour toute la région de l’Aon. Les marchands n’y restent que peu et ne s’y présentent que pour réaliser les transactions avant de reprendre un navire vers Buron et rentrer chez eux de là.
Le district possède de larges quais aménagés afin d’accueillir le plus de navires possibles, de très nombreux entrepôts, un riche hôtel de guilde et une auberge. Il est ainsi le seul district à ne pas posséder la moindre résidence individuelle permanente.
La sécurité du district est assuré par une large troupe de gardes originaires de tout l’Aon. Beaucoup d’habitants du district sont membres de la brigue des Roses.

District d’Estellaz

Le district d’Estellaz est le cinquième des districts d’ouest en est entre le district de Buron et le district de Pendil.
Le district d’Estellaz est occupé par la guilde des marchands capitalins d’Estellaz. Le district sert à la fois à abriter des marchands issus d’Estellaz mais aussi de familles éloignées de tout l’est de l’Albunae. L’activité marchande est modeste mais bien présente. On y trouve également une activité particulière: le commerce d’oeuvres d’arts et de livres. Les marchands aident ainsi des artistes et écrivains de leurs cités à percer à la Capitale en leur fournissant un pied à terre et en aidant aux commerces de leurs oeuvres.
Le district abrite ses propres quais, un hôtel de guilde, deux bibliothèques, un théâtre, plusieurs auberges, quelques maisons et un hôtel d’étudiants de la Grande Ecole des lois de Bayens.
La garde locale est recrutée dans la population locale et se compose donc de capitalards. Les problèmes de criminalité sont rares mais des rixes entre jeunes artistes et autres incidents liées aux représentations culturelles nécessitent l’intervention de la garde. Certains habitants sont des membres des brigues des Oranges et des Noirs.

District de Pendil

Le district de Pendil est le sixième des districts d’ouest en est entre le district d’Estellaz et le district de Kalabatra.
Le district de Pendil est occupé par la guilde des marchands capitalins de Pendil. Bien qu’étant un point de passage important pour les revendeurs de vins pendilois et du centre de l’Albunae, l’activité commerciale du district de Pendil est faible comparée aux autres. Peu de marchands dépendent de celui-ci pour avoir accès aux marchés de la Capitale et les rangs de la guilde sont monopolisés par les plus riches familles de nobles pendilois. Ceux-ci utilisent principalement le district comme leur pied-à-terre privé au sein de la Capitale.
Le district possède ses quais aux airs de port de plaisance, de nombreux manoirs, une petite auberge destinée aux véritables marchands pendilois, un théâtre, un luxueux hôtel de réception, un petit parc doté d’une fontaine, une ergastule destinée aux serviteurs esclaves, de petits entrepôts bien gardés et l’hôtel de la guilde.
Le district est protégé par des hommes de main des différentes familles pendiloises qui y logent aidés par quelques recrues capitalardes. Les principaux problèmes de sécurité du district sont les cambriolages, les tentatives de vol de vins dans les entrepôts et les pique-assiettes. De nombreux habitants sont membres des brigues des Blancs ou des Noirs.

District de Kalabatra

Le district de Kalabatra est le plus à l’est des sept districts et le plus petit d’entre eux.
Le district de Kalabatra est occupé par la guilde des marchands romentins de Kalabatra. Il est de loin le plus inoccupé et pauvre des sept districts. La majorité de ses occupants sont des familles descendants de colons capitalins n’ayant que de très vagues liens avec le Roment. Pendant un temps, des marchands caroggians avaient tentés d’utiliser le district mais la situation géographique de Kalabatra rendait l’opération plus coûteuse que de simplement payer les taxes du grand port. Ainsi, le district de Kalabatra se contente de relayer la vente de certains produits de Roment et des villes environnantes.
Le district possède ses quais, quelques maisons, l’hôtel de la guilde, plusieurs bâtisses abandonnées et des entrepôts.
Le district ne possède pas de garde privée et se contente de demander l’aide à la garde capitalarde de temps à autres. Aucune brigue n’est représentée dans le quartier.

Le Forecia

Vieux faubourg devenu lieu de riche devenu lieu des vieux patriciens

Chaussée du Roi

La Chaussée du Roi est situé dans le nord de la Capitale et du Forecia. Il est séparé des sept districts au nord par le canal royal. Il jouxte au sud les quartiers du Vieux Synode et de la Vielasse, à l’ouest les quartiers du Vignoble et du port aux étoiles et à l’est le domaine du Palais Royal.
La Chaussée du Roi est un long quartier centré sur la section nord du canal royal et de la route royale qui relie la Vieille-Cyvales au Palais Royal. C’est un quartier très riche composé de belles maisons fortement ornementées. Ses habitants sont principalement des nobles venus d’un peu partout dans le Royaume Central et les plus hauts fonctionnaires de la cité. Le quartier est ainsi connu comme étant le lieu de vie de tous les plus influents personnages du Royaume cherchant à mener leurs intrigues grâce à la présence proche du Palais Royal, de la Vieille-Cyvales mais aussi des sept districts et des contacts qu’ils offrent. C’est également le seul quartier avec les Halles des six-cent colonnes à avoir accès à une des portes du Palais Royal. Le centre du quartier est composé d’une vaste rue par laquelle transite les marchandises des Sept districts vers tout le reste de la cité.
Le quartier de la Chaussée du Roi est lourdement patrouillée par la garde ainsi que les gardes du corps et milices privées de ses résidents. Le lieu est très sûr. Beaucoup d’habitants sont membres des brigues des Bleus et des Blancs.

Vieux Synode

Le quartier du Vieux Synode est un quartier situé dans l’est du Forecia et le nord de la Capitale. Il se situe entre le domaine du Palais royal à l’est, la colline des avocats au sud, la Vielasse à l’ouest et la chaussée du Roi au nord.
Le petit quartier du Vieux Synode abritait autrefois le Synode du savoir qui fut détruit durant l’Interrègne. Certaines ruines du bâtiments sont encore visibles dans certains coins du quartier. Le quartier en lui-même est devenu un quartier d’artisans papetiers, d’imprimeurs et de libraires. Plusieurs des caves de l’ancien Synode ont été reconverties pour accueillir les réserves de ces différentes échoppes. Les artisans qui y travaillent entretiennent de nombreux liens avec les marchands des Sept districts, notamment la guilde du district d’Estellaz.
Le quartier est relativement patrouillé et est notoirement très calme. Les habitants membres de brigues sont généralement des membres des Bleus, des Blancs ou des Jaunes.

Quartier de la Vielasse

Le quartier de la Vielasse est situé dans le nord de la Capitale et occupe à la fois le centre et le sud-ouest du Forecia. Il jouxte au nord la Chaussée du Roi, le quartier du Vieux Synode à l’est, la colline des avocats au sud-est, les quartiers au-delà des murs des Municons et de la Belle-Roseraie au sud et le Vignoble à l’ouest. Il est pénétré au sud par le canal Julyan Ier qui se jette dans le Réservoir nord au centre du quartier.
La Vielasse est un quartier antique qui a largement périclité et a été abandonnée par les nobles et patriciens qui se sont installés dans de nouveaux quartiers prestigieux ou rassemblés dans la Chaussée du Roi pour les plus riches. Une des causes de ce déclin est l’installation du canal Julyan Ier et du Réservoir nord au sein du quartier. A cause des égouts antiques du quartier, le réservoir est devenu un vaste cloaque faisant empester tout le quartier. Aujourd’hui, le quartier est encore habité par de vieux patriciens désargentés, des Eyjarskas et des petits fonctionnaires mais surtout par des capitalards pauvres. On y trouve quelques petites échoppes. Le quartier est connu pour faire l’objet de fréquents projets de démolition complète sans que ceux-ci n’aboutissent jamais.
La Vielasse est modérément patrouillé par la garde qui s’assure principalement qu’aucune bande ne s’y installe suffisamment pour menacer les quartiers riches environnants. En dehors de cela, le quartier est largement oublié et a vu naître de fréquentes petites bandes criminelles. Le quartier abrite une vieille rivalité entre les brigues des Blancs populaires parmi les vieux patriciens et des Rouges populaires parmi les plus pauvres.

Colline des avocats

La Colline des avocats se situe dans le nord de la Capitale et le sud-est du Forecia. Elle jouxte à l’ouest la Vielasse, Elle est séparée au sud du quartiers des municons et des thermes par la vieille muraille.
Le quartier de la Colline des avocats abrite le grand tribunal de la Capitale, un vaste bâtiment datant des premières années de l’Empire Central. Le quartier qui l’entoure abrite de nombreuses études d’avocats et de juristes ainsi que les enseignes des meilleurs enquestaires de la cité. On y trouve aussi différente maisons aisées occupée majoritairement par des patriciens juristes.
Le quartier est protégé par la garde et généralement calme. Cependant, il est fréquent que les jugements soient perturbés par des querelles entre plaintifs, des tentatives d’intimidations ou des émeutes lors de procès importants. Le quartier est un bastion de la brigue des Bleus.

Le domaine Royal

Voir page du Palais Royal.

Le grand port

La Grand Port est le principal port de la Capitale autant en taille qu’en fréquentation et le seul port dont l’accès n’est pas particulièrement réglementé. Il occupe la partie sud-ouest de la ville.

Le Phare de la Grande Mère

Le Phare de la Grande Mère est un minuscule quartier situé sur un minuscule promontoire rocheux dominant le Grand Port et le port aux étoiles. Il est seulement accessible par le quartier de Belle-Colline à l’est.
Le Phare de la Grande Mère se compose du grand phare de la Capitale, une immense structure visible à des kilomètres à la ronde. Autour de lui s’est établi un petit quartier constituant un véritable village en soi où vivent les quelques familles assurant le bon fonctionnement du phare, la réserve de combustibles alimentée par l’Ordonnance, une petite maison de charité et un petit poste de garde assurant la sécurité. Le quartier est organisé autour d’une petite place décorée d’une statue d’une vieille dame de grande taille tenant une lanterne. Cette statue provient de la légende de la Grande Mère, une dame qui prit sur elle d’assurer le bon fonctionnement du phare pendant les troubles de l’Interrègne, espérant simplement que le phare permettrait à son fils parti en haute mer de retrouver le chemin de la côte.
Le quartier du Phare est très sûr, protégé par la garde pour empêcher tout sabotage du phare.

Les quais et le front de mer

Les quais et le front de mer occupent un large pan de l’ouest de la cité. Le port est ainsi délimité au nord par le Phare de la Grande Mère, le quartier de Belle-Colline au nord-est, le quartier des façades dorées à l’est, le Labyrinthe au sud-est et les chantiers au sud. Les quais sont aussi percés dans leur section nord par le canal Antagon et dans leur section sud par le canal Sybille I, les deux canals se jetant dans le port.
Les quais et le front de mer constituent le seul port civil ouvert de la cité mais aussi son plus grand. Les quais se composent de dizaines de jetées en pierre permettant d'accommoder plusieurs centaines de navires de tailles diverses. Certains des quais se terminent par un petit fortin tenus par la garde du port et équipés de petites balistes. Il y règne une activité constante. Le long de quais, on peut trouver une vaste continuité de bâtiments appelés le Front de Mer. Ces bâtiments abritent des échoppes, des bureaux de change, quelques auberges de qualité variable, des hôtels de guildes, une maison de charité destinée aux marins monachistes, une commanderie destinée aux marins phalangistes, des ergastules, le grand marché couvert des marchands aux poissons et les halles réservées aux échanges entre marchands. On peut aussi y trouver quelques résidences et pieds à terre de marchands et armateurs. Derrière le front de mer se situe un ensemble de petites rues abritant des auberges et lieux de divertissement destinés aux marins. L'extrémité nord du quartier abrite un immense bâtiment abritant la capitaine du port et toute son administration ainsi qu’un tribunal spécial dédié aux règlements des troubles du quartier.
Les quais sont patrouillés par la garde mais le grand nombre de marins ainsi que les activités de la contrebande ocolidienne y créent de nombreux troubles. Les débardeurs rouges ont une forte influence dans le quartier. Le quartier est dominé par les brigues des Rouges et des Jaunes.

Quartier de Belle-Colline

Le quartier de Belle-Colline occupe la partie nord-est du grand port. Il est séparé au nord du Vieux palais par des rochers et à l’est de la Belle-Roseraie par des murs. Il garde le seul accès du Phare de la grande Mère à l’ouest. Il jouxte au sud-ouest les quais et le front de mer et au sud le quartier des Façades dorées dont il est séparé par le canal Antagon.
Belle-Colline occupe comme son nom l’indique une colline dominant le port. Le quartier est ainsi connu pour sa superbe vue sur la mer et le port ainsi qu’un vent favorable qui y amène les odeurs marines mais rarement la puanteur du port. Le quartier est connu pour avoir été un lieu de prestige historique. Il abritait ainsi les manoirs et lieux de vie des riches armateurs, marchands et d’une partie de la noblesse tournée vers les affaires de la mer. Avec le temps, la chute de l’Empire Central et l’augmentation de l’influence commerciale et navale caroggianne au sein de la Capitale, de nombreuses familles qui faisaient la richesse du quartier ont péréclité ou se sont tournées vers d’autres lieux comme le quartier des façades dorées. Beaucoup de manoirs ont ainsi changé de main ou ont été abandonnées. Beaucoup de ces manoirs sont ainsi restés vides, se transformant en ruines et donnant au quartier une réputation de ville fantôme. Encore aujourd’hui, le quartier est peu habité en dehors de mendiants qui aiment à s’y réfugier, de familles eyjarskas et de quelques vieilles familles qui continuent d’y vivre malgré tout. Un passant peut ainsi voir un manoir bien entretenu au milieu de nombreuses ruines sur une même rue.
Le quartier de Belle-Colline n’est aujourd’hui patrouillé par la garde qu’occasionnellement. Le quartier n’a cependant pas été véritablement investi par des bandes à cause de la facilité que la garde a à y repérer des signes d’activité inhabituelle. Cependant, le quartier est souvent troublé la nuit par des rencontres d’amoureux venus profiter de la vue et de l’absence de regards ou par des réunions voulues discrètes. Le quartier de Belle-Colline conserve ainsi une image très romantique et mystérieuse. Les derniers habitants du quartier sont traditionnellement des membres de la brigue des Bleus mais les Eyjarskas locaux et leur Klika soutiennent les Blancs.

Quartier des façades dorées

Le quartier des façades dorées se situe dans le centre du grand port. Il est entouré par le quartier de Belle-Colline au nord (dont il est séparé par le passage du canal Antagon), les quais à l’ouest, le Labyrinthe au sud et, au sein des Dix mille rues, les quartiers des Islets et de la Petite République à l’est.
Les façades dorées sont un quartier qui s’est fortement enrichi au cours du cinquième siècle. Autrefois un simple quartier d’auberges de marins, il est devenu le quartier d’auberges de luxe destinées aux marchands, des hôtels de vente, des hôtels de guildes marchandes, des études d’architectes navals et armateurs, des banques et petits financiers ainsi que de pieds à terre de riches marchands caroggians. Le quartier se caractérise par ses riches façades ornementées, peintes et décorées de nombreux détails en or ou recouverts de feuilles d’or. Il abrite aussi les nouvelles casernes de la garde du port. Le quartier a cependant subi de nombreux dommages et pillages durant la guerre de succession capitaline. Bien que largement réinvesti, le quartier porte encore les stigmates de cette guerre: statues endommagées, ruines, façades pillées de leur or, etc.
Le quartier des façades dorées est fortement protégé et patrouillé par la garde du port. Toutefois de nombreuses bandes tentent d’y organiser des cambriolages et vols. Le quartier est dominé par la brigue des Jaunes.

Le Labyrinthe

Le Labyrinthe est un quartier occupant le centre du grand port. Il jouxte au nord le quartier des façades dorées, les quais et le front de mer à l’ouest, les chantiers au sud et à l’est les quartiers de la Petite Aon, du Cad, du quartier nordique et les murailles de Bourg-en-les-murs. Le quartier est traversé par le canal Sybille I.
Le Labyrinthe est un immense quartier du port abritant la majorité des entrepôts portuaires ainsi que des logements pauvres, des maisons closes destinées aux marins et débardeurs, des tavernes mal famées et divers autres lieux de divertissement modestes. C’est aussi le lieu d’activités et de vie de tous les débardeurs montant, descendant et déplaçant les marchandises dans le port. Les nombreuses rues et ruelles sont fréquemment fermées par des chariots, tonneaux et caisses, faisant qu’y circuler est un cauchemar.
Le Labyrinthe est connu pour être le territoire réservé d’une des plus puissantes bandes de la cité: les débardeurs rouges. Ceux-ci y font la loi. La garde ne pénètre pas dans le labyrinthe et les mercenaires aux services des différents marchands y ont soit du fil à retordre, soit payent les débardeurs rouges pour avoir la paix. Le quartier est aussi le bastion de la brigue des Rouges.

Les Chantiers

Les chantiers occupent le sud-ouest de la cité et le sud du grand port. Ils jouxtent les quais et le Labyrinthe au nord et Bourg-en-les-murs à l’est. Au sud, ils sont fermés par les murailles de la cité percées par la Porte des pêcheurs et Fort-Ordain.
Le quartier des Chantiers abritent les grands chantiers navals de la Capitale ainsi que les ateliers attenant et des logements modestes d’ouvriers et petits pêcheurs.
Les chantiers en eux-mêmes occupent la majorité du quartier et le littoral du quartier. D’excellente réputation, ils sont divisés en deux: les anciens chantiers sybillins et les chantiers agnèsains. Les chantiers sybillins sont de très anciens chantiers construits sous le règne de la reine Sybille I après l’Interrègne au début du quatrième siècle. Ceux-là sont encore la propriété du Royaume et servent à produire des navires de guerre ou de prestige pour la Flotte Royale. Les chantiers Agnèsains sont plus récents, construits sous le règne de la reine Agnès I. Contrairement aux chantiers Sybillins, ils ont été loués et ensuite progressivement vendus à des armateurs capitalards. On y produit aujourd’hui la plupart des navires civils de la cité.
Le quartier voit l’influence relative de la bande des débardeurs rouges mais aussi de plusieurs petites bandes d’ouvriers des chantiers. Le quartier est dominé par la brigue des Rouges avec une faible présence des Noirs et des Mauves.

Fort-Ordain

Fort Ordain est une petite forteresse situé à l'extrémité sud-ouest de la cité et du port. Il est entouré au nord par le quartiers des Chantiers.
Fort Ordain est une petite forteresse servant à la fois à la garde du port et à certains soldats et membres de l’intendance de la Flotte Royale. On y trouve les cachots destinés aux fauteurs de trouble du port.

Les dix mille rues

Les dix mille rues constituent la partie principale de la cité, occupant la même surface que le reste de la cité.

Halles des six-cent colonnes

Les Halles des six-cent colonnes constituent un long et grand quartier dans l’est de la cité. Il est organisé au sein d’une immense avenue reliant le Palais royal au quartier de l’arène. Les halles sont bordées à l’ouest par les quartiers de la Gabe, les Deux Veuves et la Source et à l’est par les quartiers Abessain, des Haut-Murs et du Clot d’Arbitrio.
Construit durant l’apogée de l’expansion de la Capitale durant l’Empire Central, les Halles devaient incarner le centre de la splendeur impériale. Son rôle était de permettre au peuple de se rassembler pour le commerce en un lieu où des émeutes seraient aisées à mater en faisant donner la garde mais aussi où l’empereur pourrait déambuler et être vu de tous, notamment pour se rendre à l’arène. L’entrée du Palais est ainsi composée d’une gigantesque place appelée place de l’impératrice Aliénor, un lieu dominé par la grande tour du Palais Royal et où des discours peuvent être prononcés.
L’avenue est ainsi bordée par deux rangées de bâtiments entrecoupées de petites places abritant les halles et les fameuses colonnes qui ont donné son nom aux quartiers. Ces halles ont remporté le succès escompté et sont aujourd’hui le principal lieu d’échange commercial de toute la cité. Des alcôves peuvent être louées auprès de l’Ordonnance bien que certaines aient été louées à perpétuité ou à vie à certaines familles et personnes. En outre, une contribution légère peut être payée pour pouvoir y installer un étal temporaire. La halle de l’ouest est également dominée par un grand viaduc couvert réservé aux officiels impériaux (aujourd’hui royaux) et devait permettre à l’empereur et ensuite au roi de se déplacer à l’abri des regards ou des mouvements de foule en cas de problèmes ou d’intempéries.
Les Halles sont largement protégées par la garde. Cependant, certains gardes et fonctionnaires ont remplacés les bandes criminelles en extorquant les marchands des secteurs dont ils ont la charge. Les brigues sont presque toutes représentées par l’un ou l’autre marchand portant les couleurs.

Quartier de l’arène

Le quartier de l’arène se situe dans le sud-est de la cité. Il se situe au bout des Halles des Six-cent colonnes et est entouré par les rues aux couleurs.
Le quartier de l’Arène est entièrement composé du complexe de l’arène en elle-même et de tous ses bâtiments attenants. L’arène en elle-même occupe la majorité de l’espace avec ses gradins capables d’accueillir cent mille spectateurs. Les ailes abritent les vestibules du bâtiment, l’ergastule des esclaves chargés de l’entretien de l’arène, les locaux de l’intendance. Une aile spéciale est aussi dédiée au passage entre le viaduc du roi et la loge royale au sein de l’arène.
Le quartier est légèrement patrouillé par la garde mais celle-ci doit composer au quotidien avec les gros bras des différentes brigues.

Rues aux couleurs

Les rues aux couleurs occupent tout le terrain autour du quartier de l’arène dans l’est de la cité. Elles sont entourées au nord par les Halles des six-cent-colonnes, le Clot d’Arbitrio à l’est, la Martalhade au sud-est, les Vieilles casernes au sud-ouest, le Domaine de Bois-Empire à l’ouest et le quartier de la Source au nord-ouest.
Le quartier des rues aux couleurs abrite les sièges des brigues, plusieurs écoles de gladiateurs, des bureaux tenus par des parieurs ainsi que des usuriers. On y trouve également des échoppes vendant des vêtements ou des pigments aux couleurs des différentes brigues. Enfin, on y trouve un grand nombre de tavernes où l’alcool est disponible pour tous les prix et où l’on peut aisément manger sur le pouce. Tout le quartier dépend donc de l’activité de l’arène.
Le quartier est légèrement patrouillé par la garde mais est surtout tenu par des groupes d’amateurs armés fidèles aux différentes brigues qui y sont toutes représentées. Le quartier est fréquemment agité par les fêtes d’amateurs les jours de combat d’arène et leurs débordements ainsi que par les affrontements entre amateurs de différentes brigues.

Quartier abessain

Le quartier abessain ou l’Abessain se situe dans l’est de la cité. Il se situe à l’angle entre le Palais Royal au nord et les murailles à l’est. Il jouxte les Halles des six-cent colonnes à l’ouest et le quartier des Haut-Murs au sud.
Petit quartier situé sur une colline à l'est de la cité, l'abessain fut construit originellement à l'abri de l'une des anciennes grandes portes de la ville, les portes d'Abessain, du nom d'un grand général de la Campagne de la Zaraga. Les portes ont disparu mais le quartier est demeuré et a maintenu les deux statues équestres du général croisant le fer qui décoraient le versant intérieur de la porte pour en faire une arche. Le quartier s'est cependant densifié et l'arche d'Abessain est aujourd'hui cachée par des bâtiments. Le quartier abessain est aujourd'hui un quartier de petite noblesse urbaine et de patriciens qui font peu étalage de richesse avec des manoirs relativement austère et fortifiés. Il accueillait notamment le manoir des Capuçons qui patronnait une majorité de la population du quartier mais a aujourd’hui disparu. En outre, le sud du quartier abrite aussi des rues habitées par des familles d’origine Eyjarskas mais installées là de longue date.
Le quartier est généralement calme et sûr grâce à la bonne présence de la garde et de gardes du corps des nobles locaux. Toutefois, à la mi-septembre 513, une large émeute s'est déplacée vers l'abessain et a causé plusieurs incendies. Le manoir Capuçons a notamment été détruit. Les habitants sont traditionnellement membres de la brigue des Blancs mais les Bleus y sont aussi présents.

Haut-murs

Les Haut-murs sont un quartier situé à l’est de la Capitale. Il est entouré par les murailles à l’est, seulement percées par la Porte des Albunois, l’Abessain au nord, le Clot d’Arbitrio au sud et les Halles des six-cent colonnes à l’ouest.
Le quartier des Haut-murs porte son nom à cause du grand nombre d’entrepôts qui s’y trouvent et de leur hauts murs percés de seulement quelques rares fenêtres. Le quartier abrite cependant aussi des auberges, écuries et étables pour les marchands ainsi que des ergastules où peuvent se louer des esclaves afin d’aider au transport de marchandises. Le rôle du quartier est ainsi principalement fonctionnel afin de soutenir les besoins des Halles des six-cent colonnes. On y trouve cependant quelques habitations de travailleurs locaux. Les Haut-Murs abritent également quelques cercles de combats d’animaux organisés dans des entrepôts abandonnés ou à l’insu des propriétaires.
Le quartier est relativement sûr grâce aux patrouilles de la garde et de gros bras engagés par les marchands et propriétaires d’entrepôts. Le quartier est largement acquis à la brigue des Bruns.

Clot d’Arbitrio

Le Clot d’Arbitrio est un quartier situé dans le sud-est de la cité. Il est entouré au nord par le quartier des Haut-murs, à nord-ouest par les halles des six-cent colonnes, au sud-ouest par les rues aux couleurs. Il longe les murs de la cité à l’est.
Le Clot d’Arbitrio est un lieu particulier puisqu’il s’agit du plus grand cimetière de toute la Capitale (mais pas le seul). Muré, le quartier abrite un large domaine floral dans lequel on peut trouver les tombes de notables de la cité dont la famille s’acquitte d’un loyer et des caveaux de familles nobles établies depuis au moins trois générations à la Capitale et disposant d’une autorisation du gouverneur de la Capitale. Un espace du domaine est également aménagé en navrat. Au centre de ce domaine se trouve des bâtiments administrés en commun par les moines phalangistes et monachistes de la cité et occupé par des lainatis, vocationis et serviteurs laïques. On y pratique les funérailles.
Tout ce domaine n’est cependant que la partie visible du Clot. A l’abri des regards se trouvent des charniers et un atelier spécial où les ossements sont récupérés. Ces ossements sont ensuite transférés dans le respect des rites dans un immense complexe situé sous le domaine du Clot: les catacombes. Ces catacombes, dont une large partie étaient des galeries d’une mine d’un village disparu avec l’expansion de la cité, se composent d’une succession d’ossuaires.
La garde, soutenue par des praes spécialement autorisé, protège les entrées du Clot et y patrouille. Les bandes criminels sont largement absentes du Clot.

La Martalhade

Le quartier de la Martalhade se situe dans le sud-est de la cité. Il est entouré par les murs de la cité au sud et à l’est, percé au sud-est par la porte aux boeufs. Il jouxte les quartier de la Province et des Vieilles Casernes à l’ouest, des rues aux couleurs au nord-ouest et du Clot d’Arbitrio au nord.
La Martalhade est un quartier d’industrie et d’artisans. On y trouve tous les ateliers de métiers rudes comme la taille de pierre, la menuiserie, la charpente, la métallurgie, la verrerie, etc. Le nom du quartier vient d’un mot d’ancien albunois signifiant le “martèlement” en référence au bruit incessant qui s’entend de jour dans le quartier. Le quartier est également connu pour ses odeurs à cause des fumées des différents fourneaux. Bien que sale et bruyant, le quartier n’est cependant pas particulièrement pauvre et abrite une population modeste mais disposant du nécessaire pour vivre. Le quartier est aussi percé de nombreuses rues assez larges par lesquelles sont livrés les matériaux venus des faubourgs de la cité ou d’autres quartiers de la ville. Beaucoup d’ateliers y sont organisés en guildes d’artisans.
Le quartier voit passer des patrouilles régulières de la garde. Les bandes qui y sévissent sont surtout des bandes de jeunes désoeuvrés. Les brigues y sont par contre très bien représentées et les différentes guildes présentes sont généralement rattachées aux Rouges, aux Mauves ou aux Noirs.

Quartier des Deux Veuves

Le quartier des Deux Veuves se situe dans le centre des Dix mille rues. Il est entouré au nord par le Vieux Marché et le quartier de la Gabe, les Halles des six-cent colonnes à l’est, la Source au sud, le Grand Réservoir au sud-ouest et les allées des petites vertus à l’ouest.
Le Quartier des Deux Veuves porte son nom à cause de la présence des deux grandes tours qui composaient l’ancien fortin des murailles. Les murailles ont depuis longtemps disparu mais les tours sont encore là, d’où leur nom de “veuves”. Le quartier abrite aujourd’hui le tribunal de la petite justice où l’on punit la délinquance lié aux vols dans les Halles des six-cent colonnes ou la rupture de la paix dans les allées des petites vertus. On y trouve aussi les casernes de la garde affectée au Vieux Marché, au quartier de la Gabe et aux Halles. Enfin, plusieurs petites échoppes de médicastres bon marché s’y sont installés afin d’offrir leurs soins aux prisonniers libérés du Vieux marché, aux gardes ou aux victimes de procès musclés dans le tribunal de la petite justice. D’autres médicastres et apothicaires ont également élu domicile dans l’ouest du quartier où ils offrent des traitements aux prostitués du quartier voisin et à leur clientèle.
Le quartier est tenu par la garde et sûr à défaut d’être agréable. Ses habitants sont notoirement partagés entre les brigues des Bleus et des Mauves et apprécient à se considérer comme la vraie frontière entre les territoires des deux brigues. Au sein du quartier, la rivalité entre les membres des Bleus et des Mauves est cependant plus potache que violente au quotidien.

Quartier du Vieux Marché

Le quartier du vieux marché se situe dans le centre des Dix mille rues. Il est entouré au nord-est par le quartier de la Gabe, le quartier des Deux Veuves au sud et les allées des petites vertus à l’ouest.
Le quartier du vieux Marché est une grande place pavée entourée de plusieurs rues d’habitations miséreuses. Il s’agissait de l’ancien grand marché de la cité avant la dernière extensions de la cité et la construction des Halles des six-cent colonnes. Durant l’Interrègne, il devint le quartier des exécutions publiques avec potences et gibets. Il conserva sa fonction ensuite et son rôle fut étendu avec l’installation de piloris et de cages destinées à accueillir la petite criminalité. Il est aujourd’hui un lieu fuit de tous, seulement habités par les plus pauvres habitants de la cité.
La garde est fortement présente afin de surveiller les piloris et d’empêcher les fréquentes tentatives de bandes de venir libérer leurs membres ainsi pris au piège. Les brigues y sont notoirement absentes.

Les allées des petites vertus

Les allées des petites vertus sont un quartier situé au centre de la cité, entouré par les quartier des thermes au nord, de la Gabe au nord-est, du Vieux marché à l’est, des Deux Veuves au sud-est, du Réservoir au sud, d’Hurasbond au sud-est et des Islets à l’ouest.
Les allées des petites vertus sont un ensemble de rues et de petites places abritant un large nombre de tavernes, de salles de jeux, de maisons closes, d’auberges et de différentes combinaisons de ces quatre formes d’établissement. C’est un lieu très vivant à l’exception du matin où il y règne un calme de mort (ainsi qu’une odeur d’alcool, de vomi et d’urine). Il s’agit du quartier emblématique de la fête mais aussi du lieu où venir noyer ses soucis. Certaines places servent aussi de lieux improvisées de compétitions sportives en tout genre ou de bagarres. Bien que sale, le quartier est toujours animé par des artistes de rues, des chants d’ivrognes, des appels de rabatteurs.
A cause de la proximité de l’abbaye et du monastère, on peut également fréquemment y voir déambuler l’un ou l’autre moine phalangiste ou monachiste pour tenter d’y raisonner les fêtards ou, plus rarement mais toujours avec beaucoup de regards, y chercher un de leurs frères ou soeurs venus s’y encanailler. Certains moines plus empathiques y agissent également de manière plus discrète en venant à l’écoute des tenanciers et travailleurs locaux, soit pour leur venir en aide, soit pour s’y faire indiquer des clients ayant des difficultés dans leur vie. Un fait notoire du quartier est que les prostitués, tenanciers et autres amuseurs vivant et travaillant dans les allées suivent les offices religieux de façon particulièrement assidues et pratiquent même l’hygiène phalangiste au-delà des barrières religieuses. Cette entente est telle qu’il est fréquent que les tenanciers fassent appel aux moines plutôt qu’à la garde afin de les aider à régler certains problèmes légers.
La garde patrouille dans le quartier mais la sécurité y est généralement faible à cause des ivrognes et des fauteurs de trouble en tout genre. Les brigues y sont toutes représentées et plusieurs établissements affichent fièrement leurs couleurs, offrant des réductions aux autres membres les jours de victoire de leur équipe.

La source

Le quartier de la source se situe dans le centre des Dix Mille Rues. Il est entouré par les quartiers des Deux Veuves au nord, les Halles des six-cent colonnes à l’est, les rues des couleurs au sud-est, le Domaine de Bois-Empire au sud et le quartier du Réservoir à l’ouest.
La Source est le quartier qui abrite des installations hydrauliques alimentant le Réservoir proche, d’où son nom de “source”. On peut aussi y trouver plusieurs fontaines d’eau claire. Le quartier abrite les ateliers d’où sont effectués les travaux d’entretiens des égouts et canaux de la cité. Le quartier abrite également plusieurs rues et petites places habitées où les qadjarides locaux vivent, travaillent et font commerce
Les seuls groupes présents dans le quartier de la Source sont le Clan de la Source et les autres clans qadjarides de passage. La garde y patrouille parfois mais les qadjarides locaux sont généralement garants de la sécurité. Les principaux conflits surviennent lorsque la garde fait des descentes à la poursuite de contrebandiers ou d’autres criminels ou si certains qadjarides se sont attirés les foudres d’une bande adverse. Le quartier est un bastion de la brigue des Oranges.

Quartier du Réservoir

Le quartier du Réservoir est un quartier situé au centre de la Capitale autour du réservoir des canaux. Il est entouré par les allées de petites vertus au nord, les Deux Veuves au nord-est, la Source à l’est, le Domaine de Bois-Empire au sud, la Puante au sud-ouest, le Petit Aon à l’ouest et Hurasbond au nord-ouest.
Le quartier du Réservoir est un quartier d’habitation entourant le réservoir des canaux de la cité. Grâce à la présence des ouvrages de la Source, le réservoir est relativement propre et les capitalards riches et aisés y ont trouvé un lieu ouvert et agréable d’où il est possible de se rendre aisément un peu partout en ville grâce à la proximité des Halles et aux canaux. Le quartier se caractérise ainsi par une large promenade courant tout le long du réservoir et bordé par des manoirs récents et des échoppes luxueuses. Dans la partie nord, on peut trouver de petits logements moyennement luxueux appartenant à de jeunes et riches Huras, Caroggians et Adaarions pour leurs sorties de fêtes à la Capitale.
La sécurité est importante dans le quartier grâce aux larges rues et promenades patrouillées par la garde. Les bandes criminelles n’y sont que peu présentes en dehors de cambriolages occasionnels. Les habitants sont membres de diverses brigues sans que l’on en fasse grand cas: les Bleus, les Mauves, les Blancs, les Roses, les Noirs, les Verts, les Bruns et les Jaunes.

Domaine de Bois-empire

Le domaine de Bois-empire est une large forêt emmurée au centre des Dix milles rues. Elle est entourée par les quartiers du Réservoir au Nord, de la Source au nord-est, des rues aux couleurs à l’est, des Vieilles Casernes au sud et des Nouveaux Islets à l’ouest dont le domaine est séparé par le canal Adryan II.
Le domaine de Bois-empire est le seul véritable espace vert de la cité en dehors du domaine du Palais Royal. Du temps de Cyvales, le domaine portait le nom de forêt aux daims et constituait le domaine de chasse privée de l’empereur. Avec le temps, le domaine a été progressivement entouré par la cité mais son statut légal ne fut pas levé, ce qui conduisit à murer la forêt plutôt que de la raser. Après l’Interrègne, le domaine devenu impropre à la chasse fut ouvert aux Capitalards et pouvait désormais être utilisé par la noblesse urbaine pour certains événements et réceptions. Il prit peu à peu le nom de bois de l’empereur, puis de bois-empereur et enfin de bois-empire. Il est entretenu par une petite guilde de jardiniers et bûcherons sous la tutelle de l’Ordonnance qui poursuivent la mission de protection et d’entretien du domaine comme s'il s’agissait d’un devoir sacré. Certains carrés ont également été cédés à l’Université royale de la Roseraie et à l’abbaye de la Capitale pour y entretenir des plantes exotiques et y installer des jardins plus particuliers. Cependant, ces jardiniers et érudits botanistes doivent fréquemment composer avec des Capitalards qui tentent de s’introduire dans le domaine pour y récolter du bois ou des plantes et qui furent surnommés braconniers dans la continuité des anciens braconniers qui avaient déjà vidé le bois de sa faune. De même, de nombreux miséreux de la Capitale tentent d’y trouver refuge ou d’y établir l’un ou l’autre abri, causant divers dommages. Les conflits entre ces derniers, les “braconniers” et les jardiniers constituent presque une guerre dans un monde à part, bien éloigné des affaires du reste de la Capitale.
Le bois est patrouillé par quelques membres de la garde attaché à la guilde des jardiniers même si ceux-ci patrouillent eux-mêmes avec leurs maigres moyens. Les membres de la guilde sont partagés entres les brigues des Blancs et des Bruns.

Quartier de la Belle-Roseraie

Le quartier de la Belle-Roseraie se situe dans l’ouest de la cité et à la point nord-ouest des Dix mille rues. Il est entouré à l’est par le quartier des Municon, le quartier des Islets au sud, le quartier de Belle-Colline à l’ouest, au-delà de rochers, le quartier du Vignoble et enfin le quartier de Vielhasse au nord-est.
La Belle-Roseraie est un quartier de style impérial connu pour abriter l’université royale de la Roseraie, une institution construite dans les bâtiments de l’ancien Synode des Lettres et Philosophie en 415. L’université s’est notamment dotée d’une faculté de sciences d’une certaine renommée. Celle-ci est notamment responsables pour divers incidents lors desquelles le quartier anciennement huppé a subi des empoisonnements de ses points d’eaux ou des émanations toxiques, émanations qui détruisirent notamment des jardins publics et leurs roseraies bien connues. Ces accidents restent rares mais ils ont fait une réputation telle que beaucoup de Capitalards évitent le quartier, persuadés que ces incidents sont presque quotidiens. Vidé de ses habitants riches, le quartier est depuis devenu un quartier peuplé de taudis et de logements d’étudiants sans le sou. Toutefois, lorsqu’aucun incident n’a lieu et que le temps est beau, le quartier reste réputé pour la beauté de ses places qui se couvrent d’étudiants.
Le quartier est patrouillée de façon aléatoire par la garde qui déteste notoirement devoir s’y frotter aux étudiants ou aux incidents possibles de l’université. Les étudiants sont notoirement de grands amateurs de combats de gladiateurs et de nombreuses brigues y sont représentées.

Quartier des Municon

Le quartier des Municon est situé dans le centre de la Capitale et au nord des Dix mille rues. Il est entouré au nord par le Forecia, à l’est par le quartier des thermes, au sud par le quartier des Islets et à l’ouest par la Belle-Roseraie. Le quartier est traversé par le canal Julyan Ier.
Les Municon constituent l’un des plus vieux quartiers de la Capitale, datant de la période l’Empire Central. Ce quartier abrite de nombreux manoirs et maisonnées présentant de hautes façades, de petites fenêtres en hauteur et barrées, pas ou peu de balcons et ne laissant entre elles que de très petites ruelles. Le quartier date d'une période où la noblesse urbaine de la Capitale présentait peu de goût pour le faste et la démesure. Originellement, il constituait une extension de l’ancienne Cyvales où les nobles s’installaient afin de vivre au calme. Son nom provient d’ailleurs du nom de la première famille à s’y être installé, les autres manoirs étant alors surnommé “Municon” à leur tour, d’où l’absence de pluriel au nom du quartier selon l’anecdote bien connue de ses habitants. Avec le temps et l’extension de la cité, l’ancien quartier de retraite de la noblesse est devenu l’un des quartiers les plus centraux de la cité. Toutefois, les familles y sont restées et les Municon sont depuis le centre des vieilles familles de patriciens ou de nobles urbains. Dans les décennies récentes, le quartier a cependant périclité et a vu l’arrivée de nouvelles familles dont la prestigieuse famille Lomen de Bayens bien que leur manoir ne soit guère plus qu’un riche pied-à-terre.
Le quartier est sûr et calme, patrouillé par la garde mais possède la tenace réputation d’être lugubre et ennuyeux. Le quartier est un bastion de la brigue des Bleus.

Quartier des thermes

Le quartier des thermes est situé dans le centre de la cité et le nord des Dix mille rues. Il est entouré au nord-est par le Palais Royal, le quartier de la Gabe à l’est, les allées des petites vertus au sud, le quartier des Islets au sud-ouest, le quartier des Municon à l’ouest et la colline des avocats dans le Forecia au nord-ouest.
Le quartier des thermes est connu pour abriter le monastère de la Capitale et de nombreux thermes et maisons de bains. Historiquement, des thermes impériaux ont précédé l’installation du monastère et des immigrés adaarions qui ont transformé cette partie de la ville en “quartier adaarion”. Avec le temps, les Adaarions du quartier se sont spécialisés dans les services des thermes et maisons de bain, allant jusqu’à fournir les services de l’hygiène phalangiste avec l’aide des moines de l’abbaye de la Capitale dans le quartier proche d’Hurasbond. Le quartier comporte également une petite minorité d’Huras monachistes historiquement originaires du Gyllendal et ayant fuit les guerres de religion arbitrée. Le canal royal qui traverse le quartier a également une grande importance puisqu’il s’agit du canal emprunté par la péniche du Roi lorsqu’il se rend en ville par barque.
La partie ouest du quartier séparée du reste du quartier par le canal royal. Cette partie du quartier abrite un important dispensaire et plusieurs échoppes de médecins, apothicaires et chirurgiens. La spécificité de ceux-ci est d’avoir réalisé leurs études à Oppikaupunki.
Le quartier est relativement sûr grâce à la présence de la garde mais l’importante foule fait que plusieurs bandes criminelles y tirent les poches des passants ou organisent des vols dans les thermes et maisons de bains. De nombreux habitants du quartier sont également sous la coupe d’une importante bande appelée la Bande d’oncle Jori qui contrôle la majorité des maisons de bains. Le quartier est un bastion de la brigue des Noirs.

Quartier de la Gabe

Le quartier de la Gabe est situé dans l’est de la cité. Attenant à la muraille du Palais Royal au nord, il est entouré par les Halles des Six-cent colonnes à l’est, le quartier des Deux Veuves au sud, le Vieux marché au sud-ouest et enfin les allées des petites vertues et le quartier des thermes à l’ouest.
Le quartier de la Gabe est généralement considéré comme un quartier festif réservé à la bonne société. Historiquement, c’était un quartier de palais abritant les courtisans et les diplomates du temps de l’Empire Central à cause de son emplacement de choix près du Palais Royal et des Halles des Six-cent colonnes. On y trouve encore effectivement des appartements d’émissaire de rang trop bas pour être logé au Palais ou originaires d’états traditionnellement peu reconnus par le protocole royal. On y trouve des tavernes de haut rang et dédiées à des réceptions de la plus haute société, des lupanars de luxe, des maisons de jeux de luxe et certains cercles réservés. Un établissement bien connu appelé l’Ecole Royale des Manières y est également installé.
Le quartier est patrouillé par la garde ainsi que les gardes du corps de ses habitants, ce qui en fait un lieu sûr malgré les incidents entre clients et résidents du quartier. Les brigues des Bleus et des Blancs sont les plus représentées dans le quartier mais leurs membres sont issus de la haute société et celles-ci n’ont qu’une incidence limitée sur la vie du quartier.

Quartier des islets

Les Islets sont situés dans le centre de la cité. Ils jouxtent les quartiers de la Belle-Roseraie au nord-ouest, des Municon au nord, des thermes au nord-est, des allées des petites vertus à l’est, d’Hurasbond au sud-est, de la Petite Aon au sud, de la Petite République au sud-sud-ouest, des Façades dorées au sud-ouest et de Belle-Colline au nord-ouest. Le quartier est également traversé par le canal Antagon qui s’écoule d’ouest en est ainsi que par les canaux royal et Julyan Ier dans la partie nord.
Le quartier des Islets est un vieux quartier construit durant l’extension originelle de la Capitale. Ils furent basés sur les plans de Sander de Loghéans et son modèle de l’islet. C’est un quartier très ancien et pauvre où beaucoup de bâtiments sont aujourd’hui délabrés. Cependant, les islets qui s’y trouvent sont généralement favorisés par les habitants modestes à cause de leur meilleure conception comparés à ceux du quartier des Nouveaux Islets par exemple. Bien que le quartier soit principalement dédié à l’habitat, on y trouve un vaste nombre de petites échoppes modestes en tout genre. Beaucoup d’habitants d’islets sont réunis au sein de ce qu’ils appellent des “collèges”, une forme d’assemblée de quartiers réglant les querelles entre habitants ou entreprenant des activités communes.
Le quartier des Islets est peu patrouillé par la garde et constitue un important vivier de bandes criminelles d’importance variées dont beaucoup dérivent de certains collèges qui ont dévié de leur objectif originel. Le quartier est un bastion de la brigue des Rouges.

Quartier de la Petite République

Le quartier de la Petite République se situe à l’ouest de la cité entre le port et les Dix mille rues. Il est entouré au nord par le quartier des Islets, le Petit Aon à l’est et au sud et le port à l’ouest.
La Petite République a deux particularités, celle d’être le quartier riche caroggian de la cité et d’abriter une véritable forteresse urbaine. Au centre du quartier se trouve une zone protégée au contour en forme de huit. Le Huit tel qu’on le nomme est encerclé par une série de bâtiment aux hautes façades, sans fenêtres basses ou interstices. Les seules entrées dans ce quartier passent par les égouts et les portes fortifiés à l’ouest et à l’est. Au sein du Huit se trouvent les succursales des principales banques caroggiannes ainsi que plusieurs hôtels particuliers appartenant aux plus grandes familles des Oligarques. En dehors de cette forteresse urbaine, on peut trouver plusieurs rues où vivent des immigrés caroggians plus modestes.
Le Huit est protégé par des milices privées au service des riches résidents caroggians. Il se dit que le seul lieu plus protégé de la ville est le Palais Royal et il se dit (mais plus bas) que même celui-ci serait plus aisé à cambrioler. Le reste du quartier est notoirement peu protégé par la garde de la Capitale à cause de fréquents incidents et rivalités entre eux et les miliciens caroggians. La partie du quartier où vivent les Caroggians plus modestes est donc très peu sûre. Plusieurs petites bandes y sévissent mais évitent de s’en prendre aux résidents du Huit. Le quartier est partagé entre les brigues des Jaunes et des Rouges (en dehors du Huit).

Le Petit Aon

Le Petit Aon est un grand quartier situé dans l’ouest de la cité. Il est entouré à l’ouest par le port, au nord-ouest par la Petite République, le quartier des Islets au nord, au nord-est, le Réservoir à l’est, la Puante au sud et le Cad au sud-ouest.
Le Petit Aon est un large quartier d’artisans et d’habitation. Il possède une majorité d’habitants issus de l’Aon ainsi que des Huras pauvres. La partie nord du quartier entre Hurasbond et la Petite République est séparé du reste du quartier par des vestiges d’une ancienne muraille. La partie nord est plus riche et abrite des pieds à terre de familles aonites. La partie sud, quant-à-elle, possède une population moins aisée et s’est fait un nom pour abriter les meilleures forges de la Capitale.
La partie nord du Petit Aon est relativement sûr grâce à la présence importante de la garde et des hommes de main des nobles locaux. La partie sud est moins sûre et abrite plusieurs bandes criminelles, principalement composées d’aonites. Le quartier est partagé entre membres des brigues des Verts et des Roses.

Hurasbond

Le quartier d’Hurasbond se situe au centre de la Capitale. Il est entouré par les allées des petites vertus au nord-est, le Réservoir au sud-est, le Petit Aon au sud-ouest et le quartier des Islets au nord-ouest. Hurasbond est traversé par le canal d’Antagon.
Construit autour de l'abbaye de la Capitale, Hurasbond est le quartier hura de la Capitale. Il s’agit d’un quartier relativement aisé qui fut fondé pour accommoder les fonctionnaires et nobles d’origine huras du temps de l’Empire Central. Ce statut de quartier réservé est resté après l’Interrègne mais s’est étendu aux immigrés cestovates tandis que les plus pauvres immigrés huras s’installent dans le Petit Aon.
On y trouve un cercle de combat à l'hura et des écuries urbaines. C'est l'un des rares quartiers de la Capitale où les nantis se déplacent à cheval plutôt qu'en litière, en chaises à porteur ou à pied. Les écuries locales mettent par ailleurs un point d'honneur à proclamer que leurs chevaux ne proviennent que d'écuries greistalières ou gyllendalières. Le quartier abrite également un habitant d’un prestige particulier en la personne de Hanus Velkyjama, burgraf de Guois en exil. Malgré sa disgrâce, de nombreux huras participent à ses fêtes ou tentent de cultiver leurs relations avec lui pour le prestige d'être ami d'un graf. Il vit en compagnie de sa fille qui n'apparaît jamais et des Remolco, aristocrates caroggians ruinés.
Le quartier est sûr grâce aux patrouilles de la garde et des praes (dont des zvonikus) de l’abbaye locale. Le quartier est le bastion de la brigue des Roses.

Le Cad

Le Cad est le plus petit quartier de la cité et est situé dans l’ouest. Il est entouré par le Petit Aon au nord, la Puante à l’est, le quartier nordique au sud et le port à l’ouest.
Le Cad est un quartier naturellement formé par le fait qu’il se situe dans une cuvette, entouré par de petites collines tout autour de lui. Plus qu'un véritable quartier, c'est un assemblage de maisons entassées sur deux niveaux avec des passerelles aériennes en bois. Les rues entourent en cercles concentriques une petite place disposant d'une fontaine. La seule richesse du quartier est une taverne, le "poing à la chope" où sont organisés des combats de pugilat clandestins très populaires.
Le quartier est abandonné par la garde et laissé pour compte. Les bandes criminelles locales, très éphémères, y règnent en maître avec l’aide d’une bande plus importante d’un quartier environnant. En mai 513, la bande des “Frappes à barres” furent anéantis par une descente de la garde particulièrement musclée qui ravagea le quartier. Le quartier est fréquemment un point d’affrontement entre diverses brigues.

La Puante

Le quartier de la Puante se situe au sud-ouest de la cité. Il est entouré par le Petit Aon au nord, le Réservoir au nord-est, le Domaine de Bois-Empire au sud-est, le quartier des Nouveaux Islets au sud, le quartier nordique sud-ouest et le Cad à l’ouest. Il est traversé sur toute sa longueur par le canal Sybille Ière.
La Puante est un quartier construit autour d’une importante section du canal Sybille Ière. C’est un quartier d’habitat pauvre et de travail des textiles en tout genre. Le quartier est connu pour ses odeurs à causes des tanneurs et teinturiers qui y oeuvrent et tout particulièrement des fouletiers, des teinturiers utilisant l’urine comme mordant dans le procédé de teinturerie. Les fouletiers emploient des esclaves et employés pauvres pour collecter l’urine des maisons et latrines environnantes afin d’alimenter les bassins de foulage.
Le quartier est peu patrouillé par la garde et les bandes criminelles y côtoient des groupes de travailleurs organisés afin de protéger leurs ateliers. Ces derniers sont notoirement en guerre quasi-constante avec les bandes du quartier nordique et du port. Le quartier est partagé entre membres des brigues des Mauves et des Rouges.

Quartier nordique

Le quartier nordique se situe dans le sud-ouest de la cité. Il est entouré par le Labyrinthe à l’ouest, le Cad au nord, la Puante au nord-est, les Nouveaux Islets à l’est et Bourg-en-les-murs au sud. Il est traversé dans sa partie nord par le canal Sybille I.
Le quartier nordique est, comme son nom l’indique, connu pour abriter la population nordache et les nouveaux immigrés vaahvas ainsi que d’anciens habitants d’Uuroggia. Le quartier se compose en large partie d’islets et était autrefois considéré comme une extension du quartier des Nouveaux Islets avant de se voir attribuer le nom de “quartier nordique”. Le quartier est organisé autour du canal (constituant la partie la plus pauvre à cause des odeurs) et d’une grande place de marché où se tient un marché quotidien avec des produits issus du port ainsi que du poisson. Le reste du quartier abrite une diversité d’artisans et de services tenus par des nordaches.
En 513, le quartier fut ravagé par de nombreuses émeutes visant les nordaches en réaction à la guerre des Marches, émeutes encouragées par les partisans de Thybauld de Fauxvelles. Dans les années qui suivirent, les nordaches ont largement fuit pour se réfugier ailleurs et tout particulièrement dans la région de Medeva. Depuis, le quartier commence à se repeupler de divers nouveaux venus mais rarement des nordaches.
Le quartier était connu pour ne voir passer que peu de patrouilles en dehors de la place du marché. Le quartier était dominé par la bande de l’Hukkomelsen mais ses membres ont été pour la plupart tués, emprisonnés ou ont fuit vers Medeva. Les débardeurs rouges y ont pris du pouvoir. Le quartier était connu pour être largement favorable à la brigue des Bleus mais les Rouges prennent de l’importance depuis l’arrivée de nouveaux habitants non-nordaches.

Quartier des Nouveaux Islets

Le Quartier des Nouveaux Islets est situé dans le sud de la cité. Il est entouré au nord par le quartier de la Puante, le quartier nordique à l’ouest, le Bourg-en-les-murs au sud-ouest et la foire au sud. Il est séparé du Domaine de Bois-Empire* à l’est par le canal Adryan II.
Le quartier des Nouveaux Islets, malgré son nom, est un quartier d’islets construits en masse à la fin de l’Empire Central afin d'accommoder une population toujours croissante. Ils sont notoirement bien moins construits que les islets du quartier des Islets plus au nord de la cité. La plupart ne sont cependant plus d’origines. Les islets du quartier ont souvent brûlé ou se sont écroulés. Les islets ultérieurs furent construits par de riches propriétaires. Le quartier est aujourd’hui l’un des plus pauvres de toute la Capitale et doit subir les mauvaises odeurs du quartier de la Puante tout proche. La population autant composée de pauvres capitalards que d’étrangers de différentes origines est pauvre. On peut y trouver diverses échoppes en tout genre mais l’activité criminelle sous le contrôle des bandes y a pris une importance majeure.
La garde est très peu présente dans le quartier qui abrite de nombreuses bandes criminelles souvent en conflit pour le contrôle du quartier. Le quartier est largement acquis à la brigue des Rouges.

La Foire

Le quartier de la Foire se situe dans le sud de la cité. Il est entouré par les Nouveaux Islets au nord, les Vieilles casernes au-delà du canal Adryan II à l’est, la Province au sud-est et Bourg-en-les-murs à l’ouest.
La Foire est un large espace ouvert entouré de petits quartiers d’habitations, d’échoppes, de tavernes et d’auberges. Le terrain était autrefois un lieu de rencontre des maraîchers de tous les faubourgs de Cyvales, connu sous le nom de plaine de la foire. Avec l’extension de la cité, la foire a été englobée dans celle-ci mais a maintenu son nom de la Foire. La plupart des grands marchés populaires de la cité s’y tiennent. On peut aisément y trouver différentes ressources à bas prix. C’est également là qu’ont lieu les marchés aux bestiaux. Des foires qadjarides et divers événements y sont également organisés de temps à autres. Les brigues viennent parfois y organiser de petits combats amicaux.
La Foire est un lieu très calme en temps normal. Lorsque des événements y ont lieu, la garde y patrouille davantage mais les bandes environnantes viennent y tenter différents coups.

Les Vieilles casernes

Les Vieilles casernes se situent dans le sud de la cité. Elles sont entourées par le Domaine de Bois-Empire au nord, les rues aux couleurs dans le nord-est, la Martalhade à l’est, le quartier de la Province au sud, la foire à l’ouest et les Nouveaux Islets au nord-ouest bien que ces dernières soient séparées par le canal Adryan II.
Le quartier des Vieilles casernes a pris son nom à cause de son rôle du temps de l’Empire Central d’abriter les troupes de la Légion Impériale en dehors des murs. Aujourd’hui, les vieilles casernes sont à l’intérieur des murs et n’abritent plus les légionnaires. L’une des casernes a été conservée et transformée en caserne de la garde pour la partie sur de la cité. Le reste du quartier s’est couvert de logements modestes mais aussi de tout un secteur d’artisans du bois. C’est aussi le quartier emblématique des familles de la garde. Enfin, on y trouve un petit quai d’où la garde organise certaines des patrouilles en barque sur les canaux.
Le quartier est relativement sûr grâce à la présence de la garde bien que celle-ci n’y patrouille pas particulièrement. La situation des quartiers environnants fait que plusieurs bandes criminelles opèrent malgré tout dans les Vieilles casernes. Les habitants du quartiers sont partagés entre les brigues des Mauves et des Rouges avec une minorité de Bleus membres de la garde.

La Province

Le quartier de la Province se situe au sud de la cité, à la base des murs et autour de la porte des Galdyris. Il est entouré à l’ouest par la foire, au nord par les Vieilles casernes et à l’est par la Martalhade.
La Province est le quartier emblématique des habitants des Etats provinciaux et tout particulièrement des Galdyris. Les Mesigues (ici appelés Medevans) en sont toutefois progressivement chassés à cause des Troubles du Sud. Moins densément construit, il abrite de nombreuses écuries et étables où les marchands et voyageurs peuvent déposer, acheter ou louer des bêtes ainsi que des chariots. On y trouve également de nombreuses auberges bon marché réputées pour leur excellent accueil et de la bonne cuisine. Une maison de charité y sert aussi d’abris pour les voyageurs démunis et de lieu de prière de passage.
La Province est en règle général un quartier sûr. Il n’abrite que peu de bandes criminelles et celles-ci sont généralement composées de voisins de même origine qui agissent comme des formes de milices pour protéger leurs commerces et habitations à l’aide de bâtons. De bonne réputation, ces bandes se prêtent aussi parfois à des intimidations et à des attaques contre des gens non-originaires des quatre provinces de s’y installer. En outre, des conflits entre Mesigues, galdyris et romentins surviennent parfois, généralement sur la base de querelles de voisinage ou d’affaires de famille. La garde y est globalement surtout présente dans les grands axes. Les habitants sont membres de différentes brigues: les Roses, les Rouges, les Verts, les Noirs et les Bruns.

Bourg-en-les-murs

Bourg-en-les murs est un quartier séparé du reste de la ville par une muraille. Il est situé dans le sud-ouest de la cité. Il n’est accessible que par deux portes: la porte de la foire qui le relie à la foire et la Vieille porte qui relie le bourg à l’extérieur de la cité.

Le bourg est un cas particulier puisqu’il s’agit en réalité d’une ville dans la ville sur le plan légal. Le bourg possède ses propres institutions et sa propre garde et fonctionne en toute autonomie. C’est un bastion de la brigue des Mauves.
Voir article détaillé

Les canaux

La Capitale est traversée par un système de canaux. Ceux-ci sont alimentés par un réservoir et un système de canalisation détournant des sources et ruisseaux proches de la cité. Ils servent ainsi à la fois de source d’eau potable (bien qu’une bonne partie de l’eau des canaux soit fréquemment souillée par la population) mais aussi de voie de déplacement dans la cité. Les canaux traversent en effet tout le centre et l’ouest de la cité et permet donc de s’y déplacer à bord de petites barques personnelles ou louées et manipulées par de petits caboteurs.

On dénombre cinq canaux:

  • Canal Antagon: partant directement du Réservoir, le canal traverse les quartiers d’Hurasbond, des Islets, passe entre les quartiers de Belle-Colline et des Façades dorées avant de traverser les quais et de se jeter dans le port. Il est fort fréquenté.
  • Canal Sybille Ière: partant directement du Réservoir, le canal traverse les quartiers de la Puante, le quartier nordique, le Labyrinthe, les quais et se jette dans le port. Il est de loin le plus sale à cause des rejets des activités du quartier de la Puante, notamment des teintureries. Certains accidents causent parfois des flots colorés.
  • Canal Julyan Ier: partant du canal Antagon au niveau du quartier des Islets, il dévie vers le nord en traversant le quartier des Municon pour alimenter un autre réservoir dans le Forecia. C’est un canal prestigieux principalement navigué par des barques de plaisance appartenant à la haute société à l’exception de son extrémité nord pollué par les égouts du Forecia. Cette pollution est la raison principale pour laquelle tout projet de connexion entre le canal Julyan Ier et la section nord du canal royal est enterré.
  • Canal royal: le canal royal est séparé en trois sections. La première, librement utilisable, relie le Palais Royal au canal Antagon en traversant le quartier des thermes et des Islets. Cette section est un lieu de navigation de prestige et un point de passage possible pour les visites du roi dans sa cité. La deuxième section traverse le Palais Royal et est interdite d’accès. La troisième section relie le Palais Royal au port aux étoiles et passant entre le Forecia et les Sept districts. Cette section est seulement utilisable par les fonctionnaires de l’Ordonnance, les serviteurs du Roi et les diplomates étrangers.
  • Canal Adryan II: canal le plus récent, il fut percé pour relier le Réservoir au sud de la cité. Il sépare le Domaine de Bois-Empire et le quartier des Nouveaux Islets, traverse les Vieilles casernes, la Foire et la Province. Le canal continue en dehors des murs jusqu’à se jeter dans un petit lac proche. Le canal est très utilisé pour l’acheminement de marchandises entre les faubourgs et l’intérieur de la cité sans passer par les rues.

Les égouts

La ville dispose d'égouts formant un véritable labyrinthe sous la ville. une grande partie de ces derniers sont mal conçus et disposent d'aérations menant directement aux rues, embaumant parfois tout un quartier d'une odeur infecte. Un autre problème de ces derniers, est que la majorité des voûtes des égouts sont construites en briques, un matériau propice aux nids de rats.
Le seul égout digne de ce nom est celui situé au centre de la ville. De conception adaarionne, les égouts furent rénovés l'année 422 par des architectes et ingénieurs golvandaaris. La rénovation devait s'étendre à toute la Cité, mais le projet n’a à ce jour jamais abouti.
Les égouts Capitalins se déversent tous dans l'Austre. Le fleuve étant ainsi très pollué, alors qu'il est la principale source d'eau potable de la Cité. Ils ne sont par contre pas connectés aux canaux de la cité.

Les faubourgs

La Capitale possède un certain nombre de faubourgs en dehors de ses murs. Ceux-ci sont particulièrement importants puisque ceux-ci permettent d’alimenter la cité en nourriture mais aussi d'accommoder le commerce fluvial de moindre importance et de constituer une étape pour les voyageurs entrant et sortant de la cité.

Les faubourgs les plus importants sont les suivants:

  • Belcant : village agricole connu pour ses fruits, son fromage et son cidre. On y trouve un important monastère.
  • Bourg-en-les-murs : bien que situé au sein de ses murs, le bourg est légalement un faubourg de la Capitale.
  • Fort-Sybille : fort abritant la garnison de la Légion Royale de la Capitale;
  • Merignac : village forestier où sont organisées des chasses. On y récolte aussi du bois, des produits de la forêt et des produits d’apothicaire.
  • Molinet : village producteur de nourriture et possédant de grands moulins mais surtout connu pour sa production de plusieurs vins de bonne qualité.
  • Ness : village minier pauvre.
  • Pontet : bourg en plein essor accessible par barque via le canal Adryan II. On y produit de la nourriture et de la bière.
  • Port-la-chance : port fluvial en amont de la Capitale et important point de passage pour le petit commerce et les voyageurs modestes sur l’Austre.
  • Pré-Aleran : village d’élevage produisant une part non-négligeable de la viande nourrissant la Capitale.
  • Rocaroge: village minier.
  • Salliechet : village de pêcheur sur la côté de la Capitale.
  • Sanhasse : village marécageux connu pour son activité de poterie et sa production de briques.

Politique locale

La Capitale concentre une large part des richesses et du pouvoir du Royaume Central mais aussi du continent depuis plusieurs siècles. La politique y est omniprésente et complexe.

La cité abrite le Palais Royal et sert le Roi du Royaume Central mais celui-ci ne gouverne pas la cité. Un adage veut ainsi que “Le Roi regarde au-delà de ses toits.”, signifiant que le rôle du Roi est de se préoccuper des affaires du Royaume et du monde, non pas de sa cité.
La cité est gouvernée par le gouverneur de la Capitale, membre de l’Ordonnance, qui possède également un droit de regard sur les faubourgs de la cité sous contrôle du gouverneur provincial d’Albunae. L’Ordonnance au sein de la Capitale est particulièrement politisée et réputée être un coupe-gorge, principalement à cause du fait qu’il s’agit de l’un des seuls moyens pour les simples citoyens de gravir les échelons de la société. Les plus puissants haut-fonctionnaires constituent ce que l’on appelle la Nomenclature et possèdent un pouvoir comparable aux vieilles familles de la noblesse capitaline.

Outre l’administration, la Capitale constitue aussi le siège du Conseil Valtien et de nombreux nobles habitent au sein de la cité (ou y possèdent un pied-à-terre). Les nobles originaires de la Capitale sont appelés nobles urbains. Cette noblesse y possède un fort pouvoir d’influence et fait l’objet de nombreuses rivalités et de luttes pour le prestige et la confiance du cercle rapproché du Roi. Les alliances au sein de la noblesse se manifestent généralement par les ligues qu’ils forment au sein du Conseil Valtien, par leurs relations au sein des brigues et enfin par leurs clients au sein de la cité.

Nobles et fonctionnaires se reposent généralement sur un réseau d’influence au sein des élites mais aussi au sein des brigues que leurs hommes de mains peuvent tenter de manipuler pour accomplir leurs objectifs et recruter de nouveaux clients. Les membres des brigues sont aussi fréquemment utilisés pour provoquer des émeutes et des mouvements de foule ciblant à des fins politiques, par exemple en causant des dégâts dans un quartier où un adversaire politique possède des bâtiments, des partisans ou sa résidence.

En dehors des cercles du pouvoir royal, administratif et noble, la cité est également agitée par des luttes d’influence entre bandes criminelles pour le contrôle de quartiers, luttes les opposant aussi à la garde. Certaines bandes sont parfois en cheville avec certains acteurs du monde politique mais ces alliances sont souvent de circonstances.

Situation actuelle

Depuis la guerre de succession capitaline, la Capitale a connue une période de grandes transformations politiques. Le début de la guerre de succession a ainsi marqué un changement total avec la fuite de la majorité des nobles et haut-fonctionnaires laissant la cité en proie à un conflit entre quatre des prétendants au trône : Alayn Syvarre, Sébastyan Carrain, Lucille Neroi et Yvette Briède. Le chaos qui a suivi a ainsi vu émerger aussi bien la guerre secrète que les pouillards et la garde honnête. Lorsque Lionel Adagan a pris le pouvoir, il a mené une profonde purge qui mena à la conclusion de la paix des bandes et à la persécution des pouillards qui se révoltèrent à sa mort pour tenter d’établir une cité-état indépendante. Après la prise de la cité par l’alliance qui placerait Thybauld de Fauxvelles sur le trône, une nouvelle purge a eu lieu, ciblant aussi bien ceux qui ont pactisé avec Adagan que les nordaches et les pouillards.

Aujourd’hui, la Capitale a vu un certain retour à la normale avec toutefois trois grandes différences: les activités des Loups du Roi (les partisans et vétérans favorables à Thybauld de Fauxvelles), l’activité clandestine des pouillards survivants et la paix des bandes maintenant un semblant de paix entre une partie des bandes criminelles.

Groupes locaux

Brigues

Les brigues sont des groupes d’amateurs d’une équipe de gladiateurs au sein de la Capitale. Ces groupes sont souvent manipulés politiquement par certains de leurs plus riches bienfaiteurs mais sont aussi d’importants lieux de rencontre et de discussion politiques.

voir article détaillé.

Loups du Roi

Les loups du Roi forment un ensemble d’anciens volontaires ayant servi dans l’armée de Thybauld de Fauxvelles durant la guerre de succession capitaline. Ces fidèles n’entrèrent pas dans la Légion Royale à l’issue de l’élection de Thybauld mais ont continué à servir les intérêts de leur roi au sein de la cité. Sous les ordres d’Eudes de Fauxvelles et des Virevol, ce sont eux qui ont largement organisé la Seconde Terreur. Dans les années qui suivirent, ils sont entrées dans la vie civile ou ont rejoint l’Ordonnance mais continuent de pourchasser au quotidien les ennemis du Roi au sein de la cité. Ils sont ennemis jurés des pouillards. Ils sont particulièrement craints et ni la garde ni la justice ne semblent particulièrement intéressés par la punition de leurs crimes.

Pouillards

Les pouillards sont un ensemble hétéroclites de rebelles opposés aussi bien à Thybauld de Fauxvelles qu’au pouvoir royal en général. Nés durant la guerre de succession capitaline, ils tentent clandestinement d’établir la Capitale comme une cité-état indépendante. Ils sont ennemis jurés des loups du Roi.

Voir article détaillé

Sécurité locale

Fortifications

La Capitale est protégée par des fortifications entourant toute la cité. Ces fortifications se composent de puissantes murailles allant jusqu'à 12 mètres de hauteur. La muraille est divisée en deux murs séparés par une terrasse large de quinze à vingt mètres facilitant le déplacement des troupes. Ces fortifications disposent également de douves faisant toute le pourtour de la cité. Des tours équipées de machines de guerre sont installées à intervalle semi-régulier entre 20 et 80 mètres tout le long des murs. Les murailles sont percées par six portes (et une septième condamnée, l’ancienne porte d’Abessain): la Porte du Roi, la Porte des Albunois, la Porte aux boeufs, la Porte des Galdyris, la Vieille Porte et la Porte des Pêcheurs. Chaque porte est protégée par deux tours entourant un passage pouvant être fermée par deux portes en chêne massifs à chaque issue et par trois herses en son sein. Le passage est également percé de multiples trouées permettant l’envoi de projectiles, de clous empêchant les mouvements et de divers autres choses pouvant gêner ou blesser les attaquants. Enfin, le canal Adryan II perce la muraille au sud de la cité. Ce trou dans les murailles est protégé par deux grandes tours, un système de chaînes pouvant être relevées et de herses pouvant être abattues sur le canal depuis les deux tours et se rejoignant au centre du passage.

La cité est également protégée par des murailles internes. Ces murailles plus petites entourent chaque grande partie de la cité (Vieille-Cyvales, Sept Districts, Forecia, grand port et Dix mille rues) mais aussi Bourg-en-les-murs.

Le Palais Royal possède quant à lui un réseau distinct de fortifications et constitue en lui-même une forteresse.

La protection côtière de la cité est assurée par des défenses dans chacun des quatre ports:

  • Le Grand port est protégée par des fortins au bout de toutes les plus grandes jetées. Ces fortins disposent d’un système permettant de relever des chaînes entre eux et de bloquer tout passage. Ces systèmes nécessitent cependant un grand nombre de personnes pour les actionner, ce qui empêcha leur utilisation lors de l’attaque navale de Lionel Adagan durant la guerre de succession.
  • Le port aux étoiles est protégé par la forteresse de Fort-Réal et ses machines de guerre pouvant frapper n’importe quel navire n’importe où dans le port grâce à sa position avantageuse. Le port-lui-même est fermé du reste de la Vieille-Cyvales par une muraille protégée par des tours.
  • Les ports des Sept Districts sont protégés par des tours et un passage restreint pouvant être bloqué par un système de chaînes comme au sein du Grand Port.
  • Les quais du Palais Royal sont entièrement à l’extérieur des murailles.

Gardiens de la paix

La Capitale utilise une garde professionnelle pour maintenir la sécurité. Celle-ci est divisée en quartiers bien que toutes sous tutelle de l’Ordonnance et du gouverneur de la Capitale: la garde du port, la garde urbaine chargée de la surveillance des Dix-mille rues, la garde du gouverneur chargée de la surveillance de la Vieille-Cyvales et du Forecia. Le Palais Royal possède également ses propres forces : la garde royale, la garde canatanaise et les quelques praes qui séjournent à titre honorifique et protocolaire au sein du palais.
Les différentes gardes de la cité elle-même sont notoirement corrompues et liées à divers intérêts politiques. Si certains quartiers sont sous contrôle, les bandes contrôlent le plus souvent d’autres quartiers.

Garnison

Bien que la Capitale soit protégée par deux régiments de la Légion Royale, ceux-ci sont interdits de séjour au sein de la cité et siègent donc à Fort-Sybille non loin de la cité. Les légionnaires patrouillent les routes mais n’ont pas le droit d’entrer en armes ou en uniforme au sein de la cité. Cette interdiction fut instaurée par les derniers empereurs de l’Empire Central afin d’empêcher les coups d’état militaires qui avaient affectés l’Empire durant plus d’un siècle. L’interdiction fut restaurée sous le Royaume Central après l’Interrègne.

Pègre locale

En raison de sa population très pauvre et de la quantités de richesses disponibles dans la cité, la criminalité est extrêmement développée. Le factionnalisme, la corruption et les luttes de pouvoir au sein de l’administration de la cité ont aussi largement empêché le pouvoir d’endiguer la criminalité. La population et l’aspect souvent labyrinthique de la cité tend aussi à faciliter la capacité des criminels à se fondre de la masse, ce qui complique énormément la capacité de la garde à agir et à maintenir l’ordre. Certains quartiers délaissés par la garde constituent ainsi de véritables coupe-gorges où ce sont les bandes organisées qui font maintenir une forme arbitraire d’ordre, généralement en pratiquant l’extorsion de ses habitants.
Le crime organisé est omniprésent au sein de la cité et en dehors des canaux officiels du pouvoir, les quartiers font l’objet d’intenses luttes territoriales entre bandes organisées. Ces bandes rivalisent aussi parfois au travers des brigues qu’elles soutiennent et de certaines alliances qu’elles concluent parfois avec des hommes de main de certains politiciens de la cité.

La guerre de succession capitaline fut une période sanglante et difficile pour les bandes organisées à cause des deux Terreurs, de la guerre secrète et de la paix des bandes.

Liste non exhaustive de bandes

  • La Bande d’Oncle Jori : petite bande active dans le quartier des thermes et principalement composée d’Adaarions. Elle est dirigée par Oncle Jori.
  • Les Collecteurs: une bande oeuvrant spécifiquement au recouvrement de dette. Disparue lors de la guerre des gangs dans les premiers mois de la guerre de succession capitaline
  • Le Collège des Ratiers: originellement une guilde d’exterminateurs de rats, le collège fut une puissante bande actif dans divers quartiers de la ville, impliqués dans le racket et l’espionnage. La bande fut exterminée comme exemple par Julyan VIII Adagan au cours de la Terreur lors de la guerre de succession capitaline.
  • Les Débardeurs rouges: un gang de débardeurs qui sévit dans les quais nord de la ville. Leur activité se situe dans la contrebande et le proxénétisme.
  • Les "frappes à barres": une petite bande locale active dans le Cad. Ils possèdent leurs quartiers dans la taverne du "Poing à la chope". Leur activité se situe vers les combats clandestins, les paris, la récupération de dettes et la location de gros bras. Elle a été dissoute par la garde à cause de travaux pour le compte de l'Hukkomelsen.
  • L'Hukkomelsen: une bande nordique particulièrement violente qui s'est construite il y a maintenant un siècle en réaction au racisme anti-nordique ambiant. On y glorifie les héros de légendes qui se sont élevés contre l'Empire Central. Leur activité se situe dans l'intimidation, le racket, la protection du quartier nordique, le mercenariat et l'assassinat sur gage. Elle est dirigée par Irene Balling.
  • La Guilde des Abessains: bande active dans le quartier Abessain. La guilde est essentiellement un large groupe relativement honnête fournissant gardes du corps, videurs de taverne et vigiles d’échoppes.
  • La Klika de la Capitale : bande eyjarska liée aux klikas de Rosanhamn et principalement active dans le quartier de Belle-Colline. La Klika vit principalement de la contrebande et du commerce du diamant en lien avec les Rosanans. Ils alternent fréquemment entre conflits et trêves avec les débardeurs rouges et les Ocolidiens. Elle est dirigée par Veronika Gadelin.
  • La République de la Fesse: petite bande capitaline située dans le quartier de la Petite République. Face aux rachats par des marchands caroggians, ces descendants d'habitants mis de force à la porte, ont commencé à singer les manières des caroggians et à leur mener la vie dure en vengeance. Dirigée par un homme toujours surnommé «Messer le Bon Magistrat», elle a élargi ses activités dans le cambriolage sur commande, le trafic d'art et de produits de luxe.

Économie locale

En tant que cité la plus peuplée du continent, important centre de pouvoir et point de passage majeur des Grands Fleuves, La Capitale a une économie très développée.

Secteur primaire

Le secteur primaire est très peu présent à une exception: la pêche. Ainsi, le port de la cité accueille de nombreux pêcheurs indépendant ou regroupés au sein de guildes ou sous le patronage d’un noble. Pêchant soit dans le fleuve Austre, soit dans la mer cyvalite, ils produisent un large quantité de poisson et autres produits des eaux qui contribuent énormément à l’alimentation de la cité.
En dehors de la pêche, les autres activité du secteur primaire sont très limitées au point que beaucoup d’habitants de la Capitale n’ont jamais vu un champ ou une forêt à l’état naturel de leur vie. L’agriculture est ainsi cantonnée aux faubourgs à l’extérieur des murs et ne suffit notoirement pas à nourrir l’immense cité. L’élevage est également surtout présent dans les faubourgs mais il existe certains petits éleveurs (principalement de petite volaille) au sein de la cité dans les quartiers moins densément peuplés et certains nobles et patriciens sont propriétaires de fermes d’élevage en dehors des murs. L’exploitation forestière est faible dans les faubourgs très déboisés mais il existe un minuscule secteur chargé de l’entretien du Domaine de Bois-Empire. L’apiculture et l’horticulture sont faiblement présents dans les environs de la cité. Les activités minières et de taille de pierre sont également limitées aux faubourgs.

Artisanat et industrie

L’artisanat et l’industrie occupent une très large partie de la population. Le statut et l’emplacement de la Capitale lui permet d’avoir aisément accès à une grande variété et quantité de matières premières et autres marchandises, bien que leur qualité et prix varient énormément. Toutes les formes de travail manuel y sont présents : menuiserie, verrerie, métallurgie, papeterie, couture, etc. Une quantité significative de la population est occupée par la transformation alimentaire: bouchers, boulangers, éthylistes, cuisiniers, etc. Un autre secteur d’importance est l’ensemble des artisans et ouvriers dédiés à la construction et l’entretien des navires mouillant dans les trois ports de la Capitale: cordeliers, menuisiers, charpentiers, forgerons, fabricants de voile, fabricants d’instrument de navigation, etc. De même, de nombreux producteurs sont dédiés à la préparation de fournitures pour navires.

Services

Les services jouent un rôle majeur à la Capitale.

Les trois ports occupent une large partie de la population. Les plus visibles sont les marins à quai et les débardeurs qui embarquent et débarquent les marchandises. On peut également trouver un large nombre de petits marins faisant l’acheminement de passagers et marchandises pour les navires trop grands pour accoster ainsi que le remorquage. Cependant, on trouve également de nombreux gérants d’entrepôts et d’auberges. Les architectes navals et les cartographes sont également nombreux bien que moins réputés que ceux de Caroggia.

Les artistes et fournisseurs de distraction sont nombreux et ne manquent jamais de travail. Les tavernes, salles de jeux, maisons théâtres, maisons closes, gymnases et spectacles de rue sont présents un peu partout. Les quartiers de l’arène et des rues aux couleurs sont même entièrement dédiées aux activités des combats de gladiateurs et à tous les corps de métier les entourant. L’apprentissage des armes et du pugilat sont également représentées avec de nombreuses écoles de maîtres d’armes de différente qualité et prestige.

Les médecins, apothicaires et chirurgiens sont aisément accessibles bien que leur niveau de compétence et leurs prix varient fortement. La Corporation médicastre y possède une forte influence. Les deux monastères de la cité ainsi que l’abbaye peuvent aussi offrir ces services.

Les soins personnels sont aussi représentés avec de nombreux thermes, maisons de bain, échoppes de barbiers et coiffeurs, masseurs, parfumeurs, vendeurs de cosmétiques et autres.

On peut trouver de très nombreux corps de métier dédiés aux services personnels: écrivains publics, courtisans, gardes du corps, guides, interprètes, messagers, organisateurs de festivités, etc.

En outre, se déplacer dans la Capitale est difficile et de nombreux locaux fournissent ainsi des services de litières, de chaises à porteur, de chevaux ou ânes entraînés à ne pas s’affoler dans une foule, etc. Les canaux permettent également à de nombreux habitants d’offrir des services de déplacement en barque dans tout l’ouest de la cité.

Les activités criminelles forment en elles-mêmes un vaste secteur de l’économie. Les nombreuses bandes criminelles peuvent ainsi être engagées pour inscrire des graffitis politiques, flatteurs ou diffamatoires, organiser des émeutes ou des mouvements de foule, pratiquer l’intimidation, orchestrer des vols ou des assassinats, faire passer des marchandises en contrebande, faire réaliser de faux documents, effectuer du vandalisme ou du sabotage.
La Capitale a également vu naître un corps de métier particulier: l’enquestaire (aussi appelé enquesteur ou limier). Ces individus sont typiquement engagés pour espionner certaines personnes, obtenir des renseignements ou aider à résoudre certains crimes si la garde ne veut ou ne peut pas y parvenir.

Erudition

La Capitale possède de nombreux érudits dont une partie significative sont membres de l’Université de la Roseraie. Ils sont cependant moins nombreux que leurs homologues d’autres cités comme Golvandaar et son quartier des érudits ou Caroggia. Beaucoup de ces érudits travaillent essentiellement dans les services ou se destinent à travailler pour l’Ordonnance. Cependant, on peut également trouver divers érudits travaillant sous le patronage de nobles locaux ou directement au service du Roi. Certains de ces intellectuels sont de petites célébrités aimant à pratiquer des formes de sciences innovatrices et capables d’impressionner leurs bienfaiteurs. La rigueur scientifique y est notoirement bien plus faible que dans les autres cités d’érudition.

Commerce

Bien que moins prospère que Caroggia, la Capitale constitue le centre de gravité du commerce continental.

De par sa position géographique, la Capitale constitue le point de rencontre entre le commerce maritime allant d’Uuroggia jusqu’à Caroggia et le commerce fluvial de la région des Grands Fleuves. Tous les navires marchands qui souhaitent trouver clientèle peuvent ainsi s’y rendre: Huras, Adaarions, Capitalins, Caroggians, Canatanais, etc. Même les navires fluviaux de l’Heimild peuvent aisément traverser le golfe des Marches et la mer cyvalite pour gagner le port de la Capitale. Cette forme de commerce est notoirement contrôlée par les grands oligarques caroggians bien que de petites guildes de marchands capitalins et huras parviennent à rester indépendant, notamment au sein des sept districts. Les caroggians y disposent traditionnellement d’importants contacts aidés par le garantier de commerce local (Yvette Briède durant de longues années jusqu’à sa mort pendant la guerre de succession capitaline). Il existe également quelques nobles entretenant sous leur propriété une petite entreprise commerciale. Les esclavagistes capitalins échappent notoirement au contrôle aussi bien des oligarques caroggians que des nobles capitalards.

En outre, la Capitale constitue le principal lieu d’échange dans tout l’ouest de l’Albunae, le sud-ouest de l’Aon et même le nord de Galdyr. Ainsi, de nombreux petits marchands capitalins font le trajet de temps à autres pour y vendre leurs produits. De même, la ville possède un flux constant de petits maraîchers des environs, le plus souvent venus vendre des aliments de base ou des produits de base comme la cire, le bois, le charbon, etc.

Enfin, la Capitale est également un important centre de commerce illégal et parallèle. Ainsi, elle constitue l’un des principaux points d’entrée sur le continent de la contrebande ocolidienne après Iona. La contrebande plus traditionnelle est également très présente. De même, le réseau commercial qadjaride est fortement présent à la Capitale. La combinaison de ces deux formes de commerces permettent ainsi aux marchés de la Capitale de pouvoir accéder à toute forme de produits à condition de savoir où chercher. La garde tente généralement de combattre la contrebande (ainsi que le commerce qadjaride fréquemment assimilé à celle-ci) mais leurs moyens sont maigres et de très nombreux officiers et gardes sont achetés ou participent eux-même à ces lucratives transactions.

Finance

L’activité financière et bancaire à la Capitale est très importante. La quasi-totalité des banques caroggiannes y disposent ainsi de filiales et on peut y trouver de nombreux petits banquiers indépendants, capitalins ou non, qui entretiennent des salles fortes, des activités de dépôt, de prêt, d’investissement et même d’assurances. De petites banques aonites sont également présentes en nombre et le quartier des thermes abrite une kassale. Chacun des sept districts possède également sa banque interne. Les changeurs y sont légions à cause de la quantité d’échanges qui y a lieu.
L’activité bancaire est à ce point présente à la Capitale et la cité si dangereuse que de nombreux riches y utilisent des bons de change et autres documents bancaires pour leurs transactions car ils sont moins susceptibles d’être volés par des criminels souvent analphabètes et à la recherche de pièces ou d’objets précieux.

Les bandes criminelles pratiquent également l’usure en masse ainsi que la collecte de dettes et le prêt sur gage.

Marchés

La Capitale possède de nombreux marchés de différentes tailles. Cette liste n’est pas exhaustive:

  • Grands marchés des Halles: gigantesque marché quotidien situé tout le long des Halles des Six-Cent colonnes. On peut y trouver de tout pour une qualité et des prix variables. Le marché est réputé très sûr grâce à la présence de la garde mais aussi agréable (bien que bruyant) et prestigieux grâce aux apparitions du Roi qui peuvent y avoir lieu.
  • Foire de la Capitale: divers marché se tiennent sur les grandes places du quartier de la Foire. Ces marchés thématiques sont davantage destinés à la population. On y trouve surtout des marchés d’artisanat et alimentaires ainsi que des échanges de bêtes ainsi que des divertissements. De temps à autres, les marchés s’adossent à une foire qadjaride.
  • Marché des nordaches: marché situé dans le quartier nordique, c’est un marché aux produits et divertissements variés issus de la production locales des nordaches ou du port. C’est le marché au poisson par excellence.
  • Criée du port: marché couvert situé au port, il s’agit d’un lieu d’échanges entre marchands mais aussi du lieu de la vente au gros des pêcheurs. Des individus peuvent venir y acheter du poisson pour leur consommation personnelle mais c’est avant tout un lieu de revente intermédiaire.
  • Le petit marché: situé dans le quartier de La Foire, le petit marché est un lieu à la réputation sordide qui fonctionne avec plusieurs ergastules proches. Il s’agit d’un marché aux esclaves installé dans le sud de la ville. Sa particularité est qu’il ne vend que des esclaves originaires de la ville. Petits criminels, traîtres, déserteurs, fonctionnaires en déchéances, malheureux endettés, tous sont vendus là après être avoir été jugés. Mentionner le petit marché n’est pas anodin et bien des parents agitent cette menace face aux enfants turbulents...
  • Le marché aux épices: marché couvert, il se situe dans le quartier de la Petite République. C’est un marché huppé où la qualité (comme les prix) sont au rendez-vous.

Commerces

Hôtellerie

Groupes/organisations commerciales

  • Sept guildes: les Sept guildes est le nom traditionnellement donné à l’ensemble formé par les sept guildes régissant les chacun des Sept districts.
  • Ecole Royale des Manières: école enseignant la politesse, la danse, la rhétorique, les règles protocolaires et la prestance. Située dans le quartier de la Gabe, l’école est très coûteuse et est principalement fréquentée par la noblesse, les élites étrangères ou les enfants des plus hauts fonctionnaires de l’Ordonnance. Contrairement à d’autres écoles, elle n’offre des cours qu’une fois par semaine et pour des durées limitées. Au sein de la bonne société, on considère généralement cette école comme un complément à une éducation intellectuelle.

Société locale

Bien que suivant les structures classiques de la société du Royaume Central, le statut particulier de la Capitale et sa taille ont fait émerger des classes sociales bien particulières.

La noblesse résidente et la noblesse urbaine

On trouve de très nombreux nobles à la Capitale que l'on peut classer entre «urbains» et «résidents».

Premièrement, la noblesse résidente est l'ensemble des nobles issus d'un peu partout dans le Royaume: Aon, Albunae, Les Marches et les Etats provinciaux. Tous ces nobles sont présents pour assister au Conseil Valtien mais, en réalité, sont surtout là pour espérer peser au sein de la cour du Roi.
Pour la plupart, ce sont des hommes et des femmes qui prêtent peu d'attention à la gestion de leurs domaines ou pouvoirs locaux et se dédient entièrement aux intrigues de cour. L'endettement auprès des banques caroggianes y est monnaie courante.

Deuxièmement, on trouve la noblesse urbaine qui est la classe noble originaire de la Capitale. Favoris du Roi anoblis, vieilles familles patriciennes, anciens nobles résidents ayant pris domicile à la Capitale, ce sont des hommes et des femmes souvent très terre-à-terre et volontaristes, moins portés sur le décorum. Il n'est d'ailleurs pas rares que les jeunes héritiers soient envoyés se construire une popularité auprès de leurs clients ou des déshérités de la mégapole par leur activité au sein des brigues. Rompus depuis leur enfance au jeu de la Capitale, leurs finances sont aussi souvent plus saines et rares sont ceux qui se laissent prendre par l'endettement auprès des banques caroggianes.
La noblesse urbaine possède une très forte influence de l'ombre sur la Capitale grâce à des réseaux d'influence qui se jouent facilement des petites tentatives d'espionnage maladroite des nobles résidents. Toutefois, les ravages de la guerre de succession capitaline a coûté la vie à un certain nombre d’entre eux et à une perte d’influence de leur part.

La nomenclature

La Nomenclature est le nom que l'on donne aux haut-fonctionnaires de l'Ordonnance locale. Extrêmement importante, cette clique de fonctionnaires est toutefois hautement corrompue et est centrale dans la vie politique de la cité. La Nomenclature a toutefois été chamboulée par la guerre de succession capitaline.

Voir article détaillé

Les patriciens

Les patriciens sont l'ensemble des citoyens de la Capitale de souche et qui peuvent y retracer leurs origines jusqu’à l’Empire Central ou même à l’ère de Cyvales. Si leur prospérité est inégale, ils appartiennent le plus souvent à la classe moyenne. Ce sont des courtisans, des marchands urbains, des familles fournissant des fonctionnaires, de petits notables urbains, de petits banquiers échappant à la domination caroggianne et autres gens relativement lettrés.
Leur situation est particulière car à moins de grimper les rangs de l’Ordonnance, ils ne disposent pas des moyens de s’élever socialement. En outre, les patriciens doivent composer avec la noblesse dont ils constituent les principaux clients et montrer trop d’ambition peut leur attirer la colère de leurs protecteurs. Dans une cité où il est bien connu que les fortunes se font et se défont constamment, le maintien de leur rang est généralement une préoccupation plus importante que les ambitions.

La plèbe

La plèbe est le nom généralement donné à l’ensemble composé de la population pauvre de la cité mais disposant d’un toit et d’un métier ainsi que des Capitalards de la classe moyenne mais n’appartenant ni à la noblesse, ni aux Patriciens. Les plébéiens peuvent aussi bien être des immigrés venus tenter leur chance à la Capitale depuis l’étranger que des familles ayant émigré depuis la campagne proche ou des locaux.

Ils peuvent exercer tous les métiers mais rares sont ceux qui ont eu l’opportunité de suivre des études. La majorité des plébéiens use de l'accent capitalard qui, malgré son nom trompeur, est présent dans de nombreuses régions du Royaume Central. Cette façon de parler forme une frontière de plus entre les hautes et basses castes de la Sublime Capitale et rend les petites gens parfois difficiles à comprendre.

Beaucoup de plébéiens sont notoirement désillusionnés envers le pouvoir ou la vie en général et ont la réputation d’être des gens moroses, désagréables, voire cruellement pragmatiques. Les artistes sont également considérés comme des plébéiens du point de vue du rang mais ont généralement des statuts bien particuliers.

Les plus aisés des plébéiens vivent en tant que clients de nobles urbains ou de fonctionnaires. Beaucoup d’entre eux servent au sein des bas rangs de l’Ordonnance, rejoignent le Monastère Adaarion ou l’Ordre Phalangiste, la garde, la Flotte Royale ou encore la Légion Royale à Fort-Sybille.

Les indigents

Les indigents est le nom donné à un ensemble informe d’affranchis, d’esclaves en fuite, d’immigrés sans le sous et de Capitalins en faillite. Ce sont des gens qui vivent dans une pauvreté extrême, bien plus grave que dans d'autres villes ou dans la campagne. Souvent sans toits, ils sont contraints de mendier et de se débrouiller pour se nourrir par la charité des habitants et des moines ou en glanant dans les restes des habitants. Désespérés, ces indigents sont souvent une source appréciée par les recruteurs des bandes criminelles qui peuvent constituer un échappatoire. Ils sont aussi fréquemment employés pour diverses tâches ingrates ou comme sous-fifres sacrifiables lors d’émeutes organisées ou d’autres activités illégales.

Après la guerre de succession capitaline, beaucoup d’indigents sont aussi devenus des partisans ou des membres des pouillards.

L'accent capitalard est très présent dans la misère sociale de la Capitale. Cette façon de parler forme une frontière de plus entre les hautes et basses castes de la Sublime Capitale et rend les petites gens parfois difficiles à comprendre.

Nordaches

Au sein des populations d’origine étrangère vivant au sein de la Capitale, les Nordaches constituent un cas très particulier. Lointains descendants de Vaahvas, ils constituent un cas particulier de mélange entre la culture capitaline et vaahva. Bien que certains les confondent parfois avec des Eyjarskas, Nordaches et Eyjarskas sont distincts et se mélangent peu.

voir article détaillé

Situation qadjaride

La Capitale abrite l’un des plus grands clans sédentaires de la diaspora qadjaride : le Clan de la Source. Ce clan habite et contrôle de facto le quartier de la Source dans les Dix mille rues. Très ancien, ce clan est intégré au sein de la cité et interagit quotidiennement avec les autres habitants de la cité sans qu’il n’y ait de conflits. Des qadjarides peuvent être ainsi trouvés dans tous les métiers mais la solidarité qui lie les membres du clan est plus faible qu’ailleurs à cause de leur nombre. Ce clan est également un grand organisateur des foires qadjarides dans le quartier de la Foire. Ils participent également aux activités des brigues et sont traditionnellement des membres de la brigue des Oranges. Chose rare, les qadjarides ont établis une maison permanente où sont organisés les rites religieux.

La Capitale voit souvent passer différents clans nomades qui viennent y profiter des opportunités commerciales ou de la protection du clan de la Source, comme le clan Suto.

Culture locale

La Capitale est le centre de la culture capitaline mais constitue aussi un monde à part, très cosmopolite et avec ses propres spécificités. Ainsi, la cité possède ses propres caractéristiques et traditions, bien éloignées de ceux qui peut se trouver dans les autres cités du Royaume Central. L’une des principales caractéristiques culturelles de la Capitale est l’importance des combats de gladiateurs et des brigues. Les mondanités y sont aussi une activité particulièrement importantes sous la direction de membres de prestigieuses familles de la noblesse urbaine comme par exemple Lucille Neroi. En outre, bien qu’il n’existe pas de presse écrite politique, il existe plusieurs gazettes de nouvelles culturelles, de ragots ou d’actualité mondaine au sein de la cité dont plusieurs furent fondées par le scandaleux trublion Sébastyan Carrain.

La musique, le théâtre et la danse sont enseignés au “Conservatoire Royal Thybauld”, à la Capitale, renommé ainsi depuis l’élection du dernier souverain. On y dispense des cours particuliers d’instruments, on y apprend la déclamation, le chant lyrique et la danse pour les ballets. L’accessibilité à cet enseignement est possible pour tous, l’art est si populaire que le Conservatoire est totalement financé par la ville. Nombre d'artistes trouvent carrière soit à la Capitale, soit à Saillonne, ville qui fourmille d'art, soit à Estellaz

Si le Royaume central possède de nombreux théâtres et lieux de culture, on ne compte que trois grandes maisons d’Opéra. La première et la plus importante se trouve à la Capitale, l’autre à Saillonne, et la dernière à Estellaz. C’est sous l’impulsion de Sybille 1ère, que des chantiers colossaux d’architecture et de culture sont lancés, poursuivis ensuite par Sybille 2, dont le mari Caroggian a influencé la culture musicale.

Suite à cet élan, les qualités de gestionnaire de Julyan VI de Valésie l'ont poussé en 373, à financer la construction de deux autres théâtres royaux, moins axés sur le chant lyrique, et davantage sur la dramaturgie. Après réflexion et conseils, il a été décidé de construire les théâtres à Bayens -Théâtre Royal Julyan VI- qui aura forcément son public de légistes, et à Loghéans - Théâtre Royal Heimild- qui attire nombre de marchants et guildes commerciales. Ces théâtres, plus petits avec une jauge comprise entre 500 et 700 personnes n'en produisent pas moins des ouvrages de qualité. Depuis ces périodes historiques marquées, d'autres petits théâtres populaires publics ou privés ont poussés dans tout le Royaume.

Opéra Royal Sybille 1ère

L'Opéra Royal Sybille 1ère achève sa construction en 345 et comprend une réception du public aux escaliers monumentaux en marbre de Caroggia, une salle de bal, une salle de restauration d’avant spectacle, une jauge public de mille cinq cent places, une fosse d’orchestre et un plateau au cadre de scène large de 22 mètres. L’arrière scène de la même taille que le plateau permet d’accueillir des changements de décors importants. L’opéra a depuis sa création un orchestre résident de cinquante musiciens, un chef attitré et un chef invité, et programme toute l’année une alternance d’opéras de compositeurs très liés à la cour, ainsi que des pièces de théâtre et deux à trois ballets. Il n’est pas toujours aisé de s’y payer une place, aussi, les prix les moins chers se trouvent au dernier balcon, alors que les plus nobles ont une loge au premier niveau face à la scène, ou des places en parterre. C’est un lieu où noblesse et roturiers s’y côtoient avec courtoisie, et un moment où l’on se montre sous son plus beau jour. Cette maison d'opéra est la seule qui comprend sur tout le continent une Loge Royale prévue précisément pour le souverain en place. Il n'est pas rare d'y voir apparaître des membres de la famille royale, voire le Roi élu lui même. Lorsque c'est le cas, le public s'incline face à la loge royale avant le début de la représentation.

L’orchestre comprend dans sa composition seize violons, six altos, quatre violoncelles, quatre contrebasse, deux violes de gambe, quatre percussionnistes, un continuo (clavecin ou piano), deux flûtes à bec, deux hautbois, deux clarinettes, deux trompettes, deux cors, deux trombones, un tuba. Selon les créations, des artistes invités peuvent rejoindre l’orchestre pour les besoins de la pièce.

La maison d’opéra entretient une école et une guilde d'artisans du bois et de tisserands afin de créer tout le long de la programmation des décors et des costumes nouveaux. Une fois les productions passées, les costumes sont soit réutilisés pour d'autres productions en constituant la réserve de costumes classés, soit revendus sur les marchés à des privés. Les parures de spectacles à succès sont très recherchées par la noblesse locale, et il est toujours très bien vu de porter la tenue du soliste le plus en vogue lors d'une réception ou d'un bal, dont l'effet social est garanti. Mais attention à la bourse... le costume du premier rôle est souvent le plus cher.


Traditions locales

  • Anniversaire de la reine Sybille : festivité ayant lieu le 5 mars et célébrant la montée sur le trône de la reine Sybille I et la fin de l'Interrègne. La fête est particulièrement fêtée à la Capitale et est suivi de la Sybillaine le jour suivant.
  • Arbitrade : fête religieuse organisée tous les 3 septembre célébrant la conversion de l’Empire Central. Lors de cette fête, les arbitrés revêtent une robe blanche et une écharpe bleue ou rouge selon qu’ils sont monachistes ou phalangistes. Des célébrations sont organisés dans tous les lieux de culte. La fin de journée se clôture par une grande procession dans toute la cité menée par la famille royale, l’apothi et l’abbus de la Capitale ainsi que tous les autres responsables religieux de la cité et de ses faubourgs. Il est de tradition que l’Arbitrade soit marquée par des grâces royales à divers criminels et que des marques de générosité soient organisés. Cela peut être l’occasion de distributions gratuites de pain, de bière ou de vin, de jeux payés par le Royaume ou encore de distributions de pièces.
  • Fête de la Grande Victoire : festivité ayant lieu le 8 juin et commémorant la victoire de l'Empire Central sur l'Empire qadjaride. C'est souvent un moment de grande tension avec les qadjarides. La fête célèbre cependant la seule figure de l’impératrice Catarina la Grande qui remporta les victoires décisives contre l’Empire qadjaride et non de l’empereur Julyan II le Sanguinaire qui ordonna leur massacre et réduction en esclavage sur l’archipel ocolidien après que celui-ci ait été frappé d’anathème par le Tribunal de Roskilde en 417.
  • Fête du Roi : festivité ayant lieu le 22 février et célébrant le roi actuel et les anciens rois. Des cadeaux publics sont distribués à cette occasion sur la place de l’impératrice Aliénore devant le Palais Royal et il est de tradition que le Roi organise des festivités selon ses préférences: jeux, cérémonies religieuses, cadeaux publics ou simples voeux aux peuples.
  • Joyeuse Entrée : lorsque le roi est couronné, il est de tradition qu'il fasse les tours de grandes villes afin de se présenter à la population. La Capitale constitue le point de départ de la Joyeuse Entrée et est l’occasion d’un défilé particulièrement riche. Le dernier en date fut celui d’Adryan II Ordain, la Querelle de la couronne empêchant la Joyeuse Entrée de Thybauld de Fauxvelles.
  • Marche des Grands : grand défilé organisé le long des Halles des six cent colonnes. La journée commence par une julha de chaque grand dirigeant de l’Empire Central et du Royaume Central au monastère Apothi-Aymeric. Durant l’après-midi, le Roi, la famille royale, le gouverneur de la Capitale et tous les dignitaires du Royaume présent défilent, accompagnés d’acteurs jouant les rôles du Prime-Abbus de l’Ordre Phalangiste, du Sovitelija du Monastère Adaarion, de la reine Sybille Ière Valantes, des empereurs Julyan Ier le Grand, Aliénore Ière la Bâtisseuse, Julyan III le Législateur et Guillaume Ier le bien-arbitré, des anciens thèmes de Zaraga, d’Huratelon et d’Ocolide, du Terrenarque et des différents gouverneurs provinciaux. Cette procession s’achève à l’arène où des jeux publics et payés par le Royaume sont organisés sous le patronage du Roi.
  • Mascarade : durant la nuit du 7 au 8 octobre, des bals masqués populaires sont organisés dans la cité. Chaque participant se doit alors de revêtir un masque effrayant et fantasque. Des défilés sont organisés sur les grandes artères.
  • Sybillaine : festin organisé tous les 6 mars en célébration de la fin de l’Interrègne et à la suite de la fête de l’Anniversaire de la reine. Amis, famille ou relations mondaines se rassemblent pour un grand repas dans lequel il est traditionnel de s’offrir la nourriture et la boisson la plus opulente possible.

Accent

L'accent capitalard qui, malgré son nom trompeur, est présent dans de nombreuses régions du Royaume Central, est particulièrement pratiqué parmi les petites gens de la Capitale.

Monuments

Grandiose mais souvent délabrée, la Capitale abrite de nombreux grands monuments et lieux d’intérêts.

Cette liste n’est pas exhaustive:

  • Arène: l’arène de la Capitale constitue un immense édifice capable d’accueillir cent mille spectateurs pour assister aux combats de gladiateurs. Construits en marbre et en briques et renforcés de structures en bronze, l’arène constitue une merveille architecturale fortement ornementé. Il s’agit de l’un des plus grands symboles de la Capitale.
  • Clot d’Arbitrio: voir section dédiée.
  • Colonnes des halles : construite toute le long des Halles des six-cent colonnes, les colonnes faite en marbre de Marmorenca constituent un exemple grandiose d’architecture de l’Empire Central encore en usage.
  • Fontaines d’Aleran: la cité abrite de nombreuses fontaines sophistiquées permettant un accès aisé à l’eau. Ces fontaines sont généralement construites avec une statue d’Aleran Ier de Valésie qui ordonna leur construction pour encourager la population à moins consommer de vin ou de bière et avoir un accès aisé à l’eau pour laver sols et vêtements et faciliter l’hygiène personnelle.
  • Grande statue équestre de la reine Sybille: construite en plein centre des Halles des six-cent colonnes, la statue équestre de la reine Sybille Ière Valantes, première reine du Royaume Central et vainqueure du conflit de l’Interrègne, est une statue majestueuse faite en bronze et tout en mouvement. Fondue à Saillonne, elle constitue un tour de force artistique encore admiré à ce jour.
  • Oratoir impérial: gigantesque édifice religieux au sein du monastère Apothi-Aymeric.
  • Phare du Grand Port: haut phare dominant le Grand Port réputé à la fois pour sa taille et son élégance architecturale.
  • Tour du Palais Royal: située à la porte du Palais royal, la tour est un gigantesque édifice qui domine la place de l’impératrice Aliénor. La tour est construite au-dessus de la grande porte du Palais et est ornée d’un grand balcon d’où le Roi peut apparaître à la foule et lui parler en toute sécurité. A son sommet se trouve un clocher et l’une des seules horloges du continent, une fierté pour la cité. Le clocher est sonné aux heures d’ouverture et de fermeture du marché (un coup), pour l’annonce de discours officiels et d’apparitions du Roi (deux coups) ou la mort de celui-ci (vingt coups plus un coup pour chaque année de règne).
  • Théâtre Sybille construit en 345 sous l'impulsion de Sybille 1ère, architecture monumentale dont la jauge public peut accueillir 1500 personnes.

Gastronomie locale

La cuisine de la Capitale est très réputée et on peut y déguster des mets venus du continent entier à condition de savoir où aller et d’avoir les moyens. De nombreux cuisiniers réputés se sont fait une réputation au travers des compétitions culinaires de la cité. En outre, la cité a accès à de nombreuses denrées issues du commerce ou de ses faubourgs. En dehors de ces plats raffinés, la cité possède également un large éventail de cuisine populaire favorisée par les nombreux Capitalards n’ayant pas les moyens de s’offrir des ingrédients venus d’un peu partout. Ces plats bien connus des nombreux voyageurs et marins qui passent par la Capitale sont devenus tout aussi célèbres que sa cuisine élitiste.

Boissons

  • Capitale: bière blonde de basse qualité au fort goût d’orge, elle est produite en masse à la Capitale et n’a qu’une très faible période de macération. Elle est cependant accessible à toutes les bourses, ce qui en a fait l’une des bières les plus reconnaissables de la cité.
  • Château-Pendil: bien que type de Pendil, le Château-Pendil est un grand cru aisé à trouver au sein de la Capitale grâce aux marchands du district de Pendil. C’est aussi le vin officiel de la cour du Palais Royal.
  • Cidre de Belcant: cidre produit dans le faubourg de Belcant et la variante de cidre à la fois abordable et de bonne qualité au sein de la cité.
  • Don d’Arbitrio-Capiti: eau de vie de vin produite au sein de l’abbaye de la Capitale. Similaire au Touché, le Don d’Arbitrio-Capiti (ou Arbitrio-Capiti dans le langage courant) a une réputation particulière. Vieilli en fût pendant cinquante ans, les premières bouteilles arrivèrent après celles du Touché et furent accusées d’être une copie jalouse du Touché. Malgré le fait que les moines aient démontré que l’Arbitrio-Capiti avait été créé pour la première fois avant le Touché, la réputation a continué à poursuivre cette eau de vie. Cette réputation fut telle que des moins ont même prononcé des sermons sur le sujet et qu’encore à ce jour, certains jeunes moines achèvent leur sermon avec un “Et qu’il soit su de tous que le Don fut le premier”.
  • Pontelaise: bière brune très amère produite dans le faubourg de Pontet.
  • Porte-galdyri: bière blonde de qualité produite dans le quartier de la Province.
  • Touché: eau de vie de vin produite au sein du monastère de la Capitale. Obtenu à partir de la distillation d’un vin de Molinet, le touché est vieilli en fût dans les caves du monastère pendant plusieurs décennies. Il est de tradition que la première bouteille de chaque cuvée revient au roi et que la cuvée reçoive symboliquement deux noms: celui du roi de l’époque de la mise en fût et celui du roi actuel. En 512, toute une cuvée reçut le nom de cuvée Adryan-Julyan en l’honneur d’Adryan II Ordain et Julyan VIII Adagan (et sur ordre de celui-ci. Elle fut réputée être une année particulièrement réussie aussi bien sur le plan de la quantité que de la qualité.Toutes les bouteilles durent être détruites durant la Seconde Terreur lorsque Thybauld de Fauxvelles fut couronné mais de nombreux exemplaires de Touché Adryan-Julyan continuent à circuler à cause de son sucès.
  • Vins de Molinet: le faubourg de Molinet produit quantité de vins assez réputés à la Capitale. Issus de différents domaines, ils forment le vin de table courant de la haute classe moyenne. Le plus célèbre et le “Domaine des moines de Molinet”, un vin rouge subtil.

Plats

  • Casserole salliechonne: casserole de moules et d’autres coquillages accommodées avec un bouillon au vin. Ce plat typique généralement préparé à l’aide de produits ramenés de la pêche du faubourg de Salliechet.
  • Couronne-si-belle : pâtisserie sucrée au miel ou au sucre composée d’un cercle en torsade. La pâtisserie commémore le couronnement de la reine Sybille Ière et était autrefois connu sous le nom de Couronne de Sybille avant de voir son nom modifié de façon affectueuse.
  • Grillade nordache: poisson rôti et épicé à la manière du chef, la grillade nordache est un plat très répandu au sein des classes populaires de la cité.
  • Poucet: plat populaire obtenu en roulant de l’oignon et du jambon dans une tranche de pain et frite dans la graisse. C’est un plat de vendeurs de rue et de petites tavernes très apprécié. Une variante en temps de disette, le petit poucet, existe et se compose simplement d’une roulade de mie de pain frite éventuellement fourrée avec un peu de graisse (du saindoux au pire, du beurre au mieux) et de sel.
  • Riquette: plat d’haricots blancs mijotés avec un assortiment de viandes ou de légumes selon les disponibilités. C’est un plat bourratif typique des plus petites tavernes de la cité. Les ingrédients étant le plus souvent non-identifié, il est courant que des viandes et légumes très bas de gammes soient employés. Les produits avariés et le rat sont parfois utilisés par des cuisiniers peu scrupuleux.
  • Royet: petit pain rond et plat. Il porte son nom pour coûter traditionnellement une Roye.
  • Soupe au potiron: rendue célèbre par le chef Onow, la soupe au potiron constitue un classique de la cuisine capitalarde et beaucoup de chefs aiment à la faire varier à l’aide de différents ingrédients.
  • Tête d’Adagan: plat récent imaginé à partir de l’an 513 par un cuisinier partisan de Thybauld de Fauxvelles et servant de commémoration à la mort de l’usurpateur Lionel Adagan. La tête d’Adagan est un plat basé sur une tête d’animal préparée en sauce au vin rouge. Le porc est favorisé et il est de tradition de percer un oeil avec une baguette de bois pour symboliser la flèche qui tua Adagan. Ce plat est devenu une façon pour certains de se prémunir contre les accusations de sédition contre le jeune roi.

Autres produits

  • Beau-Quentin: fromage crèmeux et relevé aux herbes, le Beau-Quentin est un fromage de monastère produit dans le faubourg de Belcant.
  • Charcuterie de Merignac : jambon, saucisson et pâté de Merignac sont très réputés. Les jambons et saucissons sont fumés.
  • Poissons d’élevage de Salliechet: les poisson de Salliechet sont des poissons issus de la pisciculture. Ceux-ci sont issus d’espèces rares et réputées goûtues. Coûteux, ils ornent les meilleures tables de la cité ou servent de plat les jours de fête.
  • Truffes de Merignac: chaque année, entre novembre et février, les plus riches gourmets de la Capitale peuvent acheter de la truffe récoltée à Merignac. Celles-ci sont très appréciées et sont accommodées dans une large variété de plats.

Religion locale

La Capitale est une cité hautement cosmopolite et abrite en son sein de nombreux courants religieux.
Les religions principales y sont les deux courants majeurs du culte d’Arbitrio : le monachisme majoritaire au sein des capitalards et des habitants aux origines adaarionnes, provinciales, capitalines, caroggiannes et canatanaises et le phalangisme principalement suivis par des capitalards d’origines huras ou capitalines (notamment aonite). La Capitale est par ailleurs une cité concordale où cohabitent un monastère et une abbaye. Le culte iconodoule est anecdotiquement présent au travers des quelques Ocolidiens présents clandestinement dans le grand port à cause de la contrebande ocolidienne.
Le culte qadjaride est présent au sein du quartier de la Source où il est largement accepté.

Établissements/institutions religieux

Habitants

Esperiens originaires de la Capitale


Anciens Esperiens originaires de la Capitale

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